Au Honduras, « le vol des élections » fait descendre des milliers de personnes dans la rue par lemonde

Ils étaient environ 5 000 à marcher dans les rues de Tegucigalpa, la capitale du Honduras, aux cris de « la dictature va tomber » vendredi 8 décembre. Ces sympathisants de l’opposition se disent « indignés par le vol » de l’élection présidentielle du 26 novembre dans ce pays de neuf millions d’habitants.

Selon le décompte du Tribunal suprême électoral (TSE), le président sortant, Juan Orlando Hernandez (Parti national) a remporté le scrutin avec 42,98 {4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} des suffrages contre 41,38 {4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} à son adversaire, Salvador Nasralla, de l’Alliance de l’opposition contre la dictature (gauche), qui dénonce des fraudes.

M. Nasralla, un populaire présentateur de télévision, réclame un recomptage du scrutin par des organismes internationaux indépendants. C’est lui qui a appelé ses sympathisants à manifester tout en déposant une plainte contre le président du TSE, David Matamoros.

Un recomptage des bulletins en cours
Dans sa plainte, il fait valoir que le matin du 27 novembre, des résultats partiels portant sur 57 {4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} des bulletins de vote lui donnaient une avance de cinq points, soit selon lui « une tendance irréversible ».
Mais deux jours plus tard, « dans une absurdité arithmétique, la tendance a commencé à s’inverser » jusqu’à ce que le président sortant l’emporte « en modifiant les documents électoraux », poursuit le document.

Le président de la TSE rejette ces accusations. Il a décidé jeudi un nouveau comptage de 4 753 urnes dont le contenu est suspecté d’incohérences avec les résultats entrés dans le système informatique du TSE. Ce recomptage, en présence de membres de la société civile et d’observateurs de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’Union européenne, mais sans représentants de l’opposition, qui ont refusé de participer, devrait prendre fin lundi.

Le dépouillement continue au Honduras
Les résultats du premier tour de la présidentielle au Honduras donnent les deux principaux candidats au coude à coude. L’opposition met aussi en doute la participation dans trois départements de l’ouest du pays.

Huit jours après l’élection présidentielle au Honduras, le Tribunal suprême électoral (TSE) a repris dimanche 3 décembre le dépouillement, sans avoir cédé à l’opposition au président sortant Juan Orlando Hernandez, et alors que les deux parties étaient au coude à coude.

Mais à quelques heures de l’entrée en vigueur du couvre-feu décrété vendredi avec l’état d’urgence, les partisans du candidat de gauche, Salvador Nasralla, sont sortis manifester dans les rues de la capitale. Lors de la suspension des opérations jeudi, M. Hernandez était en tête avec 42,92 {4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} des voix devant M. Nasralla, un présentateur de télévision candidat de l’Alliance de l’opposition contre la dictature, crédité de 41,42 {4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9}, sur 94,31 {4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} des bulletins dépouillés.

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