Chine : Trump évoque 100 milliards de dollars de tarifs douaniers supplémentaires

Donald Trump fait le choix de faire encore monter la pression sur Pékin en lançant ces nouvelles menaces.

Donald Trump a frappé fort jeudi en menaçant d’imposer 100 milliards de dollars de nouvelles taxes douanières sur les importations chinoises en riposte aux mesures de rétorsion annoncées par Pékin et au risque de déclencher un conflit commercial à l’issue incertaine.

Seulement des menaces pour le moment. “J’ai demandé au ministère du Commerce d’examiner si 100 milliards de dollars supplémentaires de tarifs douaniers seraient adaptés en application de l’article 301 (sur la propriété intellectuelle) et, dans ce cas, d’identifier les produits sur lesquels ils pourraient être imposés”, a indiqué le président américain dans un communiqué. Même s’il a clairement décidé de faire monter la pression d’un cran en répondant du tac au tac à Pékin, il ne s’agit pour l’instant que de menaces.

Processus de consultation publique. Le représentant américain au commerce (USTR) Robert Lighthizer a pris soin de noter dans un communiqué que, comme les mesures de rétorsion commerciale annoncées le 3 avril par les Etats-Unis qui ont provoqué l’ire et la menace de riposte de Pékin cette semaine, elles n’entreraient en vigueur qu’à l’issue d’un processus de consultation publique.

Pillage de propriété intellectuelle ? Pour autant, la perspective d’un conflit commercial en bonne et due forme inquiète les investisseurs et les cours de Bourse en ont pâti ces dernières semaines. “Le président Trump propose une réponse appropriée à la récente menace de la Chine d’imposer de nouveaux tarifs douaniers. Après une enquête détaillée, l’USTR a trouvé des preuves irréfutables que les actions déraisonnables de la Chine menaçaient l’économie américaine”, a-t-il poursuivi. L’USTR dénonce une nouvelle fois des pratiques chinoises qui relèvent, selon les Américains, du pillage de la propriété intellectuelle des entreprises américaines qui veulent ou font affaire en Chine.

-Les animaux domestiques de Skripal sont morts

L’ex-agent double possédait un chat et deux cochons d’Inde, ont indiqué jeudi une porte-parole britannique.

Un chat et deux cochons d’Inde appartenant à l’ex-espion russe Sergueï Skripal, empoisonné en Grande-Bretagne, ont été trouvés morts, a annoncé jeudi une porte-parole britannique à la suite d’une question de la Russie sur leur sort.
Un mois après l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, survenu le 4 mars à Salisbury dans le sud-ouest de l’Angleterre, le sort des animaux domestiques de l’ancien espion a été rendu public.

Intoxiqués ou morts de faim ? “Lorsqu’un vétérinaire a pu accéder à la propriété” de Sergueï Skripal, “deux cochons d’Inde étaient malheureusement morts”, a déclaré une porte-parole du ministère britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales. “Un chat a également été trouvé dans un état de détresse, et un chirurgien vétérinaire a pris la décision d’euthanasier l’animal pour mettre fin à ses souffrances”, a indiqué la porte-parole. “Cette décision a été prise dans le meilleur intérêt de l’animal et de son bien-être”. La porte-parole n’a pas précisé si ces animaux étaient morts d’une intoxication subie lors de l’empoisonnement des Skripal ou bien de faim après être restés sans nourriture dans la maison.

Les restes incinérés. Selon le quotidien populaire The Sun, le chat de Sergueï Skripal, qui s’appelait Nash Van Drake, a été transporté au laboratoire militaire britannique de Porton Down, près de Salisbury, et c’est là qu’il a été euthanasié. Les restes du chat et des cochons d’Inde ont été incinérés, selon le Sun citant des sources gouvernementales. L’ambassade de Russie à Londres avait fait état d’un deuxième chat, qui n’a pas été mentionné par la porte-parole britannique.

La Russie accusée. La police britannique estime que les Skripal, qui étaienttoujours hospitalisés jeudi, sont entrés en contact avec le poison au domicile de l’ancien espion. Elle a indiqué que la plus forte concentration de poison détectée se trouvait sur la poignée de la porte d’entrée de la maison. Le gouvernement britannique a déclaré avoir établi que le poison était un agent neurotoxique de conception soviétique appelé Novitchok. Il accuse la Russie d’être responsable de l’attaque. 

– Israël promet la fermeté avant de nouvelles protestations à Gaza

Israël a prévenu les Palestiniens qui s’apprêtent à manifester vendredi que les consignes de tirs à balles réelles n’avaient pas changé. Les États-Unis ont appelé les manifestants à ne pas s’approcher des barrières.

Israël a prévenu jeudi que les consignes de tir données à la frontière avec la bande de Gaza le 30 mars, quand 18 Palestiniens avaient été tués par balle, resteraient les mêmes vendredi en prévision d’une nouvelle manifestation.

Les États-Unis appellent les manifestants à ne pas s’approcher. L’émissaire du président américain Donald Trump pour le Proche-Orient, Jason Greenblatt, a lancé une mise en garde aux manifestants, leur demandant de “rester en dehors de la zone tampon de 500 mètres” et de ne “pas s’approcher de la barrière de la frontière de quelque manière que ce soit”.

