La DCPJ met les employés de la direction de l’immigration et l’émigration dans son viseur – Publié le 2017-05-16 | Le Nouvelliste.

La DCPJ met les employés de la direction de l’immigration et l’émigration dans son viseur.

Publié le 2017-05-16 | Le Nouvelliste.

La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a présenté, ce mardi, les individus arrêtés dans le cadre de l’opération « tempête 2 ». Parmi eux figurent deux employés de l’administration publique, Marie Violette Bijoux de la Direction de l’Immigration et de l’émigration et Junior Montinard, un agent forestier au ministère de l’environnement, accusés de faux et usage de faux, d’association de malfaiteurs et de tentative assassinat, a déclaré le porte-parole adjoint de la PNH Gary Desrosiers.

«Pour freiner la corruption qui gangrène la Direction de l’immigration et de l’émigration, la Direction centrale de la police judiciaire met les employés de ladite institution dans son viseur», a indiqué Gary Desrosiers. C’est dans cette optique que la DCPJ a mis la main au collet de Jean Ariel Gillot, Antonio Laffont, Fridelin Benoit (employé d’une agence de voyage), et Marie Violette Bijoux, lors d’une opération réalisée la semaine dernière de concert avec les autorités de la migration. Ils ont été arrêtés sur fond d’accusations de faux et usage de faux, de corruption, d’association de malfaiteurs aux préjudices de la société et de l’État, a-t-il indiqué.

« Chez Mme Bijoux, on a saisi un passeport et quarante sept fiches de réclamations de passeports. On a trouvé entre les mains de Fridelin Benoît soixante huit fiches de réclamation de passeports et deux cartes d’accès. Et 25 000 gourdes entre les mains d’Antonio Laffont, le dénonciateur de Marie Violette Bijoux », a fait savoir le porte-parole de la PNH, précisant que Marie Violette Bijoux a été soudoyée pour délivrer des passeports à 10 000 gourdes par tête. Constatant les péripéties auxquelles sont soumis les citoyens pour retirer un passeport au service de l’immigration et de l’émigration, la DCPJ sera à pied œuvre pour traquer les employés corrompus au sein de cette institution, a averti l’inspecteur Desrosiers.

Travaillant à l’immigration depuis 2004, Mme Bijoux admet qu’effectivement les fiches trouvées chez elle, n’auraient pas dû en sa possession. Toutefois, elle nie son implication dans les actes de corruption qui lui sont reprochés.

Toujours dans la série de présentation, Junior Montinard, un agent forestier du ministère de l’Environnement, a été arrêté pour association de malfaiteurs, tentative d’assassinat, braquage et détention illégale d’arme à feu. Dans la même veine, Wendie Emmanuelle Pierre, accusée de meurtre, a été appréhendée pour avoir tué son copain Max Colby Maxy, un policier UDMO de la 24ème promotion.

Outre cette opération, trente cinq arrestations de différentes natures ont été effectuées par la Direction centrale de la police judiciaire. Les charges retenues contre ces individus sont : viol sur mineure, assassinat, homicide, trafic illicite de stupéfiants, tentative d’assassinat, crime contre les biens, a déclaré M. Desrosiers. « 50 kilos de marijuana, 0,6 kilogramme de cocaïne saisis, 3 armes à feu, 5 véhicules, 2 motos confisquées, 600 032 dollars américain, 58 000 gourdes et 100 dollars jamaïcains ont été saisis et 5 cas de viol recensés», a énuméré le porte-parole de la PNH, ajoutant que toujours dans le cadre de cette opération, 2 réseaux de gangs ont été démantelés.

Plus loin, Gary Desrosiers a rappelé qu’un total de 15.70 kilos d’héroïne, 173 kilos de cocaïne et 7.687 kilos de marijuana ont été détruits par la DCPJ récemment.

Publié le 2017-05-16 | Le Nouvelliste.

(Dernières Minutes):

L’enquête sur la surfacturation des kits scolaires avance selon le commissaire du gouvernement
Publié le 2017-12-27 | Le Nouvelliste.

Me Clamé-Ocnam Daméus, le chef du parquet de Port-au-Prince a confié mardi au Nouvelliste que le dossier avance. « J’ai des institutions spécialisées qui travaillent sur le dossier et j’attends leurs réponses… », a-t-il dit de façon laconique. Cependant, le commissaire du gouvernement n’était pas en mesure de donner une date pour la publication de l’enquête.

Dépêches:

Haïti-Justice : La Cran souhaite des sanctions contre les personnes impliquées dans les vols d’argent au programme PetroCaribe.

P-au-P, 27 déc. 2017 [AlterPresse] — La Cellule de réflexion et d’action nationale (Cran) appelle à sanctionner les personnes responsables de vols d’argent au programme PetroCaribe, dans un rapport-bilan de l’année 2017, transmis à l’agence en ligne AlterPresse.

La Cran exhorte le Sénat à soumettre à la justice, le rapport sur la corruption révélée dans la gestion des fonds PetroCaribe, en vue d’une enquête judiciaire approfondie afin de sanctionner les personnes qui y sont impliquées.

Les biens volés à l’Etat doivent lui être restitués, réclame-t-elle.

« La lutte contre la corruption n’exige pas seulement qu’on se serve correctement des ressources de l’Etat ; elle exige également qu’on sanctionne toutes celles et tous ceux qui se sont servis de leur autorité pour voler les biens de l’Etat ».

Selon la Cran, l’Etat ne peut pas lutter contre la corruption seulement par des déclarations, sans prendre des actions qui les accompagnent, comme nommer des gens droits et honnêtes dans les fonctions clés de l’administration publique, des sanctions contre les fraudeurs, restitution des biens volés, de nouvelles lois là où cela s’avère nécessaire.

Elle appelle aussi les institutions comme le Ministère des affaires sociales et du travail (Mast), l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) et la Cour supérieur des comptes et du contentieux administratif (Csc/ca) à remplir leur mission afin de faire face aux multiples besoins sociaux de la population et mener la lutte contre la corruption.

Une copie du rapport de la Commission éthique et anti-corruption du sénat sur l’utilisation des fonds PetroCaribe a été acheminée, le jeudi 23 novembre 2017, au président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (Cspj), Jules Cantave, par le président du sénat, Youri Latortue.

Plus d’une quinzaine de personnalités – dont deux anciens premiers ministres, Jean Max Bellerive (novembre 2009 – mai 2011) et Laurent Salvador Lamothe (mai 2012 – décembre 2014) – ainsi que d’anciens ministres, d’anciens directeurs généraux et des responsables de firmes de constructions, impliquées dans des appels d’offres suspects, sont épinglées dans ce document.
L’absence des sénateurs a empêché la tenue d’une séance prévue le jeudi 30 novembre 2017 autour du rapport.
Des discussions entamées sur ce dossier au sénat, le mardi 14 novembre 2017, ont été également discontinuées.

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