JO-2018 : les États-Unis n’écartent pas une rencontre avec la Corée du Nord

Interrogé sur l’éventualité d’une rencontre entre Mike Pence avec une délégation nord-coréenne pendant les JO, le secrétaire d’État Rex Tillerson a répondu : “On verra, on verra ce qui se passera”.

Le vice-président américain Mike Pence ou d’autres représentants de Washington pourraient rencontrer des officiels nord-coréens lors des JO d’hiver, a déclaré lundi le secrétaire d’État Rex Tillerson.

Washington prêt à dialoguer avec Kim Jong-Un. Washington a fait savoir récemment que les États-Unis ne prendraient pas l’initiative d’entrer en contact avec les Nord-Coréens présents aux prochains Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, mais l’administration Trump s’est dite prête à dialoguer avec Kim Jong-Un pour le pousser à abandonner son programme nucléaire.

“On verra ce qui se passera”. Interrogé au Pérou durant sa tournée en Amérique latine sur l’éventualité d’une rencontre entre Mike Pence et une délégation nord-coréenne, Rex Tillerson n’a pas écarté cette possibilité. “Concernant le déplacement du vice-président aux Jeux olympiques et s’il y aura ou non une opportunité de rencontre, quelle qu’elle soit, avec la Corée du Nord, je pense que nous allons voir ce qui va se passer”, a-t-il déclaré aux journalistes. Interrogé pour savoir s’il ne disait pas “non”, Rex Tillerson a répondu : “On verra, on verra ce qui se passera”.

22 athlètes nord-coréens présents. Mike Pence se rend en Alaska, à Tokyo puis à Séoul avant d’assister vendredi à la cérémonie d’ouverture des JO à Pyeongchang. Les deux Corées sont toujours techniquement en guerre car le conflit s’est achevé en 1953 sur un armistice et non sur un traité de paix. Vingt-deux athlètes nord-coréens doivent participer aux JO, dont 12 hockeyeuses sur glace arrivées la semaine dernière pour participer à une équipe unifiée.

Trois séries de sanctions économiques. En 2017, à l’initiative de Washington, le Conseil de sécurité a imposé trois séries de sanctions économiques à la Corée du Nord qui touchent notamment ses exportations de charbon, de fer, sa pêche et son textile et limitent ses approvisionnements en pétrole. Ces mesures ont été décidées après des tirs de missiles et un essai nucléaire menés par Pyongyang, jugés menaçants pour la stabilité internationale.

 

Royaume-Uni : la justice se prononce mardi sur le mandat d’arrêt émis contre Julian Assange

Malgré sa récente naturalisation équatorienne, le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, devrait être fixé sur le maintien ou non du mandat d’arrêt britannique qui pèse sur lui.

La liberté pour Julian Assange ? La justice britannique se prononce mardi sur une demande de lever du mandat d’arrêt visant le fondateur de WikiLeaks, réfugié à l’ambassade d’Équateur de Londres depuis plus de cinq ans.

Plus de poursuite pour viol en Suède. L’Australien de 46 ans avait trouvé asile en juin 2012 dans cet immeuble de briques rouges situé dans le quartier chic de Knightsbridge, à un jet de pierre du magasin de luxe Harrods, alors qu’il était recherché par la justice suédoise pour des accusations de viol qu’il niait. 

Mais après moult rebondissements, le parquet suédois a fini par classer l’affaire en mai 2017. Pour ses avocats, le mandat d’arrêt britannique émis à son encontre a donc “perdu son objectif et sa fonction”. Sa défense invoque également les problèmes de santé de Julian Assange, qui selon elle n’a pas accès aux soins médicaux, et souffrirait de problèmes aux dents, à l’épaule et de dépression.

Une nationalité équatorienne mais pas de statut diplomatique. Dans l’espoir de trouver une solution au casse-tête diplomatico-judiciaire, Quito lui a accordé en décembre la nationalité équatorienne, demandant à Londres de lui reconnaître un statut diplomatique, ce qui lui aurait permis de quitter l’ambassade sans être arrêté par la police britannique.

Mais le Royaume-Uni a refusé d’accorder ce statut, et le parquet britannique maintient que le mandat d’arrêt britannique est toujours valide car Julian Assange n’a pas respecté les conditions de la liberté sous caution qui lui avait été octroyées. Le procureur Aaron Watkins a même qualifié d'”absurdes” les arguments présentés par les avocats d’Assange, la police britannique signifiant de son côté qu’elle interpellerait l’Australien s’il s’aventurait hors de l’ambassade.

Un risque d’extradition vers les États-Unis. En cas d’arrestation, le fondateur de WikiLeaks craint d’être ensuite extradé et jugé aux États-Unis pour la publication par WikiLeaks en 2010 de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains. Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions avait assuré en avril dernier que l’arrestation de Julian Assange était une “priorité” pour l’administration Trump.

