Donald Trump s’adjoint les services d’un expert en procédure de destitution

Emmet Flood avait défendu Bill Clinton quand avait été enclenchée une procédure de destitution visant l’ancien président démocrate. 

La Maison-Blanche a annoncé mercredi un nouveau remaniement de l’équipe d’avocats défendant les intérêts de Donald Trump, le président s’adjoignant les services d’un expert en procédure de destitution. On s’attend à ce qu’Emmet Flood, un éminent juriste de 67 ans, adopte une posture davantage combative face aux menaces judiciaires qui pèsent sur la présidence de l’homme d’affaires. Ce dernier avait défendu Bill Clinton quand avait été enclenchée une procédure de destitution visant l’ancien président démocrate. Son arrivée est contrebalancée par le départ à la retraite de l’avocat Ty Cobb.

“Chasse aux sorcières russe”. “Ty Cobb discutait depuis plusieurs semaines de sa retraite et, la semaine dernière, il a informé le chef de cabinet Kelly qu’il la prendrait à la fin du mois” de mai, a déclaré Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison-Blanche. Emmet Flood rejoint l’équipe de juristes de la Maison-Blanche “pour représenter le président et le gouvernement face à la chasse aux sorcières russe”, a-t-elle ajouté. Le président américain fait face à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et Moscou.

Mis en cause dans plusieurs affaires. Le Président américain est mis en cause dans d’autres affaires distinctes, notamment par une femme qui affirme avoir subi une agression sexuelle de sa part et par une actrice de films pornographiques qui prétend avoir eu une liaison avec lui. Selon la majorité des experts en droit constitutionnel, l’hypothèse d’une procédure de destitution de Donald Trump reste une éventualité très lointaine en l’état actuel des choses. Cette procédure de mise en accusation, connue en anglais sous le nom d'”impeachment“, prend la forme d’un procès devant le corps législatif.

Valse des avocats autour de Donald Trump. Bill Clinton, accusé de parjure et d’obstruction à la justice dans le cadre de l’affaire Paula Jones, avait été acquitté à l’issue de cette comparution. Emmet Flood, un ténor du barreau de Washington, avait plus tard repris du service à la Maison-Blanche, au bénéfice cette fois de l’ex-président républicain George W. Bush. Ces dernières semaines ont donné lieu à une valse des avocats autour du président Trump, ce qui a donné une impression de fébrilité à la Maison-Blanche. John Dowd a ainsi jeté l’éponge en mars, estimant que ses recommandations n’étaient pas suivies par le président. L’ancien maire de New York Rudy Giuliani a lui rejoint l’équipe de juristes.

Pyongyang dément avoir piraté des données de l’ONU

“Lier un récent piratage d’une banque de données du Comité de sanctions de l’ONU à la Corée du Nord est une absurdité”, affirme dans un communiqué la mission nord-coréenne.

La Corée du Nord n’a pas piraté des données du Comité d’experts de l’ONU chargé des sanctions imposées à Pyongyang, a affirmé mercredi la mission diplomatique nord-coréenne aux Nations unies en demandant à Washington d’aider à la détente sans intriguer. “Lier un récent piratage d’une banque de données du Comité de sanctions de l’ONU à la Corée du Nord est une absurdité”, affirme dans un communiqué la mission nord-coréenne.

“Lors d’une réunion à huis clos le 30 avril du Comité, les États-Unis ont affirmé que ‘la Corée du Nord était la plus intéressée par son travail et avait une capacité de piratage'”, ajoute la mission, sans dire comment elle a été mise au courant des échanges. Washington a réclamé dans le même temps au Comité d’enquêter et de prendre des mesures, ajoute le communiqué nord-coréen.

“Complètement faux”. Interrogée par l’AFP, la mission diplomatique américaine à l’ONU a répondu que “ces citations et commentaires attribués à la délégation des États-Unis étaient complètement faux”.

