Quand la révolution mange ses propres fils.

PATRICK MOUSSIGNAC ,
MON FRÈRE,
LA COMÉDIE À TROP DURE…

J’assiste pour la énieme fois, a un scandale qui concerne , qui implique radio Caraibes. Encore et Toujours , Radio Caraïbes.
Est ce qu’une radio, pour exister, ne doit vivre, que de scandale en direct ou en différé ?
Est ce une nouvelle technique de gestion et de programmation médiatique ?
Est ce qu’on peut continuer à traiter toute une société comme vous le faites, mes frères de la presse.
Quel est votre role aujourdhui?
Quel est notre rôle aujourd’hui de la presse ?

En 1996, alors que jetais un directeur cadre du ministere de la culture et de la communication, une enquête placait deja radio caraibes au sommet de tous les sondages.
Meilleure programmation. Meilleur journal.

De fait, cette radio depuis mon adolescence, à toujours été populaire. Elle est restée populaire jusqu’a nos jours, en dépit de l’importance colossale que prennent les réseaux sociaux dans notre vie quotidienne. Radio Caraïbes n’a pas bronché…Elle est restée intacte. N’est ce pas magique , qu’une station de radio passe toutes ces périodes socio politiques difficiles, en Haiti, sans perdre de sa popularite…

Mon cher Patrick Moussignac, je sais que les gens ont souvent peur de vous, Patrick Moussignac, communément appelé ” Ti Toro”, pour vous dire la vérité en face.
Après nos nombreuses conversations bruyantes au téléphone, vous et moi, en 2011 et 2012, ou j’étais DG de la TNH et que cela n’allait pas du tout entre nous, pour des raisons que je me garde ici, de dévoiler, ce soir, par discretion professionnelle, si je ne vous le redis pas, ce soir, cher Moussignac, je sens que jaurai du mal à m’endormir sur mes deux oreillers…
Toutefois, que comptez vous faire vraiment de radio Caraïbes le 94.5…
les autres , vos autres, on s’en fout royalement. Or, Caraibes m’interesse par son histoire et par son role dans notre culture nationale.
Que comptez vous faire, à part elire des présidents, des sénateurs , des députes et des maires, a part fait de la comedie dans l’ombre ?
Que faire de radio Caraïbes ?
Une radio qui fume?
Une radio qui fugue ?
Une radio qui nous enterre dans la merde?
une radio qui instruit ?
Une radio qui détruit ?
une radio qui forme ou deforme ?
Kisa Wou vle fe ? Kikote wap rive ?
Vous rendez-vous compte que la comédie va trop loin désormais ?
Je protege mes lecteurs des degats que vous faites. Pardonnez mes lecteurs , Seigneur, ils ne savent pas ce qui se passe vraiment et que seul Michel Martelly pourrait expliquer pour justifier ses mille et uns excès contre la presse qui se salit de trop en trop.
Comment pouvez tolérer qu’une radio comme Radio Caraïbes passe de patrïmoine , un temps, a une véritable station bordelique aujourdhui.
Et qui assume de fait etre un bordel sonore en plein 21e siecle ou la radio se modernise a travers le monde.
Pourquoi Martelly fait sa tournee médiatique improvisée apparemment et qu’ ailleurs , pas de scandale a déplorer, mais que Radio Caraïbes réinvente le monde avec ses frasques pleines de salades pourries aux yeux du monde entier.
Que cherchez vous, mon frère, comme effets mediatiques ?

Pradel Henriquez, delmas, 3 février 2018

 

Par HEROLD JEAN FRANÇOIS ,

PetroCaribe-Sénat : les complices de service…

Après avoir renversé un président de la République qui avait un soutien populaire comme rarement chef d’État haïtien l’a eu, le 30 septembre 1991, l’Armée avait de bonnes raisons de croire qu’elle était intouchable et que sa prépondérance dans le système politique haïtien était consacrée. D’ailleurs les militaires et les militaristes haïtiens sont profondément pénétrés de la certitude que la nation est née avec l’Armée, comme quoi le destin de l’institution militaire est lié à l’existence même de la nation.