Des conditions de vie difficiles. Depuis 2012, Julian Assange n’a fait que de rares apparitions publiques au balcon de l’ambassade, où il vit dans un petit appartement, avec un chat pour seule compagnie. Un four à micro-ondes, un tapis de course et une lampe à UV améliorent l’ordinaire mais ceux qui lui ont rendu visite décrivent des conditions éprouvantes.

Une figure controversée. Personnage désormais controversé, Julian Assange a été accusé récemment d’être un valet de la Russie pour son influence sur l’élection du républicain Donald Trump à la Maison-Blanche. En juillet 2016, WikiLeaks avait publié 20.000 courriels piratés du Parti démocrate, dont certains très préjudiciables à la campagne de Hillary Clinton. En octobre, un mois avant le scrutin, ce sont des milliers d’emails du président de l’équipe de campagne de la démocrate, John Podesta, qui étaient publiés par WikiLeaks, suscitant des éloges appuyés du candidat Donald Trump. Face aux accusations, Julian Assange a nié que la Russie ou tout autre État était derrière ces fuites.

 

Procès voitures autonomes : Waymo (Google) accuse Uber d’avoir “triché”

Lundi s’est ouvert le procès qui oppose Waymo, filiale d’Alphabet la maison mère de Google, à Uber qu’elle accuse de lui avoir volé des technologies pour développer des voitures autonomes. 

“Guerre”, “triche”, “complot”… Les hostilités ont démarré fort lundi dans le procès opposant Uber à Waymo, filiale de Google qui le poursuit pour vol de technologiesdans les voitures autonomes, vues comme le Graal des transports.

“Gagner” la course à la voiture autonome. L’ancien patron d’Uber, le sulfureux Travis Kalanick, a même été mis en cause directement dès les premières minutes de l’audience par les avocats de Waymo. Absent lundi, il pourrait témoigner plus tard dans le procès, qui doit durer deux à trois semaines.

Travis Kalanick a “décidé d’investir énormément dans la conduite autonome” et, en 2015, “a décidé que gagner était plus important que la loi (…) quoiqu’il en coûte”, a déclaré Charles Verhoeven, l’un des avocats de Waymo qui réclame entre un et deux milliards de dollars à Uber, devant un tribunal fédéral de San Francisco (Californie, ouest des États-Unis).

“Une partie de nos technologies nous a été enlevée”. “Il a pris la décision et cette décision était de tricher”, a-t-il insisté, extraits d’emails et de SMS à l’appui. Selon lui, Uber s’est rendu compte qu’il était “incapable de rattraper” son retard dans la conduite autonome alors que Waymo a commencé à travailler dans la conduite autonome en 2009. “Nous croyons en la concurrence loyale” et “une partie de nos technologies nous a été enlevée”, a témoigné John Krafcik, le patron de Waymo.

Ne pas juger si “Uber est une entreprise maléfique”. Connu pour son tempérament impétueux et des méthodes peu orthodoxes, Travis Kalanick – qui a co-fondé Uber – a été poussé à la démission en juin 2017. Uber tente depuis plusieurs mois de se défaire d’une réputation largement écornée par les scandales des années Kalanick. À tel point que le juge William Aslup a pris soin de préciser par écrit aux jurés avant le procès qu’il ne s’agirait “pas de déterminer si Uber est une entreprise maléfique ou pas”.

Des technologies volées grâce à un ancien ingénieur de Google ? Pendant près de six heures lundi, les deux groupes se sont accusés mutuellement d’avoir voulu nuire à l’autre, vu comme une menace dans la course effrénée à la voiture sans conducteur. Waymo accuse l’un de ses anciens ingénieurs, Anthony Levandowski – qui n’est pas poursuivi dans ce procès mais dans une autre procédure -, d’avoir volé fin 2015 des milliers de documents confidentiels de son employeur portant sur des technologies de conduite autonome, avant de fonder sa propre start-up, Otto. Celle-ci a peu après été rachetée par Uber.

Des secrets industriels qui n’en n’étaient pas. “Il n’y a pas de complot ici”, cela “n’a aucun sens”, a balayé Bill Carmody, qui défend Uber. Selon lui, Google était “très inquiet” de la concurrence d’Uber depuis longtemps, inquiétudes renouvelées lors du rachat d’Otto en 2016 et après le départ de plusieurs ingénieurs du projet de voiture autonome du géant d’Internet.

Et quand Anthony Levandowski a quitté à son tour Google, l’un des dirigeants du groupe, “Larry [Page, a] craint qu’il ne se lance dans quelque chose qui fasse concurrence”, a ajouté le conseil, citant un email interne au géant technologique. Google avait même “songé à empêcher le rachat” d’Otto et, ce, alors que Google “n’avait pas la moindre idée qu’Anthony Levandowski avait téléchargé le moindre fichier”, a aussi affirmé Me Carmody.

