NBA – Play-offs : Cleveland en danger, Boston et Toronto malmenés

Alors qu’ils avaient le match en main, les Cavaliers de LeBron James ont laissé les Pacers d’Indiana revenir et s’imposer. Cleveland est mené 2-1 dans sa série.

Cleveland a dilapidé une avance de 17 points vendredi et s’est incliné 92 à 90 face à Indiana qui a repris l’avantage deux victoires à une dans leur duel du 1er tour des play-offs NBA. Dans les autres matches de la nuit, Boston et Toronto ont concédé une première défaite, respectivement face à Washington et Milwaukee.

Comme il le fait chaque année à ce moment de la saison, LeBron James a récompensé ses coéquipiers de leurs efforts en leur offrant des costumes d’un styliste renommé que tous les Cavaliers arboraient fièrement avant le match 3. Sur le parquet, “King James” et ses partenaires se sont fait tailler un (second) costard par les Pacers qui ne font aucun complexe contre l’un des favoris pour le titre, ayant disputé les trois dernières finales NBA. 

Énorme Bogdanovic. Indiana a pourtant très mal débuté la rencontre, à l’image de son meilleur marqueur Victor Oladipo, transparent jusqu’à la pause (5 points, 4 ballons perdus). Sous l’impulsion de James et de George Hill, les Cavaliers ont pris rapidement le large et ont rallié les vestiaires avec une avance confortable (57-40). Mais Oladipo a retrouvé ses repères et pendant que Cleveland s’endormait sur ses lauriers, Indiana revenait petit à petit au score pour ne plus compter que six points de retard en fin de 3ème période (69-63).

Les Pacers ont égalisé à huit minutes de la sirène (75-75) et c’est alors Bojan Bogdanovic qui a définitivement mis KO LeBron James et ses coéquipiers. Le Croate, auteur de son meilleur match de la saison avec 30 points – dont 15 en 4ème période – a notamment inscrit trois paniers à trois points de suite, dont l’un à cinq mètres de la ligne des tirs primés, pour donner un avantage décisif à son équipe (89-84). James (28 pts) a bien tenté de lui répondre, mais ses Cavaliers ont manqué de réalisme de money time, notamment sur la dernière possession où J.R Smith a oublié Jordan Clarkson, pourtant démarqué, pour tenter sa chance de loin, sans succès.

Mea culpa de “LBJ”. Mais la superstar de Cleveland s’est bien gardé de critiquer Smith ou ses autres coéquipiers. “Je ne suis pas le genre de joueur qui rejette la faute sur les autres. On doit tous mieux jouer, moi le premier, j’ai perdu trop de ballons, j’ai été catastrophique en 3ème période (3 pts, ndlr). Si j’avais marqué plus de paniers à ce moment là, l’histoire serait différente”, a rappelé le triple champion NBA.

Washington et Milwaukee se relancent. Dans les autres rencontres de la soirée,les favoris ont également été malmenés. Meilleure équipe de la conférence Est à l’issue de la saison régulière, Toronto a été rudoyé par John Wall et Bradley Beal qui ont marqué chacun 28 points et relancé Washington avec une nette victoire 122 à 103. Toronto mène toujours deux victoires à une, mais la franchise canadienne, meilleure équipe de la conférence Est à l’issue de la saison régulière, est tombée de haut sur le parquet des Wizards, beaucoup plus agressifs. Toujours à l’Est, Boston a été corrigé par Milwaukee 116 à 92, porté par Giannis Antetokounmpo (19 pts) et Kris Middleton (23 pts). Les Bucks reviennent à 2-1 dans leur série.

Arsène Wenger à Arsenal : les chiffres d’une incroyable longévité

À 68 ans, Arsène Wenger va quitter le club d’Arsenal à la fin de la saison de Premier League, en Angleterre. En 22 ans sur le banc des Gunners, l’entraîneur alsacien a compilé des statistiques impressionnantes.

“Merci Arsène” : c’est par ces mots que le club anglais d’Arsenal a rendu hommage à son entraîneur historique Arsène Wenger. L’Alsacien a annoncé vendredi sa décision d’arrêter d’entraîner les Gunners à la fin de la saison après 22 ans de bons et loyaux services. L’aventure londonienne du Français, âgé de 68 ans, n’aura pas été un long fleuve tranquille, notamment ces dernières années, quand Arsenal a perdu sa place dans le “Big Four” de la Premier League, le championnat de football en Angleterre. Mais cela ne fera pas oublier les années fastes du couple Arsène-Arsenal. Retour en dix chiffres.

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La longévité d’Arsène Wenger à Arsenal est exceptionnelle : 22 ans sur le banc du club londonien. Arrivé en 1996 à Londres à l’âge de 46 ans après avoir entraîné Nancy, Monaco et le club japonais de Nagoya, Wenger est le 18ème entraîneur de l’histoire d’Arsenal et le seul non-britannique. Pour la petite histoire, le premier match du Français sur le banc s’est soldé par une victoire 2-0 contre Blackburn.

