Trump tweete au lit et «aime beaucoup Macron»

Le président des Etats-Unis Donald Trump déclare dans une interview éclectique à la chaîne de télévision britannique ITV qu’il tweete parfois de son lit et qu’il “aime beaucoup” son homologue français Emmanuel Macron.

Prié de dire qu’il utilise parfois son téléphone au lit pour tweeter, le président répond : “Et bien, peut-être parfois au lit, peut-être parfois au petit-déjeuner ou au déjeuner ou peu importe, mais je parle en général au petit matin ou le soir. (…) Je suis très occupé dans la journée.”

Dans cette interview diffusée dimanche, le locataire de la Maison blanche estime qu’il est très populaire au Royaume-Uni. Interrogé sur les critiques émanant de certaines femmes, Donald Trump répond qu’il soutient les femmes et que beaucoup d’entre elles l’ont compris.

Il dit que les femmes apprécient en particulier son soutien à une armée forte parce qu’elles ont souvent envie de se sentir en sécurité chez elles. Le président républicain dit avoir un respect énorme pour les femmes mais, si on lui demande s’il est féministe, il dit qu’il ne l’est pas.

Le président américain a également déclaré que son homologue français Emmanuel Macron est un ami. “Je l’aime beaucoup”, a-t-il dit avant d’assurer qu’il est “un génie équilibré” comme il l’avait tweeté début janvier.

-“La corruption, c’est l’hydre de l’Afrique”, dénonce un expert nigérien (INTERVIEW)
La corruption, sujet à l’ordre du jour du 30e sommet de l’Union africaine (UA) qui s’ouvre dimanche à Addis-Abeba en Ethiopie, “est l’hydre de l’Afrique, un cancer pour notre économie”, dénonce l’ancien diplomate nigérien Aboubacar Abdoulaye dans une interview accordée à l’agence Xinhua.

Pour l’ancien ambassadeur du Niger au Canada, désormais à la retraite, la corruption se pratique dans l’impunité, à tous les niveaux et se répercute sur l’ensemble de la société africaine où “l’on a tendance à en faire une culture”.

A l’instar de bien d’autres pays africains, le Niger n’échappe évidemment pas au phénomène. Dans la quête de marchés publics, la recherche d’un emploi et autres services de base ou encore pour un recours à l’assistance de la police ou de la justice, les pots-de-vin sont fréquents, déplore-t-il.

De 2015 à 2017, on a ainsi assisté à l’annulation en cascade de plusieurs concours de recrutement d’agents aux ministères de l’Intérieur, de la Santé et surtout des Finances où, en 2016, 450 agents ont été mis à la porte plus de dix mois après leur concours d’entrée, car il était entaché d'”irrégularités”.

Toujours entre autres illustrations, on retient également l’incarcération de plusieurs policiers nigériens dans une affaire “de faux passeports” délivrés à des étrangers, l’arrestation d’une vingtaine d’agents de santé dans une affaire de vente de vaccins, dons d’organismes internationaux, destinés au Programme national de vaccination.

En ce début d’année, c’est le directeur général d’un office de l’État, la Centrale d’approvisionnement en intrants et matériels agricoles (CAIMA), qui a été arrêté et incarcéré à la prison civile de Say (à environ 80km au sud de Niamey) pour délinquance financière.

Le Niger a occupé en 2016 le rang peu enviable de 101e sur 176 pays dans le classement de l’ONG allemande de lutte contre la corruption Transparency International. Devant l’ampleur du fléau et ses effets dévastateurs sur le développement économique du pays, les autorités ont lancé plusieurs initiatives pour tenter de mettre un terme à ces pratiques qui ont gangrené tous les secteurs du pays.

C’est ainsi que dès son arrivée au pouvoir en 2011, le président Mahamadou Issoufou a créé un organe de lutte contre la corruption, la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA). Pour lui permettre de réaliser plus efficacement les objectifs, ses pouvoirs ont été par la suite renforcés en 2016 par l’adoption au Parlement d’une loi contre la corruption.

