Doc Gynéco sur son soutien à Sarkozy : “J’ai voulu, d’une mauvaise façon, faire réagir les jeunes”

Avec son nouvel album “1000%”, Doc Gynéco veut retrouver son public, après dix années de rancœur liées à son soutien à Nicolas Sarkozy en 2007. 

Dix ans après l’échec commercial de Peace Maker, son dernier album sorti en 2008, Doc Gynéco signe son grand retour dans la musique avec la sortie samedi de son nouvel opus, 1000%. Un disque qu’il espère auréolé de succès, à l’instar dePremière consultation et Liaisons Dangereuses, sortis il y a vingt ans. Car le rappeur veut reconquérir son public, perdu en 2007 lorsque le Doc a commis sa “plus grosse erreur” : afficher son soutien à Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle en 2007. Il a décidé de s’en expliquer dans Ceci dit, dimanche sur Europe 1.

Un milieu obsédé par l’argent, selon le Doc. “Je m’étais rendu compte qu’il n’y avait pas un ami autour de moi qui n’était pas bling-bling. Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas un seul rappeur qui n’a pas sa Ferrari, sa Porsche, sa voiture allemande, et tout l’attirail. Et malheureusement, il peut aller en prison parce qu’il deale, parce qu’il veut gagner plein d’argent, plus vite qu’un trader. J’ai voulu, d’une mauvaise façon, faire réagir les jeunes”, se justifie le rappeur. Et quand on lui demande, dans la rue, ce qu’il a gagné pour avoir offert son soutien public à Nicolas Sarkozy, Doc Gynéco répond dans un rire : “Mais rien du tout ! C’était pour te faire réagir.”

La France qu’il aime. S’il concède s’être trompé de méthode en 2007, Doc Gynéco entend aujourd’hui faire passer son message à travers ses textes. 

Dans le titreFrance, présent sur son nouvel album, il dit : “J’inspire les jeunes à œuvrer, à travailler, à entreprendre et à se marier.” Le Doc s’explique : “Il y a une idée de la France que j’aime, celle des gens qui sont parfois contre ce que je peux représenter. Ça me plait de les aimer quand même”, explique-t-il, amusé. Et d’ajouter : “Je parle dans ce texte d’une France qui, pour moi, n’existe plus. Ou qui existe peut-être encore chez les octogénaires. J’ai voulu l’immortaliser dans ce texte-là”.

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