Ligue des champions : le Real Madrid, battu 3-1 par la Juventus, qualifié sur le fil

Mené 3-0 par la Juventus jusqu’au temps additionnel, le Real Madrid s’en est sorti grâce à un penalty de l’inévitable Ronaldo inscrit à la dernière minute.

Pendant 93 minutes, le Real a vécu un véritable cauchemar dans son antre de Santiago-Bernabeu. Mais ce sont bien les Merengue qui disputeront les demi-finales de la Ligue des champions. Menés 3-0 par des Italiens épatants d’envie et de fougue, ils n’ont dû leur salut qu’à un penalty sifflé à la dernière seconde, qui a provoqué la fureur des italiens et l’expulsion de Gianluigi Buffon. Un penalty transformé par Cristiano Ronaldo, évidemment. Double tenant du titre, le Real s’en sort très, très bien avec cette défaite (3-1) synonyme néanmoins de qualification. Et ne doit pas se satisfaire de la manière.

Le Real sombre d’entrée. Il n’a pas fallu longtemps pour comprendre que le Real allait passer une mauvaise soirée. Une minute et 15 secondes exactement. Le temps qu’il a fallu à Mario Mandzukic pour ouvrir le score d’une tête à bout portant, suite à un centre parfait de Sami Khedira. L’ambiance au Santiago-Bernabeu, très chaude au coup d’envoi, s’éteignait d’un seul coup.

Et ce n’était que le début du calvaire pour les supporters merengue. Car c’est bien la Juve qui dominait la partie. Et c’est logiquement que les Bianconeri, en jaune à Madrid, inscrivaient un second but, encore grâce à Mandzukic, et encore de la tête. Cette fois, c’est Stephan Lichtsteiner qui délivrait le caviar. L’attaquant croate prenait le dessus sur un Dani Carvajal trop tendre, à l’image de son équipe, pour envoyer le ballon dans le but.

Buffon impeccable, Navas se loupe. Dire que le Real ne se procurait aucune occasion serait injuste. Mais pour faire un grand match, une équipe a besoin d’un grand gardien, et incontestablement, Buffon fait partie de cette catégorie. À plusieurs reprises, le portier italien, 40 ans, a sauvé les siens. Face à Isco ou face à Ronaldo, il a été impeccable. Son homologue madrilène ne peut pas en dire autant. Car Keylor Navas est grandement responsable du troisième but turinois. Pressé par Blaise Matuidi sur un centre somme toute anodin de Douglas Costa, le gardien costaricien relâchait le cuir. À l’arraché, le milieu français, auteur d’un grand match, inscrivait le troisième but de la Juve. Et égalisait sur l’ensemble des deux matches. L’histoire était en marche.

Une dernière minute complètement folle. Mais ça, c’était avant cette folle dernière minute. Avant ce penalty sifflé pour une charge de Mehdi Benatia sur Lucas Vasquez. Un penalty que les fans du Real jugeront indiscutable, mais que les supporters de la Juventus estimeront au moins sévère, sinon scandaleux. Les joueurs turinois, eux, ont manifesté leur fureur avec grand bruit. Au premier rang desquels Gianluigi Buffon, trop véhément au goût de M. Oliver, qui ne tremblait pas au moment d’exclure la légende italienne. Qui disputait peut-être là son dernier match sur la scène européenne. 

Et c’est évidemment Ronaldo, pourtant plutôt invisible jusqu’alors, qui se chargeait de la sentence. Sans trembler, bien sûr, le Portugais envoyait un missile dans la cage de Wojciech Szczesny pour devenir, une nouvelle fois, le héros du match. Le voilà qui affiche désormais 120 buts en Ligue des champions. Un record, évidemment. Et voilà aussi le Real qualifié pour sa huitième demi-finale consécutive en Ligue des Champions. Et prévenu que tout relâchement peut être puni. 

Les contrats de sponsoring du PSG “surévalués”, selon le “Financial Times”

Déjà sanctionné en 2014 pour manquements au fair-play financier, le club parisien aurait à nouveau surévalué des contrats de 200 millions d’euros de sponsoring, révèle le “Financial Times”. 

Les contrats passés par le PSG avec des parties liées, des sponsors ayant des liens étroits avec les propriétaires du club, ont été “significativement surévalués” et pourraient l’exposer à des sanctions dans le cadre du fair-play financier de l’UEFA, a annoncé le quotidien britannique The Financial Times mercredi. “Des informations erronées”, a répondu le club.

Le Financial Times cite plusieurs sources pour affirmer que l’instance de contrôle financier des clubs (ICFC), chargée de faire respecter le fair-play financier mis en place par l’UEFA au début des années 2010, a nommé le cabinet indépendant Octagon (spécialisé dans le marketing sportif) pour estimer les contrats passés par le club parisien avec des parties liées, c’est-à-dire des entreprises ou organismes proches de son actionnaire, l’État qatarien. Et la publication économique cite deux connaisseurs du dossier selon qui ces contrats ont été “significativement surévalués” par rapport aux prix du marché.

“La procédure suit son cours”. Le fair-play financier stipule qu’un club participant aux compétitions organisées par l’UEFA (Ligue des champions, Europa League) ne peut dépenser plus qu’il ne gagne (même s’il est adossé à un actionnaire/propriétaire richissime) ni afficher un déficit supérieur à 30 millions d’euros cumulé sur trois exercices. Le Paris Saint-Germain “ne peut que déplorer qu’à quelques jours d’un point d’étape prévu avec l’UEFA”, le 20 avril avec l’ICFC “sortent une nouvelle fois des informations erronées et dirigées contre le club dans la presse britannique”, a réagi le club en début de soirée mercredi dans un communiqué. “La procédure suit son cours”, explique encore le club, “en lien permanent avec ses interlocuteurs à l’UEFA”.

Une cinquantaine de millions d’euros à trouver d’ici le 30 juin. Sollicitée par l’AFP, l’UEFA a de son côté opposé un “no comment” à ces informations. “L’UEFA ne commente pas sur des enquêtes en cours”, a seulement réagi un porte-parole de l’instance continentale. L’UEFA avait ouvert début septembre une enquête à l’encontre du PSG, à la suite de son mercato record de l’été dernier: le recrutement du Brésilien Neymar contre 222 millions d’euros et du Français Kylian Mbappé pour 180 millions d’euros. D’ici le 30 juin, le club est censé trouver une cinquantaine de millions d’euros pour échapper à une sanction. Le PSG avait déjà été sanctionné en 2014 à la suite d’un contrat passé avec l’office du tourisme du Qatar, que l’UEFA avait jugé surévalué. Les sanctions (lourde amende, restriction de joueurs inscrits en Ligue des champions, etc.) ont été levées

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