La Corée du Nord rejoint le fuseau horaire de la Corée du Sud

Une semaine après la rencontre historique entre dirigeants coréens, le Nord a décidé de s’aligner sur le fuseau horaire du Sud.

La Corée du Nord s’est alignée samedi sur le fuseau horaire de la Corée du Sud, a annoncé son agence de presse officielle, un nouveau signe de la détente en cours dans la péninsule coréenne. Cette “réinitialisation horaire est la première mesure pratique prise après la troisième rencontre au sommet historique Nord-Sud (il y a une semaine, NDLR) en vue d’accélérer le processus pour que le Nord et le Sud ne fassent plus qu’un”, a écrit KCNA. En conséquence, la Corée du Nord a avancé ses horloges de 30 minutes. 

Plus sur le même fuseau depuis 2015. KCNA avait précisé lundi que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait pris cet engagement au cours de ses entretiens le 27 avril avec le président sud-coréen Moon Jae-in dans le village de Panmunjom, à l’intérieur de la Zone démilitarisée qui divise la péninsule. Les deux Corées n’étaient plus sur le même fuseau horaire depuis 2015, le Nord ayant alors subitement annoncé que toutes les horloges du pays seraient retardées de 30 minutes.

Deux pendules, “déchirant” pour Kim. Pyongyang avait expliqué qu’il s’agissait d’en finir avec la mesure du temps imposée plus d’un siècle auparavant par le colonisateur japonais et de marquer le 70e anniversaire de la libération de la Corée du joug de Tokyo. Mais Kim Jong-un a dit qu’il avait trouvé “déchirant” de voir pendant le dernier sommet deux horloges murales qui donnaient deux heures différentes, celle du Sud et celle du Nord, selon KCNA. En conséquence, le parlement nord-coréen avait adopté lundi un décret sur le retour de la Corée du Nord à la même heure locale que celle de la Corée du Sud à partir du samedi 5 mai, avait ajouté cette agence. En annonçant, dès dimanche, la décision de Kim Jong-un sur cette question, le porte-parole de la présidence sud-coréenne, Yoon Young-chan, avait salué “une mesure symbolique” reflétant la volonté d’améliorer les relations bilatérales.

Mahmoud Abbas présente des excuses après des propos jugés antisémites

Mahmoud Abbas a suggéré lundi que les activités des juifs dans le domaine bancaire avaient suscité l’hostilité à leur égard.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a présenté vendredi des excuses aprèsdes propos très largement dénoncés comme antisémites sur les causes des massacres perpétrés contre les juifs dans le passé.

Il réaffirme condamner l’Holocauste. “Si mes propos devant le Conseil national palestinien ont offensé des gens, en particulier des gens de confession juive, je leur présente mes excuses”, a-t-il déclaré dans un communiqué où il réaffirme condamner l’Holocauste et “l’antisémitisme sous toutes ses formes”.

Condamnations unanimes. Mahmoud Abbas s’est attiré un rare consensus de condamnations de la part des Israéliens, des Américains, des Européens et de l’ONU après des propos prononcés lundi soir devant le Conseil national palestinien, suggérant que les massacres perpétrés contre les juifs d’Europe durant l’Histoire étaient moins dus à l’antisémitisme qu’à leur rôle dans la société, notamment dans le secteur bancaire.

“Je voudrais assurer à tous que telle n’était pas mon intention (de les offenser) et réaffirmer mon respect total pour la religion juive, ainsi que pour toutes les religions monothéistes”, a dit le président palestinien vendredi.

Pays basque : ETA dissous mais “la réconciliation” doit suivre

À l’occasion d’une conférence internationale pour la paix au Pays basque pour acter la dissolution de l’ETA, un appel à la “réconciliation” a été lancé. 

Les experts internationaux réunis vendredi à Cambo-les-Bains, dans les Pyrénées-Atlantiques, pour acter la dissolution de l’organisation indépendantiste basque ETA ont lancé un appel à la “réconciliation” en “tournant la page” de la dernière insurrection armée d’Europe occidentale. “Aujourd’hui est un jour de célébration”, a lancé l’avocat sud-africain Brian Currin en ouvrant cette “rencontre internationale pour avancer dans la résolution du conflit au Pays basque”. “Mais ce n’est pas terminé”, a-t-il prévenu.

