Haïti/Scandale Petro Caribe : Les Principaux Acteurs sont dans l’eau Chaude. Aux dernières Nouvelles, des organisations de la société civile Haïtienne de Partout exigent toute la lumière sur la dilapidation des fonds

Le Sénat haïtien a décidé de transférer le rapport sur la dilapidation de ces fonds à la Cour des comptes. Cela déplaît à l’opposition.

Mais deux handicaps, non pas majeurs, empêchent de le soumettre au grand corps législatif, selon ce qu’a indiqué le président de la commission Ethique et Anti-corruption du Sénat, le sénateur Evallière Beauplan.

Le président de la Commission Éthique et Anti-corruption a révélé que le rapport sur la commission d’enquête des fonds du Petrocaribe est prêt, sans la signature de deux membres. Dans deux semaines, l’assemblée se prononcera sur ce document « pompeux » de 486 pages.

Evalière Beauplan soulève deux handicaps « non pas majeurs » qui empêchent à ce que le document soit présenté au sénat, puis rendu public après la lecture de l’assemblée. Primo, il faut 29 copies au total pour que tous les sénateurs l’aient sous la main lors de la prochaine séance. Deuxio : la conférence des présidents se tient chaque lundi. Lors d’une « séance spéciale » le 14 novembre, les journalistes sauront les résultats de cette enquête qui  pointera du doigt ceux qui ont dilapidé l’argent vénézuélien en huit ans : 2008-2016.

A ceux qui auraient reproché aux membres pro-Lavalas de la commission leur partialité, Evalière Beauplan répond que « le document n’est pas embué d’idéologies.  Il n’a ni de couleurs et ne tient compte d’aucune classe sociale, selon Beauplan. Tout le travail a été réalisé avec le professionnalisme.

Mais sans disposer de trop de détails sur le rapport, deux institutions sont déjà épinglés : BMPAD et l’ED’H pour ce qui a trait au carburant. Nenel Cassy a parlé de « gaspillage total ».

(rfi.fr)

Radio Métropole

Des secteurs de la vie nationale disent une fois de plus NON à la Corruption 

Le Rassemblement contre l’impunité a annoncé, ce mercredi 21 février, l’organisation d’un sit-in contre l’impunité et la corruption au Champ de Mars, le dimanche 25 février prochain.

Par cette activité qui sera ponctuée d’interventions, le Rassemblement vise à sensibiliser et mobiliser le public contre ces deux fléaux qui nuisent au développement du pays.

D’après l’ancien candidat à la présidence sous la bannière du parti politique RESPE, les différentes interventions seront assurées par des médecins, des professeurs, des hommes d’église ainsi que des étudiants entre autres qui expliqueront au public les méfaits de la corruption sur leur domaine respectif.

‘’L’absence des professeurs en salle de classe, c’est l’une des conséquences de la corruption”, a expliqué Charles Henry Backer argumentant que l’argent alloué à l’éducation est souvent détourné par les responsables de l’Etat à d’autres fins.

‘’Combattre l’impunité pour éliminer la corruption”, tel est le leitmotiv selon les membres de cette organisation de la société civile.

Pour sa part, Anne Marie Issa du collectif du 4 décembre, a invité l’ensemble de la population à ce sit-in qui se tiendra sur la Place de la Constitution au Champ-de mars.

Pour elle, il s’agit de défendre Haïti contre cette gangrène qu’est la corruption.

Soulignons que le Collectif du 4 Décembre, Réveil Citoyen, Rasanbleman kont enpinite, groupe 144, sont entre autres organisations qui réaliseront ce Sit-in le dimanche 25 février prochain. Ce sont ces mêmes organisations qui avaient marché contre la corruption le 5 décembre de l’année dernière.

GA/Radio Métropole Haïti

AlterPresse 

Haïti/Scandale Petro Caribe : Des organisations de la société civile exigent toute la lumière sur la dilapidation des fonds

Le Collectif du 4 décembre 2013, le Centre œcuménique des droits humains (Cedh), le Conseil haïtien des acteurs non-étatiques (Conhane), le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh), la Commission épiscopale nationale Justice et Paix (Ce-Jilap), le Centre d’analyse et de recherche en droits humains (Cardh) et la Plateforme des organisations haïtiennes des droits humains (Pohdh), prennent note des nombreuses tentatives visant à faire obstruction à la manifestation de la vérité en ce qui a trait à la dilapidation des Fonds Petro Caribe.

Les organisations susmentionnées soulignent à l’attention de l’opinion publique que la corruption – une infraction transnationale qui réfère aux corrupteurs, aux corrompus ainsi qu’à leurs complices – constitue un obstacle à la Démocratie et à la réalisation effective des Objectifs du Développement Durable (2015-2030).

La corruption devenue en Haïti un fait social, en raison de son caractère permanent, régulier et collectif, s’est insinuée partout et touche aujourd’hui même les institutions dont le mandat est de la combattre, d’où l’importance pour toutes les composantes de la société haïtienne de se mettre en faisceau en vue de lutter contre elle, sous toutes ses formes.

Les organisations susmentionnées rappellent qu’en 2016, une commission sénatoriale a été créée pour enquêter sur ce qu’il convient désormais d’appeler le « Scandale Petro Caribe ». Cette commission a présenté son rapport à l’Assemblée des sénateurs qui a jugé nécessaire de l’approfondir. En ce sens, une deuxième commission a été mise sur pied et a produit un second rapport.

Ces deux (2) rapports ont conclu à la dilapidation de plusieurs milliards de dollars et ont mis en cause un ensemble de personnalités qui occupaient des postes de décision à un moment donné.

Des informations constantes se retrouvent dans les deux (2) rapports. A contrario, certaines informations sont insérées dans l’un ou l’autre des rapports, ce qui en fait deux (2) documents complémentaires, importants, fournissant un ensemble d’indices aptes à permettre la manifestation de la vérité.

Cependant, le signal lancé par les autorités étatiques est plutôt inquiétant et laisse présumer d’une velléité d’empêcher que ces rapports suivent leur cours normal. A titre de rappel :

• Le Président de la République, Jovenel MOÏSE ne rate jamais une occasion d’intervenir sur la question de la corruption en Haïti, présentant à chaque fois tout un argumentaire contre le second rapport sénatorial, affirmant que celui-ci constitue en fait des actes de persécution politique, auquel il compte faire obstacle, et que lui seul [Le Président], détient la clé de la lutte contre la corruption ;

• Une séance sénatoriale réalisée le 10 novembre 2017 pour statuer sur le rapport de la deuxième commission a été renvoyée, les sénateurs ayant demandé plus de temps pour prendre connaissance du rapport ;

• La séance du 31 janvier 2018 a pris fin le 1er février 2018, vers 3 heures du matin sur une décision de mise en continuation pour le 6 février 2018, parce que certains sénateurs avaient infirmé le quorum après qu’ils se soient débattus pour empêcher que le Sénat analyse le fond du rapport ;

• Une séance clandestine réalisée le 1er février 2018, dans l’après-midi par la majorité des sénateurs, a abouti à une résolution renvoyant le rapport de la deuxième commission, non sanctionné préalablement par le Sénat, à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA).

Ces faits prouvent que les pouvoirs législatif et exécutif ne sont pas du tout prêts à emboiter le pas et à se mettre au-dessus de la mêlée pour réclamer justice pour la population haïtienne, dont les droits fondamentaux ont été systématiquement violés, dans cette gestion vraisemblablement malsaine des finances publiques et du bien commun.

De manière plus spécifique, ces faits mettent à nu la lâcheté du Sénat de la République qui, au lieu de sanctionner le rapport complémentaire préparé à cet effet par la deuxième commission, s’est déresponsabilisé et laisse ainsi à une autre instance, la tâche d’acheminer – ou d’enterrer- le rapport concerné, confirmant par-là, l’idée de la vraisemblable vassalisation du parlement haïtien et de son manque de respect flagrant vis-à-vis de ses mandants.

A ce stade, les organisations susmentionnées rappellent que la CSC/CA – ayant donné son avis sur les budgets étatiques et ayant approuvé les projets visés – est déjà intervenue à priori dans le cadre de ces dossiers. S’il est vrai que la CSC/CA est aussi appelée à exercer un contrôle a posteriori sur l’utilisation des fonds engagés par l’Etat, aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de « contrôler » les dépenses qui ont été consenties.

Les suspicions de gabegies administratives et de dilapidation des fonds Petro caribe, sont énormes en raison de la disparité qui existe entre les montants faramineux dépensés et les résultats obtenus. Il faut donc que des instances compétentes soient saisies du dossier, dans le respect scrupuleux des droits aux garanties judiciaires de toutes les parties impliquées.

Conséquemment, les organisations susmentionnées condamnent fermement toutes velléités d’empêcher que les deux (2) rapports sénatoriaux suivent leur cours normal et estiment qu’il est aujourd’hui du devoir de tous et de toutes, ainsi que des membres d’organisations de la société civile haïtienne, d’exiger de leurs sénateurs respectifs, des explications claires quant à leur position par rapport à ce dossier. De plus, ils doivent se positionner contre la dilapidation des deniers publics en :

• exigeant que tous les mécanismes existants ainsi que tous les organes autonomes de l’Etat, tels que l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc), l’Unité centrale de renseignements financiers (Ucref), le Bureau des affaires financières et économiques (Bafe), etc. ; soient mis en branle pour questionner toute personne, toute entité sur la gestion des fonds Petro Caribe dont elle avait la charge ;

• enjoignant la Justice à s’ériger en véritable pouvoir en vue de lancer un signal fort de sa volonté réelle de combattre l’impunité car, c’est l’institutionnalisation de celle ci qui fournit à la corruption sa force actuelle ; Ceci inclut aussi, le cas échéant, toute demande d’assistance technique nécessaire en la matière, auprès des instances régionale et internationale ;

• réclamant la mise en place de toute instance constitutionnelle appelée à faire la lumière autour du « scandale Petro Caribe » et à rendre justice à la population haïtienne, la véritable victime de ce scandale.

Enfin, les organisations susmentionnées informent la population de la tenue prochaine d’une séance publique d’information autour des deux (2) rapports sénatoriaux.

Port-au-Prince, le 8 février 2018

Haïti-Politique : L’embarras causé par le rapport Petro-Caribe demeure

Après une séance discrète tenue dans la soirée du jeudi 1er février 2018, des sénateurs du Parti haïtien tèt kale (Phtk) au pouvoir et leurs alliés ont résolu de transférer le rapport à la Cour des comptes et du contentieux administratif (Csc/Ca) pour être “approfondi”.

