Donald Trump admet avoir versé 130 000 $ à Stormy Daniels

Mis en difficulté par l’actrice de films pornographiques Stormy Daniels, qui affirme avoir eu une liaison avec lui, le président américain Donald Trump a radicalement viré de stratégie jeudi, en admettant avoir déboursé 130 000 dollars pour qu’elle se taise.

Jusque-là M. Trump assurait ne rien savoir de ces 130 000 dollars, versés par son avocat personnel à la femme blonde et plantureuse de 39 ans, qui a saisi la justice pour invalider cet accord de confidentialité.

La transaction entre Michael Cohen et Mme Daniels avait été négociée un mois avant l’élection présidentielle remportée par M. Trump.

La relation sexuelle présumée remontait elle à 10 ans plus tôt, à une époque où Donald Trump était déjà marié à son épouse actuelle, Melania.

Dans une justification déroulée sous forme de tweets, M. Trump a expliqué jeudi qu’un tel paiement était chose courante dans l’univers des personnalités publiques. Et que cela n’avait pas été prélevé sur le financement de sa campagne électorale, ce qui aurait été illégal.

Selon le président, cette transaction avait pour but de «mettre fin aux accusations fausses» de Stormy Daniels, qu’il accuse de chercher à lui «extorquer» de l’argent.

Donald Trump s’était exprimé directement sur ce dossier pour la première fois le 5 avril à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Interrogé pour savoir s’il était au courant du versement de M. Cohen à Stormy Daniels, il avait répondu: «Non».

À la question de savoir pourquoi l’avocat avait effectué ce paiement, M. Trump avait répondu: «Il faut demander à Michael Cohen. Michael est mon avocat».

Le virage serré pris par la Maison-Blanche dans ce dossier embarrassant a été amorcé mercredi soir par Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York que M. Trump vient de recruter pour dynamiser son équipe d’avocats.

À la surprise générale, M. Giuliani a affirmé sur Fox News mercredi soir que M. Trump avait remboursé à Michael Cohen les 130 000 dollars, semblant contredire les précédentes déclarations du président.

«Cet argent versé par son avocat (…) le président l’a remboursé sur une période de plusieurs mois», a dit M. Giuliani, en évoquant un paiement «parfaitement légal».

Trump «a menti»

Selon M. Giuliani, M. Trump a ainsi versé à M. Cohen entre 460 000 et 470 000 dollars afin de rembourser la somme versée à l’actrice ainsi que «des dépenses secondaires».

Le flamboyant avocat de Stormy Daniels, Michael Avenatti, a rapidement réagi, accusant M. Trump d’avoir «ouvertement menti».

«Nous avions prédit il y a des mois qu’il serait prouvé que le peuple américain a été trompé concernant le paiement des 130 000 dollars et sur ce que savait M. Trump, quand il le savait»,a-t-il tweeté.

Venezuela : le gouvernement prend le contrôle de la principale banque privée

Le président de l’établissement ainsi que dix autres cadres ont été arrêtés, accusés de complicité dans des opérations spéculatives contre la monnaie locale.

Le gouvernement vénézuélien a pris jeudi le contrôle, officiellement à titre provisoire, de Banesco, la principale banque privée du pays, et a arrêté son président ainsi que dix autres cadres, accusés de complicité dans des opérations spéculatives contre la monnaie locale. Après l’arrestation de Oscar Doval, président exécutif de la banque, le gouvernement a décidé de prendre le contrôle, pour une durée de 90 jours, de la banque, présente notamment aux Etats-Unis, en Espagne, au Panama et en République dominicaine. “Nous espérons reconduire l’administration de la banque, en l’assainissant et en la privant de toute activité illicite”, a déclaré la vice-présidence en charge de l’Économie dans un communiqué.

“Blanchiment de capitaux”. Selon le gouvernement, qui a nommé un nouveau conseil d’administration, la banque a commis “des manquements graves et notoires à ses obligations de prévention du blanchiment de capitaux”. Oscar Doval a été arrêté après avoir été interrogé mercredi par la Direction des services secrets militaires. Outre le président, quatre vice-présidents, un directeur, deux gérants, un consultant juridique et deux autres cadres ont été arrêtés, a précisé le procureur général Tarek William Saab devant à la presse. Selon ce dernier, les cadres arrêtés sont soupçonnés d’avoir facilité ou couvert “des attaques” contre le bolivar à travers la sortie de papier-monnaie vers l’étranger et la spéculation sur le prix du dollar au marché noir. “L’objectif final (de ces actions) était de détruire la monnaie vénézuélienne”, a assuré William Saab.

“Moment injuste et difficile”. En voyage au Portugal, le président du groupe financier Banesco International, Juan Carlos Escotet, a déclaré jeudi qu’il retournera dans les prochaines heures au Venezuela pour “secourir” ses collègues dans ce “moment injuste et difficile”. Ces arrestations font partie de l’opération lancée mi-avril par les autorités contre des présumées “mafias” altérant le marché des changes, avec déjà 134 arrestation et 1.380 comptes gelés, dont 1.000 de Banesco. Le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro assure que ces “mafias” sont responsables de l’effondrement du bolivar, en fixant des taux pour le dollar au marché noir multipliant jusqu’à 12 fois la cotation officielle.

Chute des recettes pétrolières. Ce marché parallèle est devenu omniprésent au Venezuela depuis l’instauration en 2003 par les autorités d’un strict contrôle des changes, permettant à l’Etat de monopoliser les devises, les rendant de facto introuvables dans les bureaux de change officiels. Face à la chute des recettes pétrolières, le gouvernement a pratiquement gelé la remise de dollars au secteur privé, qui doit se fournir sur le marché noir pour importer des produits et matières premières, alimentant ainsi une hausse incontrôlable du coût de la vie.

– Yémen : l’épidémie de choléra risque d’empirer, avertissent des chercheurs

L’OMS estime qu’environ 1,1 million de personnes sont touchées. Près de 2.400 sont mortes de septembre 2016 à mars 2018.

Le Yémen, pays ravagé par une guerre civile et ce que l’ONU appelle la pire crise humanitaire au monde, risque de voir bientôt son épidémie de choléra repartir de plus belle avec la saison des pluies, ont averti des chercheurs vendredi. L’épidémie, la plus vaste de l’époque contemporaine avec une estimation à plus de 1,1 million de cas, a commencé en avril 2017. Près de 2.400 personnes sont mortes de septembre 2016 à mars 2018, selon les autorités nationales, l’Organisation mondiale de la santé et Médecins sans frontières.

Éviter une catastrophe. Une période délicate s’annonce avec le début de la saison des pluies. Car les précipitations aggravent la contamination, souligne une étude publiée dans la revue The Lancet Global Health, et elles devraient déclencher une troisième vague de cas, après celles de 2016 et 2017. Plus de la moitié des régions yéménites, peuplées au total de 13,8 millions de personnes, risquent d’être touchées. Les chercheurs, spécialistes en santé publique et en maladies tropicales, ont appelé les autorités sanitaires à prendre “immédiatement” des mesures pour éviter une catastrophe, dans un article publié par The Lancet Global Health.

Priorités, selon eux : “La surveillance épidémiologique et microbiologique, la vaccination, et des interventions sur l’eau et les sanitaires, autant de choses qui nécessitent un fort engagement des responsables locaux, donateurs et partenaires internationaux”.

Pays le plus pauvre du Moyen-Orient. Depuis mars 2015, environ 10.000 personnes ont été tuées dans ce conflit qui déchire le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, entre les forces gouvernementales soutenues par l’Arabie saoudite, et les rebelles Houthis appuyés par l’Iran, qui nie toute aide militaire. Le choléra est une maladie infectieuse fortement contagieuse, qui se transmet via une eau ou une alimentation contaminée. Elle provoque une diarrhée et une déshydratation brutales, qui doivent être rapidement traitées.

– Hawaï : un volcan en éruption, des milliers d’habitants évacués

Des “vapeurs et de la lave se sont échappées par une fissure dans la zone de Mohala Street”, écrit la Défense civile locale sur Facebook. 10.000  personnes sont concernées.