L’Armée d’Haïti et ses chefs qui l’ont conduite à sa perte, toute «la grande famille du 30 septembre» était loin de douter qu’avec le coup d’État contre Jean-Bertrand Aristide, l’institution militaire, par son comportement et sa gestion catastrophique de l’espace politique, avait creusé sa propre tombe. On a beau lancer des mises en garde et des avertissements que les militaires et leurs supporteurs, confiants dans leur superbe étaient trop rivés à leurs petits intérêts de maîtres du moment pour voir venir la fin imminente.

Le 26 mai 1993, dans le journal Le Nouvelliste, nous avions publié un texte intitulé : « Le Dernier Képi». Nous avions mis en lumière que le Général Raoul Cédras pourrait être la dernière tête à képi qui s’imposerait à la nation par le fait d’être le Commandant en chef des Forces armées d’Haïti, et que l’Armée jouait son avenir… Mais à l’époque, la partie était belle et l’Armée pensait détenir toutes les cartes. L’intransigeance était le maître mot, les militaires occupaient tout l’espace, Marc Bazin est à la barre avec ses «plusieurs chapeaux», la répression fait rage dans le camp populaire, les alliés du grand quartier Général, parmi eux, le Front pour l’Avancement et le Progrès d’Haïti (FRAPH) , articule la terreur pour neutraliser les populations des quartiers populaires soutenant la résistance au coup d’État, l’Armée pensait avoir un bel avenir devant elle…Nous connaissons l’histoire…

Pourquoi revenons-nous avec cette illustration historique?

Dans plusieurs écrits précédents, nous avons attiré l’attention sur la menace qui pèse sur le Parlement en général et sur le Sénat de la République en particulier. Hier encore, dans une adresse au nouveau Président du Sénat, Joseph Lambert, nous avons mis en évidence les risques qui pèsent sur le Grand Corps si aucun effort n’est fait pour rectifier le tir. Mais aujourd’hui, la majorité présidentielle ne recule devant aucune position répugnante pour cautionner le plus grand détournement de fonds du Trésor public de toute l’histoire d’Haïti. Avec des complices et supporteurs aussi zélés que la bande au Sénateur Kedlaire Augustin, chef de cette majorité qui met sa science ou sa bêtise au service de la mauvaise cause, les sénateurs ne pensent certainement pas que la 50e Législature pourrait être les derniers kilomètres du Sénat dans l’histoire politique de ce Corps dans l’histoire de notre pays. Le Sénat, presque aussi vieux que la nation, peut bien être en train de jouer le dernier acte de la pièce avec le dossier du détournement scandaleux des fonds du programme PetroCaribe. Mais que peut-on être bête quand on est un fanatique aveugle! Que peut-on prétendre lire à l’envers les prescrits de la Constitution et argumenter en sens contraire! Et que peut-on être aussi sot pour penser que toute la République est à ce point ignare pour ne pas voir l’imposture et la sotte arrogance d’un avocat qui se prévaut de son diplôme et de son statut d’homme de la basoche pour jouer à l’intelligent, à l’insolent. Pour mémoire, nous rappelons in extenso, le libellé de l’article 118 de la Constitution en vigueur:

Article 118:« Chaque chambre a le droit d’enquêter sur les questions dont elle est saisie».

Pourquoi la nation dont le dénuement lui voue le mépris, le dénigrement, la vomissure de dirigeants de grande puissance, devait-elle continuer à engraisser de son sang et sa sueur des parasites qui constituent un Corps qui œuvre contre ses intérêts supérieurs, contre sa survie. Pourquoi les Haïtiennes et Haïtiens devront-ils, à la prochaine élection, aller consciemment voter pour renouveler le Corps des complices des potentiels concussionnaires de l’État qui ont détourné l’argent et les moyens qui auraient pu servir à changer leurs conditions de vie. Qu’est-ce qui empêcherait l’idée de renvoyer le Sénat, de faire son chemin et de revenir avec une Chambre unique des Communes qui défendraient désormais les intérêts des mandants de leur proximité dont ils ne trahiraient point le mandat? Pourquoi le pays ne devrait pas voir les meilleures opportunités qui soient dans l’idée de la convocation d’une Assemblée constituante qui travaillerait sur une toute nouvelle Constitution qui remplacerait la charte du 29 mars 1987, en respectant ses acquis quant au caractère démocratique de l’État; tout en nous débarrassant, avec tous les avantages que cela représente en gain économique et en garantie de fidélisation aux intérêts de la nation et de son peuple souverain, de tous les Corps inutiles dont l’existence dans l’état de dépravation et de délabrement mental actuels, constitue une menace pour le fonctionnement du régime démocratique perverti?

