Chine : face au risque de guerre commerciale, Xi Jinping promet “une nouvelle phase d’ouverture” économique

Dans un contexte de menace de guerre commerciale avec les États-Unis, le président chinois a assuré que la Chine allait “entrer dans une nouvelle phase d’ouverture” économique.

Le président chinois Xi Jinping a promis mardi “une nouvelle phase d’ouverture” économique pour son pays, aux prises avec la menace d’une guerre commerciale face aux États-Unis de Donald Trump.

Une “nouvelle phase d’ouverture”. “La Chine va entrer dans une nouvelle phase d’ouverture”, a déclaré le président chinois lors d’un discours prononcé devant de hauts responsables internationaux au Forum de Boao pour l’Asie, une conférence surnommée le “Davos chinois”.

Un discours d’ouverture et d’apaisement. “La Chine ne cherche pas à dégager un excédent commercial”, a assuré Xi Jinping, alors que l’énorme déficit des États-Unis vis-à-vis de la Chine – 375 milliards de dollars en 2017 – est l’un des principaux griefs du président américain à l’encontre de Pékin.

Au moment où Donald Trump menace d’imposer des droits de douane sur 150 milliards de dollars d’importations chinoises, Xi Jinping s’est engagé à ouvrir le marché chinois, à accroître les importations et à protéger la propriété intellectuelle – autant de demandes formulées à maintes reprises par l’hôte de la Maison-Blanche. Xi Jinping a promis notamment d’abaisser “considérablement” dès cette année les droits de douane sur les automobiles étrangères et “d’autres produits”.

Des entreprises plus ouvertes aux étrangers. Alors que la Chine célèbre cette année le quarantième anniversaire des réformes économiques de Deng Xiaoping, Xi Jinping s’est aussi engagé à ouvrir davantage les entreprises chinoises aux investisseurs étrangers. Le dirigeant a assuré que les promesses d’ouverture des marchés financiers chinois, dévoilées l’automne dernier, seront “matérialisées”. Il a par ailleurs promis un assouplissement des restrictions à la présence de capitaux étrangers dans les entreprises chinoises actives dans les industries automobile, navale et aéronautique – mais sans donner de calendrier.

-Scandale d’agression sexuelle à l’académie qui décerne le Nobel de littérature

Trois membres de la prestigieuse Académie suédoise, qui décerne le Nobel de littérature, ont démissionné après que plusieurs femmes ont témoigné d’agressions sexuelles. Elles accusent un Français.

C’est une crise historique pour l’institution. Depuis novembre dernier, l’Académie suédoise, qui décerne chaque année le prix Nobel de littérature, est éclaboussée par des affaires d’agressions sexuelles et de favoritisme. Après des mois de silence radio, trois des 18 membres ont fini par claquer la porte, vendredi.

Un Français accusé. Le scandale a mis au jour en novembre les relations étroites entre l’académie et “une personnalité du monde de la culture” accusée de viols et agressions sexuelles par des académiciennes, épouses d’académiciens, leurs filles et de nombreuses autres femmes. Selon elles, il s’agit du Français Jean-Claude Arnault, 71 ans, directeur artistique d’un lieu d’exposition et de performances à Stockholm, couru des élites culturelles et en partie financé par l’académie. L’homme est marié à l’une des académiciennes.

“Une culture du silence”. Pendant des mois, les membres de la prestigieuse institution gardent le silence, jusqu’à ce que trois Sages craquent et rompent leur devoir de réserve. “Vous devez signer une clause de confidentialité lorsque vous entrez dans l’Académie, pour ne rien dévoiler sur les règles de l’institution”, explique Mattias Berg, journaliste culturel en Suède, joint par Europe 1. “La secrétaire de l’Académie a dit qu’elle savait des choses, mais qu’elle n’avait rien dit. Il y a une véritable culture du silence”, dénonce-t-il.

Enquête en cours. Depuis ces premières révélations, un cabinet d’avocat a été chargé d’enquêter sur les liens entre Jean-Claude Arnault et les académiciens. Mi-mars, le parquet de Stockholm a annoncé qu’une partie de l’enquête ouverte contre l’homme au cœur du scandale avait été classée sans suite pour cause de prescription ou faute de preuves. Il s’agit de viols et d’agressions présumés commis en 2013 et 2015. Les faits non encore classés n’ont pas été divulgués.