Environ 10.000 habitants de Hawaï ont été invités à se réfugier après l’éruption du volcan Kilauea jeudi, intervenue après une série récente de tremblements de terre. Des “vapeurs et de la lave se sont échappées par une fissure dans la zone de Mohala Street”, a écrit la Défense civile locale sur son compte Facebook, un responsable local précisant qu’environ 10.000 personnes habitent la zone concernée.

Tremblement de terre de magnitude 5. Des responsables de l’Institut américain de géologie (US Geological Survey, USGS) chargés de l’Observatoire volcanologie d’Hawaï, surveillaient et évaluaient avec des moyens terrestres et aériens l’importance de l’éruption qui s’est déclarée à 16h45 locales. A 10h30 un tremblement de terre d’une magnitude 5 au sud du volcan Puu Oo a déclenché des chutes de pierres et une potentielle rupture dans le cratère du volcan, selon USGS.

“Concentrations potentiellement létales de dioxyde de soufre”. Un bref panache de cendres était en train de se dissiper en se déplaçant vers le sud-ouest du Puu Oo, a indiqué un responsable de USGS. Les autorités ont déclaré que l’éruption pouvait contenir des “concentrations potentiellement létales de dioxyde de soufre”.

– Qui va payer le mariage du prince Harry et de Meghan Markle ?

Pour la cérémonie et le gâteau, c’est la famille royale qui va sortir le porte-monnaie. La mariée paiera elle-même sa robe. Et les Britanniques, la sécurité…

Il y a les familles “normales” et la famille royale d’Angleterre. Pour le mariage du prince Harry et de Meghan Markle au château de Windsor le 19 mai prochain, ce n’est pas la famille de la mariée américaine qui va régler la note. “Ce sera la famille d’Harry, la famille royale”, résume Marie-Laure Combes, journaliste à Europe1.fr. “Le coût du mariage est estimé à, à peu près, 2,5 millions d’euros. Ça inclut les fleurs, le champagne, etc. Et un gâteau pour la bagatelle d’un peu plus de 50.000 euros. On espère qu’il sera bon…”. Mais l’essentiel des dépenses pour ce mariage correspond en fait à la sécurité, soit 32 millions d’euros tout de même ! Là ce sont les Britanniques qui vont devoir payer…

Ne pas faire d’ombre au mariage de William et Kate. Pour la robe de la mariée, c’est Meghan Markle elle-même qui va payer. “On ne sait pas encore qui va la dessiner, à quoi elle va ressembler… Ce qu’on sait, c’est que pour éviter tout incident diplomatique au sein de la famille royale, elle devrait coûter moins cher que celle de Kate Middleton qui avait coûté 285.000 euros”. Même chose pour la liste des invités, il faut éviter de faire de l’ombre au mariage du prince héritier, William, en 2011. “Donc il n’y aura pas de têtes couronnées, pas de chefs d’Etat… Barack Obama, qui est pourtant un grand ami d’Harry, ne sera pas là. Meghan et Harry ont préféré inviter des anonymes, des membres des associations qu’ils soutiennent”, détaille encore Marie-Laure Combes. Un mariage de conte de fées donc, mais un peu plus “low cost” que le précédent dans la famille royale.

Deux futurs rentiers. Et pour la suite ? Harry et Meghan n’ont pas trop de souci à se faire, côté finances. Le prince, “c’est un bon parti ! Il ne travaille plus, il a quitté son poste dans l’armée mais il a toujours des revenus familiaux. Donc il a une fortune d’à peu près 32 millions d’euros, ce n’est pas rien. Cela dit, Meghan n’est pas à plaindre non plus. C’est une ancienne actrice américaine, qui jouait dans une série à succès, 40.000 euros à peu près par épisode. Elle, elle a une fortune de 4 millions d’euros. Alors, évidemment elle va arrêter de travailler après son mariage, plus question de jouer dans des pubs, dans des séries ou dans des films. Elle va faire partie de la famille royale. Mais ils vont quand même tous les deux pouvoir vivre sur leurs rentes. Ce qui va leur assurer un bon petit train de vie…”, glisse encore Marie-Laure Combes.

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