A Saint-Martin, six mois après Irma, la difficile reconstruction : “Ça stagne”

Six mois après le passage du plus puissant ouragan jamais connu dans la région, quatre membres du gouvernement font le déplacement à Saint-Martin, dimanche.

Il y a six mois, l’île antillaise de Saint-Martin était dévastée par l’ouragan Irma. Dimanche, quatre membres du gouvernement – la ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, celui des comptes publics, Gérald Darmanin, ainsi que les secrétaires d’Etat Sébastien Lecornu et Julien Denormandie – font le déplacement afin de voir où en est la reconstruction. Sur place, les stigmates laissés par le plus puissant ouragan jamais connu dans la région sont encore bien visibles.

Les routes sont dégagées, l’eau potable et l’électricité ont été rétablies en quelques semaines et 90% des enseignants sont à leur poste. Mais les Saint-Martinois voient toujours des carcasses de voitures au bord de la route, des herbes folles qui envahissent les maisons abandonnées et la plupart des habitants reconstruisent sans avoir touché l’argent des assurances.

“Ils ont un peu relâché l’accélérateur.” Après l’urgence, la reconstruction semble avoir ralenti. “Je pense qu’ils ont un peu relâché l’accélérateur. Ça stagne. Il y a des HLM qui sont toujours dans le même état, il y a des gens qui sont toujours à la rue et qui n’ont pas de logement”, explique Olito, un jeune éducateur de 27 ans.

Léon, pour sa part, coule du béton sur les chantiers. Et pour l’instant, c’est surtout chez les particuliers qu’il travaille : “Les locaux essayent de remettre leurs trucs en place mais au niveau collectivités, bâtiments publics, ça traîne pour l’instant.”

“Il ne faut pas faire n’importe quoi.” Pour Philippe Gustin, délégué interministériel pour la reconstruction, ces délais s’expliquent. “Reconstruire un collège ou une école, même si vous avez des milliards, ça prend deux à trois ans parce que, justement, il ne faut pas faire n’importe quoi. Il faut, en particulier ici, trouver du foncier. Même en faisant des miracles, en moins de deux ans, on n’y arrive pas”, dit-il. L’État a déjà débloqué 200 millions d’euros (246 millions us) et les assurances, 500 millions ( 615 millions us). Le tout représente à peine plus d’un quart du montant global.

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