Le monde du hockey sur glace sous le choc après l’accident de car au Canada

De nombreuses équipes ont annoncé leur intention de faire des dons pour les familles des victimes de l’accident, qui a fait 15 morts et 14 blessés.

Le monde du hockey sur glace, les joueurs de la prestigieuse Ligue nord-américaine (NHL) en tête, a rendu hommage samedi aux 15 personnes qui ont trouvé la mort vendredi dans le terrible accident d’un bus transportant une équipe canadienne de jeunes joueurs. Alors que les équipes NHL, américaines et canadiennes, disputaient samedi leur avant-dernier ou dernier match de saison régulière et visaient encore pour certaines leur qualification pour les play-offs, joueurs et entraîneurs n’avaient guère le cœur à penser à la compétition.

Très forte émotion. Ils étaient sous le choc de l’accident survenu vendredi dans la province canadienne de Saskatchewan, dans l’ouest du pays, entre un camion et le car transportant l’équipe des Humboldt Broncos. Plusieurs joueurs, âgés de 16 à 21 ans, et l’entraîneur de l’équipe font partie des victimes, 14 autres personnes sont blessées, certaines dans un état critique. A l’image de Mike Babcock, l’entraîneur des Toronto Maple Leafs, en larmes avant le coup d’envoi du match de son équipe, l’émotion était toujours très forte.

“Touchés par la tragédie”. “Je viens de cette région, cela s’est passé non loin de chez moi, je ne peux même pas imaginer ce que que peuvent ressentir des parents, des épouses et des proches, des camarades”, a-t-il avoué. La NHL, la puissante ligue qui organise le championnat le plus relevé de la planète, a apporté son soutien aux victimes et à leurs familles dans un communiqué.

“Toutes nos pensées vont à l’endroit des joueurs, des familles, des entraîneurs, du personnel de l’équipe et tous les gens de la communauté qui ont été touchés par la tragédie”, a indiqué le grand patron de la NHL, Gary Bettman.

Dons aux familles de victimes. Les joueurs des Chicago Blackhawks et des Winnepeg Jets portaient eux sur leur maillot dans le dos le nom de l’équipe des Broncos, au lieu de leur patronyme. Les deux équipes ont fait chacun un don de 25.000 dollars et la moitié des recettes de la loterie du jour sera remise aux familles des victimes.

-New York : un incendie dans la Trump Tower fait un mort et cinq blessés

Parmi les blessés, quatre sont des pompiers, ont annoncé les services de la ville. Le président, propriétaire de l’immeuble, a loué leur “excellent travail”. 

Un incendie qui s’est déclaré samedi au 50ème étage de la Trump Tower de New York a fait un mort et cinq blessés, ont indiqué la police et les pompiers de la ville. Selon la police de New York, la personne décédée est un homme âgé de 67 ans. Parmi les cinq blessés, quatre sont des pompiers, selon le service des pompiers de la ville.

“Excellent travail”. La vie des blessés n’est pas en danger et l’incendie a été maîtrisé, a-t-on précisé. Propriétaire de l’immeuble, le président Donald Trump a félicité et remercié les pompiers pour leur “excellent travail”.

Le selfie d’un Pakistanais avec le pape en boucle sur Facebook

Daniel Bashir, jeune chrétien de 26 ans, a offert au souverain pontife un châle traditionnel “ajrak”, dont il s’est aussitôt drapé les épaules. 

Le selfie d’un chrétien pakistanais avec le pape, devenu viral, donne à son auteur l’occasion d’évoquer le sort des minorités dans son pays, une situation “qui lui brise le cœur”, explique-t-il. Jeune médecin de Karachi, Daniel Bashir, 26 ans, a expliqué qu’il avait pris cette photo avec le chef de l’Eglise catholique lors d’une réunion de jeunes du monde entier en mars au Vatican.

