La Chine réplique aux États-Unis en imposant des taxes sur 128 produits américains

En réplique aux taxes américaines sur l’acier et l’aluminium voulues par Donald Trump, la Chine s’est défendue en annonçant des taxes sur 128 produits américains.

Œil pour œil, dent pour dent. La Chine a annoncé lundi des mesures de rétorsion contre les importations américaines en imposant des taxes sur 128 produits, d’une valeur de trois milliards de dollars, en réplique aux taxes américaines sur l’acier et l’aluminium, selon l’agence Chine nouvelle.

Une guerre commerciale. Pékin avait prévenu le mois dernier qu’il envisageait l’imposition de ces taxes, faisant craindre le déclenchement d’une guerre commerciale entre les deux géants économiques mondiaux. Les nouvelles taxes chinoises, imposées par la commission chargée des tarifs douaniers au sein du Conseil d’État (gouvernement), portent sur des produits divers allant des fruits à la viande de porc.

15% à 25% de droits de douane. Donald Trump avait annoncé le 22 mars que les États-Unis imposeraient de nouvelles taxes sur quelque 60 milliards de dollars d’importations chinoises, une nouvelle qui avait secoué les marchés financiers. Dès le lendemain, la Chine avait répliqué en dévoilant une liste de 128 produits sur lesquels elle affirmait vouloir appliquer des droits des douanes de 15% à 25% en cas d’échec des négociations entre les deux pays. Washington reproche depuis longtemps à Pékin de tirer profit du système de coentreprises imposé aux firmes étrangères qui s’implantent en Chine pour piller les innovations technologiques américaines.

-Immigration : les candidats à la présidentielle mexicaine répliquent à Trump

Comme il en a l’habitude, Donald Trump a posté un message polémique sur Twitter à l’égard du Mexique. Les candidats à l’élection présidentielle mexicaine ont répliqué.

Les candidats à l’élection présidentielle mexicaine ont débuté dimanche leur campagne en répondant à la diatribe de Donald Trump, qui a accusé le Mexique de faire “très peu” pour empêcher les migrants illégaux d’entrer aux États-Unis.

Le Mexique, pas un “punching ball”. Le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, actuel favori des sondages, a déclaré depuis Ciudad Juarez, à la frontière avec l’État du Texas, qu’il allait exiger du respect pour les Mexicains. “Ni le Mexique, ni son peuple, ne vont être le punching ball d’un quelconque gouvernement étranger” a déclaré le candidat de 64 ans lors de son premier meeting officiel de campagne pour l’élection présidentielle du 1er juillet prochain. “Ce n’est pas avec des murs, ni avec l’usage de la force que l’on résout les problèmes sociaux ou les sujets de sécurité” a-t-il insisté.

“Une responsabilité partagée”. L’ancien maire de Mexico a ajouté qu’il n’écartait pas la possibilité de faire changer d’avis Donald Trump “sur sa politique étrangère erronée, et en particulier, sur son attitude méprisante à l’égard des Mexicains”. De son côté, Ricardo Anaya, qui dirige une coalition de partis de droite et de gauche, a exigé de la fermeté et de la dignité après les nouvelles déclarations du président américain. “Nous avons besoin d’une nouvelle relation avec une responsabilité partagée et un respect mutuel”, a déclaré Ricardo Anaya à San Juan de los Lagos, dans l’Etat de Jalisco (ouest), où il a lancé sa campagne.

Le jeune candidat de 39 ans, actuellement deuxième dans les intentions de vote, a indiqué que le phénomène migratoire préoccupait autant le Mexique que les États-Unis. Il a également pointé du doigt la responsabilité américaine en matière de trafic d’armes. “80% des armes avec lesquelles on assassine des gens dans notre pays proviennent des États-Unis “, a-t-il déclaré. 

Un nouveau tweet polémique de Trump. Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait lancé une nouvelle diatribe sur Twitter contre son voisin du Sud. “Le Mexique en fait très peu, si ce n’est RIEN, pour empêcher les gens d’entrer au Mexique par sa frontière sud, puis aux États-Unis”, a écrit Donald Trump dimanche matin. Le Mexique “doit arrêter le flot de drogues et de gens, ou j’arrête leur vache à lait, l’ALENA” (l’accord de libre échange entre les États-Unis, la Canada et le Mexique)”, a poursuivi Donald Trump. “BESOIN DU MUR !”, a-t-il ajouté.


-Costa Rica : le candidat de centre gauche Carlos Alvarado vainqueur de la présidentielle

Carlos Alvarado, qui souhaite plus d’intervention de l’État dans l’économie et est favorable au mariage homosexuel, a été élu à la présidence du Costa Rica.

Le candidat de centre gauche Carlos Alvarado a largement remporté le second tour de la présidentielle au Costa Rica, avec 60,66% des voix, selon des résultats portant sur plus de 90% des voix annoncés officiellement dimanche soir. 

L’opposant reconnaît sa défaite. Cet ex-ministre du Travail de 38 ans devance ainsi son adversaire, le pasteur évangéliste Fabricio Alvarado (sans lien de parenté), qui a obtenu 39,33%, selon le Tribunal suprême électoral. Dans la foulée, le candidat conservateur de 43 ans fermement opposé au mariage homosexuel a reconnu sa défaite lors d’un discours devant ses supporters et appelé son adversaire pour le féliciter. “Nous n’avons pas gagné les élections, mais nous pouvons accepter ce résultat la tête haute”, a-t-il déclaré, avant de “remercier Dieu en premier”.

