Haïti-Presse : Le maire principal des Cayes Jean Gabriel Fortuné assume être un nouveau prédateur de la liberté de la presse en Haïti.

Le maire principal des Cayes Jean Gabriel Fortuné exprime une certaine nostalgie d’une époque semble-t-il?

L’Ajh dénonce les menaces de mort du maire principal des Cayes contre le journaliste Jean Nazaire Jeanty. Source: AlterPresse.

L’Association des journalistes haïtiens (Ajh) dénonce les menaces de mort, proférées par le maire principal de la ville des Cayes (chef-lieu du département du Sud), Jean Gabriel Fortuné, contre le journaliste Jean Nazaire Jeanty, correspondant de la Radio privée Caraïbes f.m, dans la troisième ville en importance d’Haïti.

Tout en condamnant vivement ces menaces de mort, l’Ajh exhorte les autorités judiciaires et policières à assurer la sécurité et la protection du journaliste, dans une note de protestation.

« S’il y avait un service secret dans le pays, Jean Nazaire Jeanty devrait être mort… Le salaire du péché, c’est la mort… », a assumé Gabriel Fortuné dans la presse, après la diffusion d’un reportage de Jean Nazaire Jeanty, relatant la présence d”ordures sur la plage Gelée (à proximité des Cayes), où est prévu, du samedi 12 au mardi 15 août 2017, un festival à l’occasion de la fête Notre-Dame de l’Assomption de l’église catholique romaine en Haïti.

« À travers ces menaces de mort, le maire principal des Cayes Jean Gabriel Fortuné exprime une certaine nostalgie d’une époque, que nous croyons révolue et assez triste de l’histoire récente d’Haïti, durant laquelle les pouvoirs, par l’entremise des services secrets, décidaient de la vie ou de la mort des citoyennes et citoyens ».

De telles menaces de mort ne sont admissibles dans aucune société démocratique, souligne l’Ajh, qui appelle les journalistes des Cayes, en particulier Jean Nazaire Jeanty, à la vigilance, à la solidarité, au professionnalisme et à la responsabilité dans l’exercice du métier.

Plusieurs journalistes, dont Liliane Pierre-Paul de Radio Téle Kiskeya, ont été également la cible de propos vexatoires de la part de l’ancien président Joseph Michel Martelly.

Le délégué du sud, Gabriel Fortuné, démissionne à la veille du Carnaval. Source: Radio Kiskeya.

Le chef de l’Etat perd en la personne de l’ancien bouillant Sénateur un allié politique régional qui serait -même s’il ne le confirme pas- la première victime de l’âpre bataille que se livreraient des acteurs proches du pouvoir pour le controle du très juteux carnaval des Cayes made in Martelly.

Le délégué départemental du sud, l’ancien parlementaire Gabriel Fortuné, a présenté sa démission à la Présidence dont il était le représentant, a annoncé samedi l’intéressé lui-même joint par Radio Kiskeya.

La perte de cet allié régional risque d’être perçue comme un coup dur pour l’administration Martelly à seulement une semaine du carnaval officiel que le pouvoir a attribué unilatéralement à la ville des Cayes (environ 200 km au sud de Port-au-Prince) au détriment de la capitale.

M. Fortuné, qui s’est pour l’instant refusé à accorder des interviews, n’a pas voulu établir de liens directs entre son départ de la délégation du sud et les trois jours gras attendus, objet de dissensions ces derniers jours entre les organisateurs locaux et le comité d’appui de Port-au-Prince.

Cette dernière instance présidée par un représentant du secteur privé, William Eliacin, aurait de fait le monopole des décisions et de la gestion financière du carnaval des Cayes auquel l’Etat haïtien a consacré cinquante millions de gourdes (plus d’un million de dollars).

Ex-Sénateur et Député, Gabriel Fortuné, qui s’était rallié à la candidature de Michel Martelly lors du second tour des présidentielles controversées de 2010/2011, a promis pour plus tard des explications sur sa décision.

Cependant, il a tenu à préciser que la démission, déjà communiquée à l’autorité de nomination, était irrévocable.

L’édition 2012 du carnaval doit se dérouler les 19, 20 et 21 février prochains.

Gabriel Fortuné pète les plombs ! Source: Le Matin

Apres le carnaval, la politique revient sur le tapis. Le délégué départemental des Cayes reste sur ses positions. Sa démission est effective et il ne compte pas revenir là-dessus. Gabriel Fortuné passe déjà à autre chose et s’adonne pour l’instant à la gestion de son hôtel, transformé en un haut lieu politique au cours de la période carnavalesque.

Le président de la République se donne entre vingt à trente jours pour réfléchir sur ce qu’il doit faire, mais il est certain qu’il ne pourra pas compter sur l’un des politiques les plus madrés du département du Sud pour le moment. Gabriel Fortuné continue de tirer sur la corde raide et ne veut pas obtempérer. Le vin est tiré, rappelle-t-il. Il se considère d’ailleurs comme un simple citoyen engagé.

Les deux véhicules attachés au service du délégué départemental du Sud ont été conduits au commissariat des Cayes, il y a près d’une quinzaine de jours. Monsieur Fortuné ne reçoit plus d’instruction de ses autorités hiérarchiques, le ministre de l’Intérieur en particulier. Les locaux de la délégation des Cayes restent encore fermés. Les 55 000 gourdes accordées aux délégués comme salaire ne seront pas reçues ce mois-ci par l’ex-député de la 46e législature.

Gabriel Fortuné, au four et au moulin, ne voulait pas creuser tout de suite l’abcès, l’organisation du carnaval oblige. Mais il comptait expliquer certaines anomalies qu’il ne voulait pas cautionner. Dégoulinant de sueur tant qu’il s’attelait à peaufiner son restaurant qui devraient recevoir plusieurs centaines de clients, dont des ministres, secrétaires d’État, députés, sénateurs et journalistes, l’ex-parlementaire a choisi quand même de revenir sur certains faits ayant conduit à sa démission.

La raison majeure de la décision de M. Fortuné de se démettre de ses fonctions reste et demeure le ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de la Défense nationale, Thierry Mayard Paul, et la belle-sœur du président de la République, Claudia Champagne. Ses relations avec ces deux poids lourds du régime continuaient de se détériorer jusque la semaine dernière. Gabriel Fortuné a même mis le président Martelly dans ses petits souliers en lui demandant de choisir entre Mayard-Paul et lui.

Thierry Mayard-Paul a fait des nominations pour le moins irrégulières dans le Département, et à l’insu du chef de l’État, selon M. Fortuné. Il intervient directement dans tous les domaines, mêmes ceux qui ne relèvent pas de sa compétence, révèle l’ancien sénateur du Sud. M. Mayard Paul aurait placé des hommes pour contrôler les moindres actions du délégué départemental et rejette tous les dossiers envoyés au Palais national. Ce qui a entraîné plusieurs prises de gueule entre les deux hommes qui ont failli une fois en venir aux mains. Mayard-Paul se questionnait souvent sur l’origine sociale de Gabriel Fortuné.

Quant à Claudia Champagne, petite sœur de la Première dame, elle prendrait plaisir à dénigrer Gabriel Fortuné dans les couloirs du pouvoir. Elle voulait même le piéger dans l’organisation des fêtes de fin d’année dans le département du Sud. La préparation de la visite du chef de l’État, la question de la distribution des jouets et d’autres détails importants pourraient être un échec aux Cayes, n’était la vigilance de M. Fortuné, selon ce qu’il nous a fait savoir.

Mais il y a eu aussi la nomination d’un directeur départemental des Affaires sociales et d’un directeur de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique, un proche du sénateur de Youri Latortue par Thierry Mayard-Paul en personne. Fustigeant ce comportement jugé anormal, le président de la République aurait fait savoir qu’il n’était lui-même pas au courant. Ce qui aurait révolté l’ex-délégué départemental du Sud.

Michel Martelly est aussi pointé du doigt. En dépit de la présence d’un délégué départemental, le chef de l’État a placé dans chaque département un chargé de mission, une autre anicroche pour Gabriel Fortuné. Evinx Daniel, propriétaire d’hôtel comme Fortuné (Dan’s kreek hôtel, situé sur la plage de Pointe-Sable à Port-salut) est le vrai représentant du président de la République dans le Sud. Toutes les grandes décisions passent par ce chargé de mission avant même que le représentant officiel ne soit au courant. D’ailleurs, Michel Martelly a logé chez lui pendant la période carnavalesque.

Malgré tout, le président Martelly s’accroche encore à M. Fortuné. Ce dernier n’a pas le droit de démissionner, d’ailleurs il n’a pas été choisi sur les bases de l’amitié, a martelé Michel Martelly. En l’espace de deux semaines, plus d’une dizaine d’émissaires ont fait la navette à Le Manguier Hôtel, question de le convaincre. Des ministres et des sénateurs ont été envoyés en renfort. Le ministre Mayard Paul est allé en personne négocier avec le délégué, mais en vain.

Le sénateur Youri Latortue et le ministre de la Justice, Pierre Michel Brunache, étaient jusqu’à mardi soir présent à l’hôtel, histoire de persuader l’ancien parlementaire de revenir sur sa décision.

Le pouvoir ne veut pas jouer au qui-perd-gagne. Une importante réunion s’est tenue entre Michel Martelly, Gabriel Fortuné et d’autres membres du pouvoir mardi soir pour discuter de cette démission. Tout ce que Gabriel Fortuné accepte d’offrir en ce moment c’est de renoncer à être candidat à la mairie des Cayes face au cartel du pouvoir. Le désormais ex-délégué du Sud annonce pour les jours à venir d’autres révélations qui concerneront Thierry Mayard Paul et Claudia Champagne. Mais on se demande s’il pourra résister aux assauts du pouvoir.

Source: Le Matin

Haïti-Presse : Le journaliste Jean Nazaire Jeanty, inquiet des menaces de mort du maire Gabriel Fortuné à son encontre. Source: AlterPresse

Le correspondant de la Radio privée Caraïbes f.m, dans la ville des Cayes, Jean Nazaire Jeanty, se dit inquiet pour sa sécurité et celle de sa famille, après les menaces de mort proférées par le maire principal de la ville des Cayes, Jean Gabriel Fortuné, à son encontre.

« Ma famille pleure. Elle n’est pas en sécurité. Je n’ai pas de sommeil la nuit. La nourriture n’a aucun goût dans ma bouche », déclare, l’air perturbé, à l’agence en ligne AlterPresse, le journaliste Jeanty.

« S’il y avait un service secret dans le pays, Jean Nazaire Jeanty devrait être mort… Le salaire du péché, c’est la mort… », continue d’affirmer, sans ambages, Gabriel Fortuné dans la presse.

Ces menaces de mort, clairement exprimées contre le journaliste Jean Nazaire Jeanty, font suite à la diffusion de son reportage, relatant la présence d’ordures sur la plage Gelée (à proximité des Cayes), où est prévu, du samedi 12 au mardi 15 août 2017, un festival à l’occasion de la fête Notre-Dame de l’Assomption de l’église catholique romaine en Haïti.

Le commissaire du gouvernement, près le tribunal civil des Cayes, devait mettre l’action publique en mouvement contre Jean Gabriel Fortuné, après de telles menaces publiques, soutient Jeanty, qui qualifie de « crime d’État » les déclarations de Fortuné.

En aucun cas, dans un pays normal, Gabriel Fortuné ne devait pas être en liberté après ces menaces de mort, avance Jeanty, annonçant qu’une plainte a été déposée, le lundi 7 août 2017, au parquet près le tribunal civil de la ville des Cayes contre le maire principal.

Jean Nazaire Jeanty demande à la présidence de Jovenel Moïse de prendre ses responsabilités, par rapport à la déclaration de Gabriel Fortuné, qui serait liée à un avertissement d’un crime d’État.

Jeanty appelle également la solidarité et au support de la population, notamment des associations de médias et de défense des journalistes, des organisations de droits humains, nationales et internationales.

Pour sa part, l’Association des journalistes haïtiens (Ajh) condamne vivement ces menaces de mort du maire principal des Cayes Jean Gabriel Fortuné et exhorte les autorités judiciaires et policières à assurer la sécurité et la protection de Jean Nazaire Jeanty.

De telles menaces de mort ne sont admissibles dans aucune société démocratique, estime l’Ajh.

Plusieurs journalistes, dont Liliane Pierre-Paul de Radio Télé Kiskeya, ont été également la cible de propos vexatoires de la part de l’ex président Joseph Michel Martelly.

Jean Gabriel Fortuné
@jgabrielfortune
Maire des Cayes.
Ex-Député de la 46è Législature.
Ex-Senateur de la République.
Ex-Délégué Départemental du Sud.

Les cayes,Haiti
jgabrielfortune.com

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