Haïti-Élections : 12% des procès verbaux de la présidentielle seront vérifiés – Peur des vérifications, la panique s’installe chez les fraudeurs. Qui sont-ils?

Continuelle attente des résultats des délibérations, le BCEN a ordonné une vérification de 12% des procès verbaux sur l’ensemble des Élections de façon aléatoire.

L’ opération de vérification commence ce mardi à Midi au CTV.

Les carottes seront véritablement cuites pour les fraudeurs.

N.B: Une approche Statistique s’impose ! Considération Statistique tout simplement !

(BCEN – Tèt Dwat – JISKOBOU) pour le bien-être de Monsieur et Madame tout le monde.

Rappel – 11 Mai 2015 : Les trois chambres ou sections du Bureau du contentieux électoral national (Bcen) sont encore en session au cours de la journée du lundi 11 mai dans l’idée d’aboutir à une décision après les audiences des 15 cas de contestations de candidatures aux législatives.

« Les auditions ont pris fin », assure le directeur des affaires juridiques du Conseil électoral provisoire (Cep), Mathieu Chérubin, au cours d’une conférence de presse, organisée au milieu de cette journée du 11 mai.

Celles-ci se sont essentiellement déroulées le vendredi 8 mai.

« Les différentes chambres sont en session pour (pouvoir) rendre une décision définitive », explique Chérubin, qui n’est pas en mesure de dater la publication des résultats ni celle de la liste définitive des candidats aux prochaines législatives.

Après l’arrêt des résultats, la direction des affaires juridiques doit les acheminer à la direction exécutive puis aux conseillers, explique le porte parole du Cep, Frantz Bernadin, toujours au cours de cette conférence.

Il reconnait aussi le « chevauchement » de plusieurs activités prévues dans le calendrier. Face à cela il souligne que le calendrier, est justement une « prévision » et non quelque chose d’arrêté.

Toutefois les 9 et 25 octobre (date des scrutins) restent les principales dates inébranlables dans le calendrier, a fait savoir le porte parole.

Actuellement se poursuivent les inscriptions en ligne des candidats aux élections locales et communales. Déjà, ils sont 1006 à s’inscrire.

Les inscriptions en ligne des candidats à la présidentielle, doivent commencer ce 11 mai.
Plusieurs candidats à la présidence commencent à se manifester sur le terrain, dont Samuel Madistin pour le Mouvement patriotique populaire dessalinien (Mopod), Chavanne Jean Baptiste pour le Parti Kontrapèpla et Jacky Lumarque pour la Plateforme Vérité.

Entente démocratique, c’est le nom d’une nouvelle entité politique réunissant des partis politiques comme PHTK, KID et Repons peyizan. Ce regroupement dirigé par l’ancien Premier ministre Evans Paul a lancé vendredi une mobilisation pour exiger le départ du président provisoire Jocelerme Privert le 14 juin, selon l’accord du 5 février.

Publié le 2016-06-10 | Le Nouvelliste.

National – A quelques jour de la date du 14 juin, le PHTK et ses alliés font monter la pression. Dans une dernière tentative, le parti de l’ancien président Martelly tente de rallier le plus grand nombre pour exiger le départ du président provisoire.

Des représentants de plusieurs partis politiques étaient présents autour de la table vendredi pour présenter Entente patriotique, une entité politique ponctuelle, se donnant pour mission de déposer Privert. C’est Anne Valérie Timothé, ex-chef de cabinet de Michel Martelly et président du PHTK qui a lu aux journalistes l’acte constitutif daté du 9 juin.

« Entente démocratique (ED) est constitué dans le but de préserver le processus démocratique du pays. Alarmé par les dérives totalitaires du président provisoire Jocelerme Privert dont le mandat arrive à terme le 13 juin 2016, l’Entente démocratique s’active au moyen d’actions pacifiques et légales pour exiger que monsieur Privert se retire du pouvoir ».

Telle est la mission de l’Entente démocratique, présentée par la présidente du PHTK. Cette nouvelle structure politique est coiffée par un directoire provisoire ad hoc, coordonné par l’ex-Premier ministre Evans Paul.

« Entente patriotique est le signal d’engagement patriotique pour le respect du processus constitutionnel du pays, contre toute manœuvre politique arbitraire et indécente », a dit plus loin Anne Valérie Milfort, selon qui, le président Privert tente de se maintenir au pouvoir sans légitimité. Ces derniers jours, le PHTK et ses alliés multiplient les manifestations de rue pour exiger le respect de l’accord du 5 février.

Les manifestations sont souvent émaillées de violence comme mercredi dernier où les manifestants se sont attaqué à des biens privés et publics. Une nouvelle manifestation de rue est programmée pour le mardi 14 juin.

« Selon l’accord du 5 février 2016, le mandat du président provisoire, Jocelerme Privert prend fin à la date du 14 juin 2016. Entente démocratique demande au peuple haïtien et à toutes les forces vives de la nation de se mobiliser pour exiger le départ du président provisoire », a déclaré, pour sa part, Evans Paul, qui n’a jamais raté une occasion pour lancer des flèches contre le Président Privert.

« Nous annonçons dans le cadre d’une série d’activités pacifiques et légales, le lancement de l’opération “depoze” pour forcer le président Privert à partir. Lè w pa konpoze, ou dekonpoze, lè w fin dekonpoze yo depoze w », a déclaré Evans Paul. Pour l’ancien Premier ministre, le temps n’est pas à des discussions sur l’avenir du processus électoral. Evans Paul ne rêve que de voir Jocelerme Privert partir de la présidence.

« Il n’y a pas une démarche électoraliste ici, c’est plutôt une démarche patriotique. Un groupe de patriotes qui s’unissent pour éviter au pays de continuer de plonger dans le chaos. Il y avait une date dans l’accord, nous ne faisons que constater que l’accord arrive à terme », a-t-il indiqué.

Le Bureau du contentieux électoral national (Bcen) ordonne la vérification, à partir de ce 20 décembre au Centre de tabulation des votes (Ctv), de 12% des procès verbaux de la présidentielle du 20 novembre dernier.

Le tribunal électoral a adopté cette décision tôt ce 20 décembre après avoir entendu la veille les affaires opposant Pitit Dessalines, Ligue alternative pour le progrès et l’émancipation haïtienne (Lapeh) et Fanmi lavalas au Parti haïtien tèt kale (Phtk), dont le candidat, Jovenel Moise, vient en tête des résultats préliminaires avec 55,67% des suffrages exprimés.

Le Bcen « ordonne son transport au Centre de tabulation (des votes – Ctv) aux fins des vérification de 12% des procès-verbaux, soit un total de 1560 procès-verbaux, de manière aléatoire », indiquent les conclusions du tribunal présidé par la conseillère Josette Dorcelly.

Cette disposition est prise afin de « faire jaillir la lumière » et « établir la sincérité du scrutin », précise l’arrêt du Bcen.

Le document prévoit que la vérification se fera en présence des partis concernés et des organismes nationaux et internationaux d’observation électorale.

Le tribunal électoral a ainsi fait droit aux demandes des partis contestataires, rejetées par les avocats du Phtk qui la jugeaient injustifiée, à cause, selon eux, de l’absence de preuve concernant les résultats préliminaires incriminés.

19.52% des suffrages exprimés sont attribués à Jude Célestin, 11.04% à Jean-Charles Moïse de Pitit Desalin et 8.99% à Maryse Narcisse de Fanmi Lavalas.

Cette démarche, permettra-t-elle de mettre fin à la suspicion qui entoure le scrutin depuis la fermeture des bureaux de vote dans la soirée du 20 novembre? Une atmosphère alimentée par les secteurs politiques concernés, mais aussi favorisée par quelques faiblesses institutionnelles ou des maladresses et hésitations apparentes du Conseil électoral provisoire (Cep).

Un premier pas a peut-être été franchi vers une issue à la polémique qui a éclaté autour de la présidentielle. Cependant, le temps est limité pour le Cep, car, suivant le calendrier électoral, le 29 décembre est la date butoir pour la proclamation des résultats définitifs.

Que réserve cette vérification ? Si jamais des anomalies et des tentatives délibérées d’altérer les résultats de l’élection étaient découvertes, le Cep serait-il en mesure de prendre des sanctions prévues par le décret électoral et réunir les conditions d’application de ces mesures?

D’autre part, si les actuels résultats étaient confirmés, les partis contestataires, seraient-ils véritablement disposés à les accepter?

C’est, en tous les cas, à ce prix que, si les forces politiques montrent une certaine maturité, la capacité de privilégier les intérêt communs et la construction démocratique, la confiance sera rétablie, celle-ci étant essentielle pour les étapes à venir.

La stabilité n’est pas automatiquement garantie.

En réalité, la méfiance constitue un des éléments dominants de la crise politique à laquelle Haïti est confrontée depuis des années. Les élections successives ont toujours, pour la plupart, généré des doutes. La légitimité des élus a toujours été affectée, ce qui a souvent débouché sur des crises plus aigues après les élections.

D’autre part, la vérité électorale permettrait de jauger les réels rapports des forces politiques sur le terrain, même s’il faut reconnaître que l’élite économique a jeté tout son poids dans la balance pour la faire pencher en faveur d’un candidat. De même, aucun moyen supposément déloyal et immoral n’aurait été écarté pour obtenir des votes, même en les achetant!

Un tel parcours, permettrait-il de parvenir à un minimum de stabilité ? Ce serait du moins un pas important. Bien entendu, si tout nouveau dirigeant comprenait la nécessité d’aborder le pouvoir avec humilité, sens de la mesure, esprit de responsabilité, volonté d’apaisement, respect des libertés, des normes et des institutions, caractérisées par une faiblesse chronique.

Parallèlement, il faudrait aussi que les partis politiques puissent dégager un espace pour pouvoir se construire ou grandir en se rapprochant des attentes de la société.

Dans un milieu où l’autoritarisme et le clientélisme ont fait leur lit, il y a là un vrai défi. Il s’agit d’un travail patient de régénérescence de la conscience politique des citoyennes et citoyens dans un contexte hostile marqué par la précarité accrue et une avancée inquiétante de réseaux criminels et mafieux dont les tentacules s’étendent inexorablement.

Malgré la présence dans le pays d’une force militaire onusienne en mission de stabilisation depuis 12 ans.

Les appréhensions sont d’autant plus justifiées qu’une partie des prochains élus sera formée de repris de justice et de délinquants notoires qui ont pu se faufiler dans la course électorale en 2015, à la faveur de la présidence de Michel Martelly, la complaisance de l’ancien Conseil électoral et l’indifférence citoyenne.

Or, le nouveau personnel politique aurait à prendre des décisions capitales pour l’avenir du pays, aussi bien au plan démocratique qu’économique.

Par exemple, il y aura à remplacer l’ensemble des juges de la Cour de cassation, plus haute cour de justice du pays et mettre en place désormais un Conseil électoral permanent, prévu par la constitution de 1987 – près de 30 ans!

L’état des forces en présence permettra-t-il que les opérations liées à la construction institutionnelle se passent dans la transparence, le respect des principes démocratiques et de l’intérêt commun?

Pourra-t-on dans la sérénité mettre en œuvre des formules appropriées pour arrêter la dégringolade de la monnaie haïtienne la gourde passant en 5 ans de 40 à 68 gourdes pour 1 Usd ?
Adresser, entre autres, des problèmes économiques et sociaux aiguisés par le passage du puissant ouragan Matthew qui a détruit le Sud du pays et aggravé la crise environnementale?

Le Conseil électoral provisoire informe la population en général, les partis, groupements politiques et les candidats en particulier, que onze recours ont été déposés au Greffe du BCEN. Ces recours sont répartis de la manière suivante:

1. Joseph ANTOINE contre la décision du BCED rendue en faveur de l’électeur Faustin DIEUFAITE.

2. Anthony BENNETT contre la décision du BCED rendue en faveur de Jean Eddy PIERRE;

3. Coffy JONAS contre la décision du BCED rendue en faveur de Jacky LUMARQUE;

4. Laurent S. LAMOTHE contre la décision du BCED rendue en faveur de Jean Nazaire THIDÉ et de Remulus TELONG;

5. Therllius AGHATE contre la décision du BCED rendue en faveur de Jacky LUMARQUE;

6. Stervil Mackindy MACKINSON et Barbara METELUS contre la décision du BCED rendue en faveur de Moïse JOVENEL;

7. Julien MARIEUSE contre la décision du BCED rendue en faveur de Jean-Charles MOISE;

8. Arnel BELIZAIRE contre la décision du BCED rendue en faveur de Josefa Raymond GAUTHIER;

9. Arnel BELIZAIRE contre la décision du BCED rendue en faveur de Thierry Mayard PAUL;

10. Beauvens P. ZIL et consorts contre la décision du BCED rendue en faveur de Simon Desras DIEUSEUL;

11. Beauvens P. ZIL et consorts contre la décision du BCED rendue en faveur de Jacky LUMARQUE.

Le Conseil invite, par ailleurs, les défendeurs sur recours, à savoir Dieuseul Simon Desras, Jean Eddy Pierre, Faustin Dieufète, Laborde Adhémar James Marc, Jean Nazaire Thidé et Remulus Telong à réclamer d’urgence leur avis et notification au greffe du BCEN, sis à l’annexe du CEP, sur la route de Frères # 133.

Le Conseil électoral provisoire réitère sa détermination à tout mettre en œuvre pour la tenue d’élections libres, honnêtes, inclusives et démocratiques.

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