Salvador : une journaliste assassinée

Les enquêteurs n’ont pour l’instant aucune preuve que l’assassinat de Karla Turcios “soit lié à sa position de journaliste”, a déclaré le directeur de la police. 

Une journaliste salvadorienne, Karla Turcios, portée disparue dimanche, a été assassinée, a annoncé le quotidien La Prensa Grafica, qui appartient au groupe pour lequel elle travaillait. “Assassinat de la journaliste Karla Turcios”, a écrit le journal sur son compte Twitter.

Selon le quotidien, le corps de la journaliste, qui était âgée de 33 ans, a été découvert sur une route dans les environs du village de Santa Rosa Guachipilin, à 100 kilomètres au nord-est de San Salvador. Une source au parquet général salvadorien a indiqué que le corps d’une femme avait été découvert samedi soir sur cette route, mais qu’en l’absence de tous documents personnels la victime n’avait pas pu être identifiée immédiatement et que le corps avait été transféré dans une morgue.

Elle n’avait reçu aucune menace. Le directeur de la police, Howard Cotto, a déclaré au cours d’une conférence de presse que le corps de la jeune femme ne présentait pas de blessures par arme à feu mais “des signes de strangulation”, comme l’avait déjà indiqué la source au parquet. “Pour le moment, nous n’avons pas encore trouvé d’indice qui nous dise que l’assassinat de Karla soit lié à sa position de journaliste”, et les enquêteurs travaillent sur “plusieurs hypothèses”, a déclaré le directeur de la police. Il a indiqué que ni Karla Trucios ni son mari n’avaient reçu de menaces.

Le président salvadorien, Salvador Sanchez Ceren, a condamné le meurtre de Karla Turcios sur son compte Twitter. “J’ai ordonné à nos services de sécurité de mener une enquête rapide et efficace pour traduire les coupables devant la justice le plus tôt possible”, a écrit le président.

Irak : protestations et drapeaux américains brûlés après les frappes en Syrie

“Cessez de détruire la Syrie comme vous avez détruit notre pays”, a scandé une foule de plusieurs milliers de personnes réunies dans le centre de Bagdad.

Quelque milliers d’Irakiens ont manifesté dimanche dans plusieurs villes d’Irak contre les frappes occidentales en Syrie, à l’appel du leader chiite Moqtada Sadr, certains brûlant le drapeau américain. “Cessez de détruire la Syrie comme vous avez détruit notre pays”, a scandé la foule réunie place Tahrir dans le centre de Bagdad, quinze ans après l’invasion de l’Irak emmenée par les Etats-Unis et la chute consécutive du régime de Saddam Hussein. Des dizaines d’hommes brandissant des drapeaux irakien et syrien ainsi que des femmes entièrement voilées de noir ont brûlé le drapeau américain aux cris de “Non à l’Amérique, Non au bombardement du peuple syrien”.

Slogans contre la France et la Grande-Bretagne. Samedi, l’Irak s’est dit “inquiet” après que les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont mené le même jour des frappes ciblées contre le régime de Bachar al-Assad accusé d’avoir mené une attaque chimique sur une ville rebelle le 7 avril. Lors des protestations dimanche notamment à Bagdad, à Najaf, au sud de la capitale irakienne, et à Bassora, des slogans contre la Grande-Bretagne et la France ont également été scandés. Des drapeaux américains et israéliens ont été brûlés à Bassora, où des portraits du président américain Donald Trump barrés d’une grande croix rouge ont été déployés.

Ville sainte chiite. A Najaf, ville sainte chiite où réside Moqtada Sadr, des dizaines d’hommes portant le turban blanc des docteurs de la loi islamique ou noir des descendants du prophète Mahomet ont défilé, drapeau syrien en main. Moqtada Sadr, dont les milices avaient combattu la présence américaine en Irak durant l’invasion, a pris un bain de foule parmi les manifestants dans cette ville.

Trump “moralement inapte” à être président, estime Comey

“Je ne crois pas qu’il soit médicalement inapte. Je crois qu’il est moralement inapte à être président”, a estimé James Comey, l’ancien directeur du FBI, limogé en 2017 par le président américain.

Donald Trump est “moralement inapte” à être diriger les États-Unis, a affirmé l’ancien directeur du FBI James Comey dans une interview à la chaîne de télévisionABC diffusée dimanche. “Je ne crois pas à ces histoires selon lesquelles il serait mentalement déficient ou dans les premiers stades de la démence”, a dit James Comey selon un transcript d’ABC. “Je ne crois pas qu’il soit médicalement inapte. Je crois qu’il est moralement inapte à être président”. 

