Tennis: L’Ecossais Andy Murray, n°1 mondial après une si longue attente

La finale du Masters 1000 de Paris-Bercy opposera ce dimanche 6 novembre l’Américain John Isner à Andy Murray. L’Ecossais, qui a bénéficié du forfait du Canadien Milos Raonic blessé, est assuré d’être lundi le 26ème numéro 1 mondial de l’histoire et le premier Britannique. Une consécration qui arrive sur le tard pour le joueur de 29 ans.

C’est en 2009 qu’Andy Murray pointe son nez à la deuxième place du classement mondial. L’Ecossais est déjà très fort, mais devant lui trois monstres vont tour à tour l’empêcher de monter sur le trône du numéro 1 mondial : Roger Federer, Raphaël Nadal et Novak Djokovic.

Même si lui aussi fait partie du célèbre « Big Four », il doit se contenter des miettes abandonnées par les trois légendes. En sept ans, il parvient tout de même à remporter trois Grands Chelems, deux Jeux Olympiques, la Coupe Davis et une poignée de Masters 1000. « Il le mérite parce que c’est un combattant incroyable, témoigne le Français Jo-Wilfried Tsonga. Il est vraiment très compétitif dans tout. C’est son objectif, il a vraiment réussi à tout mettre en place pour accéder à ça, C’est un bel ambassadeur du tennis ».

Le mental n’est plus son point faible

Incroyable défenseur, athlète hors du commun, il étoffe petit à petit sa palette de tennisman en devenant plus agressif. Joueur multi-surfaces, mais longtemps jugé friable mentalement, il a su également s’affirmer grâce à l’apport de deux entraîneurs charismatiques, deux anciens numéro 1 mondiaux : Amélie Mauresmo et Yvan Lendl, qui est revenu le conseiller cet été.

Résultat : avec les blessures cette année de Federer et Nadal, la perte de motivation soudaine du numéro 1 mondial Novak Djokovic, c’était lui, Andy Murray, le plus à même de leur succéder.

Il a parfaitement saisi sa chance ces six derniers mois, en s’offrant sept titres, de Wimbledon aux Jeux Olympiques, un 8ème ce dimanche lui tend les bras à Bercy face à l’Américain John Isner. Il aurait le goût du couronnement.

L’hommage de Tsonga

Pour le joueur français Jo-Wilfried Tsonga, 13e joueur mondial, Andy Murray mérite sa place de numéro 1 et fait un bon ambassadeur du tennis. « Déjà dans un premier temps il le mérite parce que c’est un combattant incroyable. Il est vraiment très compétitif dans tout… il a vraiment réussi à tout mettre en place pour accéder à ça, donc pour moi il le mérite. Je pense que c’est un bel ambassadeur.

C’est vrai que sur le terrain il est un peu grognon et il peut avoir des sauts d’humeur. Il a parfois des mots qui peuvent être déplacés, sur le terrain… Mais en tout cas c’est un chouette type et un bel être humain. En dehors des courts, quand il sort, il est super. Donc, oui, c’est un bel ambassadeur du tennis ».

-Tennis: Nadal reviendra sur les courts fin décembre à Abu Dhabi
L’Espagnol Rafael Nadal, qui a écourté sa fin de saison 2016 en raison de problèmes physiques, a annoncé lundi qu’il ferait son retour sur les courts fin décembre lors du tournoi-exhibition d’Abu Dhabi (29-31 décembre).

“Je suis enthousiaste à l’idée d’annoncer que je ferai mon retour en tournoi à Abu Dhabi en décembre”, a écrit l’ancien numéro un mondial sur son compte Facebook.

Le nonuple vainqueur de Roland-Garros (30 ans) avait annoncé le mois dernier mettre fin de manière anticipée à sa saison 2016 en raison notamment de douleurs persistantes au poignet gauche, ajoutant vouloir préparer au mieux 2017.

L’actuel N.8 mondial a ainsi déclaré forfait pour le Masters 1000 de Paris-Bercy, ainsi que pour le Masters de Londres, qui réunira les huit meilleurs joueurs de l’année la semaine prochaine.

Rafael Nadal n’a pas atteint une finale depuis celle remportée en avril à Barcelone, où il avait décroché son deuxième titre de la saison.

