NBA – Philadelphie sur sa planète, Golden State réagit

Pour la première fois depuis 1982-1983, les Sixers de Philadelphie ont remporté 14 matches de suite et consolident leur troisième place de la conférence Est. 

Pour la première fois depuis 1982-83, Philadelphie a remporté 14 matches de suite après sa victoire dimanche contre Dallas (109-97). Même l’absence de leur pivot et meilleur marqueur Joël Embiid, opéré fin mars d’une fracture du plancher orbital gauche, ne perturbe pas les Sixers. Ils sont invaincus depuis le 13 mars et vont aborder leurs premiers play-offs depuis 2012 en trouble-fêtes de la conférence Est.

Philadelphie consolide sa position. Plus important encore, Philadelphie a consolidé sa 3ème place, au nez et à la barbe de LeBron James et de ses Cavaliers (4ème, 49 v-31 d). Autre motif de satisfaction pour les Sixers qui collectionnaient les saisons décevantes depuis 2013, ils sont désormais assuré de finir à la troisième ou quatrième place et donc de disputer les deux premiers matches, ainsi que l’éventuel match numéro 7, du 1er tour à domicile. “Gagner 50 matches en saison régulière, dont 14 de suite, c’est fantastique, notre saison est exceptionnelle”, s’est félicité leur entraîneur Brett Brown.

Les Raptors assurés de finir premier. Les deux meilleures équipes de la conférence Est, Toronto et Boston, étaient également sur le pont ce dimanche. Les Raptors, déjà assurés de terminer à la première place pour la première fois dans leur histoire, ont dominé Orlando 112 à 101 en l’absence de DeMar DeRozan et de Jonas Valanciunas, laissés au repos. Les Celtics ont eux aussi ménagés leurs titulaires, durant le 4ème quart-temps, et se sont inclinés à domicile face à Atlanta (112-106) alors qu’ils menaient de 14 points en début de l’ultime période.

Réaction de Golden State. A l’Ouest, Utah s’est imposé sur le parquet des Los Angeles Lakers (112-97) et disputera les play-offs pour la deuxième année consécutive. Enfin, le champion en titre Golden State a réagi après sa défaite à domicile la veille contre La Nouvelle-Orléans (126-120), le sixième revers en dix matches. Les Warriors, toujours privés de Stephen Curry, blessé au genou gauche, se sont imposés 117 à 100 à Phoenix avec 34 points en 34 minutes de Klay Thompson. “On a retrouvé de l’énergie, alors que nous avions été un peu paresseux lors de nos derniers matches”, s’est réjoui Steve Kerr, l’entraîneur de Golden State.

– Japon : limogeage annoncé de Vahid Halilhodzic à deux mois du Mondial

Le Franco-bosnien, qui a conduit la qualification les joueurs nippons pour la Coupe du monde, est décrié pour sa méthode autoritaire. 

Le Franco-bosnien Vahid Halilhodzic a été limogé de son poste de sélectionneur de l’équipe nationale du Japon après un mandat tumultueux, à seulement deux mois du Mondial-2018 en Russie, ont rapporté lundi les médias japonais. La Fédération japonaise de football (JFA) n’a pas officiellement confirmé l’information, mais elle a prévu de tenir une conférence de presse à 16h00 à Tokyo, en présence de son président Kozo Tashima.

Etrillé par les médias. Nommé en mars 2015, l’entraîneur de 65 ans avait mené l’an dernier les “Samouraïs bleus” vers la qualification pour leur sixième Coupe du monde d’affilée, mais les derniers résultats, en matches de préparation, ont été décevants (nul 1-1 contre le Mali, défaite 1-2 face à l’Ukraine). “Coach Vahid” avait alors été étrillé par les médias : “Pas de progrès, pas d’espoirs, nombreuses inquiétudes pour la Coupe du Monde”, titrait Sports Nippon

Depuis son arrivée au Japon, son mandat n’a pas été de tout repos, émaillé de conflits avec la Fédération. Certains cadres auraient préféré un management au style moins conflictuel, préconisant la mise en place d’un sélectionneur japonais.

Méthode autoritaire. La méthode d’un sélectionneur a souvent été décrite comme autoritaire, lui qui avait conduit en 2014 l’Algérie à une qualification historique en huitième de finale du Mondial. “Beaucoup de personnes m’ont critiqué malgré le fait que le Japon était en tête de son groupe. Si ça n’avait pas été le cas j’aurais évidemment accepté (ces critiques), mais beaucoup étaient des critiques gratuites”, avait regretté début septembre l’ex-entraîneur du Paris SG (2003-2005). “A ceux qui m’ont attaqué, je leur dis : dommage, mais je vais juste continuer mon travail”, avait-il lancé après avoir la veille laissé entendre qu’il pensait quitter son poste “pour des raisons personnelles”.

Groupe difficile. Début avril, le sélectionneur espérait encore conduire le Japon à “faire quelque chose de remarquable” en Russie. “J’oublierai jamais l’accueil qu’on a eu après la Coupe du monde à Alger. (…) J’espère qu’on va refaire la même chose avec le Japon”, confiait-il dans l’émission Téléfoot, l’After. Vahid Halilhodzic avait connu pareille mésaventure en 2010 alors qu’il était sélectionneur de la Côte d’Ivoire : il avait été débarqué sans ménagement, à quelques mois du Mondial en Afrique du Sud, après une Coupe d’Afrique des nations ratée la même année.

Le Japon a hérité d’un groupe difficile au Mondial-2018 : face à la Colombie, au Sénégal et à la Pologne, il lui faudra accomplir un exploit pour se hisser en huitièmes de finale, performance qu’il a réussie à deux reprises dans son histoire, en 2002 et 2010.

 

– Masters 2018: Patrick Reed devient roi d’Augusta, Tiger Woods 32ème

L’Américain de 27 ans a remporté son premier titre du Grand Chelem. “Le Tigre”, annoncé parmi les favoris, finit à 16 coups du vainqueur. 

Réputé jusque là pour ses exploits en Ryder Cup, l’Américain Patrick Reed a fait son entrée dans la cour des grands en remportant à 27 ans le Masters, son premier titre du Grand Chelem, dimanche à Augusta, en Géorgie. “Captain America” a désormais dans sa penderie le blazer le plus célèbre du sport mondial, une veste verte aux couleurs du prestigieux Augusta National Golf Club.

Sang-froid. Pour décrocher ce Graal et le chèque de deux millions de dollars remis au vainqueur du Masters, Patrick Reed, principal artisan de la victoire des Etats-Unis face à l’Europe lors de la Ryder Cup 2016, a fait preuve dans le 4ème tour de sang-froid. Il a dû tour à tour repousser les assauts du Nord-Irlandais Rory McIlroy, 2ème à trois coups en début de journée, de son compatriote Jordan Spieth, revenu briévement à sa hauteur en cours d’après-midi, et d’un autre Américain, Rickie Fowler.

“Je n’ai jamais paniqué”. Sous pression et dans une situation inédite dans sa carrière, Patrick Reed, en tête depuis le 2ème tour, n’a jamais craqué. “Je savais que cela allait être difficile, je m’étais préparé à ce que mon avance se réduise à un moment donné, mais je n’ai jamais paniqué”, s’est félicité le 24ème mondial qui a fait ses classes non loin du parcours d’Augusta à l’université voisine. Jusqu’à cette semaine, Reed n’avait jamais brillé à Augusta : en 2017, il n’avait pas franchi le cut et son meilleur résultat, une modeste 22ème place, remontait à 2015.

Meilleure carte de la semaine pour Tiger Woods.Annoncé parmi les favoris malgré ses trois dernières saisons calamiteuses et ses quatre opérations du dos, Tiger Woods, 42 ans, a fini à la 32ème place (289, +1), à seize coups de Reed. Petite consolation pour l’ancien numéro 1 mondial, vainqueur de l’épreuve à quatre reprises, il a rendu sa meilleure carte de la semaine dimanche (69, -3). “Je ne suis un peu déçu, mais les choses progressent bien”, a analysé le “Tigre”.

 

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