“Prier chaque jour pour le Pakistan”. Il avait offert au pape François un châle traditionnel “ajrak” imprimé de sa province de Sindh, dans le sud-est du pays, dont le souverain pontife s’est aussitôt drapé les épaules, puis tous deux ont pris la pose, souriants devant l’objectif. “Mon cœur est empli de joie” a écrit Bashir en postant la photo sur Facebook. “Il était vraiment ravi en voyant l’ajrak… Je l’ai rencontré de nouveau un peu plus tard et je lui ai offert une couverture”, a-t-il rapporté vendredi soir. De son côté le pape lui a affirmé “prier chaque jour pour le Pakistan”, a ajouté le jeune homme.

Sort des minorités religieuses. La photo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux et Bashir s’est retrouvé sous les projecteurs, sollicité par tous les médias du pays. Avec le pape, a-t-il raconté, ils ont évoqué le sort des minorités religieuses du Pakistan, pays de 200 millions d’habitants dont les Musulmans constituent plus de 90% et les chrétiens, 2% environ. Longtemps persécutée et discriminée, cette minorité se voit généralement reléguée aux tâches subalternes et mal payées. Elle est aussi régulièrement la cible d’attaques pour blasphème.

Attentats de Daech. Début avril, quatre chrétiens ont été tués par balles dans un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique dans la ville de Quetta, juste après Pâques. Quelques jours avant Noël, le même groupe avait provoqué un attaque suicide dans une église faisant huit morts. “Je me sens à l’abri à Karachi mais ça fait mal de voir ces incidents contre les chrétiens et les autres” avoue Bashir. “Ca me brise le coeur, ces minorités opprimées”.

Mais sa rencontre avec le pape l’a tellement marqué, confie-t-il, qu’au lieu de se spécialiser en neurochirurgie comme il l’avait prévu, le jeune homme envisage maintenant d’entrer au séminaire en juin pour rejoindre l’Eglise.

 

Brésil : l’ex-président Lula est arrivé à la prison de Curitiba

L’ancien chef de l’État doit purger une peine de 12 ans de prison pour corruption. Des opposants ont célébré son incarcération devant sa prison. 

L’ex-président brésilien Lula est arrivé samedi soir à la prison de Curitiba, dans le sud du pays, afin de commencer à purger une peine de plus de 12 ans de détention pour corruption, selon les images de la télévision locale. L’icône de la gauche brésilienne et favori de la présidentielle d’octobre est arrivé à bord d’un hélicoptère après s’être rendu à la police en début de soirée à Sao Paulo.

Feux d’artifice. Sur place, plusieurs centaines d’anti-Lula vêtus de jaune et vert, les couleurs nationales, l’attendaient devant sa prison. Ils ont tiré des feux d’artifices et tapé sur des casseroles pour célébrer ce moment. Certains criaient “Vive la République de Curitiba! Vive Sergio Moro!”, en référence au juge qui ordonné l’incarcération de Lula.

Empoignades viriles. Empêché une première fois de quitter le siège du syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, dans la banlieue de la capitale économique du brésil, par des militants le leader de 72 ans a été obligé de retourner à l’intérieur des locaux, où il est resté confiné près d’une heure. Un service d’ordre moins dépassé a ensuite pu, au prix d’empoignades viriles, ouvrir la voie au départ de Lula, malgré un nouvel afflux de ses partisans.

Cellule de 15 mètres carrés. Luiz Inacio Lula da Silva et ses avocats avaient négocié vendredi avec les autorités les conditions de l’arrestation de cet ancien cireur de chaussures quasiment analphabète s’étant hissé au sommet de l’État. Une cellule d’à peine 15 mètres carrés avec toilettes et douche privatives attend Lula au siège de la Police fédérale de Curitiba, avant un transfèrement. Elle a été spécialement prévue en raison du statut d’ex-chef d’État de Lula, “à l’écart des autres prisonniers, sans aucun risque pour son intégrité morale ou physique”, a expliqué le juge Moro.

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