“La Corée du Nord n’a jamais reconnu les ‘résolutions de sanctions’ illégales du Conseil de sécurité et n’est pas intéressée par ce que fait le Comité de sanctions”, assure par ailleurs la mission nord-coréenne dans son communiqué. En 2017, sous l’impulsion des États-Unis, l’ONU a imposé trois trains de sanctions économiques à la Corée du Nord, qui affectent notamment son commerce de charbon, de fer, de pêche, de textile et de pétrole. Les États-Unis et les forces hostiles devraient épouser la tendance actuelle et contribuer à la détente et au processus de paix plutôt que d’intriguer avec cette affaire de piratage”, conclut le communiqué nord-coréen. 

“Le rejet par Pyongyang d’accusations attribuées aux États-Unis survient alors que les deux Corées se sont spectaculairement rapprochées ces dernières semaines, avec le soutien de la Chine. Une prochaine rencontre entre les dirigeants américains et nord-coréens est d’autre part en projet avec l’objectif d’un accord de paix et, à terme, une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

La plus grande banque d’Australie perd les données de 20 millions de clients

La Commonwealth Bank a assuré à ses clients qu’il n’y avait pas de raisons de s’inquiéter car les données perdues ne contenaient pas des mots de passe ou des codes PIN.

La plus grande banque d’Australie, la Commonwealth Bank, a admis jeudi avoir perdu les données financières d’environ 20 millions de clients, tout en assurant qu’il n’y avait pas matière à inquiétude. La Commonwealth Bank a indiqué ne pas être en mesure de retrouver deux bandes de données magnétiques sur lesquelles étaient stockés des noms, des adresses, des numéros de compte et des détails des transactions réalisées entre 2000 et 2016, lorsque l’incident a été révélé par la presse.

Société sous-traitante. Selon la chaîne ABC, ces données auraient dû être détruites par une société sous-traitante après le démantèlement de son centre de données, mais la banque n’a jamais reçu une confirmation écrite que cela a été réalisé. La banque a assuré aux clients qu’il n’y avait pas de raisons de s’inquiéter car les bandes magnétiques manquantes ne contenaient pas des mots de passe, des codes PIN ou autres données qui pourraient être utilisées pour des fraudes.

“De tels incidents sont inacceptables.” Dans un communiqué, la banque a affirmé qu’en 2016, lorsque l’incident avait été dévoilé par la presse australienne, une enquête indépendante “a déterminé que, selon le scénario le plus probable, les bandes magnétiques avaient été jetées”. “Nous prenons la protection des données des clients très au sérieux et des tels incidents sont inacceptables”, a dit Angus Sullivan, un dirigeant de la banque. “Je veux assurer à nos clients que nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour protéger leurs informations et nous nous excusons pour toute inquiétude que cet incident a pu provoquer”, a-t-il ajouté.

États-Unis : libéré la veille, un voleur de banque attaque la même agence

Un homme, emprisonné après le braquage d’une banque en 2016, a attaqué la même agence le lendemain de sa libération mi-avril, dans l’Ohio.

Un homme emprisonné en 2016 pour avoir volé une banque a récidivé dès le lendemain de sa remise en liberté, en attaquant exactement la même agence dans l’État américain de l’Ohio, a indiqué mercredi le bureau du procureur fédéral. Markiko Sonnie Lewis est accusé d’avoir attaqué cet établissement le 12 avril, son premier jour complet d’homme libre après sa libération sur parole pour avoir commis les mêmes faits quelques années plus tôt.

1.000 dollars volés… L’homme de 40 ans est désormais mis en accusation au niveau fédéral, inculpé d’avoir volé auprès d’un guichetier “par la force, la violence et l’intimidation”. S’il est reconnu coupable, il encourt jusqu’à 20 ans de prison. Selon le bureau du procureur fédéral, il est soupçonné d’avoir dérobé à peine un peu plus de 1.000 dollars (soit à peine 830 euros) lors de son second méfait présumé. Il avait été condamné à plus de deux ans de prison en 2016 et avait été libéré le 11 avril avec une mise à l’épreuve de trois ans, d’après les services pénitentiaires de l’Ohio.

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