Ligue des champions : le Real et un immense Ronaldo coulent la Juve

Le Real Madrid est quasiment qualifié en demi-finales après sa large victoire sur la pelouse de la Juventus (3-0), grâce à un exceptionnel Cristiano Ronaldo, auteur d’un doublé et d’une passe décisive.

Si le ciel est la limite, Cristiano Ronaldo a quitté la planète Terre depuis bien longtemps. Le Portugais a encore une fois étalé tout son talent lors de la large victoire du Real Madrid sur la pelouse de la Juventus Turin (3-0), mardi soir lors du quart de finale aller de la Ligue des champions. Le Ballon d’Or, auteur d’un doublé, dont l’un des buts de l’année sur un ciseau acrobatique ahurissant, et d’une passe décisive, a été le grand artisan de la démonstration de force des champions d’Europe en titre, implacables face à des Italiens pourtant loin d’avoir été ridicules. Mais ce Real et ce Cristiano-là, quasiment qualifiés (encore une fois) pour les demi-finales, sont tout simplement hors-normes. La Juve, déjà corrigée l’an passé en finale par ces mêmes Madrilènes (4-1), en a encore une fois eu la preuve.

Ronaldo douche la Juve d’entrée. Pour espérer prendre sa revanche, la Vieille Dame n’aurait pas dû dormir en début de match. L’hymne de la Ligue des champions avait à peine fini de retentir, dans un stade chauffé à blanc, que Cristiano Ronaldo s’est chargé de doucher d’entrée les tifosi turinois. Servi par Isco, le Portugais a propulsé sa reprise, de l’extérieur du pied, au fond des filets de Buffon, après à peine 3 minutes de jeu. La Juve, sonnée, n’a pourtant pas coulé.

Sous une pluie battante, les champions d’Italie ont poussé pour égaliser, mais Keylor Navas, d’un arrêt réflexe exceptionnel sur une reprise de volée d’Higuain (22e), et la maladresse turinoise dans le dernier geste, les empêchaient d’être récompensés de leurs efforts. Le Real, lui, a continué à se montrer dangereux en contre, trouvant même la barre sur une frappe de Toni Kroos (36e). À la pause, rien n’était fait, et la Juve a même cru à l’égalisation sur un coup franc de Dybala détourné par le mur madrilène, juste à côté des cages de Navas (56e). Mais quand l’espoir renaît chez l’adversaire, Cristiano Ronaldo est là pour le rappeler à la raison. 

Un chef d’œuvre et une ovation. On jouait la 64e minute de jeu quand le match, et le sort de ce quart de finale, a basculé sur une inspiration géniale du Ballon d’Or. Qui d’autre que lui pouvait s’élever aussi haut, et propulser d’un ciseau acrobatique de mutant un centre en cloche de Carvajal ? Sans doute personne, et le fabuleux public turinois en est bien conscient. Si le but est superbe, la réaction des tifosi l’a été tout autant : comme un seul homme, ils se sont levés et ont applaudi le chef d’œuvre du maître portugais, faisant de ce tableau l’un des grands moments de la saison. 

Et comme Ronaldo attire à lui toute la lumière, il a continué à briller en délivrant une passe décisive pour Marcelo, sur le 3 à 0 (72e). Certes, l’arbitre de la rencontre, le Turc Cüneyt Cakir, a sévèrement expulsé Paulo Dybala (66e) et aurait pu siffler penalty pour la Juve à deux reprises. Mais personne ne retiendra ces faits de jeu. Comme le public de la Juve, le monde entier se souviendra du récital de Cristiano Ronaldo, qui totalise désormais 14 buts en 9 matches de Ligue des champions cette saison. Avec un CR7 à ce niveau, le Real n’a pratiquement rien à craindre… 

Ligue des champions – Liverpool-Manchester City, un quart très “show”

– Le duel entre les deux clubs anglais devrait faire des étincelles, entre deux équipes spectaculaires et portées sur l’offensive.

Sur le papier, le match entre Liverpool et Manchester City n’est pas l’affiche la plus sexy de ces quarts de finale de Ligue des champions. Ce duel 100% anglais, mercredi soir au stade d’Anfield, passe logiquement au second plan derrière le “remake” de la finale de l’an dernier entre la Juventus Turin et le Real Madrid. Cette rencontre a pourtant tous les ingrédients pour ravir les amateurs de beau football : deux entraîneurs réputés pour leur mentalité offensive, deux équipes qui enchaînent les buts en Angleterre comme sur la scène européenne et des joueurs fabuleux de chaque côté. Voici pourquoi ce Liverpool-City constitue LE quart de finale à ne pas manquer.

Jürgen Klopp et Pep Guardiola, duel offensif

Si Liverpool et City séduisent autant cette saison, ils le doivent avant tout à leurs entraîneurs respectifs. Jürgen Klopp avait déjà enchanté toute l’Europe avec le Borussia Dortmund, qu’il avait mené en finale de la Ligue des champions en 2013. A Liverpool, l’Allemand a mis tout le monde d’accord autant par ses résultats (finaliste de la Ligue Europa 2015-2016, actuel troisième de Premier League) que par son jeu ultra spectaculaire, au style très direct. “Il est le meilleur entraîneur au monde pour les spectateurs”, a même dit de lui Pep Guardiola, maître absolu en la matière.

Le maître Catalan, l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand entraîneur de l’histoire, réalise une œuvre  exceptionnelle avec Manchester City. Son équipe, large leader de Premier League, régale à chaque match par un jeu millimétré et, comme aux plus grandes heures du Barça version Guardiola, quasiment inarrêtable pour les défenses adverses. “C’était clair avant, mais ils sont favoris”, a avoué Klopp.

Les deux meilleures attaques d’Angleterre

Liverpool n’a en tout cas pas à rougir de la comparaison sur le plan offensif. Les Reds, qui ont déjà inscrit 113 buts cette saison toutes compétitions confondues, ont la deuxième meilleure attaque de Premier League et même la meilleure de la Ligue des champions (28 buts en 8 matches). Les joueurs de Jürgen Klopp ont également dans leurs rangs l’un des meilleurs joueurs au monde à l’heure actuelle : l’Égyptien Mohamed Salah. L’attaquant de 25 ans ne cesse d’impressionner avec 37 buts cette saison toutes compétitions confondues, et s’affirme en favori pour le titre de meilleur joueur du championnat d’Angleterre.  

L’attaque de Manchester City fait encore mieux, avec 126 buts cette saison, dont 88 en Premier League (meilleure attaque). Chez les Citizens, la menace offensive ne se résume pas aux seuls attaquants. Le milieu belge Kevin De Bruyne est le chef d’orchestre de cette armada, avec 15 passes décisives en championnat, derrière une constellation de joueurs rapides, techniques et redoutables devant le but (Sergio Agüero, Raheem Sterling, Leroy Sané, Gabriel Jesus). “Ils sont extraordinaires”, a résumé Klopp.

En championnat, c’était grandiose

Le cocktail a de quoi donner l’eau à la bouche. Ça tombe bien : il a déjà été particulièrement savoureux cette saison en Premier League. Lors du match aller, en septembre, Manchester City avait infligé une correction à Liverpool (5-0), complètement dépassé après l’expulsion de Sadio Mané à la 37e minute de jeu. Les Reds avaient pris leur revanche en janvier dernier, en infligeant la seule défaite des Citizens en championnat après une nouvelle orgie offensive (4-3). Douze buts en deux matches, on signe de suite pour voir le même spectacle en Ligue des champions…

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