Cette résolution adoptée à l’insu des sénateurs de l’opposition demande à la Csc/ca d’effectuer une vérification, une analyse et un examen approfondis de la gestion des fonds PetroCaribe sur la période allant de septembre 2008 à septembre 2016.

Alors que, précédemment, il y a eu une séance tenue durant plus de 13 heures (dans la nuit du 31 janvier au jeudi 1er février 2018), qui avait annoncé une autre le mardi 6 février sur ce dossier.

Ce coup de théâtre orchestré par les sénateurs proches du pouvoir dont le nouveau président de la chambre haute, Joseph Lambert a été vivement dénoncé par plusieurs sénateurs de l’opposition qui y voient une tentative d’enterrer le rapport Petro-caribe.

Choc, déception, empressement, insulte à la démocratie, complot contre le peuple haïtien sont parmi les mots employés pour qualifier ce transfert jugé « suspect ».

Pourquoi transférer le rapport Petro-caribe, sur la dilapidation de 2 à 3 milliards de Dollars, à la Csc/ca dont deux membres ont été aussi indexés dans un premier document sur les fonds en question ?

S’acheminera-t-on vers un long moment de dilatoires pour ensuite voir le rapport enfui dans des tiroirs ?

En effet, une première enquête sur la gestion des fonds Petro-caribe, dirigée par Youri Latortue, avait indexé, en 2016, l’’ancienne présidente de la Csc/ca, Nonie H. Mathieu ainsi que le conseiller Harold Elie.

Joint au téléphone par l’agence en ligne AlterPresse dans la matinée du lundi 5 février 2018, le vice-président de la Csc/ca, Fritz Robert Saint-Paul informe que la Cour n’a pas encore reçu le document.

Ce dernier cible plus d’une quinzaine de personnalités ainsi que d’anciens ministres, d’anciens directeurs généraux et des responsables de firmes de constructions, impliquées dans des appels d’offres suspects.

Le transfert de ce dossier à la Csc/ca est une mauvaise décision en raison du fait que deux (2) des conseillers de la Cour ont été épinglés dans le premier rapport, met en garde Schiller Louisdor, membre du parti politique Fanmi lavalas.

Il encourage la population à intensifier les mouvements de rues contre toute tentative d’empêcher le procès des personnes responsables de la dilapidation des fonds Pétro-caribe, qui constitue, selon lui, un crime financier.

La résolution du sénat constitue une honte. L’actuel président du Grand Corps, qui n’a aucune autorité morale, a organisé une séance hors la loi, critique Louisdor.

Il invite ses collègues sénateurs à empêcher la tenue d’autres séances au parlement en guise de protestation.

Une vingtaine de personnes porteront plainte cette semaine contre ceux et celles qui ont gaspillé les fonds Pétro-caribe, annonce-t-il.

Une plainte a été déjà déposée par le citoyen Johnson Colin au cabinet d’instruction contre un ensemble de personnalités haïtiennes et quelques firmes impliquées dans cette affaire.

Le rapport a suffisamment de substances pour permettre l’arrestation de celles et ceux qui ont dilapidé cet argent, mais il faut une volonté politique pour y arriver, estime, pour sa part, l’historien Georges Michel.

L’assemblée sénatoriale a le pouvoir d’enquêter sur tous les sujets qui fâchent dans la société. Après, elle peut transmettre son rapport, soit à la justice soit à la Csc/ca, rappelle-t-il.

Les voleurs ont dilapidé de l’argent qui pouvait être utile aux domaines de l’agriculture, éducatif, sanitaire, ils ne doivent pas être protégés, dénonce Michel.

Plusieurs séances ont eu lieu au sénat sur le document sans parvenir à fixer les responsabilités des personnalités soupçonnées dans la mauvaise gestion des fonds du programme.

Le président Jovenel Moïse et certains sénateurs proches du pouvoir avaient déjà annoncé la couleur en qualifiant le rapport de « partisan » et de tentative de persécution politique.

Certains personnalités dans l’entourage du président seraient aussi impliquées dans la dilapidation des fonds Petro-caribe, notamment son chef de cabinet Wilson Laleau ainsi que ses mentors l’ex-premier ministre Laurent Salvador Lamothe et l’ancien président Michel Joseph Martelly.

D’aucuns craignent que le dossier ne traîne à la Csc/ca à l’instar de plusieurs autres fermés dans les tiroirs d’institutions devant y assurer un suivi.

Aucune information ne circule quant au dossier du chef de l’État soupçonné de blanchiment d’argent dans un rapport de l’Unité centrale de renseignements financiers (Ucref), transmis au parquet de Port-au-Prince pour suivi.

Le directeur de l’Ucref Sonel Jean-François, à l’origine de ce document, a été révoqué, alors que son mandat n’était pas encore arrivé à terme.

La chambre des députés, dont la majeure partie soutient l’exécutif, a voté le 5 mai 2017, un texte de loi, qui, dans sa nouvelle formulation, prévoyait qu’au moins trois (3) des cinq (5) membres du Conseil d’administration de l’Ucref seront, par ricochet, choisis par le pouvoir.

Certains secteurs politiques et de droits humains avaient dénoncé une mainmise et une instrumentalisation de cette institution censée restée indépendante du pouvoir politique.

Haïti-Corruption : Le rapport sur la dilapidation des fonds Petro-Caribe officiellement transféré à la Cour des comptes

Le rapport d’enquête de la commission sénatoriale spéciale chargée d’approfondir l’enquête sur la gestion des fonds Petro-Caribe est officiellement transféré à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Csc/ca).

Dans une résolution sénatoriale publiée dans le journal officiel de la république « Le Moniteur » en date du 16 février 2018, des critiques sont émises contre le rapport de cette commission spéciale, qui accuserait des lacunes imputables à des penchants politiques des commissaires l’entachant de considérations partisanes.

En demandant à la Csc/ca d’effectuer un examen approfondi de la gestion des fonds Petro-Caribe sur la période allant de septembre 2008 à septembre 2016, la résolution sénatoriale souligne combien le document renforce la confusion et multiplie les interrogations sur la gestion des fonds Petro-Caribe.

Ce rapport sur la dilapidation de plusieurs milliards de dollars a été mis en discussion le mercredi 31 janvier 2018, après son dépôt au sénat en date du 14 novembre 2017, rappelle-t-il.

Une séance clandestine réalisée le 1er février 2018 a abouti à une résolution renvoyant le document (non sanctionné préalablement par le sénat) de la deuxième commission à la Csc/ca.

Cette commission spéciale chargée d’approfondir l’enquête sur l’utilisation de ces fonds a été créée à cause de l’insatisfaction de l’Assemblée des sénateurs exprimée par rapport au premier document produit par la commission permanente Éthique et anti-corruption du 3 août 2016.

La résolution rappelle que la Csc/ca est l’organe juridictionnel chargé de juger des actes de l’administration publique, des comptes des ordonnateurs et comptables des deniers publics conformément à la Constitution.

Elle évoque la nécessité de respecter le principe de la séparation des pouvoirs ainsi que le champ de compétences des institutions républicaines et de lutter en toute objectivité contre la corruption.

Des organisations de la société civile continuent d’exiger toute la lumière sur la dilapidation des fonds Petro-Caribe, critiquant la mauvaise gestion de ce dossier par les pouvoirs législatif et exécutif.

Plus d’une quinzaine de personnalités – dont deux anciens Premiers ministres, Jean Max Bellerive (novembre 2009 – mai 2011) et Laurent Salvador Lamothe (mai 2012 – décembre 2014) – ainsi que d’anciens ministres, d’anciens directeurs généraux et des responsables de firmes de constructions, impliquées dans des appels d’offres suspects ont été pointés du doigt dans la dilapidation des 3 milliards de dollars américains du programme Petro-Caribe.

Tout Haiti

La criminalité économique et financière désigne cette branche particulière de la criminalité qui s’occupe des activités économiques et financières illicites. Il s’agit de l’escroquerie et de la criminalité en col blanc, ces fameux bureaucrates à cravate qui détournent les intérêts de l’État et/ou des grandes entreprises privées à leurs propres profits. Ce type de corruption demeure inaccessible aux petits travailleurs manuels : les cols bleus.

La recherche sur la criminalité en col blanc a été initiée aux États-Unis par le sociologue Edwin Sutherland qui considère les élites économiques et politiques comme les principaux acteurs. Ce type de criminalité a été un des éléments déclencheurs de nombreuses crises financières dont la plus récente demeure celle des « Subprimes » en 2008.

À suivre le déroulement des auditions sur la gestion des fonds provenant du programme PetroCaribe, conduite par la Commission Ethique et Anti-corruption du Sénat, on se rend compte à quel point on a affaire à une vaste opération de criminalité économique et financière. Le président de la Commission, le sénateur de l’Artibonite Youri Latortue l’a avoué à la presse la semaine dernière : «Il existe une association de malfaiteurs au sein de l’administration publique haïtienne.» Le sénateur Steven I. Benoit, membre de la Commission, a repris la même expression quelques jours plus tard.

Ces déclarations sont très graves, mais elles n’inquiètent plus personne. Puisque tout le monde sait que la culture de l’éthique a longtemps disparu de la sphère politique, du secteur privé des affaires, de l’administration publique, bref, de la société haïtienne dans son ensemble. La corruption n’est qu’un des corollaires de cette disparition. Et comme les institutions sont faibles et les sanctions quasi inexistantes, alors la criminalité, sous toutes ses facettes, prend l’allure d’une activité licite. Et les bandits vont jusqu’à avoir la prétention d’être légaux. Puisque plus rien ne les intimide.

Le sénateur Latortue ne cesse de sauter sur les aveux de ses invités pour étayer sa thèse de l’existence d’une association de malfaiteurs à tous les niveaux de l’État. La Commission a reçu la semaine dernière la visite de l’ex-ministre de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) sous l’administration Martelly-Paul, Monsieur Yves Germain Joseph, qui  avait succédé à un des cerveaux du régime Martelly, Monsieur Laurent Lamothe, au MPCE.

Yves Germain Joseph a cité l’exemple de la firme GTC qui devait construire le tronçon de route de 18 kilomètres reliant Fermathe à la route de Frères, en passant par la localité Soisson. L’État a décaissé 21 millions de dollars sur un total de 22 millions. Pourtant, seulement huit kilomètres de route auraient été construits. Plus étonnant encore, avoue l’ancien ministre, l’État a signé un nouveau contrat de 45 millions avec la même firme pour le même projet. Ce n’est qu’un cas sur 450 projets dont la majorité des contrats avait présenté des irrégularités graves assimilables à des fraudes pour reprendre une formule récemment devenue célèbre dans le lexique politique haïtien.

Le président de la Chambre des députés, Cholzer Chancy, a confirmé le décaissement de 10 millions de dollars américains au profit de la firme Hadom S.A pour la construction du bâtiment devant abriter le Parlement. Près de six ans plus tard, la firme a complètement disparu du radar et son propriétaire se la coule douce en République dominicaine. Quel recours avait prévu les autorités qui engageaient l’État haïtien dans ces contrats en cas de non-respect des clauses?

Ce cas est assez symbolique puisqu’il concerne le Parlement haïtien qui devait assurer le contrôle de l’exécution de ces contrats. S’il en est ainsi pour le chantier des soi-disant contrôleurs, qu’en sera-t-il des autres projets concernant le petit peuple? Une visite au village Lumane Casimir près du morne-à-cabrit et dans les parcs sportifs en dit long sur la réponse.

À titre de comparaison, l’opposition officielle à la Mairie de la ville de Montréal avait menacé récemment de déclencher une enquête contre le maire Denis Coderre à qui elle reprochait d’avoir accordé un contrat de 20 000 dollars canadiens (environ 17 000 dollars américains) à un professionnel qui avait une certaine implication dans sa campagne électorale. Comme pour dire que chaque sou de l’État doit être dépensé dans le plus grand respect des normes éthiques et de transparence en la matière et que tout écart à ce principe constitue bien un crime. On aurait tendance à dire en Haïti que cela ne vaudrait pas la peine pour une si modique somme.

Si l’on regarde uniquement les montants détournés, on ne comprendra pas l’ampleur des conséquences du phénomène PetroCaribe. Le sénateur Steven Benoit n’y va pas par quatre chemins : « Garry Conille a perdu son poste de Premier ministre pour avoir voulu régulariser les contrats.» Pourtant, ces derniers n’étaient pas dans l’intérêt de la société. L’élu de Pétion-Ville va encore plus loin: «Le Premier ministre désigné Daniel Gérard Rouzier n’a pas été ratifié au Parlement parce qu’il avait l’intention de réviser les contrats.»

On comprend donc que l’État haïtien est attaqué dans son essence et qu’il devient presque plus facile à un chameau de passer par l’œil d’une aiguille qu’à un homme honnête de devenir et/ou de demeurer Premier ministre, président, ministre, directeur général ou parlementaire. Fort heureusement, il existe encore quelques exceptions. Mais dans de telles conditions, il devient quasiment impossible de planifier le décollage économique du pays.

Une dette dilapidée

Plus de 1.7 milliard de dollars ont été décaissés par le Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD) si l’on considère uniquement les fonds provenant du PetroCaribe. Les anciens directeurs généraux du BMPAD qui ont répondu aux questions de la Commission sénatoriale ont décliné toute responsabilité dans la dilapidation des fonds de PetroCaribe. Ils n’avaient qu’à transférer les montants sur les comptes du ministère de l’Économie et des Finances pour donner suite à des résolutions approuvées en Conseil des ministres et approuvées par tous les ministres, solidairement responsables.

Des contrats qui ont été souvent validés par la Commission nationale de passations de marchés publics et la Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif. ?D’où l’embarras de ces institutions à faire leur travail de vérification et de contrôle. L’argent est ensuite alloué aux ministères qui exécutent ou supervisent les projets approuvés.

Finalement, aucune vérification du niveau de l’exécution des projets n’a été effectuée, selon les propos du sénateur Benoit. Notant au passage qu’un directeur de BMPAD, d’après les informations du sénateur Benoit, sont grassement payés: 10 000 US $ par mois, soit 120 000 US $ l’an, plus un mois de boni, des frais, des avantages et des privilèges. Ils gagnent plus que de nombreux professeurs titulaires des grandes universités québécoises.

Par ailleurs, l’ex-ministre de l’Économie et des Finances, Marie-Carmelle Jean-Marie, avait suggéré d’enquêter également sur les parlementaires, insinuant ainsi qu’ils ont participé également à cette vaste opération de criminalité économique et financière. Certains d’entre eux ont eu leurs propres compagnies de construction et ont participé, dans certains cas, au pillage des deniers publics. Ils ont bénéficié de beaucoup de projets et n’ont pas toujours livré la marchandise. Il se pose alors un problème de crédibilité et d’éthique au Parlement qui n’avait nullement joué son rôle de contrôle.

Le sénateur Latortue était lui-même conseiller spécial du président Martelly dont le mandat coïncide avec le point culminant du gaspillage des fonds de PetroCaribe. À l’époque, M. Latortue arpentait les médias pour défendre le pouvoir Tèt Kale à qui l’on reprochait justement cette forte propension à dévorer les fonds de PetroCaribe. Il est par conséquent très difficile de penser que l’actuel président de la Commission éthique et anticorruption n’avait jamais entendu parler de ces stratagèmes de corruption qui gangrenait le pouvoir qu’il servait avec beaucoup de zèle. Cette épine suffira-t-elle à invalider le travail de la Commission? Pas forcément.

La pertinence et la crédibilité du rapport de la Commission dépendront de la méthodologie et du sérieux mis à collecter et traiter les informations concernant la gestion des fonds de PetroCaribe.

Mais certains pensent déjà que la Commission aurait du commencer son travail par une enquête sur le terrain et ne pas attendre que chacun vienne dire sa vérité, se dédouaner et accuser du bout des lèvres sans fournir des preuves convaincantes.

Chacun tire sur qui il veut pour cacher ses propres pêchés. Quand un ministre dénonce, quelques années plus tard, un contrat que son ministère a supervisé ou devait superviser, cela peut donner à sourire. Pour la Commission, cela ressemble à un jeu où l’on demande des comptes pour cacher les mécomptes ou  pour coincer ses adversaires. Car, trop souvent en Haïti, les accusés, les accusateurs et les dénonciateurs se retrouvent dans le même bateau.

Il demeure cependant évident que le rapport pourra être utile. Il ne pourra pas servir de preuve judiciaire dans un éventuel procès des corrupteurs et corrompus, mais il fera un peu de lumière sur des points qui ne pourront plus être ignorés par la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA) dont la complaisance à l’endroit des criminels économiques a été soulevée à maintes reprises par le sénateur Latortue.

La CSC/CA a approuvé les contrats douteux, malgré toutes les lacunes qui sautaient aux yeux. La Commission nationale des marchés publics (CNMP), selon certains parlementaires, a parfois donné des avis favorables sur certains des contrats frauduleux. Comme si de rien n’était. Il s’agit là d’une évaluation claire et nette de ces institutions de contrôle qui s’avèrent être complètement inefficaces. Leur présence n’a nullement empêché la dilapidation de deniers publics à travers des contrats mafieux. Il serait également important d’identifier le circuit emprunté par tous ces millions à un moment où les transferts d’argent sur l’étranger devraient être très règlementés et supervisés. Comment les bénéficiaires ont fait pour transiter ces montants et déclarer faillite tout de suite après?

Il sera difficile de faire porter toute la responsabilité à un ministre, un Premier ministre ou une firme. La responsabilité est belle et bien partagée. Il faudra éviter que la Commission sénatoriale serve de paravent pour esquiver une vraie enquête en bonne et due forme.

Pour comprendre l’étendue des conséquences du pillage des fonds de PetroCaribe, il suffit de visiter les hôpitaux publics pour constater qu’ils ne disposent même pas de seringues. Aucune section ne fonctionne correctement. Notre confrère Jean Max Blanc a payé de sa vie l’absence de ces équipements, consécutive au pillage systématique des deniers publics. Les sommes volées devaient aider à construire de nouveaux hôpitaux et à les équiper, donc à éviter la mort de beaucoup de pauvres citoyens haïtiens. Elles pouvaient servir à bâtir de nouvelles écoles, à construire des routes et à créer des emplois dans le pays le plus pauvre de l’hémisphère. Voilà pour le caractère criminel du vol des biens et des deniers publics.

Un pays où plus d’un Haïtien sur deux se trouve en situation de pauvreté avec moins de 2.41 $ par jour, où une personne sur quatre vit en dessous du seuil national de pauvreté extrême fixé à 1,23 $ par jour et n’arrive pas à manger à sa faim. Ce pays donc qui gaspille des centaines de millions de dollars américains sans laisser de trace relève d’un crime abominable. Qui pis est, il s’agit d’une dette à rembourser sur 25 ans. Comment pourra-t-on rembourser cette dette? S’acheminera-t-on vers une faillite financière programmée de l’État haïtien?

Quelle sera la suite à donner au rapport de la Commission sénatoriale? Tout porte à croire que dans le meilleur des cas, il finira dans un tiroir ou sera acheminé à qui de droit pour des suites improbables. L’ancien sénateur Paul Denis avait fourni un rapport détaillé sur la gabegie administrative enregistrée sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide. Aucune suite n’y a été donnée. Au bout du compte, si les fraudeurs ne sont pas sanctionnés, les caisses de l’État seront toujours vidées. Et les plus pauvres seront toujours les principales victimes.

Thomas Lalime
Source Le Nouvelliste

Par J Fatal Piard, Haïti Liberté, édition du 13 au 19 décembre 2017

Pwovèb Ayisyen Au cours d’une récente discussion sur un groupe de réseaux sociaux, les nombreux participants tentaient vainement de déceler une définition réelle de la foi. Après quelques heures, personne n’est parvenu à une réponse satisfaisante. Alors, j’ai avancé moi-même « la foi n’est que la ferme assurance qu’ont les dilapidateurs des fonds Pétro Caribe que la justice du commissaire du gouvernement Ocnam Clamé Darius ne peut les interpeller voir les juger et les condamner pour  crimes financiers commis au vu et au su de tous et de toutes ». Et, la non-tenue de la séance, par le Sénat pour recevoir ledit rapport ne donne-elle pas entièrement raison à mon interprétation ?

La corruption est un acte illicite immoral qui gangrène notre société. Il faut absolument la combattre avec véhémence, pénalement, moralement la pandémie de la corruption. Il convient cependant de rappeler que même le père de la nation Jean Jacques Dessalines ne se gênait pas pour dire  : « Plumez la poule mais faites attention qu’elle ne crie »  D’un autre coté pourtant, Alexandre Pétion président de la République osait affirmer « Tout moun se vòlè » à l’instar du sénateur Hector Anacacis « tout moun jwenn »

Suite au fameux procès des timbres, tous les ministres consolidaires ont été renommés dans le gouvernement de Nord Alexis pour ensuite devenir de hauts dirigeants du pays. Le jeudi 28 novembre dernier, après plus de 2 heurs et demi de marche, je parvenais à franchir au moins 10 kilomètres pour atteindre Fermathe en passant par Bois Moquette, Montagne Noire, Soisson et Thomassin. Continuant la randonnée en solitaire vers les Forts Jacques et Alexandre, j’ai croisé l’ex maire de Pétion-Ville l’ingénieur Rodrigue Sully Guerrier roulant à motocyclette.

En m’apercevant, il s’est montré étonné de me voir à pied aussi loin de ma demeure et ordonna au conducteur de s’arrêter et me posa cette question pertinente. « N’as-tu encore rédigé ton propre rapport sur le rapport de Petro Caribe » ? Tiens, voilà un titre accrocheur pour mon prochain article traitant de ce dossier épineux où plus de 4 milliards des fonds de Pétro Caribe ont été engloutis dans les caves à corruption de ces fins experts en dilapidation de milliards. Vòlè ak zenglendo pa bò isit tèlman konnen lajistis pa ka fè yo anyen, y ap mache betize ak figi moun nan tout radyo radyomann pwofesyonèl yo.

Laurent Lamothe se lave les mains !

Comme c’était à prévoir, la séance de validation du rapport de l’enquête sur les fonds Pétro Caribe n’a pas eu lieu par devant le Sénat de la République le jeudi 30 novembre dernier. Vu leur haute capacité de corruption, accusés et complices parviennent à rallier à leurs causes leurs directeurs d’opinion répugnants de ces médias où ils défilent indéfiniment pour étaler leur arrogance révoltante à la face du monde entier pour insulter ceux et celles qui auront à rembourser les 4 milliards. Pèp Ayisyen pa manje yon grenn nan pwa Petwo Karibe amen se li  k ap bay lapire !!!

Laurent Lamothe est reconnu mondialement comme étant l’homme ayant décroché la palme de la corruption bien avant son accession au poste de Premier Ministre, qu’il a occupé entre 2012 et 2014. Lors d’une conférence de presse, le mardi 28 novembre, armé de toupet, il a défendu sa gestion des fonds Petro Caribe. C’est un fait certain que ces voleurs à costume n’ont plus besoin d’enseigne pour se faire identifier. Ce Lamothe, maton nan gagòt a même osé rejeter de façon catégorique les conclusions générales et les applications du rapport de la commission sénatoriale spéciale chargée d’approfondir l’enquête sur l’utilisation de ces fonds en question.

L’ancien Premier ministre de mai 2012 à décembre 2014 est rassuré de la paresse d’esprit des journalistes plantureusement stipendiés. Aucun d’eux n’ose lui demander où sont les 10 millions de dollars pour la reconstruction du Parlement ? Rien que la simple pose d’une pierre coute au pays 10 millions de dollars. C’est pire qu’un conte de fée. Loran Gagòt ne se lasse pas toutefois de stupidités pour défendre à grand renfort d’arrogance, d’aigrettes, de chiffres et de documents non justificatifs  sa gestion des Fonds Petro Caribe.

Dans son rapport, à la page 362, la commission sénatoriale se dit étonnée de constater que la route reliant Colladère à Cerca-Cavajal, pour laquelle Laurent Lamothe a signé un contrat de réhabilitation de 13 kilomètres pour un montant de 20 million 894 mille 909 dollars Américains. En réalité, la route ne mesure que 10.5 kilomètres. Quant au contrat sur la construction d’urgence du Tronçon Petite Rivière de Nippes / Petit Trou de Nippes, les commissaires ont indiqué que la firme de supervision EGIS International n’a pas fourni de documents d’éligibilité lors de la signature du contrat de supervision en date du 27 décembre 2012. Gagòt sou gagòt ak Loran Gagòt !!!

Pire encore, la firme IBT a encaissé 51% du contrat pour la construction du marché de Fontamara, alors que le degré d’achèvement des travaux ne dépasse pas 30%. C’est la preuve par quatre que les poissons de ce Lamothe tout comme lui et ses acolytes pourrissent toujours par la tête. Lamothe, expert en tartuferie prétend être inévitablement attaché au principe républicain de reddition de comptes. Détenteur exclusif de sa propre vérité mensongère, il a juré de tout faire pour qu’elle luise dans le cadre de ce dossier pour lequel il a déboursé une partie des milliards dérobés pour qu’il soit bloqué au parlement, voire même oublié.

Pourtant, les conclusions de la Commission sénatoriale spéciale d’Enquête recommandent formellement que des poursuites judiciaires soient enclenchées contre ces dilapidateurs de milliards. Sur la base d’un ensemble d’infractions prévues et punies par le code pénal haïtien et la loi du 12 mars 2014 portant prévention et répression de la corruption Lorann Gagòt et complices doivent être derrière les barreaux et non sur un panel de conférencier arrogant epi frekan kou chen bout ke. Men nonm Loran Gagòt la di si nonm Oknam nan gen grenn la vin manyen l !!!

Des hommes extraordinaires

Nous avons pendant longtemps dénoncé le fait que les propriétaires de médians en Haïti ne sont que des poltrons et des vendus pour le fait de se garder de dénoncer certains types de corruption qui sont monnaie courante dans les églises, les ONG, les organisations internationales et les ambassades. Sa rele achtè figi souflantchou. Pour preuve un puissant réseau de corruption opérait à l’ambassade du Canada en Haïti. Quel radòtè gwo gagann ou créateur de sensation ose en parler en public ?

Les intouchables, quand ils pillent les ressources financières publiques, ils sont partis les déposer en Dominicanie, Etats Unis, Suisse, Panama. Quand ils sont malades, ils vont se faire soigner à Cuba, Miami,  Santo Domingo, New York. Pour faire le shopping et acheter manoir, ils vont en France à Miami, New York, et en Dominicanie. En vacances, ils visitent Paris, New-York, et Rome, Pour l’école des enfants, ils choisissent la France, La Suisse, les Etats Unis et le Canada.

Mais, quand ils meurent, ils demandent tous à être enterrés au Pays Natal. S’il-vous plaît, posons-leur cette question: Le Pays Natal serait-il seulement un cimetière pour les dépouilles infectes des corrompus. Etant donné que ces pays déjà prospères se sont enrichis à la faveur de la pandémie de la corruption, ils n’en ont cure des cadavres tarés. Selon les réflexions judicieuses d’un ami, la dilapidation des 4 milliards des fonds Petro Caribe risque de passer dans la rubrique perte et profits. Ainsi, ces fossoyeurs anti patriotes qui hypothèquent chaque jour un peu plus l’avenir de notre pays pourront continuer en toute quiétude d’esprit à se la couler en douce.

Quelle voie faut-il prendre?

Partant du fait que le gouvernement Moise/Lafontant fait croire qu’il livre une lutte sans merci contre la corruption, il revient alors à se poser cette interrogation évidente quelle voie choisir ? La corruption, l’exonération de la corruption, la franchisassions, la compromission, l’acceptation de la corruption, la libéralisation de la corruption, la dénonciation de la corruption, la pénalisation des corrompus, l’arrestation des corrompus et corrupteurs, le renforcement de la corruption, l’amnistie générale pour les corrupteurs et corrompus, le silence, l’approfondissement de l’enquête avec des experts internationaux, la saisie des avoirs des corrupteurs et corrompus.

Marches contre la corruption !!!

Dans ce singulier petit pays l’on aura tout vu. Leur aveuglement est allé si loin que le mardi 4 décembre, les représentants de cette oligarchie de pourris, de contrebandiers d’experts en déstabilisation, logés à l’enseigne du Collectif 4 décembre ont gagné les rues de la capitale haïtienne. Défenseurs acharnés et complices de cette bourgeoisie de trafiquants de toutes sortes, de mafias qui réalisent plus de 2.4 milliards de dollars chaque année, ils ont osé dénoncer la corruption. Vakabon san lanvè san landwat sa a yo pase lasi chen nan de grenn je yo pou y ap mache pase moun nan tenten nan pran pòz y ap denonse kòripsyon. Se manzè An Mari Issa ki se pòt pawòl yo. Sò Mari te nan konsèy saj detan asayan Gi Filip yo t ap mache manje militan nan katye popilè yo apre koudeta kidnaping 2004 la.

Pwoblèm pap janm fini mezanmi. Le vendredi 8 décembre, à l’occasion de la Notre-Dame de l’Immaculée Conception des milliers de catholiques ont défilé dans les rues de Port-au-Prince pour prier et marcher contre les fléaux qui guettent le pays, dont la corruption, la division, les problèmes auxquels est confrontée la jeunesse. Une invitation spéciale est adressée aux plus hauts dignitaires de l’État, notamment Jovenel Moïse qui dit être le seul à avoir la solution contre la corruption, le Premier ministre Jack Guy Lafontant et son gouvernement ainsi que les parlementaires, à rejoindre l’Eglise catholique dans sa quête de guérison pour Haïti.

Si legliz katolik ta vle fè moun konprann y ap denonse kansè ki rele kòripsyon an se tankou yon 6 ki gen je chèch ap fawouche yon 9 pou di l jan l kwochi. « De même qu’en 1942 les autorités s’étaient unies à l’église et avaient marché pour Haïti, je vous invite à rejoindre l’église pour organiser cette belle marche », a lancé le père Frantz Petit-Homme au cours d’une conférence de presse tenue ce mercredi dans les locaux de la pastorale universitaire de Port-au-Prince. « Un mot de prière vous sera utile », a dit le révérend père au président de la République, lui demandant d’accorder, en dépit de son programme bien chargé, un petit temps à Dieu.

Depi ki lè lapriyè ipokrit mètdam ak koken te itil pèp Ayisyen konsa a ???? Partis du Bel-Air, arrivés au niveau de la faculté d’Ethnologie, les hypocrites de l’église catholique ont reçu avec raison plusieurs jets de pierres pour leur rappeler pèp Ayisyen an pa makak vre jan yo konprann li an. Wòch wòch wòch nan bouda vakabon ak bib ak konwonpi ak soutàn. Pendant longtemps, les catholiques qui ont la pratique de créer des perceptions prétendent détenir exclusivement la recette de délivrance contre la petite vérole. Voilà près de 30 ans depuis les pandémies du VIH /Sida, le choléra Minustah, ont fait des millions de morts. Sanble priyè katolik yo pran nan blokis ki fè yo kite moun ap mouri kou mouch konsa a ???

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