En Suède, beaucoup craignent pour la crédibilité du prochain prix Nobel de littérature, décerné à l’automne prochain.

-L’Arizona déploie 225 militaires à sa frontière avec le Mexique

En phase avec la décision de Donald Trump d’envoyer des forces armées à la frontière avec le Mexique, l’Arizona a dépêché lundi 225 soldats de sa Garde nationale. 

L’Arizona a envoyé lundi 225 soldats de sa Garde nationale à la frontière avec le Mexique par “mesure de sécurité”, d’après un communiqué du gouverneur de cet Etat du sud-ouest des Etats-Unis, Doug Ducey. “Des gardes sont en train d’être envoyés à la frontière pour améliorer les capacités des agents de la police fédérale des frontières afin d’améliorer le contrôle opérationnel de la région”, explique ce communiqué, qui précise que les militaires déployés vont apporter un soutien aérien, opérationnel, logistique et vont contribuer à la “construction d’infrastructures à la frontière”.

L’Arizona après le Texas. Doug Ducey a tweeté lundi des photos de lui en train de saluer les troupes. Il a prévenu que plus de militaires seraient envoyés à la frontière mardi. “Nous devons continuer à collaborer avec les autorités locales, d’Etat et fédérales pour faire ce que Washington a échoué à faire depuis trop longtemps : sécuriser la frontière Sud”, a notamment tweeté le gouverneur. Vendredi, le Texas avait déjà indiqué le déploiement de quelque 250 militaires sous 72 heures, au lendemain de l’annonce de l’envoi de milliers de soldats par Donald Trump pour endiguer l’immigration clandestine et le trafic de drogue. Ce déploiement de la Garde nationale, qui est du ressort des gouverneurs, pourrait se faire sur une longue durée.

Mexico va revoir sa coopération avec Washington. Cette décision a exacerbé les tensions avec le Mexique, le président Enrique Peña Nieto jugeant que les “attitudes irrespectueuses ou menaçantes” de Donald Trump étaient injustifiées. Le Mexique va réévaluer sa relation de coopération avec les Etats-Unis à cause des tensions “notoires” entre les deux pays sur la question migratoire, a par ailleurs annoncé lundi le chef de la diplomatie mexicaine Luis Videgaray.

Le nombre de Britanniques devenus citoyens d’un autre pays de l’UE a plus que doublé en 2016

L’année du référendum sur le Brexit, le nombre de ressortissants du Royaume-Uni devenus citoyens d’un autre Etat membre de l’UE a augmenté de 165% par rapport à 2015. 

Le nombre des Britanniques devenus citoyens d’un autre État membre de l’Union européenne a plus que doublé en 2016, l’année du référendum au Royaume-Uni qui a décidé la sortie de ce pays de l’Union, selon des chiffres diffusés lundi.

En 2016, le nombre des ressortissants du Royaume-Uni devenus citoyens d’un autre Etat membre de l’Union (sans perdre pour autant leur citoyenneté d’origine) s’est élevé à 6.555, contre 2.478 en 2015, soit une augmentation de 165%, a annoncé l’Office européen des statistiques Eurostat.

Le Royaume-Uni sortira officiellement de l’UE en mars 2019. Au référendum du 23 juin 2016, la majorité des ressortissants du Royaume-Uni s’étaient prononcés pour une sortie de leur pays de l’UE. Jamais auparavant la population d’un Etat membre de l’Union n’avait réclamé de la quitter. Depuis, l’UE et le gouvernement britannique ont entamé des négociations de sortie et le 29 mars 2019, le Royaume-Uni cessera officiellement de faire partie de l’Union européenne.

Selon Eurostat, en 2016, près d’un million de personnes (994.800) au total se sont vu octroyer la nationalité d’un Etat membre de l’UE, soit 18% de plus qu’en 2015. Les citoyens marocains formaient le plus grand groupe de nouveaux citoyens de l’UE : 101.300 au total, qui sont devenus en très grande majorité espagnols (36,5%), italiens (34,8%) ou français (17,5%).

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