Par ailleurs, le gouvernement a, au travers d’autres reformes, impulsé une politique pénale qui prône “la tolérance zéro”. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’un Bureau informations-réclamations, lutte contre la corruption et le trafic d’Influence dans le secteur judiciaire, d’un pôle judiciaire et des chambres spécialisées en matière économique et financière, de la modification du code pénal et du code de procédure pénale.

C’est fort de ce dispositif, que le président nigérien a lancé en 2017 son opération “Mai Boulala” en vue de châtier tous les auteurs ou complices de délinquance financière.

Cependant, en dépit de tous ces mécanismes de prévention et de répression, le phénomène continue, tel un cancer, de gangrener l’économie du pays.

Pour M. Abdoulaye, il faut s’inspirer du modèle chinois, “en s’attaquant au mal à la racine”, sans état d’âme ni exception à la règle. “Il faut trouver les bonnes personnes, intègres, pour animer les organes anti-corruption et sévir, quelle que soit la personne impliquée”, contre toutes les formes de délinquance économique ou d’incivisme lié aux finances.

“Au-delà de l’effet de mode pour se faire écouter par les bailleurs de fonds occidentaux, il faut une réelle volonté politique”, martèle-t-il. “C’est ce qui existe dans certains pays asiatiques, comme la Chine notamment, et même africains tels que le Rwanda et le Botswana, entre autres”.

De l’avis de certains observateurs, la campagne anticorruption de la Chine peut avoir aussi des effets bénéfiques, directs ou indirects, pour l’Afrique, en ce sens qu’elle permet de mettre hors état de nuire certains principaux acteurs qui ont facilité la corruption sur le continent.

Pour plus d’efficacité, il propose au gouvernement nigérien de mener des investigations par corps de métier. “Les services ciblés vont faire extrêmement attention à l’avenir”, assure-t-il.

-Energique et parcimonieux, Ingvar Kamprad, fondateur de l’empire Ikea, est mort

Ikea “Entrepreneur unique”, selon le Premier ministre suédois Stefan Löfven, qui “a participé à exporter la Suède dans le monde”, d’après le roi Carl XVI Gustaf, Kamprad, originaire du Småland, une province pauvre et pieuse du sud de la Suède, est mort samedi “après une courte maladie”, a annoncé Ikea dimanche dans un communiqué.

“Il a eu une pneumonie après un voyage en avion”, a confié au quotidien Aftonbladet l’un de ses proches, Bertil Torekul. “Il est mort des suites de cette pneumonie associées à la fragilité liée à l’âge”.

Kamprad “est parti de rien mais avec sa force intérieure, ses capacités et sa volonté, il a crée quelque chose dont je pense tout le monde est fier, quand on voit Ikea dans le monde”, a souligné le capitaine d’industrie Jacob Wallenberg auprès du journal économique Dagens Industri.

Kamprad était devenu l’un des hommes les plus riches du monde en proposant des meubles originaux prêts à monter et pas chers qui ont révolutionné l’aménagement des foyers.

Un héritage dont se félicite Johan, un Suédois de 25 ans venu faire un tour dans la boutique Ikea du centre-ville de Stockholm.

“Il était très important pour la Suède: il a placé la Suède sur la carte du monde, permis aux classes-moyennes d’avoir des cuisines spacieuses et des meubles agréables dans leurs maisons”, dit-il à l’AFP.

“Il a mis à la disposition de tous un design de qualité”, estime Steven Coetzee, un touriste sud-africain également croisé devant la boutique. Avec Kamprad, “le design de qualité est devenu démocratique”, assure-t-il.

En 2017, la fortune de l’entrepreneur suédois était estimée à 43,3 milliards CHF (37,3 milliards d’euros), le plaçant au troisième rang des milliardaires européens, selon le magazine économique suisse Bilan.

Optimisation fiscale
Novateur, Ingvar Kamprad est aussi pionnier de l’optimisation fiscale. En 1973, il quitte la Suède pour le Danemark, puis s’installe en Suisse en 1977 où il vivra jusqu’en 2014 avant de venir finir ses jours dans sa région natale.

