Le président burundais Pierre Nkurunziza a été élevé au rang de « guide suprême éternel » de son parti

Le président burundais Pierre Nkurunziza a été élevé au rang de « guide suprême éternel » de son parti, le CNDD-FDD, par ses hauts dirigeants qui étaient réunis autour de lui dans sa province natale, Ngozi, dans le nord du Burundi, samedi. Le parti au pouvoir promet d’expliquer la signification de cette distinction d’ici mardi. En attendant, cette décision a provoqué une grande polémique sur les réseaux sociaux.

Pierre Nkurunziza était déjà le « président du Conseil des sages » du CNDD-FDD et à ce titre, son véritable patron. Samedi, les hauts dirigeants du parti au pouvoir au Burundi ont décidé de l’élever au rang de « guide suprême éternel ». Tout un symbole, cette intronisation a eu lieu sur sa colline natale, Buye, dans le nord du pays, qui abrite aujourd’hui un grand complexe immobilier, dont un stade de quelque 10 000 places.

Qu’est-ce que cela va changer au sein de ce parti ? Quels sont les nouveaux pouvoirs rattachés à ce nouveau titre ? Aucune précision pour le moment, mais le n°2 du parti, le général Evariste Ndayishimiye, a expliqué qu’il était leur « aîné, leur père à tous ». « Personne ne peut se comparer à son excellence le président Nkurunziza au sein du CNDD-FDD », a-t-il martelé dans un message enregistré.

Tollé sur les réseaux sociaux

Mais cette décision a tout de suite lancé un vif débat sur les réseaux sociaux et des moqueries de la part de ses détracteurs. Ils dénoncent un culte de la personnalité autour « de sa majesté le roi Nkurunziza 1er », en postant des photos sur lesquelles ils l’affublent d’uniformes d’apparat qui rappellent ceux de l’empereur Bokassa de Centrafrique.

Ses partisans, eux, défendent bec et ongles un grand chef africain qui a terrassé « les colons occidentaux et leurs valets burundais » qui en veulent à l’indépendance de ce pays. Un haut cadre du parti explique qu’il ne s’agit pas d’une dérive à la Kim Il Sung en Corée du Nord, comme veulent le faire croire leurs adversaires. Un argument qui ne semble pas les convaincre.

-En accompagnant Emmanuel Macron en Inde, Ségolène Royal retrouve son costume favori

Aux côtés du chef de l’Etat pour sa visite officielle en Inde, l’ancienne ministre Ségolène Royal, devenue ambassadrice pour l’Alliance solaire, est restée fidèle à elle-même.

Elle n’a pas changé. Ségolène Royal n’est plus ministre, mais c’est à s’y méprendre. À peine la visite d’État débutée samedi en Inde, elle s’avance tout sourire pour saluer un par un les journalistes. “Juste un petit mot, pas une conférence de presse”, glisse-t-elle, amusée, en direction de l’assemblée.

Une mission “importante”. La voilà nommée par Emmanuel Macron ambassadrice pour l’Alliance solaire, mission dont elle s’est saisie avec l’enthousiasme qu’on lui connaît. “C’est important, car c’est la continuité de la COP21. La France garde le leadership climatique”, s’est-elle réjouie, avant de mettre en exergue “un paradoxe”. “Les pays les plus pauvres de la planète sont à la fois les plus ensoleillés, et à la fois ceux qui ont le moins accès à l’énergie. Ce contraste n’est plus supportable”, a-t-elle dénoncé.

Toujours piquante. Son successeur à l’Écologie, Nicolas Hulot, n’a pas pu se libérer pour venir en Inde. Elle fait mine, tout en ironie, de s’étonner de cette absence, mais ne se fait pas prier pour assurer une forme d’intérim. En privé, Ségolène Royal égratigne aussi Jean-Yves Le Drian et Brune Poirson (secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, ndlr) qui, d’après elle, ne connaissent pas le dossier. Décidément, elle n’a pas changé.

-Législative partielle en Guyane : victoire du candidat LREM

L’élection de Lénaïck Adama avait été invalidée en décembre par le Conseil constitutionnel. Il s’est imposé dimanche avec 213 voix face au candidat soutenu par la France insoumise.

Le candidat LREM Lénaïck Adam, dont l’élection avait été invalidée en décembre, a remporté la législative partielle dans la deuxième circonscription de Guyane, à l’issue du second tour dimanche, selon les résultats communiqués par la préfecture.

Devant le candidat France insoumise. Selon les premiers résultats communiqués par la préfecture qui doivent faire l’objet d’une officialisation lundi après un examen par la commission des élections, Lénaïck Adam l’emporte avec 213 voix d’avance sur Davy Rimane, le candidat soutenu par la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon (8.320 voix contre 8.107). Adam obtient 50,65% des suffrages exprimés contre 49,35% pour Rimane. En juin 2017, Lénaick Adam l’avait emporté de 56 voix face à Davy Rimane.

Absence d’assesseurs. Le Conseil constitutionnel avait annulé cette élection le 8 décembre dernier en relevant une absence d’assesseurs dans deux des trois bureaux de vote de la commune de Maripasoula, à la suite d’un recours de Davy Rimane. “En juin on avait gagné, on ne nous a pas cru, on a gagné de nouveau”, a commenté Lénaïck Adam au micro de Guyane 1ère (France Télévisions) juste après avoir appris sa victoire à son quartier général de Saint-Laurent du Maroni où il est né. “On s’est battu humblement, correctement face à un rouleau compresseur. On a fait comme on pouvait avec nos faibles moyens. On apprend comme a dit Nelson Mandela”, a pour sa part déclaré Davy Rimane au média public.

L’élection s’est déroulée dans des conditions de connexions internet extrêmement difficiles en Guyane après un incident sur le câble sous-marin Americas 2, à 18 km des côtes de Guyane, non encore réparé 8 jours plus tard, selon la directrice d’Orange en Guyane.

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