Autodéfense : les armes permises dans les églises de l’Oklahoma

L’Oklahoma autorise désormais les citoyens à posséder et faire usage d’une arme à feu dans les lieux de culte s’ils s’estiment gravement en danger. 

Il est désormais possible d’utiliser une arme à feu pour se défendre dans les lieux de culte de l’Oklahoma, sans risquer de poursuites civiles ou pénales, selon une nouvelle loi adoptée par l’État américain. La gouverneure Mary Fallin a promulgué lundi le texte, qui avait été voté à la quasi-unanimité en avril par le parlement de l’État.

Recours légal à la force létale. La nouvelle législation étend aux églises une mesure qui autorise une personne à recourir à la force létale si elle s’estime gravement en danger, même s’il existe une autre possibilité pour elle d’échapper à ce danger, en reculant par exemple. L’Oklahoma, État situé juste au nord du Texas, examine par ailleurs un projet de loi distinct qui permettrait à tout citoyen âgé d’au moins 21 ans de porter une arme, sans obligation de permis ni entraînement au tir.

Précédents. L’Oklahoma n’est pas le premier État américain à autoriser les armes à feu dans les églises, la Géorgie l’avait déjà fait par exemple en 2014. Cette annonce intervient alors qu’une fusillade a fait 26 morts en novembre dernier dans une église du Texas, en plein service religieux. 

-Promesses de campagne, héritage Obama… Pourquoi Trump s’est retiré de l’accord sur le nucléaire iranien

Le président américain a déchiré mardi l’accord sur le nucléaire iranien. Une façon de montrer à sa base électorale qu’il défend une “Amérique forte”.

Deux ans de négociations acharnées réduits à néant. Mardi soir, depuis la Maison-Blanche, Donald Trump a annoncé la sortie des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement des sanctions économiques qui avaient été levées en contrepartie de l’engagement pris par l’Iran de ne pas se doter de l’arme nucléaire.

“Quand je fais des promesses, je les tiens”. Une phrase dans l’allocation de Donald Trump permet de comprendre cette décision : “Quand je fais des promesses, je les tiens”, a-t-il justifié mardi soir. Pendant sa campagne, dans la course à la Maison-Blanche, le magnat de l’immobilier avait en effet répété qu’il retirerait les États-Unis de l’accord iranien. De la même façon que pour l’Accord de Paris ou pour l’ambassade en Israël transférée à Jérusalem, Donald Trump fait ce qu’il dit car cela plait à sa base électorale. Il offre à ses fans ce qu’ils demandent : “une Amérique forte” qui ne se laisse plus “rouler dans la farine par les méchants de la planète”, et tant pis si cela donne une Amérique isolée qui déçoit ses alliés.

Casser l’héritage d’Obama. Mais Donald Trump a également une autre motivation : défaire tout ce qu’a fait son prédécesseur, Barack Obama. Cet accord était le principal héritage diplomatique de l’ancien président. Donald Trump avait donc à cœur de le casser. 

“Une grave erreur”. Ce qui a fait bondir Barack Obama. Il est sorti de sa réserve mardi estimant que Donald Trump faisait une “grave erreur”. Selon lui, le retrait de l’accord sur le nucléaire iranien laisse les États-Unis face à deux choix perdants, soit un Iran doté de la bombe nucléaire, soit une nouvelle guerre au Moyen-Orient.

L’Amazonie péruvienne grignotée de 120.000 ha chaque année

Entre 2001 et 2016, l’Amazonie péruvienne a perdu près de 2 millions d’hectares de surface.

L’Amazonie péruvienne a perdu entre 2001 et 2016 1,97 million d’hectares de surface, soit plus de 123.000 hectares chaque année, selon les chiffres communiqués mardi à l’AFP par le ministère de l’Environnement.

“L’équivalent de 200.000 terrains de football” détruits en 2017. L’agriculture, l’élevage, l’abattage illégal d’arbres, l’activité minière clandestine et le narcotrafic sont les principaux responsables de la destruction de cette forêt, a expliqué le coordinateur exécutif du Programme national de préservation des forêts (PNCB) du ministère, César Calmet. “Si l’on ne prend pas de décisions à ce sujet, on pourrait arriver à des ampleurs de 300.000 à 400.000 hectares annuels”, a-t-il mis en garde. Selon les images satellitaires, en 2017 la destruction s’est poursuivie, avec 143.000 hectares de forêt amazonienne rayés de la carte au Pérou, “l’équivalent de 200.000 terrains de football”, selon le site web spécialisé dans l’environnement Mongabay.

Précieuse forêt amazonienne. Le Pérou est l’un des 17 pays “mégadivers” de la planète (selon une liste établie par une agence de l’ONU pour l’environnement), qui abritent conjointement plus de 70% de la biodiversité mondiale. C’est aussi le deuxième pays en surface de forêt amazonienne, après le Brésil, selon le PNCB. Située dans l’est du pays, l’Amazonie occupe un tiers du territoire péruvien et représentait en 2015 une surface de 69 millions d’hectares, précieuse pour absorber les gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Le PNCB souligne la situation particulièrement préoccupante dans la région amazonienne de Madre de Dios, dans le sud du pays, où l’orpaillage est très répandu et la déforestation avance à grands pas, passant de 5.000 hectares détruits en 2001 à 17.000 en 2016.

Le pape François s’est rendu en janvier dans cette région et a appelé à protéger tout autant l’Amazonie que les peuples indigènes qui y habitent.

 

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