«Un état du monde» questionné au Forum des images

Prendre le pouls de la planète à travers le grand écran. Jusqu’au 27 novembre, le Forum des images à Paris propose « Un état du monde et du cinéma ». Parrainé cette année par l’ancienne ministre de la Justice, Christiane Taubira, le festival propose notamment une programmation sur un sujet très sensible, l’identité.

Bien avant que Nicolas Sarkoyz, l’ancien président français, ne lui consacre un ministère controversé, le cinéma s’était emparé de la question de l’identité. Il y a plus de 40 ans, Rainer Werner Fassbinder met en scène Tous les autres s’appellent Ali, l’histoire d’amour d’un ouvrier immigré et d’une sexagénaire allemande plus très gracieuse. La rencontre de deux réprouvés, de deux exclus.

L’identité : savoir qui on n’est pas

Mais pour évoquer l’identité, c’est à un autre auteur allemand que fait référence le philosophe Mathieu Potte-Bonneville, de l’Institut français, qui animera le mercredi 23 novembre une table ronde sur les Identités en partage, à travers le cinéma. « Dans La Généalogie de la morale, le philosophe Friedrich Nietzsche dit qu’il y a deux manières de se définir : soit dire nous sommes bons et eux ils sont méchants, soit dire ils sont méchants donc nous sommes bons, on ne leurs ressemble pas. Donc cette question de savoir comment on se définit est toujours, plus ou moins, hantée par la question de savoir qui on n’est pas, qui on exclut, qui on met dehors. »

L’identité : une question de cinéma

« Qui suis-je ? » se demande Woody Allen dans Zelig, le film parle d’un personnage étrange qui se métamorphose pour ressembler aux autres, comme un caméléon. C’est un autre film choisi par Zeynep Jouvenaux, programmatrice au Forum des Images, pour ce cycleIdentités, vos papiers !: « La question des identités et de communautés, ce sont vraiment des questions de cinéma, parce qu’il est question des images qu’on se donne les uns aux autres.

Et parfois, ce sont vraiment parfois des questions formelles de cinéma, des histoires de champ-contrechamp. Qui est-ce qu’on choisit d’être le contrechamp ? Quel est le champ qu’on assigne à l’autre ? Quelle est la place de l’autre ? Ce sont des questions de mise en scène ? »

Le cycle Identités se terminera par Fatima de Philippe Faucon : une mère qui ne parle pas français, confrontée aux ambitions de ses deux filles. Un film qui vaut tous les sermons sur l’intégration.

-Cirkacuba, musique, danse et arts du cirque venus de Cuba
Après « Cirkafrica », le cirque Phénix de Paris présente sa nouvelle création qui célèbre Cuba sous un angle peu connu en France, les arts du cirque cubain.

Cuba est bien connue pour son riche patrimoine musical, ses danses exotiques et ses musiciens de renom. Mais l’île caribéenne regorge aussi d’acrobates, jongleurs et voltigeurs virtuoses. Le nouveau spectacle du cirque Phénix de Paris réunit une cinquantaine d’artistes issus de la seule école de cirque de Cuba, la Compañía Havana, pour montrer un répertoire acrobatique peu connu en France et en Europe.

« Cela fait cinq ans que je prépare ce spectacle avec les artistes et les autorités cubains. Ce sont des artistes d’une polyvalence rare, autant acrobates que danseurs », a déclaré le président et fondateur du Cirque Phénix, Alain Pacherie.

Le spectacle se compose de douze tableaux qui mêlent numéros de cirque classique, comme la barre russe ou la bascule à d’autres beaucoup moins conventionnels comme la « force capillaire » (suspension par les cheveux), le tout entrecoupé d’airs de mambo, salsa, cha-cha-cha et boléro interprétés par des musiciens et des danseurs sur scène.

►CirkaCuba, jusqu’au 15 janvier sous le chapiteau du Cirque Phénix à la pelouse de Reuilly.

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