“Notre président doit incarner le respect et adhérer aux valeurs qui sont au cœur de notre pays. La plus importante (de ces valeurs) étant la vérité. Ce président n’est pas capable de le faire”, a estimé James Comey.

Comey limogé en 2017.Donald Trump a limogé James Comey en 2017. Il a mis en cause la manière dont le FBI avait mené l’enquête sur l’usage illégal par la démocrate Hillary Clinton d’un serveur privé pour ses emails lorsqu’elle était secrétaire d’Etat. Le président a aussi fustigé l’enquête du FBI sur des soupçons de collusion entre l’équipe de Donald Trump et des responsables russes pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2016.

Un portrait de Trump au vitriol. James Comey vient de publier un livre de 300 pages intitulé A Higher Loyalty : Truth, Lies, and Leadership dans lequel il dresse un portrait au vitriol de Donald Trump, l’accusant d’être obsédé par son image et peu soucieux du bien public. Donald Trump, pour sa part, s’est une nouvelle fois déchaîné dimanche contre l’ancien chef du FBI dans une série de tweets. Il a écrit que l’enquête sur les emails de Mme Clinton avait été menée “stupidement” et a qualifié James Comey de “raclure”.

Un incendie de forêt fait rage à Sydney

Les enquêteurs soupçonnent un départ de feu volontaire, alors que les flammes ont dévoré plus de 2.430 hectares de forêt et de broussailles.

Des centaines de pompiers étaient à pied d’œuvre lundi pour lutter contre un incendie  de forêt qui faisait rage à proximité de la banlieue de Sydney alors que les températures sont inhabituellement élevées. La police de l’État de Nouvelle-Galles du Sud a ouvert une enquête sur l’origine du sinistre qui s’est déclaré samedi après-midi dans le sud-ouest de la ville, les enquêteurs soupçonnant un départ de feu volontaire. 

Les flammes ont dévoré plus de 2.430 hectares de forêt et de broussailles. Certains habitants ont été évacués mais aucune maison n’a été détruite et personne n’a été blessé, selon le service de lutte contre les incendies.

Les conditions météo s’améliorent. “C’est un miracle absolu qu’aucune vie n’ait été perdue, et quasiment aucun bien, grâce au travail acharné et au dévouement de nos services de secours”, a déclaré Mark Speakman, le ministre par intérim des Services d’urgence de l’État. Lundi, les conditions météorologiques s’étaient améliorées, le vent commençant à perdre de sa virulence.

L’automne austral est particulièrement chaud et succède à un été très sec, ce qui explique l’ampleur du sinistre, a expliqué Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de Nouvelle-Galles du Sud. Il a évoqué des températures automnales “sans précédent”, le thermomètre ayant largement atteint les 30 degrés.

Barbara Bush, mère et femme de présidents, en soins palliatifs

“Après une récente série d’hospitalisations, Barbara Bush, maintenant âgée de 92 ans, a décidé de ne pas poursuivre son traitement médical”, a annoncé dimanche un porte-parole de son mari.

Barbara Bush, femme de l’ancien président américain George H. W. Bush et mère de l’ancien président George W. Bush, dont la santé est “déclinante”, a décidé d’arrêter son traitement médical et de recourir aux soins palliatifs, a annoncé dimanche un porte-parole de son mari. 

“Une solidité à toute épreuve”. “Après une récente série d’hospitalisations et après avoir consulté sa famille et ses médecins, Mme Bush, maintenant âgée de 92 ans, a décidé de ne pas poursuivre son traitement médical et va se concentrer à la place sur des soins palliatifs”, précise Jim McGrath dans un communiqué. “Barbara Bush a fait preuve d’une solidité à toute épreuve face à sa santé déclinante, ne s’inquiétant non pas pour elle – grâce à sa foi imperturbable – mais pour les autres”, ajoute-t-il. 

Barbara Pierce est née en juin 1925 dans l’État de New York. Elle a rencontré George H. W. Bush à 16 ans avant de l’épouser trois ans plus tard. Ensemble ils ont eu six enfants, dont George W. Bush, président des États-Unis entre 2001 et 2009, et Jeb Bush, gouverneur de Floride entre 1999 et 2007 et candidat malheureux aux primaires républicaines pour la Maison-Blanche en 2016. Son mari a dirigé le pays entre 1989 et 1993. 

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