Ghana : sans ordinateur, un professeur dessine au tableau l’interface de Word

Pour apprendre à ses élèves à utiliser Microsoft Word sans ordinateur, ce professeur ghanéen a dessiné au tableau noir l’interface du logiciel. Microsoft a promis de lui apporter son aide.

Comment apprendre à ses élèves à utiliser un logiciel… sans ordinateur ? Au Ghana, un professeur en technologie de l’information et de la communication essaie quotidiennement de relever ce défi.

Microsoft Word à la craie. Il y a deux semaines, Richard Appiah Akoto, qui enseigne dans un collège de Sekyedomase (à environ 2h30 de la seconde ville du pays, Kumasi, au sud du Ghana), a posté sur son compte Facebook plusieurs photos, qui ont depuis fait le tour des réseaux sociaux. Et pour cause : elles ont de quoi surprendre, et susciter l’admiration. On y voit le professeur s’employer à dessiner minutieusement, avec des craies de couleurs, sur son tableau noir, l’interface du logiciel de traitement de texte Microsoft Word.

Un enseignement capital. Les clichés dénotent le manque de moyens des écoles publiques ghanéennes. Pourtant, depuis 2011, la loi du pays conditionne l’accès au lycée à l’obtention d’un examen national, qui comprend une épreuve de technologie de l’information et de la communication. Pour le professeur, appelé Owura Kwadwo Hottish sur les réseaux sociaux, apprendre à ses élèves à utiliser le logiciel est donc capital. 

Des photos partagées en masse. Richard Appiah Akoto n’en est pas à son coup d’essai. Interrogé par le site Quartz, il explique : “Je le fais chaque fois que je donne cours. J’aime poster des photos sur Facebook, donc j’ai voulu partager celle-ci. Je ne pensais pas attirer l’attention de tant de gens.” Deux semaines après leur publication, ses photos ont été aimées et partagées des milliers de fois.

Microsoft s’engage à l’aider. Sur les réseaux sociaux, le professeur a reçu une vague de messages de soutien, les uns saluant son abnégation, les autres s’alarmant de la précarité de l’enseignement au Ghana. Émue par son histoire, une entreprise africaine a décidé de solliciter directement Microsoft. Sur Twitter, le géant américain de l’information a promis “d’équiper le professeur avec un modèle de l’un de [ses] partenaires”. Richard Appiah Akoto a toutefois indiqué que, pour parvenir à enseigner efficacement à ses élèves, il avait besoin de cinquante ordinateurs…

 Les témoignages glaçants des enfants soldats de l’État islamique  À Erbil, dans le Kurdistan irakien, des adolescents ont combattu au côté de Daech et sont détenus dans des centres de réhabilitation et de déradicalisation. Nous avons rencontré ces jeunes, endoctrinés et formés à tuer les mécréants et qui, bientôt, seront libres.

Cerné de hauts grillages et de solides barbelés, le terrain de foot est investi par des adolescents rigolards. Ils multiplient les passes mais aussi les cris de joie ou de mauvaise humeur en fonction de la trajectoire de la balle. Ils sont une cinquantaine de jeunes au visage poupin et arborent des maillots floqués des noms des stars du ballon rond: Messi, Ronaldo, Ronaldinho… Par terre, des gilets identiques sont marqués d’autres numéros, ceux de leurs matricules de prisonniers. Ces adolescents sont incarcérés à Erbil, au Kurdistan irakien, dans une ancienne prison transformée en centre de détention et de réhabilitation pour mineurs.

A la faveur de la mi-temps, ils évoquent avec insouciance les raisons de leur incarcération. «On est tous des Daech!», lancent-ils en chœur, un brin amusés. Derrière l’apparente innocence de ces visages juvéniles, les regards reflètent des âmes abîmées, les mots racontent l’horreur: l’engagement de ces enfants devenus soldats sous le giron noir de l’État islamique. Les exactions. La torture. Les décapitations. Leur reddition après la chute de Mossoul.

«Nous sommes entassés à plus de 30 par cellule, il y a la gale et la nourriture est infecte.» Pas un mot de regret, sauf celui d’être enfermé. Enfants ou bourreaux? Coupables ou victimes? La question se pose aujourd’hui aux autorités kurdes et irakiennes. Elles ont annoncé, en février dernier, détenir 4000 djihadistes dont des Européens, avec un certain nombre de Français, et des mineurs. L’Irak doit en effet faire face, après trois années de guerre contre Daech, au devenir des combattants étrangers, mais aussi de ces milliers d’enfants recrutés par l’État islamique.

 Carles Puigdemont renonce à briguer la présidence catalane

Ne pouvant être réélu, le leader indépendantiste propose de laisser sa place à Jordi Sánchez, actuellement emprisonné à Madrid, et devrait prendre à Bruxelles la présidence d’un « Conseil de la République » dont le rôle, dit-il, ne sera pas symbolique.

Un indépendantiste expatrié en Belgique renonce à briguer la présidence de la Catalogne… et c’est un sécessionniste emprisonné à Madrid qui prend sa place. Carles Puigdemont, le président catalan destitué après la déclaration d’indépendance du 27 octobre, a fini par abandonner. Dans un message vidéo diffusé jeudi soir, il annonce renoncer – «temporairement» – à l’investiture du Parlement catalan, après que celui-ci vote en début d’après-midi une motion honorifique soulignant sa légitimité. 

Il propose pour le remplacer le numéro deux de sa liste Junts per Catalunya (JpC, centre droit), Jordi Sánchez. Ce dernier, ex-président de l’association ANC, co-organisatrice, avec le collectif Omnium, des très grandes manifestations indépendantistes, est actuellement placé en détention provisoire, accusé notamment de rébellion, un délit passible de 30 ans de prison.

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