Favorable au mariage homosexuel. À l’annonce des résultats, les partisans de Carlos Alvarado massés sur une place de la capitale ont hurlé de joie, agitant drapeaux jaunes et rouges aux couleurs du Parti action citoyenne (PAC, la formation au pouvoir). Au contraire de Fabricio, Carlos propose plus d’intervention de l’État dans l’économie et est favorable aux unions entre personnes du même sexe. Les Costaricains ont voté dimanche dans un pays vu comme la “Suisse de l’Amérique centrale” plus divisé que jamais entre deux choix de société opposés, selon les experts.

 

Kim Jong Un assiste à un concert d’artistes sud-coréens à Pyongyang

Ce concert de K-pop, style musical très populaire en Asie, survient en pleine période de détente sur la péninsule coréenne après deux années de tensions diplomatiques et militaires. 

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et son épouse ont assisté dimanche au premier concert d’artistes sud-coréens à Pyongyang en plus d’une décennie, selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap citant le ministère de la Culture. Le concert survient en pleine période de détente sur la péninsule après deux années de tensions dues aux essais nucléaires et balistiques de la Corée du Nord.

Cent-vingt Sud-Coréens, y compris des stars de la K-pop, représentant 11 groupes, des danseurs, des techniciens, arrivés samedi à Pyongyang se sont produits devant le numéro un nord-coréen -une première-, sa sœur ainsi que Kim Yong Nam, le chef de l’État aux fonctions largement honorifiques.

Dans le grand théâtre de Pyongyang Est, d’une capacité de 1.500 places, Kim Jong Un et sa femme ont salué les artistes et les ont applaudis à de nombreuses reprises au cours du spectacle de deux heures. “Il a manifesté un grand intérêt pour les chansons et les paroles pendant le concert”, s’est félicité Do Jong-hwan, le chef de la délégation sud-coréenne, devant des journalistes. Des athlètes sud-coréens ont pour leur part donné une démonstration de taekwondo devant 2.300 personnes dimanche avant de retrouver des adeptes de ce sport en Corée du Nord lundi.

Détente extrêmement rapide entre le Nord et le Sud. Mardi, les artistes sud-coréens se produiront ensemble avec des artistes nord-coréens au Gymnase de Ryugyong Jong Ju Yong qui peut accueillir 12.000 spectateurs. Les jeux Olympiques d’hiver qui se sont déroulés en Corée du Sud ont été le catalyseur d’une détente extrêmement rapide entre le Nord et le Sud. Kim Jong Un avait dépêché dans le Sud des athlètes, des pom-pom girls et sa sœur cadette. Ont suivi des contacts diplomatiques tous azimuts, débouchant sur des propositions de sommets, entre les deux Corées mais aussi entre Pyongyang et Washington.

Débuts sur la scène diplomatique. Le sommet intercoréen entre Kim Jong Un et Moon Jae-in, le troisième du genre après ceux de 2000 et 2007, aura lieu le 27 avril à Panmunjom, dans la zone démilitarisée qui divise la péninsule, là où avait été signé l’armistice du 27 juillet 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée. Aucune date n’a en revanche été fixée pour une rencontre entre le président américain Donald Trump et Kim Jong Un, qui a fait ses débuts sur la scène diplomatique internationale la semaine dernière en rencontrant à Pékin le président chinois Xi Jinping.

Exercices militaires raccourcis. Autre signe de détente, les exercices militaires annuels conjoints de la Corée du Sud et des États-Unis, qui ont débuté dimanche et qui chaque année irritent Pyongyang au plus haut point, ont été raccourcis d’un mois. Cette année, les deux alliés se sont abstenus de déployer des armes stratégiques tandis que Kim Jong Un a affirmé qu’il “comprenait” le besoin de Séoul et de Washington d’effectuer ces manœuvres militaires.

Pop, disco, R&B et guimauve. Dimanche, le groupe le plus en vue à se produire devant le dirigeant nord-coréen est Red Velvet, girls band de la vague K-pop qui enchante l’Asie et au-delà. Red Velvet est connu pour des tubes comme Ice Cream Cake, Peek-A-Boo et Russian Roulette, mélange d’électro pop, de disco, de R&B et de guimauve.

La K-pop populaire en Corée du Nord grâce aux clés USB

La Corée du Nord est très isolée. L’accès à la culture en provenance de l’étranger y est sévèrement restreint, peines de prison à l’appui, mais la K-pop y est également populaire grâce aux clés USB importées illégalement de Chine.  Parmi les artistes sud-coréens qui se sont rendus en Corée du Nord figure aussi Cho Yong-pil, 68 ans, un chanteur qui s’était déjà produit à guichets fermés à Pyongyang en 2005.

 

Syrie : le pape réclame la fin de “l’extermination en cours”

Dans son discours pascal, le pape François a réclamé la fin de “l’extermination en cours” en Syrie alors que plus de 1.600 civils ont été tués dans l’enclave rebelle de la Ghouta.

Le message est fort. Le pape François a réclamé dimanche la fin de “l’extermination en cours” en Syrie et le respect du “droit humanitaire”, lors de son message de Pâques avant la traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi. S’exprimant depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, il a demandé “les fruits de la paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre  qui ne voit pas de fin”.

“Réconciliation pour la Terre Sainte”. Par ailleurs, il a appelé “à la réconciliation en Terre Sainte”, alors que des affrontements entre des manifestants palestiniens de Gaza et des militaires israéliens ont fait vendredi 16 morts. “Invoquons des fruits de réconciliation pour la Terre Sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n’épargnent pas les personnes sans défense”, a-t-il.

Encourage le dialogue entre les deux Corées. Le pape a également encouragé “le dialogue” en cours dans la péninsule coréenne, en pleine période de détente après deux années d’escalade due aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang. “Que ceux qui ont des responsabilités directes agissent avec sagesse et discernement pour promouvoir le bien du peuple coréen et construire des relations de confiance au sein de la communauté internationale”, a-t-il également déclaré.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *