Levée de l’interdiction de voyage aux États-Unis pour les Tchadiens

Mise en place en septembre, l’interdiction pour des ressortissants tchadiens de se rendre aux États-Unis va être levée vendredi.

Les États-Unis ont annoncé mardi la levée de l’interdiction d’entrée sur leur territoire imposée aux Tchadiens, en affirmant que le Tchad avait répondu aux exigences de Washington.

Le Tchad a “mis à niveau ses normes de sécurité”. Le président américain Donald Trump “a annoncé que le Tchad avait mis à niveau ses normes de sécurité pour qu’elles correspondent aux exigences de base de la sécurité nationale américaine”, a indiqué le département de la Sécurité intérieure dans un communiqué. “Ses ressortissants pourront donc de nouveau avoir des visas pour se rendre aux États-Unis”, a-t-il ajouté. L’interdiction sera formellement levée le 13 avril.

Le ministre des Affaires étrangères tchadien, Chérif Mahamat Zene, a salué la nouvelle sur Twitter. “Le Tchad se réjouit d’être supprimé de la liste des pays dont les ressortissants sont interdits d’entrée aux États-Unis, et espère renforcer encore le partenariat stratégique et la coopération entre les deux pays”, a-t-il écrit. 

Ciblage sans raison de millions de musulmans ? Le Tchad avait été intégré en septembre à la liste des pays visés par le décret migratoire interdisant le franchissement des frontières américaines pour manquements à la sécurité et manque de coopération avec Washington. Tous les citoyens du Tchad avaient été interdits d’accès au territoire américain. Les détracteurs du décret lui reprochent de cibler sans raison et de façon discriminatoire des dizaines de millions de musulmans. Le texte a fait l’objet d’une intense bataille judiciaire aux multiples rebondissements. La Cour suprême avait remis en vigueur le décret en décembre mais a annoncé en janvier qu’elle allait examiner sa troisième mouture sur le fond.

Les Etats-Unis ont annoncé mardi la levée de l’interdiction d’entrée sur leur territoire imposée aux Tchadiens, en affirmant que le Tchad avait répondu aux exigences de Washington. Le président américain Donald Trump “a annoncé que le Tchad avait mis à niveau ses normes de sécurité pour qu’elles correspondent aux exigences de base de la sécurité nationale américaine”, a indiqué le département de la Sécurité intérieure dans un communiqué.”Ses ressortissants pourront donc de nouveau avoir des visas pour se rendre aux États-Unis”, a-t-il ajouté. L’interdiction sera formellement levée le 13 avril. Le ministre des Affaires étrangères tchadien, Chérif Mahamat Zene, a salué la nouvelle sur Twiter. “Le Tchad se réjouit d’être supprimé de la liste des pays dont les ressortissants sont interdits d’entrée aux États-Unis, et espère renforcer encore le partenariat stratégique et la coopération entre les deux pays”, a-t-il écrit. Le Tchad avait été intégré en septembre à la liste des pays visés par le décret migratoire interdisant le franchissement des frontières américaines pour manquements à la sécurité et manque de coopération avec Washington. 

Tous les citoyens du Tchad avaient été interdits d’accès au territoire américain. Les détracteurs du décret lui reprochent de cibler sans raison et de façon discriminatoire des dizaines de millions de musulmans. Le texte a fait l’objet d’une intense bataille judiciaire aux multiples rebondissements. La Cour suprême avait remis en vigueur le décret en décembre mais a annoncé en janvier qu’elle allait examiner sa troisième mouture sur le fond.

Cambridge Analytica : Zuckerberg sauve les meubles devant le Sénat

Le fondateur du réseau social était entendu mardi soir par les membres de plusieurs commissions du Sénat américain. Il s’en est bien tiré.

“Nous écoutons, l’Amérique écoute et le monde nous écoute aussi probablement”. Mardi soir, tous les membres des commissions de la justice et du commerce du Sénat américain étaient bien conscients de l’enjeu de l’audition qui allait débuter. Pour la première fois, le fondateur et CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, avait accepté de répondre aux questions des sénateurs. Encore impensable il y a quelques semaines – Zuckerberg préférant envoyer d’autres responsables de Facebook à sa place -, cette audition était devenue inévitable depuis l’éclatement du scandale Cambridge Analytica mi-mars

C’est donc dans une salle bondée comme, de l’aveu même des sénateurs, elles le sont rarement pour des auditions, que Mark Zuckerberg, 33 ans, s’est présenté devant les 44 élus qui allaient l’interroger. Et pour le fondateur de Facebook les choses avaient plutôt mal commencé. Avant même son discours d’introduction, les sénateurs ont montré leur énervement. “Cambridge Analytica a utilisé les données récoltées grâce à Facebook pour influencer l’élection présidentielle américaine”, a lancé la démocrate Dianne Feinstein à un Mark Zuckerberg blême et visiblement pas très à l’aise dans son costume-cravate (en opposition totale à son traditionnel look jean/t-shirt gris). “L’industrie de la tech a l’obligation de répondre aux questions sur l’usage des données personnelles. Le statu quo ne peut plus fonctionner”, a poursuivi Chuck Grassley.

“Je suis responsable de ce qui se passe”

Très vite, le fondateur de Facebook s’est rattrapé. Dès le début de son court discours, il a de nouveau présenté ses excuses, à titre personnel. “Il est clair, maintenant, que nous n’avons pas fait assez pour protéger ces outils (de Facebook) des usages malicieux comme les fake news, l’interférence dans les élections ou les discours de haine. C’était une grosse erreur. Je suis désolé. J’ai créé Facebook, je le dirige, je suis responsable de ce qui passe”, a-t-il admis. Pas question pour autant de s’attarder sur le sujet. Mieux vaut vanter les utilisations “positives” de Facebook et des réseaux sociaux comme la tribune qu’ils ont donnée aux femmes dans le cadre du mouvement #metoo ou la possibilité pour les petites entreprises de faire leur publicité et de croître… 

Mais ce qui a sauvé le fondateur de Facebook c’est sans aucun doute le système de l’audition lui-même. Chaque sénateur disposait, à suivre, de cinq minutes pour poser ses questions au patron de Facebook. Résultat : certains voulant aborder trop de sujets différents, d’autres, pas assez au courant des enjeux des réseaux sociaux, ayant trop de temps alors que certains plus au courant du dossier n’en avait pas assez, Mark Zuckerberg avait tout loisir de répondre ce qui l’arrangeait. Et surtout de ne pas prendre trop de risque. 

Des pirouettes et (encore) des pirouettes

Pour ne pas répondre aux questions les plus embarrassantes, le fondateur de Facebook n’a pas hésité à se cacher derrière son équipe. “Je ne sais pas”, “Je ne suis pas au courant” et “Mon équipe pourra revenir vers vous à ce sujet” sont sans aucun doute les phrases qu’il a le plus prononcées durant les quatre heures d’audition. Jusqu’à ce que certains sénateurs s’en énervent ouvertement. La démocrate Maria Cantweel, qui l’interrogerait sur la possibilité que Palantir, une autre société d’analyse de données, ait pu récupérer des informations à la manière de Cambridge Analytica s’est heurtée à un mur avant de répondre sèchement “Ok”. Même problème pour le sénateur Roger Wicker qui interrogeait le jeune patron sur le suivi de l’activité des utilisateurs hors de Facebook. “Vous ne savez pas ?”, a fini par lâcher le républicain. “Je veux être sûr que tout soit clair”, a redit Zuckerberg, sans répondre sur le fond.

D’autres entreprises ont-elles, comme Cambrdige Analytica, récupéré les données des utilisateurs ? Là encore, le flou est total. “Comme je l’ai dit, nous sommes en train de conduire un audit sur les applications qui ont accès à un volume important de données”, a simplement répondu le CEO du réseau social. Alors pour pousser le jeune patron à répondre, certains l’ont pris à son propre jeu en usant de pirouettes. “Est-ce que vous seriez d’accord pour nous dire dans quel hôtel vous avez dormi hier ?”, lui a demandé le sénateur Dick Durbin. Réponse, gênée, du fondateur de Facebook : “Euh… non”. Et le démocrate de renchérir : “Si vous avez envoyé des messages cette semaine, vous seriez d’accord pour nous dire à qui ?”. “Non, je ne serais pas d’accord pour le faire ici publiquement”, admet encore Zuckerberg. “Je pense que c’est de ça qu’il s’agit, la limite de votre privée et ce que vous êtes prêt à donner pour connecter les gens dans le monde”, a conclu l’élu de l’Illinois.

