La créativité “est toujours là”, rassure Stromae

L’artiste belge a affirmé dimanche qu’il comptait bien revenir à la musique mais “à un rythme plus sain et reposé”, après avoir enchaîné 200 concerts en deux ans. 

La créativité “est toujours là”, assure le chanteur Stromae qui, après une longue absence pour coup de fatigue, compte bien revenir à la musique mais “à un rythme plus sain et reposé”. “Je suis toujours là”, a-t-il répondu à Laurent Delahousse pour l’émission 19 heures Le Dimanche diffusée ce dimanche sur France 2, à l’occasion du défilé parisien de sa griffe de prêt-à-porter.

“Je me plais énormément à faire ce qu’on fait aujourd’hui, avec la collection, et dans la musique et dans tout”, dit le musicien belge, aux côtés de son épouse styliste Coralie Barbier et de son frère Luc Junior Tam, ses partenaires du collectif Mosaert. Stromae n’est pas remonté sur scène depuis fin 2015, à l’exception d’une apparition le mois dernier au côté du rappeur Orelsan.

200 concerts en deux ans. “J’avais besoin d’enlever toute cette pression qu’amène le succès (…) J’avais fait 200 concerts en deux ans, ce qui était un nombre insensé. C’était une superbe expérience mais (…) c’est allé trop vite”, raconte-t-il, cheveux longs tirés en chignon sur le haut du crâne. “Même si on vend du rêve, ça reste un métier, et comme dans n’importe quel métier, quand on travaille de trop, on arrive à un burn-out,” dit-il. “Il y avait une grosse fatigue physique. Il y a eu un élément déclencheur qui était la prise de ce médicament, le Lariam (un anti-paludéen, ndlr). Il me fallait le temps de me reconstruire car c’était pas super chouette. Ne plus faire confiance à son psychisme est quelque chose d’assez perturbant. Maintenant j’en sais un peu plus sur les maladies mentales, (…) ça fait un élément en plus dans mon bagage”, dit-il encore, évoquant le rôle salvateur de ses proches et du milieu médical.

La suite ? “Un rythme plus sain et reposé”. Quant à la créativité, “elle est toujours là”, explique le musicien dont l’album Racine carrée (2013), avec des tubes comme  “Formidable” ou “Papaoutai”, s’est écoulé à 3,5 millions d’exemplaires dans le monde. La scène, “je reconnais que c’est quelque chose dont je ne pourrai pas me passer. Par contre, la façon dont j’envisagerai la suite (…) ce sera à un rythme beaucoup plus sain et reposé”. L’artiste, qui n’est pas tenu par un contrat ou une maison de disque, a organisé avec Mosaert son premier défilé vendredi à Paris. Il en a composé la bande-son, et le clip de captation devrait être téléchargeable d’ici la fin du mois.

 

Françoise Hardy : “Je ne suis pas une artiste de scène”

Sur Europe 1, la chanteuse revient sur son absence de la scène depuis 50 ans. Un choix qu’elle assume totalement et sur lequel elle n’a pas de regrets.

À 74 ans, Françoise Hardy sort un nouvel album. Le 6 avril, est sorti son 28ème disque studio : Personne d’autre. Douze titres dans lesquels la chanteuse se raconte. Si l’artiste ne s’est jamais vraiment arrêtée de chanter depuis ses débuts, sa dernière montée sur scène remonte à 1968. Cinquante ans sans concert en solo.  Invitée de En balade avec sur Europe 1, elle revient sur cette absence scénique.

“Aucun regret !”. Après ces 50 années loin du public, Françoise Hardy a-t-elle une certaine nostalgie en repensant à l’époque où elle montait sur scène ? À l’écouter, non. “Aucun regret ! Au contraire, c’est un soulagement intense”, confie-t-elle au micro de Nikos Aliagas. “Je ne suis pas une artiste de scène. Pour en être une, il faut vraiment avoir une voix et aimer cela. Il faut être une bête et je ne suis pas assez ça”, concède l’interprète de Tous les garçons et les filles.

“Ma voix me trahit en permanence.” Depuis 1968, le lien organique avec la scène et le public ne lui a jamais manqué. “La seule chose que je déplore, c’est de ne pas avoir été une chanteuse à part entière. Si j’avais eu la voix de Céline Dion…”, se projette-elle, laissant supposer que les choses auraient peut-être été différentes. Françoise Hardy explique donc cette absence par une seule raison : sa voix. “Elle me trahit en permanence. Les ingénieurs du son avec qui j’ai travaillé en savent quelque chose”, affirme l’artiste.

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