L’organisation nébuleuse de son entreprise interpelle. Les fonctions exécutives, la stratégie, la conception des produits sont en Suède, mais sur le plan juridique et comptable, Ikea se répartit entre fondations et sociétés aux Pays-Bas, au Luxembourg, en Suisse et au Liechtenstein.

La commission européenne a ouvert en décembre 2017 une enquête contre Ikea. Bruxelles entend procéder à un examen minutieux du traitement fiscal que les Pays-Bas appliquent au groupe, lequel affirme se conformer aux règles européennes.

Il n’en était pas à son premier scandale.

En 1994, un journal révèle les liens du jeune Kamprad avec un groupuscule nazi suédois pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Il admet dans une lettre à ses collaborateurs “la plus grande erreur de sa vie”, qu’il met sur le dos des accointances national-socialistes de sa famille paternelle, d’origine allemande.

Moins cher que la concurrence
L’histoire d’Ikea – acronyme qui signifie Ingvar Kamprad, Elmtaryd et Agunnaryd, son adresse natale – commence en 1943. Peu intéressé par les études, il préfère se lancer dans le commerce à 17 ans.

Dans une région où un sou est un sou, il se démène pour vendre moins cher que la concurrence. Des allumettes notamment, qu’il livre à vélo, puis des stylos, cadres, articles de décoration, machines à écrire…

En 1947, il vend ses premiers meubles, quatre ans plus tard, diffuse son premier catalogue, aujourd’hui imprimé à 200 millions d’exemplaires.

En 1956, un employé a l’idée de démonter les pieds d’une table pour la faire entrer dans un coffre de voiture. Le concept du meuble en kit, plus facile et moins cher à stocker et transporter, va le travailler jusqu’à devenir un art.

Dans les années 60, il lance une expansion internationale effrénée. Dix ans plus tard, il conquiert la Suisse, l’Australie, le Canada, la France, les États-Unis, la Russie après la chute du Rideau de fer, l’Asie, le Moyen-Orient.

Bataille d’héritage
Le groupe Ikea compte aujourd’hui 403 magasins sur tous les continents, emploie 190.000 personnes et génère un chiffre d’affaires annuel de 38 milliards d’euros.

Mais l’homme vivait chichement, s’habillait dans les friperies et fuyait les médias qui raillaient sa Volvo hors d’âge et les points sur sa carte de fidélité au supermarché.

“C’est dans la nature du Småland, je crois, d’être économe”, justifiait-il dans un rare entretien en 2016 à la chaîne suédoise TV4. “Si vous me regardez, je pense ne rien porter qui n’ait été acheté à un marché aux puces. Je veux montrer un bon exemple”.

Dans les années 2010, il avait progressivement pris sa retraite, pour laisser la place à ses trois fils.

L’héritage de l’empire Ikea avait fait l’objet d’une âpre bataille entre son fondateur et ses enfants.

-Dieudonné trompe des salles de spectacle pour jouer
Dieudonné se serait fait passer pour une entreprise de cosmétiques afin de louer une salle pour jouer son spectacle. La manœuvre est racontée par nos confrères de laVoix du Nord, dimanche.

L’humoriste controversé est monté sur scène à Roubaix samedi soir. Jusqu’ici, rien d’anormal sauf que la direction de l’établissement – La Condition Publique – n’en a été informé qu’au dernier moment.

Sur Twitter, un journaliste de la Voix du Nord s’est étonné que le spectacle n’ait pas été annoncé. “Et pour cause”, lui répond Jean-Christophe Levassor, le directeur de la salle. “On avait loué à une entreprise pour une présentation de cosmétiques. Jamais nous n’aurions programmé Dieudonné”.

L’heure de la représentation approchant, les responsable de La Condition Publique ont fini par deviner qu’il n’était pas vraiment question de parfum et de produits de beauté : “On a compris à 17h45 qu’on s’était fait avoir quand on a vu s’amasser des centaines de personnes à l’extérieur”, a dit le directeur sur France 3.

A 20h33, Dieudonné postait une photo montrant son public faire la queue “dans le froid”.

Selon La Voix du Nord, près de 600 personnes auraient assisté au spectacle, qui pour des raisons de sécurité, n’a pas été annulé.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *