Pourquoi le Super Bowl s’appelle-t-il le Super Bowl ?

La finale du championnat NFL oppose dimanche soir les New England Patriots aux Philadelphia Eagles. Mais d’où vient son célèbre patronyme ?
Aucun autre terme dans le monde du sport n’est aussi fort et synthétique pour désigner un match : Super Bowl. La finale du championnat NFL (National football league) de football américain met aux prises chaque premier dimanche de février le vainqueur de la conférence nationale (NFC) d’un côté et le vainqueur de la conférence américaine (AFC) de l’autre, sur un match sec, disputé sur terrain neutre, et devant plus de 110 millions de téléspectateurs aux États-Unis. Cette année, les New England Patriots de Tom Brady, tenants du trophée, affrontent les Philadelphia Eagles, à Minneapolis. Mais cette grande finale ne s’est pas toujours appelée Super Bowl, un nom qui a nourri les débats et continue d’entretenir la légende du football “made in USA”…

La NFL, une compétition presque centenaire. La NFL a été créée en 1920. Elle repose au départ sur un championnat classique, semblable à notre Ligue 1 de football, où l’équipe avec le meilleur bilan est sacrée championne. Les Akron Pros sont les premiers champions, en 1920. Mais en 1932, les Chicago Bears et les Portsmouth Spartans terminent avec le même bilan de six victoires pour une défaite. La Ligue organise alors un match pour les départager. Chicago l’emporte sur le score de 9-0. On tient là le tout premier ancêtre du Super Bowl. Dès l’année suivante, la NFL institutionnalise cette idée de finale. Deux divisions sont créées et leurs champions s’affrontent sur un match sec. Les Chicago Bears, encore eux, battent les New York Giants (23-21). Mais il faudra attendre encore plusieurs années avant d’entendre parler de Super Bowl…

De l’effet de la “Super Ball”… Nous sommes en 1966. La NFL, omnipotente depuis sa création dans les années 1920, opère un rapprochement avec l’AFL, l’American Football League, ligue concurrente créée six ans plus tôt par des propriétaires mécontents des limites imposées par la NFL. Il est alors question de fusionner les deux ligues, fusion qui sera effective en 1970, mais aussi de créer pour les saisons à venir un dernier match dans la saison, qui opposerait le vainqueur de la NFL au vainqueur de l’AFL. L’un des fondateurs de l’AFL, Lamar Hunt, également propriétaire des Kansas City Chiefs, propose de nommer ce dernier match “Super Bowl”. Son idée, il l’aurait trouvée en pensant à l’un des jouets de ses enfants : la “Super Ball”, ou “Super Balle”, balle rebondissante en caoutchouc, créée en 1964 et qui fait alors fureur dans les foyers américains.

Rapidement utilisé dans le langage courant – le New York Times l’avait mis à sa Une dès 1967, rappelle un article de The Atlantic -, le terme de Super Bowl n’a été institutionnalisé qu’à partir de la quatrième et dernière édition de la finale NFL-AFL, en 1970. Peut-être parce que l’équipe de l’AFL, les New York Jets, l’avait emporté l’année précédente, donnant de la légitimité à ce surnom plus vendeur… L’année suivante, en 1971, pour le premier Super Bowl mettant aux prises les champions NFC et AFC après l’absorption de l’AFL par la NFL, la numérotation en chiffres romains, encore en vigueur aujourd’hui, est adoptée. La finale de la saison 2017 qui a lieu dimanche entre les Patriots et les Eagles est ainsi le “Super Bowl LII”, soit la 52ème édition, pour ceux fâchés avec leur latin…

Super OK, mais pourquoi “Bowl” ? Si l’emploi du mot Super est assez transparent, pourquoi diable Bowl ? En réalité, Bowl est le terme le plus légitime historiquement. Bowl peut se traduire par “saladier” ou “cuvette”. C’est le terme qui avait été retenu pour désigner le stade de Yale, dans le Connecticut, inauguré en 1914, pour un match entre les équipes de football américain de Yale et de Harvard. Le fameux Rose Bowl, de Pasadena, près de Los Angeles.

-NBA : Golden State repart de l’avant, Batum brille avec Charlotte
Après leur défaite de mardi contre Utah, les Warriors ont bien réagi en s’imposant sur le parquet des Kings. Comme souvent, les champions NBA en titre ont pu se reposer sur le trio Kevin Durant,Stephen Curry et Klay Thompson.
Golden State a renoué avec la victoire vendredi face à Sacramento (119-104), tandis que Charlotte a dominé Indiana (133-126), grâce notamment à la performance du Français Nicolas Batum. Après leur défaite de mardi contre Utah,les Warriors ont bien réagi en s’imposant sur le parquet des Kings. Comme souvent, les champions NBA en titre ont pu se reposer sur le trio Kevin Durant (33 pts), Stephen Curry (23 pts) et Klay Thompson (20 pts).

49 points dans le premier quart-temps. Solide leader de la conférence Ouest (41 v, 11 d), Golden State devance Houston et San Antonio, qui ne jouaient pas vendredi. À l’Est, Charlotte a battu Indiana (133-126) en s’appuyant notamment sur la performance de haut rang de son arrière français Nicolas Batum. Avec 31 points, dont 16 dans le premier quart-temps, et 9 rebonds, Batum a une nouvelle fois rendu une copie preque parfaite, deux jours après son triple-double face à Atlanta.

Les Hornets ont inscrit 49 points dans le premier quart-temps, soit le meilleur total en une période depuis le début de la saison, toutes équipes confondues. “On sait que notre équipe est bonne,” s’est réjoui Batum. “On veut atteindre les playoffs et pour y arriver, il va falloir qu’on joue comme ça tous les soirs.”

Boston et Toronto sur orbite. Boston (38 v, 15 d) et Toronto (35 v, 16 d), bien installés aux deux premières places de la conférence Est, ont chacun remporté leur duel. Les Celtics ont pu compter sur les 31 points de leur jeune meneur Terry Rozier, qui remplace Kyrie Irving, blessé au quadriceps, pour dominer Atlanta (119-110) et enchaîner une troisième victoire d’affilée. Les Raptors s’en sont quant à eux remis notamment à l’adresse de DeMar DeRozan, auteur de 35 points contre Portland, dont six tirs à trois points.

Sans forcer son talent, la franchise canadienne s’est imposée 130 à 105 face aux coéquipiers de Damian Lillard, qui a dépassé la barre symbolique des 10.000 points dans sa carrière en en inscrivant 32 vendredi. Dans les autres rencontres de la soirée, Donovan Mitchell a justifié son titre de rookie du mois de janvier à l’Ouest en inscrivant 40 points pour Utah lors de la victoire du Jazz face à Phoenix (129-97). Avec 20 points, Ben Simmons, élu meilleur rookie en janvier à l’Est, a lui contribué à la victoire de Philadelphie contre Miami (103-97). Milwaukee a battu New York in extremis (92-90) grâce à un panier de l’ailier grec Giannis Antetokounmpo dans les ultimes secondes du quatrième quart-temps.

Les résultats du Championnat nord-américain de basket-ball de vendredi :

Oklahoma City – La Nouvelle-Orleans 100 – 114
Philadelphie – Miami 103 – 97
Sacramento – Golden State 104 – 119
Boston – Atlanta 119 – 110
Brooklyn – LA Lakers 99 – 102
Toronto – Portland 130 – 105
Phoenix – Utah 97 – 129
Milwaukee – New York 92 – 90
Charlotte – Indiana 133 – 126

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