“Question pour un champion” : Julien Lepers réclame 3,4 millions d’euros (4188000 us) à France 3

Jeudi, l’ancien animateur de “Questions pour un champion” s’est présenté au conseil de prud’hommes de Paris où il a contesté son éviction du célèbre jeu.

Il était jeudi au conseil de prud’hommes de Paris. Julien Lepers, deux ans et demi après avoir été licencié, l’ancien animateur de Questions pour un champion se présentait devant la justice afin d’obtenir gain de cause. Selon lui, son éviction a été brutale mais aussi injustifiée. Il réclame par conséquent 3,4 millions d’euros d’indemnités, a rapporté Le Parisien.

“Technique de cow boy”. Quand il présentait le jeu Questions pour un champion sur France 3, Julien Lepers était salarié de la boîte de production FremanTleMedia et était rémunéré 40.000 euros pas mois. Fin 2015, il est cependant licencié et en janvier 2016, sa dernière émission (enregistrée) est diffusée. Il “est un justiciable comme les autres qui s’est retrouvé licencié après 28 ans de service pour des motifs discriminatoires et injustifiés”, a plaidé son conseil Me Lambert dès le début de l’audience. “Fremantle a utilisé une technique de cow-boy. Ils ont trouvé deux arguments : une baisse d’audience et le fait que Julien Lepers n’incarnait plus la ligne éditoriale, était devenu ringard. Mais ce ne sont pas des motifs juridiques. Le dossier est vide”, a tranché l’avocat. “Il n’a rien touché depuis”, déplore-t-il.

Une image dégradée. Selon la partie adverse, l’audience de l’émission et les études d’opinion sur l’image de Julien Lepers sont pourtant sans appel. “Entre 2000 et 2003, la part d’audience du jeu a chuté de 33 % puis de 56 % de 2005 à 2015”, a expliqué Me Manca, l’avocat de FremanTleMedia. Et en 2014, un rapport faisait état d’une image dégradée du présentateur, jugé par le public comme “trop rapide, stressant, ringard, lourd”.

“Pas d’obligation d’audience”, se justifie Lepers. Julien Lepers a balayé d’un revers de main ces arguments, précisant que son contrat ne contient “pas d’obligation d’audience” et dénonçant “un licenciement abusif”. Avec son avocat, il a donc réclamé 3,4 millions d’euros d’indemnités pour licenciement “sans cause réelle et sérieuse” mais aussi pour préjudice d’image et discrimination.

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