Le président sud-coréen Moon Jae-In va rencontrer la sœur de Kim Jong-Un

Le président Moon Jae-In va rencontrer la sœur de Kim Jong-Un, a annoncé Séoul jeudi.

Le chef de l’État sud-coréen, Moon Jae-in, recevra samedi à la Maison bleue, le siège de la présidence à Séoul, la sœur du numéro un nord-coréen Kim Jong-Un, ainsi que des membres de la délégation olympique nord-coréenne, a fait savoir jeudi la présidence.

Une grande première. Ce sera la toute première fois qu’un membre de la famille Kim, au pouvoir en Corée du Nord depuis Kim Il-sung, sera reçu à la Maison bleue. À son arrivée à la présidence Monn Jae-In avait l’ambition de relancer la “Sunshine policy” (ouverture en direction du Nord) de son mentor l’ex-président Kim Dae-jung.

Un déjeuner avec le chef de l’État nord-coréen. Moon Jae-In déjeunera avec la délégation de haut niveau dépêchée par Pyongyang aux JO d’hiver, a déclaré jeudi un porte-parole de la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne. Cette délégation comprendra Kim Yong Nam, qui occupe les fonctions honorifiques de chef de l’État de Corée du Nord, le plus haut responsable nord-coréen à se rendre au Sud du point de vue protocolaire. Y figure aussi la sœur cadette du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, personnage de plus en plus influent au sommet du pouvoir nord-coréen.

Peut-être un message personnel de la part de Kim Jong-Un. “Le président Moon recevra la délégation nord-coréenne et déjeunera avec elle le 10 février”, a déclaré Kim Eui-Kyeom à la presse, sans révéler l’endroit où se prendrait ce repas. D’après l’agence sud-coréenne Yonhap, il est vraisemblable que Kim Yo Jong soit porteuse d’un message personnel de son frère au président sud-coréen.

– La Corée du Nord a organisé un défilé militaire à Pyongyang

La Corée du Nord a organisé jeudi un défilé militaire à Pyongyang, a annoncé jeudi une source gouvernementale sud-coréenne, à la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques au Sud.

70e anniversaire de son armée. La télévision officielle nord-coréenne n’a diffusé aucune image en direct de l’événement mais cette source a déclaré : “nous avons appris que le Nord a organisé un défilé militaire place Kim Il-Sung à Pyongyang à partir de 10h30 aujourd’hui”. La Corée du Nord avait annoncé le mois dernier qu’elle célébrerait cette année le 70ème anniversaire de son armée le 8 février, au lieu du 25 avril.

Récent revirement diplomatique. La nouvelle a pris les capitales étrangères de court après le spectaculaire revirement diplomatique amorcé début janvier par Pyongyang, qui a saisi l’occasion des JO pour tendre la main à Séoul. D’après les analystes, le Nord entend avec cette double approche normaliser son statut d'”Etat nucléaire de facto”. Il pourrait tenter d’obtenir l’affaiblissement des sanctions contre le régime et enfoncer un coin dans la relation entre les alliés sud-coréen et américain.

Aux JO, pas de rencontre avec les Etats-Unis. La Corée du Nord a également fait savoir jeudi qu’elle n’avait aucune intention de rencontrer les représentants des Etats-Unis pendant les JO. “Nous n’avons pas la moindre intention de rencontrer des responsables américains pendant notre visite au Sud”, a dit Cho Yong-Sam, haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l’agence officielle KCNA. “Nous n’avons jamais mendié un dialogue avec les Etats-Unis, et nous ne le ferons jamais”, a-t-il ajouté.

– Palestinien brûlé vif : la justice confirme les peines à perpétuité

La Cour suprême israélienne a confirmé jeudi la condamnation à la prison à vie pour l’instigateur de l’enlèvement et de l’assassinat d’un Palestinien mineur en 2014, et pour l’un de ses complices.

La Cour suprême israélienne a confirmé jeudi les peines prononcées en 2016, dont deux condamnations à perpétuité, contre trois juifs israéliens reconnus coupables du meurtre d’un Palestinien brûlé vif en 2014.

Des peines confirmées. Ce crime avait contribué à l’escalade des violences qui avaient mené à la guerre de Gaza en juillet-août 2014. La Cour suprême a rejeté les appels interjetés par Yosef Haim Ben David et ses deux complices, dont les noms avaient été gardés secrets parce qu’ils étaient mineurs au moment des faits.

L’instigateur condamné à la prison à vie. Yosef Haim Ben David, un Israélien d’une trentaine d’années, a été condamné le 3 mai 2016 à la prison à vie, la plus lourde peine possible, comme l’instigateur et le principal exécutant de l’enlèvement et l’assassinat d’un Palestinien de 16 ans, Mohammed Abou Khdeir, le 2 juillet 2014 à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël. Ses deux complices, âgés de 16 ans en juillet 2014, avaient été condamnés le 4 février de la même année, l’un à la perpétuité, et l’autre à 21 ans de prison.

Un crime qui avait marqué l’opinion. Le trio avait enlevé Mohammed Abou Khdeir le 2 juillet 2014 à Jérusalem-Est. L’adolescent avait été frappé, emmené en voiture dans un bois proche de Jérusalem et aspergé de carburant. Ben David aurait ensuite mis le feu alors que Mohammed Abou Khdeir était encore en vie selon l’autopsie. Le crime, motivé par la soif de vengeance, a profondément marqué l’opinion palestinienne. Yosef Haim Ben David avait déclaré aux enquêteurs avoir voulu venger l’assassinat, trois semaines auparavant, de trois adolescents israéliens enlevés en Cisjordanie occupée.

– Venezuela : l’élection présidentielle aura lieu le 22 avril

Le président Maduro brigue un nouveau mandant lors de ces élections anticipées, mais la MUD, la coalition de l’opposition, a refusé de signer l’accord, réclamant le rétablissement des droits civiques pour deux de ses dirigeants.

Une élection présidentielle anticipée aura lieu le 22 avril prochain au Venezuela, où le président Nicolas Maduro veut obtenir un nouveau mandat, alors que l’opposition n’a pas encore décidé si elle participera au scrutin.

Échec des négociations. “L’élection présidentielle est convoquée pour le 22 avril 2018”, a déclaré mercredi la présidente du Conseil national électoral (CNE), Tibisay Lucena, lors d’une allocution diffusée par la télévision officielle vénézuélienne. L’annonce est intervenue après l’échec des négociations entre le gouvernement et l’opposition sur la date de ce scrutin. La délégation du gouvernement et celle de la Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition de l’opposition, négociaient depuis deux mois à Saint-Domingue pour tenter de parvenir à un accord notamment sur la date de la présidentielle et les modalités du scrutin.

La date choisie n’est pas une surprise. En annonçant l’échec des négociations, le président dominicain Danilo Medina avait indiqué que les deux parties s’étaient mises d’accord mardi sur la date du 22 avril. Mais la MUD a présenté mercredi une série d’observations sur le texte, a déclaré Danilo Medina, et la signature prévue n’a pas pu avoir lieu.

Deux leaders privés de leurs droits civiques. L’opposition demandait entre autres que soit levée la privation des droits civiques infligée par le pouvoir à ses deux principaux dirigeants, Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, et Leopoldo Lopez, actuellement en résidence surveillée. La MUD réclame aussi “la légalisation immédiate, dans les 48 heures”, de la MUD et de deux formations appartenant à cette coalition, Primero Justicia de Henrique Capriles et Voluntad Popular de Leopoldo Lopez, tenues à l’écart de la présidentielle par des décisions de la justice et des autorités électorales.

Maduro fustige la MUD. Le principal négociateur de la MUD, Julio Borges, a déclaré que les exigences de l’opposition visaient à garantir “une élection libre”, redoutée selon lui par Nicolas Maduro. Lors d’un rassemblement de ses partisans à Caracas, Nicolas Maduro a fustigé la décision de la MUD de ne pas signer l’accord et a accusé l’opposition de l’avoir prise sur instruction des Etats-Unis, bête noire du pouvoir vénézuélien.

– Cartes bancaires piratées : un réseau international démantelé

Trente-six personnes accusées d’animer le forum Infraud, spécialisé dans l’échange et l’achat de données personnelles, ont été inculpées dans sept pays différents – dont la France-, a annoncé la justice américaine.

 

La justice américaine a annoncé mercredi l’inculpation de 36 personnes accusées d’animer Infraud, un forum spécialisé dans l’échange et l’achat de données personnelles, notamment piratées sur des cartes bancaires.

530 millions de dollars de préjudice. Le préjudice financier causé par ce réseau international est estimé à 530 millions de dollars (431 millions d’euros). Treize suspects ont été arrêtés aux États-Unis, en Australie, au Royaume-Uni, en France, en Italie, au Kosovo et en Serbie, a précisé dans un communiqué le ministère de la Justice. “Ces poursuites et arrestations sont parmi les plus importantes jamais engagées en matière de cybercriminalité”, s’est félicité John Cronan, un responsable des affaires criminelles au ministère.

“In Fraud We Trust”. Le réseau Infraud a été créé en octobre 2010 par l’Ukrainien Svyatoslav Bondarenko, 34 ans, qui opérait sous les pseudonymes de “Obnon”, “Rector” ou “Helkern”. Il n’a pas encore été appréhendé. Ayant adopté comme slogan “In Fraud We Trust” (“Nous avons foi en la fraude”), Infraud mettait en lien acheteurs potentiels et sites de vente, les transactions ayant pour point commun d’être fondées sur des fraudes ou des usurpations d’identité.

Des victimes dans le monde entier. L’organisation comptait 10.901 membres enregistrés en mars 2017. Ils pouvaient acheter ou vendre des données personnelles ou des cartes piratées, ainsi que des logiciels malveillants. Les victimes ont été identifiées aux quatre coins de la planète.

 

États-Unis : pendant plus de huit heures, une démocrate défend les clandestins au Congrès

La cheffe de la minorité démocrate de la Chambre des représentants s’est exprimée pendant plus de huit heures pour demander une réforme pour protéger les jeunes sans-papiers, appelés “dreamers”.

 

Huit heures et sept minutes : Nancy Pelosi, cheffe de la minorité démocrate de la Chambre des représentants, s’est exprimée en continu pendant un temps record dans l’hémicycle pour demander une réforme de l’immigration protégeant les jeunes sans-papiers, surnommés “Dreamers” (rêveurs).

Un nouveau record. La leader de l’opposition a pris le micro à 10h04 du matin et ne l’a relâché qu’à 18h11, restant debout en permanence, sans s’interrompre, et sans autre secours que d’occasionnels verres d’eau. Le record précédent, selon l’historien de la chambre basse du Congrès, appartenait à un élu ayant prononcé un discours de cinq heures et 15 minutes en 1909.

Libre de s’exprimer aussi longtemps qu’elle le… pouvait. La procédure de la Chambre l’autorisait, en tant que chef de l’opposition, à s’exprimer aussi longtemps qu’elle le souhaitait… ou pouvait. À l’inverse du Sénat, où le droit de parole infini est accordé à chacun des 100 sénateurs, et où le record est de plus de 24 heures. Alors que les sénateurs se chaussent souvent de baskets pour ces performances très sportives, Nancy Pelosi, 77 ans, est restée en hauts talons.

“La lâcheté morale des républicains doit prendre fin”. “Nos Dreamers sont dans l’incertitude, un nuage cruel de peur planant au-dessus d’eux”, a-t-elle lancé. “La lâcheté morale des républicains doit prendre fin”. “Je n’ai aucune intention de finir”, a-t-elle aussi dit, après près de six heures de marathon.

La parlementaire de Californie a passé plusieurs heures à lire des lettres et témoignages de jeunes clandestins qui attendent du Congrès une régularisation. Elle protestait contre l’absence, dans un accord budgétaire dévoilé plus tôt au Sénat, de toute mesure réglant la situation de ces centaines de milliers de sans-papiers jeunes, protégés par le programme Daca, supprimé par Donald Trump.

Ovationnée par ses collègues. L’élue voulait interpeller de façon spectaculaire Paul Ryan, le chef de la majorité, afin qu’il s’engage à inscrire un débat sur l’immigration à l’ordre du jour. À la fin de son intervention, ses collègues l’ont ovationnée et serrée dans leurs bras. Mais Paul Ryan n’avait toujours pas accédé à sa demande.

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