Deux personnes abattues sur le campus de l’université de Central Michigan

Deux personnes ont été abattues vendredi matin sur le campus de l’université de Central Michigan. À ce stade, le suspect, un homme de 19 ans, n’a toujours pas été arrêté.

Deux personnes ont été abattues vendredi matin sur le campus de l’université de Central Michigan dans le nord des États-Unis, a rapporté l’établissement, mettant en garde contre un suspect de 19 ans qui n’a pas été arrêté à ce stade. “Le campus a été placé en confinement”, a indiqué l’université sur son site internet. Quelque 18.000 étudiants fréquentent le campus principal de Central Michigan University.

Le suspect est un étudiant de 19 ans. Plus tôt dans la matinée, la police avait fait état de coups de feu tirés dans le bâtiment “Campbell Hall” de cette université située dans la ville de Mount Pleasant, entre Chicago et Detroit. “Les personnes décédées ne sont pas des étudiants et la police pense qu’il s’agit d’un incident ayant pour origine une situation familiale”, a précisé Central Michigan University dans un communiqué. Le suspect est un étudiant de 19 ans, a également rapporté l’université, ajoutant qu’il n’y avait aucun autre blessé ou mort à déplorer pour le moment.

Le débat sur les armes à feu relancé après la tuerie en Floride. Les fusillades sont fréquentes aux États-Unis, où il y a autant d’armes à feu en circulation que d’habitants. Le débat sur la législation entourant le droit constitutionnel d’être armé dans ce pays a été relancé par les jeunes rescapés de la tuerie ayant coûté la vie à 17 personnes le 14 février dans le lycée Marjory Stoneman Douglas en Floride. Ce dernier massacre s’est ajouté à la longue liste des fusillades survenues en milieu scolaire, après notamment celle de Newtown où ont péri 26 personnes dans une école primaire en 2012, ou celle de Virginia Tech sur le campus d’une université de l’est du pays, qui avait fait 32 morts en 2007.

-Ouagadougou : l’explosion à l’état-major provoquée par une voiture piégée

Vendredi, une réunion sur le G5 Sahel devait initialement se tenir dans une salle qui a été soufflée dans l’explosion.

L’explosion qui a frappé vendredi l’état-major général des armées à Ouagadougouprovenait d’une voiture piégée et elle visait “peut-être” une réunion du G5 Sahel, a déclaré vendredi soir le ministre burkinabè de la Sécurité Clément Sawadogo.

“Le véhicule était bourrée d’explosifs, la charge était énorme” et a occasionné “d’énormes dégâts”. “Il y avait une réunion sur le G5 Sahel”, “peut-être qu’elle était visée”, a déclaré le ministre lors d’un point presse, qualifiant cette attaque de “kamikaze”. Il a fait état d’un bilan de huit membres des forces de l’ordre tués sur les deux sites visés, l’état-major et l’ambassade de France, et plus de 80 personnes blessés. Cependant selon plusieurs sources sécuritaires, une trentaine d’hommes des forces de sécurité ont été tués et au moins 85 blessés. Le ministre a aussi indiqué que huit assaillants avaient été abattus. Un précédent bilan faisait état de six assaillants tués.

Une situation “extrêmement grave” a été évitée. “À l’état- major il y avait une réunion sur le G5 Sahel qui devait se tenir et qui finalement s’est tenue dans une autre salle. Si la réunion s’était tenue dans la salle initialement désignée, il y aurait eu une situation extrêmement grave et dramatique parce que beaucoup de nos officiers devaient se retrouver avec le chef d’état-major pour cette réunion”, a souligné Clément Sawadogo. “Peut-être qu’elle était visée, ciblée. Nous n’en savons rien pour le moment. En tout cas, cette salle a été littéralement détruite par l’explosion”.

Le Burkina Faso a intégré le G5-Sahel. Le Burkina Faso fait partie de la coalition de cinq pays sahéliens (avec le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Tchad) qui ont lancé une force militaire commune, le G5-Sahel, pour combattre les groupes djihadistes qui sévissent dans la région. Cette force sera composée à terme de 5.000 hommes et devra être pleinement opérationnelle à la fin du mois de mars. Elle a déjà mené plusieurs opérations contre les groupes djihadistes, avec le soutien de l’armée française.

-RDC : 49 morts, nouveau bilan des violences communautaires en Ituri

De nouvelles violences communautaires survenues dans le nord-est de la République démocratique du Congo ont fait au moins 49 morts, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Quarante-neuf personnes ont été tuées dans des nouvelles violences communautaires survenues dans la nuit de jeudi à vendredi en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo, selon un nouveau bilan donné à l’AFP par l’ONG catholique Caritas.

Le bilan pourrait encore s’alourdir. “On a compté 49 corps et il y a encore d’autres corps qu’on recherche”, après des violences entre communautés Hema et Lendu, a déclaré à l’AFP l’abbé Alfred Ndrabu Buju, directeur de l’ONG Caritas à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Un peu plus tôt, le ministre de l’Intérieur a donné un bilan de 33 morts.

Un regain de violences depuis la mi-décembre. Ces violences se sont déroulées à Maze, un village du territoire de Djugu, situé à environ 80 km au nord de Bunia, capitale de la province de l’Ituri. Selon plusieurs témoignages recueillis par l’AFP, les assaillants, présentés comme appartenant à la communauté Lendu, se sont attaqués aux Hema. Le différend pour les terres entre éleveurs Hema et agriculteurs Lendu en Ituri est une des nombreuses sources de violences dans l’est troublé de la RDC. Le regain de violences en Ituri remonte à mi-décembre et a déjà fait plus d’une centaine de morts et provoqué le déplacement d’environ 200.000 personnes.

-Suisse : un Afghan arrêté après l’alerte à la bombe dans une église à Berne

Un homme de 21 ans a été interpellé vendredi à Berne, à la suite d’une alerte à la bombe dans une église située dans le quartier gare. Il portait sur lui des “objets suspects”.

Un Afghan de 21 ans a été interpellé vendredi à Berne à la suite d’une alerte à la bombe dans une église située dans le quartier de la gare, a indiqué la police cantonale, qui a neutralisé des “objets suspects” que le jeune homme portait sur lui.

“Peu après 13h30, la police cantonale bernoise a reçu une annonce concernant une alerte à la bombe dans l’église du Saint-Esprit”, située juste à côté de la gare, a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Sur les lieux, “les forces d’intervention ont pu identifier un homme au comportement frappant (…) parmi les gens qui se trouvaient dans l’église”, détaille le communiqué.

Le jeune homme portait sur lui “des objets suspects”. Cet homme de 21 ans, dont la nationalité n’est pas précisé, a été arrêté et “mis en détention pour de plus amples clarifications”, tandis que “toutes les personnes non concernées” présentes dans l’église ont pu quitter les lieux. Selon la police, des “objets suspects” se trouvaient sur le jeune homme arrêté et à l’intérieur de l’église. “Deux des objets suspects ont été contrôlés et rendus inoffensifs, au moyen d’équipements adéquats, par les spécialistes de la Brigade Incendies et explosions”, a expliqué la police. “Il s’agit de deux composants reliés par câble que l’homme portait sur lui. Les objets ont été évacués dans des locaux appropriés pour être examinés minutieusement”, relève le communiqué, sans donner plus de précision sur la nature de ces objets.

Pas de blessés, ni d’explosion. Il n’y a pas eu d’explosion, ni de blessés, selon une porte-parole de la police. Pour des raisons de sécurité, la “vaste zone” autour de l’église a été fermée pendant plusieurs heures. L’opération de police a duré près de cinq heures. La zone proche de l’église ainsi que l’intérieur du bâtiment religieux étaient toujours fermés vendredi soir. Le trafic ferroviaire n’a pas été affecté pendant l’opération de police, mais les voyageurs ont été appelés à emprunter une autre entrée pour pénétrer dans la gare.

 

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