Ce choix conscient ne nous offrirait-il pas les moyens adéquats et l’opportunité de travailler désormais au développement des collectivités, des communes et de l’espace rural haïtien pour nous relever, refaire notre image et nous projeter en meilleure forme dans le regard du reste du monde? Pour ce que coûte le Sénat à la République, la répartition du budget ainsi récupéré aiderait de façon substantielle à transformer les réalités qui n’ont pas bougé dans ces espaces, depuis l’Indépendance. Ne convient-il pas de sortir de notre ghetto et de jeter un regard prospectif sur ce qui se fait ailleurs, au Sénégal notamment, avec l’argent alloué précédemment au Parlement. Construire de meilleures infrastructures scolaires, des bibliothèques, des centres de santé, des hôpitaux, des systèmes d’adduction d’eau potable, des centres de loisirs, des infrastructures culturelles et sportives pour l’épanouissement de la jeunesse, des centrales électriques à partir de choix multiples, ne sont-ce pas là de bien meilleures options qu’un Sénat budgétivore, inopérant et inutile à la République?

Si la relève d’Haïti passe par l’effacement du Sénat au profit d’une efficiente Chambre des Communes où chaque Député n’a aucun autre choix que de défendre les intérêts de son patelin, quelle que soit son attache politique, au risque de ne pas pouvoir retourner dans sa circonscription, s’il s’écarte de sa mission, le pays ne doit pas hésiter une seconde pour adopter cette option.

Qu’est-ce qui nous empêche, par ailleurs, de constater l’actuelle confusion des pouvoirs entre le Parlement et l’Exécutif dont la toute prépondérance est renforcée, contrairement et à la lettre et à l’esprit de la Constitution du 29 mars 1987 qui prône la séparation des pouvoirs jaloux de leurs prérogatives non transférables? Quel avenir a notre pays, si, de façon incompréhensible, il ne se secoue pas, ne se met pas debout pour voir et comprendre la nécessité de réagir en toute urgence, face à ce complot d’une association de malfaiteurs, d’un groupe de sangsues, qui à lui seul, veut s’octroyer tous les bénéfices du Budget de la République financé à coups de sacrifices imposés à un peuple en pleine inanition et qui, en retour, ne reçoit rien comme service? Qu’est-ce que la majorité présidentielle au Parlement a-t-elle en commun avec la majorité des citoyens démunis qu’on laisse exposer dans des cités bidon, patauger dans la boue infecte, au contact des fatras qui meublent son quotidien à tout moment et le long de canaux nauséabonds vecteurs de toutes sortes de maladies; qui n’a que le choix d’envahir les trottoirs et les rues de nos villes, de se déguiser en marchandes, pour essayer de ne pas crever de faim, étant exposée jour et nuit au dégagement de CO2 des grosses cylindrées aux sirènes assourdissantes de ses officiels et représentants qui, à la vérité, ne représentent désormais plus qu’eux-mêmes?

Donnez-nous une seule, rien qu’une raison pour qu’Haïti, dans ses couches majoritaires, le peuple dont les parlementaires, pour la plupart, trahissent le mandat en toute circonstance, maintienne le système politique actuel en dysfonctionnement, sans agir et réagir comme les peuples opprimés savent le faire, pour exiger sa réforme?

Les complices de service dans toutes les avenues du Parlement dont l’argent du PetroCaribe avait financé la campagne, ceux qu’on avait vus dans la séance du 31 janvier 2018 au Sénat de la République, défendre sans vergogne, sans gêne ni retenue aucune, en toute indécence, le vol, le pillage, la dilapidation, le détournement par tous les moyens, ceux-là doivent savoir qu’ils sont les principaux fossoyeurs des institutions démocratiques dont la mission principale est de contrôler la gestion du pouvoir exécutif. En se faisant complices pour des services rendus et des avantages obtenus de ceux-là qui, de leur lieu de pouvoir et attributions, ont causé des préjudices à l’État, plutôt que de le servir en filles et fils dévoués et honnêtes, ils doivent savoir qu’ils partageront également leur sort dans l’opprobre. Ils mettent en danger les assises institutionnelles de la République qui n’aura pas d’autres choix que de se débarrasser des organes inutiles qui mettent en danger sa survie. En se référant au corps humain et à la théorie de l’évolution, ne dit-on pas que « tout organe inutile tend à disparaître»? …

 

Patrick MOUSSIGNAC, le patron de la Radio Télévision Caraïbes, répond à Israël Jacky CANTAVE.

Cher Filleul,
Je ne reponds pas toujours aux accusations sur le net, mais cette fois ci, je reponds, car tu n’as pas dit toute la verite.
Tu as raison quand tu avances que la RTVC avait choisi son camp lors des elections de 2011 c’est vrai et c’est encore vrai quand tu dis que j’avais interdit tout reportage,tous spots payes de PHTK (Ed Lozama peut en temoigner du montant refuse ). Mais je l’ai fait,c’est face a puissance d’argent du camp Martelly et on etait en campagne.
Je ne commenterai et je ne veux pas commenter ici,si c’est par souci d’equilibre que vous aviez demissionne.
Martelly devenu President,malgre tous les efforts pour contrecarrer son election,la RTVC respectueuse des principes democratiques et republicaines a retabli l’equilibre, on est plus au temps des elections.Tout le monde a droit a la parole a la RTVC, “Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me batterai pour que vous ayez le droit de le dire” disait l’autre . Ranmasse est un temoignage flagrant. Martelly et ses partisans tout comme Aristide et ses partisans ont acces a nos micros et personne ne me poussera a faire le contraire. Un” leader politique” assume lui meme le contenu de sa prestation a nos micros, et nous ne sommes pas pret a faire le jeu d’aucun secteur qui veulent demarrer avant l’heure avec la campagne electorale 2022.
Haiti est tres mal place dans les indices de corruption et malheureusement la presse n’est pas exempt, c’est une presse Haitienne, elle ne saurait etre differente de ce qui se passe dans tous les compartiments de notre societe.Il faut resoudre de facon globale ce fleau qu’est la corruption, meme quand au niveau de chaque institution ca doit etre une lutte quotidienne,tout le monde doit s’engager et la RTVC s’y engage.
Je ne commenterai pas non plus l’invitation a demissionner faite a Edmond, il decidera lui meme .
Contrairement a ta note , j’ai accueilli positivement la note de Pradel Henriquez, et je pense,comme lui, qu’il y a des choses a corriger, beaucoup de choses a corriger ,d’ailleurs aucune oeuvre humaine n’est parfaite,je prendrai toutes les dispositions pour y remedier.

@Patrick MOUSSIGNAC

 

Lettre Ouverte à Pradel Henriquez

Par Jean Venel Casseus

Je prends sur moi-même de répondre à votre lettre ouverte, datée 03 février 2018, adressée à radio Caraïbes, plus spécifiquement à son patron Patrick Moussignac.

D’entrée, j’aimerais signaler à votre attention que depuis 2012 je ne fais plus partie du staff de LA RADIO, voulant donner une autre orientation à ma carrière. Cependant, je reste attaché à la famille Caraïbes et m’apprête, en tout temps et en tout lieu, à prendre fait et cause pour elle.

J’apprécie les questionnements que vous faites le long de votre correspondance. Ils témoignent votre fidélité en tant qu’auditeur à cette radio qui dans le paysage médiatique mobilise le plus grand nombre d’émissions vedettes dans sa programmation. J’apprécie aussi que vous insinuez que cette radio est pratiquement votre mal nécessaire et que votre sensibilité à son égard vous empêche de dormir quand, à votre sens, elle se déroute.

Le long de votre correspondance, vous faites remarquer qu’il y a un différend entre vous et patrick Moussignac, datant de 2011. Je ne vais pas, je ne veux non plus, m’immiscer dans vos affaires persos. En revanche, je me sens interpellé par une parenthèse dans vos propos et je vous cite « Pourquoi Martelly fait sa tournée médiatique improvisée apparemment et qu’ailleurs, pas de scandale à déplorer, mais que Radio Caraïbes réinvente le monde avec ses frasques pleines de salades pourries aux yeux du monde entier ».

A suivre votre discours, malgré que vous soyez un des plus fidèles auditeurs de Caraïbes FM dès votre plus tendre enfance, Vous peinez à saisir l’élément fondamental qui fait de cette radio ce colosse qu’elle est depuis toujours. Pour votre édification, permettez que je vous apprenne que Chez Caraïbes, à chaque génération, il y a toujours quelqu’un pour poser les bonnes questions, les grandes questions, celles qui cherchent et qui touchent les malingres là où elles se cachent.

Depuis sa sortie merdique au festival Ayiti Mizik, il est clair que les Martelly sont en mal d’être. Le comportement délinquant de l’ancien président ce soir du 06 janvier semble être la goutte du trop-plein. Il ne s’y attendait pas. D’autant que s’en suivent les refus des villes de Jacmel et de Gonaïves de l’exposer publiquement pour immoralité. Vraisemblablement, la tournée médiatique de Michel Martelly est pour recalibrer sa stratégie (100 betiz) pour tenter d’amortir les blessures qu’il procure à la jeune carrière de son Olivier Martelly. Ceci étant dit, ce n’est nullement, à mon avis, une tournée improvisée.

Jusqu’à la scène d’hier, Martelly s’invitait que dans des émissions de petits copains. Les éléments qu’il rencontrait jusque là ont pour la majorité des redevances à son égard. Par peur qu’il déballe tout en public, on le laissait jouer sa comédie. Comme « se an jwèt yo batize jwif », par tous les micros, il chante sur fond comique qu’il a contribué a dilapider le fond Petro Caribe, entre autres. Bref !

A Matin Caraïbes, il ne s’attendait pas à un Edmond Jean-Baptiste. Jamais il n’avait en tête qu’un journaliste, parmi ceux qu’il décide de rencontrer, oserait parler, en face de lui, de sa demeure à des millions de dollars américains sans qu’il n’ait autre qu’un « gyèt manman w » à lui cracher au visage comme argument. En passant, Monsieur Henriquez, depuis quand Michel Martelly est-il solvable pour un prêt à des millions de dollars ?

Devant les charognes de Sweet Micky, le jeune Edmond Jean-Baptiste ne s’est pas laissé pas laisser faire. Il s’est dépouillé de lui-même et de ses valeurs pour contrer Martelly dans sa boue. Il faut du courage pour se salir dans cette boue. Edmond Jean-Baptiste a du courage. Comme je l’ai signalé tantôt, à chaque génération, Caraïbes FM a au moins un élément pour poser les grandes et les bonnes questions. Sans Edmond Jean-Baptiste, pour une énième fois depuis sa tournée, Michel Martelly allait prendre pour sa « chanm gason » un studio de mise en onde. Qu’on note la bravoure du jeune homme et qu’on l’applaudisse.

Cher Pradel Henriquez, ce que vous considérez comme « frasques pleines de salades pourries aux yeux du monde entier » est dans votre manque de compréhension de la dynamique de notre société qui met au-devant de la scène le vulgaire Sweet Micky, intolérant à tout débat contradictoire, toujours prêt à mettre sa mère à nu en se projetant sur celles de ses contradicteurs.

Enfin, je m’impose de n’imaginer aucune scène où vous êtes l’intervieweur et Sweet Micky l’interviewé (ce serait à la BS).

Port-au-Prince 03 Février 2018

 

Texte de : Yvenert Foeshter Joseph
jyvenert@yahoo.fr

Qui dira à l’ancien président Martelly que ce n’est pas nécessaire de rester sur cette voie? Tout le monde peut naître de nouveau. Quelle est l’économie de tout ça? Il a tout fait dans sa vie. Il cherche quoi encore franchement?

Si amis, parents, famille ne peuvent pas lui demander d’arrêter, qui pourra l’arrêter sinon le déshonneur sur toute la ligne. Si la bêtise a si donné depuis, elle ne pourra en rien continuer à supporter une âme tourmentée par la défaite. Si Sweet Micky continue d’influencer Michel Martelly, ancien président alors la famille Martelly ne sera considérée en tout temps et en tout lieu que comme des punaises, des insectes nuisibles qui empoisonnent notre existence et qu’un anti-poison puissant comme la quarantaine doit aider à détruire.

Après avoir été président de la république, vous cherchez aujourd’hui à être admis sur la liste des musiciens sur le parcours du carnaval? Eben ou te sote klas? Ou pat vo klas ou ye la? Dans pareil cas, on renvoie l’élève chez ses parents et on efface son nom dans le cahier de classe! Ainsi tout le déshonneur, l’humiliation se jette sur sa famille et dans le quartier on le met en quarantaine. Aussi simple que cela.

Edmond aujourd’hui a incarné la Radio Caraïbes avant l’argent, avant les intérêts particuliers. Cette radio qui accompagnait les citoyens dans la défense de leurs intérêts, la radio qui prenait gain et cause de ses membres dans le malheur. La radio Caraïbes qui avait des cheveux tous noirs sur sa belle tête. Un espace de revendications citoyennes sans nuances et sans teintes. Un lieu qu’on ne peut pas souiller, qu’on ose pas fouler si ses pieds sont sales. L’argent ne peut pas entrer jusque-là.

Le but de tout entrepreneur c’est de rechercher la stabilité économique et delà poursuivre certains objectifs sociaux ou politiques. A quoi bon d’avoir de l’argent sans objectifs? Si vous refusez le chemin de la politique, prenez le social donc, prenez l’engagement envers la société! Alors, vous accepteriez que vos enfants aient sweet micky comme modèle? Bien sûr que non, alors prenez votre responsabilité comme avant. On n’a jamais été du côté du pouvoir donc, redonnez à la radio sa place!

Je revendique ma participation dans cette construction de cet espace critique qui se voulait la voix des masses. Je n’accepte pas ce chemin qui n’a jamais été dans notre plan. Vous avez le volant et on est fier mais, emmenez-nous là où on s’est entendu: vers un pays autre que celui d’aujourd’hui. Faites des ennemis, car le bus est trop chargé d’hypocrites, d’affairistes, de pillards, de bluffeurs et de sousous. Le prétexte Edmond peut aider à rétablir la force de certaines émissions et ainsi, redonner l’espoir aux masses. Si seulement vous ne vous laissez pas emporter par l’idée de rejoindre cette classe ne vous considère que comme nous en tout temps et tout lieu malgré tout.

L’ennemi ne peut pas pénétrer la cour sans complicité interne. Bravo Edmond ! Je ne cherche pas un morceau dans ta victoire. Au contraire, elle m’interpelle à prendre position pour initier un combat pour récupérer l’essence de cette radio qui nous ressemblait beaucoup.

A vous mon ex-patron pour finir, vous n’êtes pas le pont entre cette oligarchie et nous. Vous êtes celui qui a créé l’arme efficace capable de nous aider à repousser les attaques meurtrières de l’establishment. Soyez encore membre de cette classe si vous vous sentez capable sinon dites-nous votre choix et nous comprendrons. Mon texte n’est pas en polémique, il traduit ma frustration par rapport à ce qui s’est passé aujourd’hui. Faites la réaction que vous voulez, je ne réagirai jamais comme toujours vous concernant.

 

 

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