“Il y aura toujours une version gratuite de Facebook”

Mark Zuckerberg a tout de même donné quelques pistes sur la gestion des données personnelles. Interrogé à plusieurs reprises sur la possibilité de proposer une version payante de Facebook qui n’exploiterait pas les données de ses utilisateurs, le fondateur n’a pas fermé la porte en précisant toutefois qu’il existerait “toujours une version gratuite”. “C’est notre mission de connecter les gens partout dans le monde et de les rapprocher et, pour ce faire, nous estimons que nous devons apporter un service que tout le monde peut s’offrir”, a-t-il ajouté.

Egalement interrogé sur les discours haineux publiés sur le réseau social, Mark Zuckerberg a expliqué miser beaucoup sur l’intelligence artificielle. “Nous développons des logiciels d’intelligence artificielle qui pourront mieux détecter ces contenus”, a-t-il assuré tout en précisant qu’il était “très difficile” de faire la différence entre ce qui relève de la liberté d’expression et ce qui est un discours de haine. Il faudra encore attendre “cinq à dix ans” pour que ces logiciels soient en mesure de faire la différence entre les deux. D’ici là, Facebook embauche de plus en plus de personnes pour travailler sur la sécurité de son réseau social. Elles seront 20.000 d’ici la fin 2018, selon les chiffres de Mark Zuckerberg.

2,7 milliards de gagnés

Avec ces réponses, Mark Zuckerberg semble s’être bien tiré de son audition. L’action du réseau social a pris 4,5% à la bourse de New York pendant qu’il parlait devant le Sénat. Résultat : pendant qu’il échangeait avec les sénateurs la fortune de Mark Zuckerberg a augmenté de 2,7 milliards de dollars. Une opération déminage réussie donc, mais qui est loin de clore le dossier. Le fondateur de Facebook sera de retour devant le Congrès, mais cette fois-ci à la chambre, dès mercredi pour une nouvelle audition. Puis, il devra ensuite, dans les semaines qui viennent, dévoiler les résultats de l’audit en cours sur les applications qui accèdent à un important volume de données.

-Brésil : la Cour suprême reporte un jugement qui pourrait libérer Lula de prison

La Cour suprême du Brésil a reporté de cinq jours un débat sur une “action directe de constitutionnalité” déposée par le parti d’extrême droite et qui pourrait bénéficier à l’ancien président Lula incarcéré depuis mercredi.

Un juge de la Cour suprême du Brésil a demandé à reporter à la semaine prochaine un débat prévu initialement mercredi qui aurait pu aboutir à la libération de l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré mercredi dernier, un nouveau rebondissement dans cette affaire qui divise profondément le pays.

Un report de cinq jours. Le juge Marco Aurelio de Mello a accepté la demande du petit parti d’extrême droite PEN (Parti Écologique National), à l’initiative de la procédure, qui avait réclamé un report de cinq jours. Ce jugement doit relancer le débat sur le principe d’exécution de la peine dès le rejet d’un premier appel, même si d’autres recours sont encore possibles. 

C’est le cas de Lula, 72 ans, condamné fin février en appel à 12 ans et un mois de prison pour corruption, pour avoir accepté un triplex en guise de pot-de-vin d’une entreprise de bâtiment, ce qu’il nie énergiquement. En tête des intentions de vote pour la présidentielle d’octobre, il dénonce un complot pour l’empêcher de se présenter.

Une action présentée en mai 2016. Le PEN avait présenté devant la Cour suprême une “action directe de constitutionnalité” (ADC), qui vise à évaluer si une interprétation de la loi est constitutionnelle ou non, en mai 2016, sans savoir qu’elle pourrait bénéficier indirectement à l’icône de la gauche deux ans plus tard.

Une interprétation basée sur une jurisprudence discutée. L’interprétation selon laquelle un condamné doit purger sa peine dès le rejet du premier appel est fondée sur la jurisprudence d’une décision rendue par la Cour suprême en 2016, à l’issue d’un vote extrêmement serré, par six voix contre cinq. Auparavant, les personnes condamnées pouvaient rester libres le temps de faire appel devant les instances supérieures (le Tribunal Supérieur de Justice et la Cour suprême elle-même), ce qui pouvait prendre des mois, voire des années.

Pour un certain nombre de juristes, la jurisprudence de 2016 va à l’encontre de la présomption d’innocence. C’est le principal argument des avocats de Lula, qui espère une issue favorable au jugement qui doit à présent avoir lieu la semaine prochaine.

Syrie : la menace de frappes occidentales maintenue malgré le veto de Moscou à l’ONU

Malgré le veto russe sur un projet d’enquête dans la Douma proposé par les Américains, les Occidentaux font clairement planer la menace de représailles militaires imminentes envers le régime syrien. 

Les Occidentaux ont maintenu, en dépit du veto russe à l’ONU, leur détermination à riposter fermement à l’attaque chimique présumée imputée au régime de Bachar al-Assad et faisaient toujours planer mercredi la menace de frappes militaires en Syrie.

Une opposition Russie-États-Unis toujours plus forte. La confrontation entre les États-Unis et la Russie sur le dossier syrien s’est durcie : Moscou, soutien indéfectible de Damas, a opposé mardi son veto au Conseil de sécurité à un projet de résolution américain visant à créer un mécanisme d’enquête indépendant sur le recours aux armes chimiques en Syrie. 

Une menace de représailles militaires. Mais en face, les Occidentaux, États-Unis et France en tête, ont redoublé de détermination après avoir déjà fait clairement planer la menace de représailles militaires. “La France mettra tout en oeuvre contre l’impunité chimique”, a assuré l’ambassadeur français François Delattre. Elle annoncera “dans les prochains jours” la “décision” sur sa riposte, en coordination avec les alliés américain et britannique, a précisé à Paris le président Emmanuel Macron.

Une décision imminente. S’inscrivant dans cette fièvre diplomatique, Donald Trump et la Première ministre britannique Theresa May sont aussi “tombés d’accord”, lors d’une conversation téléphonique, “pour ne pas laisser l’usage d’armes chimiques se poursuivre”, a rapporté la Maison-Blanche. Le président américain, qui avait lui promis lundi une décision “très bientôt”, a annulé un déplacement prévu en fin de semaine au Pérou afin de continuer à gérer le dossier syrien, renforçant le sentiment d’une action imminente.

Une enquête de l’OIAC pour retarder l’intervention occidentale ? L’Organisation internationale sur les armes chimiques (OIAC), un organisme dont le mandat est d’enquêter sur une attaque présumée mais qui n’a pas la responsabilité d’en identifier les responsables, a annoncé mardi l’envoi “sous peu” d’une équipe en Syrie pour faire la lumière sur ce qui s’est passé à Douma. L’OIAC a été invité par Damas, qui, comme Moscou, nie l’existence d’une telle attaque chimique. Selon des diplomates, cela pourrait permettre au pouvoir syrien de retarder d’éventuelles frappes occidentales.

Mais tout en saluant l’envoi d’experts, Washington a tenu à ne pas lier leur enquête à la riposte américaine. “Les États-Unis ont leurs propres mécanismes”, “nous savons qu’un produit chimique a été utilisé même si nous ne savons pas avec certitude lequel”, a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Les alliés des Syriens visés par Trump. Au-delà d’éventuelles frappes contre le régime, les mises en garde de Donald Trump affirmant que Damas, mais aussi ses soutiens, la Russie et l’Iran, devraient “payer le prix fort” ont ravivé le climat de Guerre froide qui s’installe de plus en plus. Moscou et Téhéran accusent Washington de chercher un “prétexte” pour frapper le pouvoir syrien.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *