Élections législatives 2017: Manuel Valls annonce qu’il sera « candidat de la majorité présidentielle aux législatives »

« Ce Parti socialiste est mort »

« Ce Parti socialiste est mort, il est derrière nous, pas son histoire et ses valeurs, mais il doit se dépasser », a encore dit M. Valls

« C’est pas en quelques jours que le Parti socialiste va traiter son bilan, son histoire, et voir la forme qu’il va prendre demain. Aujourd’hui, l’essentiel, c’est de donner une majorité large et cohérente, sans futurs frondeurs, si vous voyez ce que je veux dire, à Emmanuel Macron pour qu’il puisse gouverner. »

L’ancien premier ministre a toutefois expliqué ne pas craindre une exclusion du Parti socialiste, dont il veut rester membre : « Le PS va exclure un ancien premier ministre qui a toujours été loyal ? Sans jamais exclure ou se poser la question de ceux qui votaient contre des lois de finances ou préparaient des motions de défiance ? »

La République en marche dit ne rien avoir reçu
De son côté, Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche, a précisé sur Europe 1 que l’ancien premier ministre n’avait pas été investi par la commission nationale d’investiture, « ou alors sa candidature m’a échappé ».

« Il aurait dû déposer sa candidature comme chacun car la règle est la même pour tous. Si vous ne déposez pas votre candidature, vous ne pouvez pas être investi par En marche ! Il lui reste 24 heures. »

Jean-Paul Delevoye, président de la Commission d’investiture du mouvement, a signalé sur BFM-TV que la candidature de M. Valls, si elle est déposée, serait « analysée » : « nous allons vérifier s’il s’est inscrit à En marche !, s’il a déposé sa candidature ou non ».

Par ailleurs, « nous avons déjà arrêté, sur la circonscription de M. Valls, une candidate », a souligné M. Delevoye. « Et donc on verra. Si M. Valls décide de proposer [sa candidature], nous aurons à choisir si nous maintenons cette candidate ou pas ».

Une double appartenance PS-LRM « impossible »

L’annonce de M. Valls a été vertement accueillie au PS. Le premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, a signalé qu’il serait « impossible » à l’ancien chef du gouvernement d’avoir à la fois sa carte d’adhérent au PS et de briguer l’investiture de La République en marche.

Si ceux qui visent une double appartenance « veulent s’affirmer contre le gouvernement alors qu’il n’est pas encore constitué, qu’ils restent au Parti socialiste. S’ils veulent faire autre chose, qu’ils le disent, mais ça ne représente que 5 % du Parti socialiste », a ajouté M. Cambadélis. « Si certains veulent partir ou se singulariser qu’ils le fassent et nous laissent travailler.

La presse en ligne sous contrôle de plus en plus étroit en Chine
A partir du 1er juin 2017, la Chine va resserrer encore le contrôle sur internet grâce à une nouvelle réglementation. L’Administration chinoise du cyberespace (ACC) prévoit qu’une autorisation devra être demandée avant publication de contenus concernant le gouvernement, l’économie, l’armée, la diplomatie ou les problèmes sociaux.

La Chine a promulgué un nouveau texte qui renforce l’emprise du régime communiste sur les fournisseurs d’information en ligne. L’Administration chinoise du cyberespace (ACC) a précisé que pour publier sur les sites internet, applications, forums de discussion, blogs, microblogs, médias sociaux, messageries instantanées et plateformes de vidéo en direct des contenus concernant le gouvernement, l’économie, l’armée, la diplomatie ou les problèmes sociaux, il faudra obtenir un permis.

Ces fournisseurs d’informations en ligne doivent, selon l’ACC, «guider correctement l’opinion publique» et «servir la cause du socialisme» tout en «préservant l’intérêt de la nation et du peuple». Il est également spécifié que les supports d’information ne recevant pas d’argent publique ne peuvent effectuer de reportages originaux. De plus les employés de ces fournisseurs d’information devront recevoir une formation et une évaluation sanctionnée par l’Etat. Un partenariat avec une entité étrangère devra au préalable recevoir une «évaluation sécuritaire».

Ceux qui ne respecteraient pas cette nouvelle réglementation s’exposent à des amendes financières et des révocation de leur licence. Cette réglementation donne un tour de vis à l’information en ligne déjà très surveillée en Chine. La Chine est classée par Reporters sans frontières au 176e rang mondial sur 180 pays pour la liberté de la presse.

Liberté de la presse: Ahmed Abba, un journaliste en prison au Cameroun

Le 24 avril dernier, après des mois de procédure et bien qu’aucune preuve n’ait été présentée lors du procès, le tribunal de Yaoundé a condamné Ahmed Abba, correspondant de RFI en langue haussa au Cameroun, à dix ans de prison ferme pour «non-dénonciation d’actes de terrorisme et blanchiment d’actes de terrorisme». Un message adressé aux journalistes du pays, estiment les ONG. Ses avocats ont fait appel. Retour sur son histoire en cette journée de la liberté de la presse.

Ce qui frappe le plus chez Ahmed Abba, c’est son calme. Malgré le tourbillon dans lequel il est pris depuis son arrestation en juillet 2015, le journaliste apparaît toujours maître de lui-même. « Il est très fort mentalement », dit de lui un membre d’Amnesty International. Au cours de son procès, on l’a vu troublé quelques fois, mais Ahmed Abba n’a jamais baissé les bras. Il est innocent, il l’a dit et répété. Et cela lui permet de garder l’espoir.

Ahmed Abba, l’homme timide et discret, semble un peu dépassé par ce qui lui arrive. Se retrouver ainsi dans la lumière ne lui ressemble pas. Un ancien collègue se souvient du journaliste sur le terrain, « toujours en position d’apprenant ». Un homme qui parle peu et préfère écouter les autres.

Ses collègues saluent sa rigueur
Ahmed Abba a commencé à travailler comme photographe avant de devenir cameraman puis de se lancer dans la radio, en tant que correspondant de RFI en langue haussa. Toujours à Maroua, dans l’Extrême-Nord du Cameroun. La région est une cible de Boko Haram, le dossier est très sensible au Cameroun, mais Ahmed Abba n’envisageait pas de travailler ailleurs.

Et sur place, ses anciens collègues saluent sa rigueur et se souviennent de leur surprise au moment de l’arrestation du correspondant de RFI : « On ne lui connaissait pas de faute et il rendait compte fidèlement des faits. »

Depuis, Ahmed Abba a subi l’enfermement au secret, la torture dont il garde quelques séquelles et l’absurdité d’un procès au cours duquel aucune preuve n’a été présentée par l’accusation. Toujours avec la même réserve, la même pudeur.

Ahmed Abba conserve son célèbre sourire, apporte une attention particulière à sa présentation et participe aujourd’hui à des journées d’alphabétisation pour les autres détenus à Yaoundé. On fait aussi parfois appel à lui pour traduire des conférences organisées dans la prison.

Pour occuper le reste de son temps, Ahmed Abba lit en buvant du thé vert lorsqu’un visiteur a pu lui en apporter, il passe des heures à écouter la radio et il prie beaucoup aussi. Ahmed Abba est très croyant et la prière l’aide à supporter l’enfermement et l’attente de son procès en appel.

Inconnu en politique il y a encore trois ans, sans parti derrière lui à treize mois de la présidentielle et jamais en charge du moindre mandat électif, Emmanuel Macron est devenu ce dimanche soir 7 mai, le huitième président de la Ve République à seulement 39 ans.

Vainqueur de Marine Le Pen au second tour avec 66,1% des voix, il a bénéficié de circonstances assez exceptionnelles pour parachever un parcours totalement hors du commun.
Un OVNI en politique, c’est souvent comme cela qu’a été dépeint Emmanuel Macron, devenu ce dimanche soir, à seulement 39 ans, le plus jeune président de la Ve République française, sans avoir jamais auparavant exercé un quelconque mandat électif.

Si l’on veut rester dans le registre spatial, c’est cependant plutôt à une fusée qu’il faudrait faire référence tant l’ascension du candidat d’En Marche ! en politique a été fulgurante.

Là où tous ses prédécesseurs sans exception, y compris le plus illustre, auront mis des décennies à accéder à la fonction suprême, il ne lui aura fallu que cinq ans, l’espace d’un quinquennat, celui de François Hollande, pour endosser le costume de premier des Français, en trahissant au passage – mais c’est de bonne guerre, semble-t-il, en politique – celui qui l’avait lancé.

On aurait tort de penser que l’idée de devenir président n’est venue que récemment à Emmanuel Macron. Mais il aura fallu quand même un alignement de planètes, totalement imprévisible il y a encore six mois, pour donner de l’élan à son ascension dans les sondages puis du corps à son succès dans les urnes.

Son grand mérite aura été d’avoir eu du flair pour mille et d’avoir cru en son étoile. « C’est un processus de cristallisation, comme dirait Stendhal, qui est progressif. Pour moi, il s’est fait à l’automne dernier », confiait-il récemment au micro RFI de Valérie Gas.

« À la fois, poursuivait-il, parce que j’ai eu le sentiment, vraiment, de comprendre très intimement et profondément ce qui était en jeu ; ce qui était en train de se transformer et quelles étaient à la fois les aspirations et les inquiétudes profondes de notre pays.

Et en même temps, parce que je m’en suis senti la volonté et la capacité. »
Difficile à cerner, Emmanuel Macron l’a toujours été, aux dires même de son entourage, ce qui lui fait au moins un point en commun avec François Hollande.

Si ses relations se comptent en effet par centaines, hormis Marc Ferracci, rencontré durant leurs études communes en 1999, on ne lui connaît aucun réel ami. Seule Brigitte, son épouse, saurait vraiment qui est celui qui présidera durant les cinq prochaines années aux destinées de la France. Pour les autres, il est ce littéraire surdoué au physique à la Boris Vian, période J’suis snob, que beaucoup voyaient devenir écrivain mais qui a fait un crochet par l’Inspection des finances, puis par une banque d’affaires avant de s’inscrire en politique. Un parcours atypique, assurément.

Emmanuel Macron naît dans le quartier bourgeois d’Amiens le 21 décembre 1977, au sein d’une maison de briques confortable mais sans ostentation, selon l’expression consacrée. Son père est chef du service de neurologie du CHU de la ville et sa mère médecin-conseil à la Sécurité sociale. Pas la misère bien sûr mais pas une vie de châtelain non plus. Un frère, Laurent, et une sœur, Estelle, tous deux médecins aujourd’hui, naîtront après Emmanuel. Plus que ses parents, c’est Manette, la grand-mère maternelle, qui va façonner le caractère du garçonnet.

De son vrai nom Germaine Noguès, cette ex-principale de collège, qui vit à dix minutes à pied de la demeure familiale, lui enseigne la grammaire et lui transmet l’amour de la littérature, dès l’âge de cinq ans. « J’ai passé mon enfance dans les livres, un peu hors du monde », admet le futur fondateur d’En Marche ! dans Révolution, son livre-programme publié fin novembre 2016.

Hors du monde et un peu hors du temps aussi : il a douze ans lorsqu’il décide d’aller de lui-même dans une église pour se faire baptiser, une originalité de plus chez un préado issu d’une famille agnostique.

C’est « le début d’une période mystique qui va durer plusieurs années », reconnaît-il dans le même Révolution. Élève brillant dans son collège jésuite La Providence (ça ne s’invente pas), il s’initie au théâtre et c’est là, sur les planches, qu’il est foudroyé par l’amour. Il n’a pas encore tout à fait seize ans et elle en a déjà quarante mais une liaison dangereuse, et finalement durable, se noue entre Brigitte Auzière, née Trogneux, mariée et mère de trois enfants, et le jeune Emmanuel.

Croyant d’abord que leur fils fréquente Laurence, la fille aînée de Brigitte qui a le même âge que lui, Jean-Michel et Françoise Macron voient d’un très mauvais œil cette relation forcément vouée à l’échec. Il n’en faut pas plus pour décider le Julien Sorel en herbe d’aller finir son cycle secondaire à Paris, au prestigieux lycée Henri IV. Et de continuer à voir Brigitte.

Après un bac conquis avec la mention très bien, son cursus universitaire débute sur un raté : il échoue par deux fois au concours d’entrée à l’École Normale Supérieure. « La vérité est que je ne jouais pas le jeu. J’étais trop amoureux pour préparer sérieusement le concours », a-t-il avoué à Jérôme Garcin dans l’hebdomadaire L’Obs, lors d’une interview consacrée à la littérature en février dernier.

La suite sera beaucoup plus réussie : il mène d’abord de front des études à Science-Po et un DEA de philosophie à Paris X Nanterre où il rédige deux mémoires dédiés à Hegel et à Machiavel, ce qui n’est pas dénué de sens quand on se destine à une carrière en politique. C‘est durant cette période qu’il officie comme assistant du philosophe Paul Ricœur, rencontre marquante qui lui ouvre aussi les portes du comité de rédaction de la revue Esprit, mensuel des intellectuels de la deuxième gauche, celle de Pierre Mendès-France et de Michel Rocard.

Ce poste, situé finalement au carrefour de tous les pouvoirs, lui ouvre un peu plus grandes les portes des cercles de décision. Il y enrichit son carnet d’adresses et finit par dévier de sa route quand Jean-Pierre Jouyet le présente à David de Rothschild. Coup de foudre instantané.

On est en 2008 et, quelques mois après avoir épousé Brigitte dans un climat familial apaisé (elle a fini par divorcer de son mari, le banquier André Louis Auzière, en janvier 2006), Emmanuel Macron change d’orientation pour s’installer dans la même maison où servit autrefois (de 1954 à 1958), Georges Pompidou, un autre grand lettré devenu président. Chez Rothschild, le néophyte gravit rapidement les échelons et assure en même temps ses arrières.

Son plus gros coup :

L’acquisition par Nestlé de la branche alimentaire du groupe américain Pfizer pour 11,85 milliards de dollars le 23 avril 2012, une négociation qui lui rapporte une commission de 2 millions d’euros, cinq ans jour pour jour avant le 1er tour de la présidentielle 2017.
Depuis plusieurs mois déjà, le futur ex-banquier mène cependant une double vie : un pied chez Rothschild, un autre au sein de l’équipe de François Hollande qui prépare la primaire socialiste de 2011. Sorte d’agent dormant au sein du PS (il y a adhéré en 2006 sans renouveler ses cotisations les années suivantes), Emanuel Macron a été introduit dans ce cercle fermé par Jean-Pierre Jouyet, encore lui.

Une fois par semaine, il réunit des économistes à la brasserie La Rotonde, boulevard du Montparnasse – celle-là même où il a fêté sa victoire du 1er tour le 23 avril dernier – et planche avec eux sur le programme économique du candidat Hollande, lequel l’avait remarqué lorsque Jacques Attali le lui avait présenté pour la première fois, en 2008.

La campagne électorale rapproche un peu plus le trentenaire ambitieux et le vainqueur de la primaire du PS, si bien qu’en mai 2012 Emmanuel Macron se voit intronisé secrétaire général adjoint à l’Elysée et conseiller du président Hollande pour les sujets macroéconomiques. S’il en découle une baisse très substantielle de ses revenus, ce qu’il ne manque jamais de rappeler, le voilà désormais au cœur du réacteur.

Des « hollandais » historiques, comme Stéphane Le Foll et Michel Sapin, en prennent ombrage. Sans parler de Laurent Fabius qui le surnomme « le petit marquis saupoudré » ou d’autres encore qui ne manquent pas de relever sa proximité avec le ministre du Budget Jérôme Cahuzac, au moment où ce dernier est rattrapé par l’un des plus grands scandales de la Ve République.

Sûr de son fait, traçant sa route, Macron attend son moment, celui où sonnera l’heure, inévitable selon lui, du virage libéral et des réformes impopulaires.
Le calcul n’est pas inexact mais la stratégie connaît un léger contretemps. Lorsque que l’échec des municipales de mars 2014 sonne la fin de Jean-Marc Ayrault à Matignon, François Hollande ne lui offre aucune promotion, alors que Manuel Valls lui-même souhaitait lui confier le ministère du Budget, comme le relatent dans Le Monde Solenn Le Royer et Vanessa Schneider .

Vexé, il quitte l’Elysée en juillet de la même année afin, dit-il, de « pouvoir mener des projets personnels dans les domaines de l’enseignement et de la recherche », tout en prenant le soin de préciser « dès que vous aurez besoin de moi, je serai là ».

Les vacances d’été ne sont pas encore terminées que le voilà déjà de retour aux affaires le 26 août avec, cette fois-ci, un poste régalien : le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique dans un gouvernement Valls II expurgé de ses ministres frondeurs Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti. Manuel Valls et François Hollande sont loin d’imaginer qu’ils viennent d’accueillir dans le cénacle gouvernemental celui qui va, deux ans et demi plus tard, causer définitivement leur perte.

Tout en concoctant son projet de loi pour la croissance destiné à « déverrouiller l’économie française », le jeune ministre soigne son image et s’adjoint une équipe de communication conséquente, signe qu’il songe dès lors au « coup d’après ».

Le projet de loi « pour la croissance et l’activité », dite Loi Macron, est définitivement adopté à l’Assemblée nationale en juillet 2015, non sans que Manuel Valls ait par trois fois recours à l’article 49.3 de la Constitution, synonyme de passage en force d’une politique contestée, une tactique qui rend du même coup le couple Hollande-Valls encore un peu plus impopulaire. Au contraire, celui dont la loi porte le nom passe entre les gouttes : en octobre 2015, il pointe en troisième position des personnalités politiques préférées des Français, assez loin derrière Alain Juppé mais à 1 point seulement du deuxième, un certain François Bayrou.

Cette espèce de virginité dans l’opinion malgré les nuages qui s’amoncèlent à l’horizon de la fin de quinquennat ne fait que le conforter dans son idée : sortir de là avant qu’il ne soit trop tard.

Emanuel Macron va alors multiplier les provocations, déclarant pêle-mêle « je ne suis pas socialiste », « quand on est jeune, 35 heures [de travail hebdomadaire ndlr] ce n’est pas assez », « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler », « la vie d’un entrepreneur est souvent plus dure que celle d’un salarié » ou encore « la gauche, aujourd’hui, ne me satisfait pas », autant de sorties qui hérissent le poil de tous les socialistes, Premier ministre et président de la République compris.

Le 6 avril 2016, un pas de plus vers l’indépendance est franchi lorsqu’il fonde dans sa ville natale d’Amiens le mouvement En Marche ! dont les initiales, EM, sont également les siennes.

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