Facebook se lance dans la blockchain

Le réseau social effectue l’un des plus gros changement dans son équipe de direction depuis sa création, quelques semaines après le scandale Cambridge Analytica.

Réorganisation des grands jours chez Facebook… Le réseau social a annoncé mardi à ses salariés ce qui s’apparente à l’une des plus grosses réorganisations de ses équipes de management depuis sa création, quelques semaines après le scandale Cambridge Analytica. Facebook va notamment créer une équipe dédiée à blockchain qui sera supervisée par David Marcus, ancien directeur de Facebook Messenger et créateur de PayPal.

Explorer les opportunités de Facebook avec la blockchain. Après quatre ans à la tête de Facebook Messenger, David Marcus sera désormais en charge d’une équipe d’une douzaine de chercheurs chargés d’explorer les opportunités de Facebook avec la blockchain. Cette technologie, qui permet d’authentifier n’importe quelle transaction et est notamment utilisée pour les échanges de Bitcoin, pourrait permettre à Facebook de renforcer sa gestion de la vie privée des utilisateurs. D’abord repéré par le site spécialisé ReCode, ce changement a rapidement été confirmé par le principal intéressé. “Je crée un petit groupe pour définir la meilleure utilisation de la blockchain sur Facebook en partant de zéro”, explique-t-il dans un message posté sur le réseau social.

Mieux communiquer. Avec cette réorganisation de sa direction, Facebook espère favoriser la communication et offrir aux utilisateurs une meilleure gestion de leur vie privée et de leurs données personnelles. Parmi les principaux changements, Chris Cox, jusqu’à présent en charge de l’application Facebook, supervisera désormais la division “Family of apps” et donc Facebook, mais aussi Instagram, Messenger et WhatsApp. Côté technique et expérimentations, Mike Shorepfer, en tant que directeur technique, supervisera les équipes en charge de la blockchain, de l’intelligence artificielle, de la réalité virtuelle et augmentée et de l’ingénierie.

Facebook se réorganise mais Zuckerberg reste en place

Une dizaine de cadres ont changé de poste, soit la réorganisation la plus importante du groupe depuis sa création il y a 15 ans. 

Facebook, qui tente toujours de redorer son image suite au scandale planétaire autour des données personnelles, a modifié mardi les attributions de plusieurs cadres dirigeants. Le tout-puissant PDG Mark Zuckerberg garde néanmoins les rênes.

Sandberg, toujours n°2. Un porte-parole a confirmé, sans détails, cette réorganisation, la plus importante depuis la création du groupe il y a près de 15 ans, et révélée par le site d’information spécialisé Recode. La tête du groupe, composée du patron-fondateur Mark Zuckerberg et de sa numéro deux Sheryl Sandberg, reste en revanche intacte.

Une dizaine de cadres changent de poste. Chris Cox, un proche de Mark Zuckerberg, sera désormais en charge des applications Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger. Facebook réorganise également ses équipes dédiées aux produits et à la technologie, en créant trois unités, dont l’une consacrée au “blockchain”, utilisée notamment dans les cryptomonnaies et qui sera pilotée par David Marcus, jusqu’ici à la tête de Messenger. Javier Olivan, lui aussi déjà haut cadre chez Facebook, sera chargé d’une division transversale consacrée notamment à la sécurité et aux publicités dans les divers produits du groupe, selon Recode.

Même si en tout plus d’une dizaine de cadres ont changé de fonctions, aucun ne semble avoir quitté Facebook, selon Recode. Ces modifications dans l’organigramme interviennent alors que Jan Koum, co-fondateur de WhatsApp (rachetée en 2014 par Facebook pour 19 milliards de dollars) a annoncé son départ du réseau social le mois dernier, notamment en raison, selon la presse américaine, de désaccords au sujet de la confidentialité des données.

Une image ternie. L’image de Facebook a été gravement ternie par l’éclatement mi-mars du scandale retentissant Cambridge Analytica, du nom de cette firme britannique liée à la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 aux Etats-Unis, qui a mis à la main sur les données de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook à leur insu. Largement mis en cause et accusé de légèreté dans la protection des données personnelles, Mark Zuckerberg s‘est excusé à plusieurs reprises.

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