-Real Madrid: avec son nouveau contrat, Ronaldo défie le temps
Jouer jusqu’à 41 ans, tel est l’objectif que s’est fixé lundi Cristiano Ronaldo en prolongeant à prix d’or son bail au Real Madrid jusqu’en 2021. Au point que l’attaquant de 31 ans a parlé d'”avant-dernier” contrat, mettant au défi un adversaire implacable: le temps.

Ronaldo signe cinq ans mais en veut dix

Depuis ses débuts, la star portugaise se caractérise par son ambition, jugée presque “anormale” par l’entraîneur du Real Zinédine Zidane. Ronaldo l’a encore confirmé lundi, à peine son nouveau contrat signé, en évoquant déjà le suivant.

“On ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. Je veux finir ici, évidemment, mais… c’est mon avant-dernier contrat”, a lancé le triple Ballon d’Or lors d’une cérémonie au stade Santiago-Bernabeu.

“Ce que je souhaite le plus, c’est de pouvoir profiter des années qui me restent pour jouer, il me reste encore dix ans”, a-t-il ajouté.

La plupart des footballeurs, usés par les blessures ou l’enchaînement des matches, raccrochent pendant leur trentaine, à l’image de Zidane, retraité à 34 ans en 2006.

Mais ceux qui côtoient Ronaldo mettent en avant un corps d’athlète et une hygiène de vie impeccable. Et il a été relativement épargné par les blessures depuis son arrivée au Real en 2009, ce qui rend plausible le projet d’étirer sa carrière, pourquoi pas avec une ultime pige dans un championnat moins exigeant.

Au niveau mental, en tout cas, Ronaldo semble avoir encore faim. “Evidemment je veux continuer à apprendre du football. Je me sens bien, heureux, à mon aise”, a assuré le Portugais.

. Un enjeu: tenir la cadence

Avec plus de 50 buts par an inscrits avec le Real ces cinq dernières saisons, le meilleur buteur de l’histoire du club (371 buts en 360 matches) a mis la barre très haut pour le nouveau quinquennat qui arrive.

“Je suis sûr que ces cinq prochaines années, je vais continuer à faire du mieux possible, à gagner des trophées et à marquer des buts”, a assuré Ronaldo.

Toutefois, un début de saison loin de ses standards habituels (7 buts en 12 matches) a ravivé les doutes autour de l’attaquant, apparu frustré et agacé dimanche contre Leganes.

A l’évidence, Ronaldo n’est plus le dribbleur irrésistible qui enchantait à Manchester United (2003-2009), il est devenu davantage finisseur. Et quand les buts n’arrivent pas, la crise guette.

“Parfois j’ai l’air un peu nerveux, mais ce n’est pas de la nervosité. (…) C’est un petit coup de moins bien, mais cela fait partie de la vie”, a dédramatisé Ronaldo lundi.

. Pour le Real, le temps c’est de l’argent

Le Real Madrid a-t-il fait une bonne affaire en revalorisant le contrat d’un joueur déjà trentenaire ? Au niveau marketing, c’est possible.

Recruté en 2009 pour une indemnité de transfert de 94 M EUR, un record à l’époque, Ronaldo est l’homme qui vend le plus de maillots à la boutique du club, d’après la presse espagnole.

“Tu es la grande icône de ce club”, a résumé lundi le président du Real Florentino Pérez.

L’avoir prolongé est peut-être une bonne affaire, notamment vu la surface médiatique et publicitaire d’un tel joueur, qui dispose de lignes de parfum, de sous-vêtements et de chaussures à son nom.

Le montant du nouveau contrat n’a pas été dévoilé mais le quotidien espagnol El Mundo a évoqué un salaire annuel de 18 M EUR, avec des primes variables pouvant le faire grimper jusqu’à 20 M EUR.

De quoi concurrencer son grand rival Lionel Messi? L’Argentin du FC Barcelone (29 ans) toucherait 20 M EUR par an jusqu’en 2018, selon le journal sportif Marca, et le club catalan souhaite lui proposer un nouveau bail.

En terme de rivalité sportive, Ronaldo reste également un actif crucial pour le Real dans son choc de titans avec le Barça: lauréat en 2016 de la Ligue des champions avec le club merengue et de l’Euro avec le Portugal, Ronaldo semble lancé vers l’obtention d’un quatrième Ballon d’Or en décembre.

Cela lui permettrait de revenir à une longueur de Messi (5 trophées) et de renvoyer loin, très loin, l’heure de la retraite.

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