Un footballeur sur trois souffre d’arthrose du genou dès 35 ans

33% des anciens joueurs âgés de 35 à 40 ans souffrent de cette maladie chronique du cartilage, selon une étude du syndicat mondial des joueurs.

Dès l’âge de 35 ans, un ancien footballeur professionnel sur trois souffre d’arthrose du genou, une proportion bien supérieure à celle de l’ensemble de la population, s’inquiète la Fifpro, le syndicat mondial des joueurs, dans une étude diffusée vendredi. Cette étude porte sur 400 joueurs encore en activité et 900 footballeurs qui ont pris leur retraite sportive.

Cette étude montre que 33% des anciens joueurs âgés de 35 à 40 ans souffrent d’arthrose du genou, une maladie chronique du cartilage, et 34% pour les 40 à 45 ans, contre 8 à 13% de l’ensemble de la population aux mêmes tranches d’âge, selon la Fifpro.

Les joueurs ne sont pas assez informés. “Il y a une certaine logique puisque les footballeurs sont plus sujets à des blessures musculo-squelettiques ou des interventions chirurgicales. Le problème, c’est que les joueurs ne sont pas au courant, et qu’ils ne font pas forcément tout ce qu’il faut quand ils prennent leurs retraites”, explique le docteur Vincent Gouttebarge, le chef du service médical de la Fifpro. 

“Il faut rester actif, avoir une activité physique saine, une bonne hygiène de vie. Mais une fois qu’on raccroche les crampons, on se laisse un peu aller, on prend du poids. C’est un cercle vicieux. Pendant la carrière, la seule chose qui compte c’est la performance. On ne discute pas d’arthrose dans les vestiaires. Et après, on n’a pas forcément toutes les informations pour retarder la maladie”, ajoute-t-il.

“Mon cartilage avait presque disparu”. Les opérations au genou pendant la carrière sont bien sûr un facteur de risque supplémentaire. Interrogé par la Fifpro, l’ancien international suédois Pontus Kamark explique qu’il a mis fin à sa carrière à l’âge de 32 ans après trois interventions chirurgicales aux ligaments: “Mon médecin a remarqué que mon cartilage du genou avait presque disparu. Il m’a conseillé d’arrêter”. Avant de conclure : “j’ai vu certains joueurs qui ne pouvaient même plus marcher. Ce sont des estropiés”.

La Fifpro, qui a basé son étude sur le dossier médical des joueurs, va la poursuivre en réalisant un série de radiographies sur des anciens footballeurs. L’étude ne porte pas que sur le genou, mais aussi sur les articulations des hanches et des chevilles.

-La fondeuse Marit Bjoergen, athlète la plus titrée des JO d’hiver, annonce sa retraite

La spécialiste du ski de fond norvégienne Marit Bjoergen annonce sa retraite à 38 ans après avoir remporté quinze médailles olympiques.

La fondeuse norvégienne Marit Bjoergen, athlète la plus titrée et la plus médaillée des Jeux olympiques d’hiver, a annoncé vendredi qu’elle mettait un terme à sa carrière, à l’âge de 38 ans.

“J’ai décidé d’arrêter”. “Je sens que je n’ai pas la motivation nécessaire pour être à 100% une saison de plus, et c’est pourquoi j’ai décidé d’arrêter”, a déclaré Marit Bjoergen à la télévision publique NRK en marge des championnats de Norvège de ski de fond. “C’est un jour très particulier”, a-t-elle ajouté avant de fondre en larmes.

Marit en or. Avec 15 médailles olympiques (huit en or, quatre en argent, trois de bronze), “Gull Marit” (“Marit en or”) devance de deux breloques au palmarès des Jeux d’hiver son compatriote Ole Einar Bjoerndalen, “roi du biathlon”, qui a lui aussi annoncé cette semaine, à 44 ans, qu’il raccrochait les skis.

Cinq médailles supplémentaires en Corée. Arrivée à Pyeongchang en février avec déjà dix médailles récoltées depuis les Jeux de Salt Lake City en 2002, Marit Bjoergen avait rajouté en Corée du Sud deux médailles d’or en relais et 30 km, une médaille d’argent au skiathlon et deux médailles de bronze au 10 km libre et sur le sprint par équipes.

Divers hommages. Les hommages se succédaient vendredi en Norvège pour saluer l’impressionnante carrière de la fondeuse aux 114 titres individuels en Coupe du monde. “Elle a été terriblement importante pour moi. C’était mon idole”, a réagi entre deux sanglots la fondeuse norvégienne Therese Johaug, absente des derniers JO pour cause de suspension après une violation des règles antidopage. “Tu as été une source d’inspiration et un modèle. Tu nous as fait sauter de joie et hurler de nervosité”, a écrit sur son compte Twitter l’ancien Premier ministre norvégien et secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg.

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