“Nous condamnons les leaders et les manifestants qui appellent à la violence ou envoient des manifestants – y compris des enfants – vers la barrière, sachant qu’ils pourraient être blessés ou tués”, a ajouté le responsable américain dans un communiqué à la tonalité extrêmement ferme.

Des pneus en feu contre des tireurs d’élite. Les Palestiniens de Gaza se préparent à cette nouvelle protestation pour réclamer le retour des réfugiés qui avaient fui leurs terres lors de la création de l’État d’Israël, et la fin du blocus de Gaza par Israël. Les organisateurs ont indiqué qu’ils tenteraient d’empêcher les petits groupes de protestataires qui voudraient s’approcher de la barrière pour faire rouler des pneus enflammés ou jeter des pierres vers les tireurs d’élite israéliens postés de l’autre côté. Les jeunes Palestiniens ont collecté ces derniers jours des pneus qu’ils comptent faire brûler pour empêcher les tireurs israéliens de les voir distinctement.

Des consignes de tirs à balles réelles. La journée du 30 mars a été la plus meurtrière depuis la guerre en 2014 entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui gouverne la bande de Gaza. Malgré les critiques de l’ONU et de l’Union européenne, qui ont réclamé une “enquête indépendante” sur l’usage par Israël de balles réelles, les responsables israéliens ont refusé de modifier les consignes de tir pour les manifestations prévues après les prières de vendredi.

Pas “une manifestation mais une opération terroriste”, selon Israël. “S’il y a des provocations, il y aura une réaction des plus dures comme la semaine dernière. Nous n’avons pas l’intention de changer les consignes de tir, nous restons sur la même ligne”, a prévenu à la radio publique le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman.

“Nous n’avons pas affaire à une manifestation mais à une opération terroriste”, a ajouté le ministre. L’envoyé spécial de l’ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé les forces israéliennes à la “retenue maximale” et les Palestiniens à éviter les frictions.

Le 30 mars, journée meurtrière. Le bilan des morts s’est alourdi jeudi avec un Palestinien tué lors d’un raid aérien israélien dans la bande de Gaza et le décès d’un autre, grièvement blessé le 30 mars, ce qui a porté à 20 le nombre de Palestiniens tués depuis vendredi dernier. Des dizaines de milliers de Palestiniens avaient afflué le 30 mars près de la barrière séparant Israël de Gaza, au premier jour de “la marche du retour”. Quelques petits groupes avaient affronté les forces israéliennes en jetant des pierres.

Cette protestation, qui doit durer six semaines, vise à réclamer “le droit au retour” de quelque 700.000 Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui lors de la guerre qui a suivi la création d’Israël en 1948.
Des milliers de manifestants sont de nouveau attendus vendredi.

-Ohio : de mystérieux ratons laveurs “zombies” effraient les habitants

Plusieurs habitants de la ville de Youngstown, dans l’Ohio, ont décrit des comportements étranges de la part de ratons laveurs, habituellement craintifs et nocturnes, qui se mettent à montrer les crocs et se tenir sur leurs pattes arrières.

Les ratons laveurs sont normalement des créatures nocturnes et craintives, se déplaçant à quatre pattes. Sauf dans l’État américain de l’Ohio, où certains se comportent de façon étrange et menaçante, debout en plein jour, selon la police locale.

Une posture agressive inhabituelle. Ces deux dernières semaines, les agents de la ville de Youngstown ont répondu à une quinzaine d’appels d’habitants signalant des ratons laveurs ressemblant à des “zombies”, ainsi que l’a rapporté la chaîne locale WKBN. Ces témoignages s’accordent à décrire des mammifères adoptant une posture agressive, semblant avoir perdu leur peur des êtres humains. Ni le bruit ni les mouvements ne les font s’écarter.

Une photo devenue virale. Ancien banquier s’adonnant à la photographie naturaliste, Robert Coggeshall a ainsi constaté juste devant sa maison le “comportement extrêmement bizarre” d’un raton laveur, qui a interrompu un moment de jeu qu’il partageait avec ses chiens.

“Il s’est dressé sur ses pattes de derrière, je n’avais jamais vu auparavant un raton laveur agir ainsi. Il montrait ses crocs, puis il est tombé en arrière dans un état quasi-comateux”, a-t-il relaté à WKBN. Une photo qu’il a prise de l’animal, debout, salivant et les babines retroussées sur ses longues canines, est devenue virale sur Internet. Le retraité a été contacté des quatre coins des États-Unis.

Après avoir mis ses chiens à l’abri à l’intérieur, Robert Coggeshall a tenté de chasser le raton laveur, en vain. “Il marchait là et n’arrêtait pas faire la même chose : se mettre sur ses pattes de derrière et montrer ses crocs”. L’animal a finalement été euthanasié, ainsi que d’autres dans les environs.

Probablement une maladie de Carré. Les autorités chargées de la protection de l’environnement de l’Ohio ont écarté a priori l’hypothèse d’une épizootie locale de rage, en pensant plutôt à la maladie de Carré. Cette pathologie virale contagieuse affecte habituellement les canidés mais peut se propager à d’autres bêtes carnivores.

En 2012, un raton laveur atteint de cette maladie dans l’État voisin du Michigan, à Kalamazoo, avait déjà été filmé. L’animal attrapé par l’agence de contrôle local avait été euthanasié dans la journée.

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