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En 22 ans à Arsenal, Arsène Wenger a considérablement garni l’armoire à trophées du club avec ses 17 titres. Sous ses ordres, les Gunners ont dominé la Premier League à trois reprises en 1998, 2002 et 2004.

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Du 4 mai 2003 au 16 octobre 2004, les Gunners d’Arsène Wenger ont réalisé une incroyable série de 49 matches sans défaite en Championnat (36 victoires, 13 nuls). Dans les cinq grands championnats européens, seul l’AC Milan a fait mieux (58 matches de 1991 à 1993). Cette invincibilité cache un autre record : lors de la saison 2003-2004, Arsenal est devenu champion d’Angleterre sans perdre le moindre match, une performance réalisée une seule fois auparavant en 1888-1889 (!) par Preston North End (mais il n’y avait que douze clubs à l’époque). Un exploit qui vaudra aux Henry, Ljunberg, Campbell, Wiltord, Bergkamp, Pirès et compagnie le surnom d’”Invincibles”.

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L’Alsacien a aussi marqué l’histoire en Coupe d’Angleterre. Il a remporté la fameuse FA Cup à sept reprises (1998, 2002, 2003, 2005, 2014, 2015 et 2017). C’est tout simplement un record pour un entraîneur en Angleterre. Sept, c’est aussi le nombre de Community Shield, équivalent du Trophée des Champions qui oppose le vainqueur de la Premier League au gagnant de la Cup, que le Français a gagnés.

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A deux reprises, Arsène Wenger a touché du doigt le rêve de remporter une Coupe d’Europe. L’Alsacien a disputé deux finales continentales, toutes deux perdues. Il y a d’abord eu la Coupe de l’UEFA (ex- Ligue Europa) en 2000 contre Galatasaray (0-0 à la fin du temps réglementaire, victoire des Turcs aux pénaltys 4-1).

Puis il y a surtout eu la finale de la Ligue des Champions en 2006 contre Barcelone et son cruel scénario… Dès la 18e minute, le gardien Jens Lehman est expulsé. Robert Pirès est remplacé pour rééquilibrer l’équipe, “le pire moment de ma carrière”, dira-t-il plus tard. Malgré ce désavantage numérique, Arsenal ouvre le score à 37e et croit tenir la victoire. Mais les Gunners craquent et encaissent deux buts dans le dernier quart d’heure. Une terrible désillusion pour Wenger qui avouera dix ans plus tard toujours penser à cette nuit du 17 mai 2006 à Paris.

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Soit le nombre de trophées individuels remportés par Arsène Wenger. A trois reprises, il a été élu entraîneur de l’année en Premier League, en 1998, 2002 et 2004, les années de ses trois titres en championnat. Alors qu’il n’a jamais été élu coach de l’année dans le monde, il a reçu en 2011 la distinction honorifique d’entraîneur de la décennie 2000-2010, attribuée par l’International federation of football history and statistics, une organisation d’études sur le football.

175

Dans ses grandes années, Arsène Wenger a notamment pu compter sur un joueur : Thierry Henry. L’attaquant formé à l’AS Monaco a inscrit 175 buts sous ses ordres. Jamais un joueur de Premier League n’a atteint un tel score sous les ordres d’un seul manager. Un duo historique.

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C’est assez rare pour être souligné : Arsène Wenger a évolué dans deux stades différents avec Arsenal. D’abord à l’Arsenal Stadium, plus connu sous le nom d’Highbury, le quartier du club, une “petite” enceinte de 38.000 places. Très vite, la capacité du stade n’a plus collé aux résultats et aux ambitions des Gunners et en 2006, Wenger inaugure l’Emirates Stadium, nouvelle maison d’Arsenal. Situé à 500 mètres d’Highbury, le stade est plus grand (60.000 places) et plus rentable grâce au sponsoring de la compagnie aérienne Emirates.

827

Quand il quittera pour de bon le banc d’Arsenal à la fin de la saison, Arsène Wenger aura disputé 827 matches de Premier League, plus que n’importe quel autre entraîneur, y compris le légendaire Sir Alex Ferguson (810). Au moment d’annoncer son départ, l’Alsacien en a remporté 473, moins que l’entraîneur historique de Manchester United (528). Au total, Arsène Wenger a disputé 1.166 matches officiels avec Arsenal, sans compter les matches à jouer jusqu’à la fin de la saison (Premier League et Ligue Europa). En ajoutant les matches amicaux, le Français a disputé 1.228 matches pour 704 victoires.

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Au cours de sa longue carrière à Arsenal, Arsène Wenger affronté 124 équipes différentes. Il l’a au moins emporté à une reprise contre 119 d’entre elles. Seules la Fiorentina, le PAOK Salonique, Port Vale, Rotherdam United et… le PSG lui ont résisté.

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