“Construire la paix”.L’autodissolution de l’ETA annoncée la veille à Genève est aussi “un engagement à prendre part au processus démocratique” des institutions espagnoles, “ce qui nécessitera la réconciliation”, a insisté l’avocat de 67 ans. “La colère n’est pas une politique, la vengeance n’est pas une solution”, a mis en garde le Nord-Irlandais Gerry Adams, ancien dirigeant du Sinn Fein pendant 34 ans, qui milite contre la souveraineté britannique en Ulster. “Construire la paix est bien plus difficile” que faire la guerre” et “le point de départ doit être le dialogue”, a-t-il ajouté, en rappelant le processus suivi par le Sinn Fein en Irlande du Nord.

Rajoy veut “penser aux victimes”. “Les condamnations continueront à être exécutées” et “il n’y aura pas d’impunité”, a déclaré le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, vendredi. “Aujourd’hui, alors que l’ETA a enfin annoncé sa dissolution, il faut que nos pensées soient pour les victimes”, a-t-il dit, citant le chiffre de 853 morts, selon le dernier décompte du gouvernement. “J’invite toute la société espagnole à se souvenir (des victimes) une par une dans la singularité unique de leurs vies arrachées (…) Ce n’est pas une statistique, ce sont des personnes”, a-t-il souligné.

“Beaucoup à faire pour guérir les blessures”. “Nous vivons une journée historique, nous vivons la fin du dernier conflit en Europe”, a estimé dans une déclaration lue à la tribune, l’ancien secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, l’un des parrains du processus. “La déclaration d’ETA marque la fin de l’histoire difficile de l’Espagne (et) montre que le dialogue politique est durable alors qu’il reste beaucoup à faire pour guérir les blessures”, a-t-il ajouté. Plusieurs intervenants ont regretté l’absence de tout représentant des gouvernements français et espagnol et Gerry Adams a demandé à Madrid de “donner des signes positifs en faveur des prisonniers” basques, dernier point à régler par les deux capitales.

Un point final. Aboutissement d’une lente scénographie, cette conférence est censée clore toute une série d’annonces qui depuis plus d’un mois martèlent le même message via plusieurs canaux médiatiques : ETA (Euskadi Ta Askatasuna, soit “Pays Basque et Liberté”), créée en 1959, s’autodissout, un an après avoir rendu les armes le 8 avril 2017. Jeudi, l’ETA a diffusé une “déclaration finale” annonçant que l’organisation clandestine avait “démantelé l’ensemble de ses structures” et mis “fin à toute activité politique”. Avec 829 morts qui lui sont imputés, l’ETA, à coups d’enlèvements et d’attentats, a tenté sans succès d’obtenir l’indépendance du Pays basque et de la Navarre pour finir décimée par les arrestations de ses chefs, et rejetée par la majorité de la population. 

George Bush père autorisé à quitter l’hôpital

George Bush père, 93 ans, avait été admis aux soins intensifs le 22 avril en raison d’une infection qui s’était diffusée dans le sang.

L’ex-président des États-Unis George H. W. Bush, hospitalisé peu après le décès de son épouse Barbara, a été autorisé à quitter l’hôpital où il avait été traité pour une infection, a indiqué vendredi son porte-parole. “Le président @GeorgeHWBush a été autorisé à quitter l’hôpital @MethodistHosp (…) Ses médecins indiquent qu’il va bien et qu’il est content de rentrer à la maison”, a déclaré dans un communiqué le porte-parole, Jim McGrath.

Une infection. George Bush père, 93 ans, avait été admis aux soins intensifs le 22 avril en raison d’une infection qui s’était diffusée dans le sang. La veille de son hospitalisation, il avait assisté à Houston (Texas) aux obsèques de son épouse Barbara, pilier d’une des plus grandes familles politiques des États-Unis, décédée le 17 avril à l’âge de 92 ans.  

Le 27 avril, son porte-parole avait indiqué dans un communiqué que l’ex-président restait encore à l’hôpital pour quelques jours mais avait “hâte de reprendre son emploi du temps et d’aller dans le Maine le mois prochain”. George H. W. Bush réside dans cet État du nord-est des États-Unis.

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