Waymo, qui est une filiale d’Alphabet, maison mère de Google, va devoir prouver pendant les débats qu’il s’agissait bien de secrets commerciaux, qu’Uber les a récupérés indûment, les a utilisés et en a tiré profit.

 

Pédophilie: une lettre bien encombrante pour François dans l’affaire Barros 

L’agence Associated Press a révélé le 5 février que le pape François avait bien reçu une lettre des victimes d’un prêtre pédophile au Chili. Lors de son récent voyage au Chili, le souverain pontife avait pourtant demandé que les victimes, qui accusent l’évêque d’Osorno, Mgr Barros, d’avoir couvert le prédateur apportent des « preuves ».

C’est une lettre de huit pages, écrite par Juan Carlos Cruz, victime présumée de Fernando Karadima, prêtre pédophile d’une banlieue huppée de Santiago. Il y décrit les agressions qu’il a subies et supplie le pape d’écouter ses souffrances.

Ce courrier n’est pas nouveau, révèle AP : il a été remis en avril 2015 à François en personne, apporté à Rome par des membres de la commission pontificale pour la protection des mineurs. Dans la lettre est aussi accusé Mgr Barros, l’évêque d’Osorno, qui fut un proche de Karadima et que le pape a toujours soutenu.

Il y a quelques jours le Vatican a annoncé l’envoi d’un enquêteur au Chili pour écouter les victimes. Mais le pape cherche toujours des faits accusant Barros. Des faits qu’il aurait pu lire dans le courrier de Juan Carlos Cruz. Sur cette affaire il n’est pas impossible que François se soit fait influencer par l’un de ses conseillers, le cardinal chilien Francisco Errazuriz. Cet ancien archevêque de Santiago avait dit ne pas croire les victimes du père Karadima, avant d’être contraint de faire marche arrière.

Cette lettre est néanmoins très embarrassante pour le pape François. Elle jette le trouble sur sa volonté réelle de « tolérance zéro » sur les questions pédophiles, tout comme son empathie envers les victimes.

 

La Chine a annoncé mardi avoir effectué un “test défensif, qui ne ciblait aucun pays” en particulier” qui a “atteint l’objectif fixé”.

 

La Chine a annoncé mardi avoir conduit avec succès un test d’interception de missile à l’aide de son système de défense au sol, à l’heure où les tensions dans la péninsule coréenne restent vives.

Un “test défensif”. Ce test d’interception d’un missile balistique à portée intermédiaire a été effectué lundi et a “atteint l’objectif fixé”, selon un très bref communiqué du ministère chinois de la Défense. “Il s’agissait d’un test défensif, qui ne ciblait aucun pays” en particulier, insiste-t-il, sans autres détails.

Pour autant, ce test de missile chinois intervient alors que les tensions s’intensifient à nouveau autour de la Corée du Nord, après des échanges de déclarations belliqueuses entre Pyongyang et Washington, avivant le spectre d’une confrontation. Les États-Unis ont déployé en Corée du Sud un vaste bouclier anti-missile (Thaad), en dépit des vives objections de Pékin, qui estime que ce système entrave sa propre force de dissuasion.

La Corée du Nord, une “dictature cruelle”. Dans son récent discours annuel sur l’état de l’Union, le président américain Donald Trump a ainsi mis en garde contre “la complaisance et les concessions” face à la menace nucléaire nord-coréenne, qualifiant le régime de Kim Jong-Un de “dictature cruelle”. La Corée du Nord sera bientôt, “d’ici quelques mois”, en mesure de frapper les États-Unis avec une arme nucléaire, a de son côté affirmé la CIA fin janvier.

Une frappe militaire toujours envisagée. Donald Trump a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration, et selon de nombreux observateurs, l’option d’une frappe militaire préventive est toujours sérieusement envisagée à Washington.

Ainsi, selon le quotidien Washington Post, celui qui était pressenti pour devenir ambassadeur des États-Unis en Corée du Sud, l’universitaire et diplomate Victor Cha, a finalement été écarté par l’administration Trump après avoir critiqué en privé la stratégie du président et l’éventualité d’une frappe ciblée contre le pays reclus.

Une rencontre lors des JO d’hiver ? Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson continue néanmoins de défendre une solution diplomatique pour convaincre Pyongyang de revenir à la table des négociations sur son programme nucléaire. Rex Tillerson a ainsi assuré lundi que le vice-président américain Mike Pence ou d’autres représentants de Washington pourraient rencontrer des officiels nord-coréens lors des JO d’hiver en Corée du Sud.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *