Trump-Poutine: Première prise de contact réussie semble- t-il

Le président américain Donald Trump au télèphone avec son homologue russe Vladimir Poutine, le 28 janvier 2017. Dans le Bureau ovale se trouvent Reince Priebus (secrétaire général de la Maison Blanche, Mike Spence (vice-président), le général Michael Flynn

REUTERS/Jonathan Ernst

Pour la première fois depuis qu’il est président, Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine. L’occasion pour les deux hommes d’aborder les dossiers en cours et de tomber d’accord pour développer des relations «d’égal à égal».

Avec notre correspondant à Moscou, Jean-Didier Revoin

Première prise de contact réussie qui laisse augurer d’un réchauffement des relations entre Washington et Moscou, du moins au niveau du Kremlin et de la Maison Blanche. Donald Trump et Vladimir Poutine se sont entretenus au téléphone pendant 45 minutes et sont tombés d’accord sur plusieurs points. Le premier et certainement le plus cher au cœur de Vladimir Poutine : stabiliser et développer les relations bilatérales sur une base constructive et mutuellement avantageuse, mais surtout, sur un pied d’égalité.

Les deux chefs d’Etat ont également convenu qu’il fallait donner la priorité à la lutte contre le terrorisme international et que cela passait par la mise en place d’une réelle coordination de leurs actions militaires respectives en Syrie.

Les présidents russes et américains ont également parlé de la Corée du Nord, du nucléaire iranien, de l’Ukraine ou du conflit israélo-palestinien mais aussi de la nécessité du rétablissement des relations commerciales entre les deux pays.

Un entretien qualifié de « positif ». Le contraire serait étonnant puisque les deux hommes se sont pour l’instant mis d’accord sur des principes. Reste à voir s’ils s’entendront toujours aussi bien lorsqu’il s’agira de les mettre en œuvre.

Enfin, les deux parties ont fait part de leur souhait d’organiser une rencontre entre les présidents Trump et Poutine. Une équipe est d’ailleurs en charge de trouver la date et le lieu de cette rencontre.

RDC: la majorité et l’opposition n’ont pas signé les arrangements particuliers.

Il n’y a pas eu signature de l’arrangement particulier aux négociations directes entre la majorité et l’opposition ce samedi 28 janvier, la date butoir. Les évêques ont cherché en vain à rencontrer le président Kabila dans l’espoir de lever quelques obstacles. Selon le président de la Cenco Monseigneur Marcel Utembi, il reste encore trois points de divergence.

La question de la désignation du Premier ministre divise la majorité et l’opposition. Pour la majorité, il faut présenter cinq candidats parmi lesquels le président de la République désignera le chef du gouvernement. Une issue que le rassemblement n’approuve pas. Il déclare s’en tenir uniquement au prescrit de l’accord du 31 décembre.

Selon cet accord de la Saint-Sylvestre, le Premier ministre est désigné dans les rangs du rassemblement et est nommé par le président.

■ Quel rôle pour la Cenco ?

Autre point de blocage : le rôle de la Cenco pendant la transition. Pour la majorité, le travail des évêques doit s’arrêter après la mise en place de l’accord de la Saint-Sylvestre. Mais pour les autres parties, la Cenco devra accompagner la transition en tant que modératrice au niveau du comité national de suivi.

La question de l’affectation des portefeuilles au sein du gouvernement n’est également pas résolue. Les évêques de la Cenco exhortent la majorité et l’opposition à se concerter afin de trouver rapidement un compromis. Ils souhaitent que cela puisse se faire dans une semaine.

Au cours de la séance du samedi 28 janvier, la majorité a retiré les réserves émises lors de la signature de l’accord le rendant ainsi inclusif. Mais pour le rassemblement, la non-signature de l’arrangement particulier, représente un échec. La faute à la majorité, selon eux, qui cherche à prendre le gros morceau.

Le vice- président de la commission électorale indépendante, Gervais Coulibaly, a déploré vendredi l’incendie du camion podium du candidat de l’UDPCI (union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire) aux législatives partielles de samedi, assurant que les mesures sécuritaires ont été renforcées pour un scrutin serein.

« Les gens surveillaient les hommes, ils ont omis de surveiller le matériel, quelqu’un en a profité pour détruire du matériel. Maintenant toutes les forces que le gouvernement a envoyées sur le terrain à Divo pour nous accompagner sont en éveil et nous pensons que de tels événements ne vont plus se répéter », a déclaré Gervais Coulibaly qui sortait d’une rencontre avec l’ensemble des candidats.

Selon, lui, l’élection de samedi sera transparente et ne souffrira d’aucune contestation comme son institution l’a fait en décembre dernier.

« La transparence est de mise, les candidats eux-mêmes en sont convaincus. La CEI version 2016 ne regarde que la loi, n’applique que la loi », a-t -il indiqué. Le dernier jour de campagne a été entaché jeudi d’incidents notamment l’incendie du camion podium du candidat de l’UDPCI.

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