L’urne funéraire de Fidel Castro quitte La Havane pour traverser Cuba

Après quatre jours de voyage et quelque 950 kilomètres parcourus, les restes de Fidel Castro seront enterrés dimanche au cimetière de Santa Ifigenia de Santiago.

L’urne funéraire contenant les cendres de Fidel Castro a quitté mercredi matin La Havane pour un voyage de quatre jours à travers Cuba jusqu’au berceau de la révolution, Santiago de Cuba, où elles seront enterrées dimanche.

Dans le sens inverse du trajet de 1959. Après deux jours d’hommages sur la place de la Révolution, les cendres contenues dans un coffre de cèdre, enveloppé d’un drapeau cubain et protégé sous une boîte de verre, ont entamé sur une remorque militaire, et dans le sens inverse, le trajet effectué par Fidel Castro au moment de sa guérilla en 1959.

Le convoi s’est ébranlé à 7h16 depuis le ministère des Forces armées en présence de membres du gouvernement, de dignitaires du parti communiste et de la veuve de Fidel Castro, Dalia Soto del Valle.

Quatre jours de voyage. Des centaines de milliers de Cubains massés le long de cordons de sécurité ont agité des drapeaux en lançant des “vivas !” au passage de la “Caravane de la liberté”, le convoi composés de sept véhicules. Après quatre jours de voyage et quelque 950 kilomètres parcourus, les restes de Fidel Castro seront enterrés dimanche au cimetière de Santa Ifigenia de Santiago, à côté du mausolée de José Marti, héros de l’indépendance de Cuba. Ces funérailles scelleront la fin du deuil national décrété pour neuf jours après le décès annoncé vendredi soir par son frère et successeur Raul Castro.

Près de 900 actes racistes ou xénophobes en dix jours après l’élection de Trump, selon un rapport

D’après le rapport, de nombreux auteurs de ces actes ont évoqué le nom du président américain pendant leurs attaques dont la moitié est orientée contre les immigrés et les Noirs.

Anti-immigrés. Anti-Noirs. Croix gammées. Près de 900 incidents racistes ou xénophobes ont été répertoriés à travers les Etats-Unis après l’élection du républicain Donald Trump à la présidence du pays, selon un rapport publié mardi. “Je n’ai aucun doute sur le fait que c’est très, très inférieur à la réalité”, a commenté Richard Cohen, président du Southern Poverty Law Center, qui recense de tels actes. “A de nombreuses reprises, ceux qui nous ont signalé des actes haineux ont indiqué qu’ils n’avaient jamais vu ça”, a-t-il souligné.

Graffitis et agressions verbales. Il s’agit pour la majorité de graffitis et d’agressions verbales mais, pour quelques cas, de violentes altercations physiques. Un peu plus de la moitié des incidents étaient anti-immigrants et anti-Noirs. Quasiment tous les Etats du pays sont concernés, la Californie arrivant largement en tête (99 cas). Dans un collège, sur les murs d’une église ou les portes d’une synagogue, à la volée dans la rue, sur des voitures, de tels actes sont survenus tous azimuts.

“Interdit aux nègres”. Une église de Silver Spring (Maryland, est) offrant des services en espagnol a été taguée avec “Trump Nation” et “Réservé aux Blancs”. Une grande pancarte stipulant “Interdit aux nègres” a été déposée près d’un abribus de Los Angeles. Des croix gammées ont été apposées sur au moins 80 sites, des espaces publics, des écoles, des voitures, des portes de garage, une synagogue. Beaucoup accompagnées de références au président élu.

Trump, soutenu par les suprématistes blancs. Le centre a enregistré 867 cas de harcèlement et d’intimidation dans les dix jours ayant suivi la victoire du candidat républicain le 8 novembre, remportée notamment grâce au soutien des suprématistes blancs et de groupes sectaires séduits par son discours anti-immigration, anti-musulmans, sexiste, entre autres. Et ces actes continuent. “De nombreux auteurs (de ces actes) ont évoqué le nom de Trump pendant leur attaque, ce qui indique clairement que la vague de haine découle en grande partie de son succès électoral”, a relevé le rapport.

Lors de sa première importante interview après son élection, Donald Trump avait demandé à ses partisans d’ “arrêter” de commettre de tels actes. Mais cet appel a fait long feu face à ses premières nominations: son conseiller en stratégie Steve Bannon est un allié de l’extrême droite, son ministre de la Justice Jeff Sessions a été accusé de racisme et l’ancien général Michael Flynn, nommé chef du conseil de sécurité nationale (NSC), est vigoureusement anti-musulman. “Ses paroles doivent être suivies d’actions concrètes, à la fois par ses décisions politiques et ses nominations, pour soigner les blessures de la division infligées par sa campagne”, a relevé M. Cohen.

-Levée de boucliers après un tweet de Trump contre les brûleurs de drapeau
Sur Twitter, le président élu Donald Trump a suggéré la déchéance de nationalité pour toute personne qui brûlerait le drapeau américain.

Donald Trump s’est heurté mardi à une fin de non recevoir d’une grande partie de la classe politique américaine, y compris dans son camp, après avoir suggéré la déchéance de nationalité ou la prison pour quiconque brûlerait le drapeau américain.

“Personne ne devrait avoir le droit de brûler le drapeau américain. Si certains le font, il doit y avoir des conséquences, peut-être la déchéance de nationalité ou la prison !”, a lancé le prochain président des Etats-Unis tôt mardi matin sur Twitter, sans que l’on sache ce qui ait suscité cette prise de position.

La liberté d’expression avant tout. Interrogé sur cette prise de position lors de son point de presse quotidien, Josh Earnest, porte-parole de Barack Obama, a souligné que la liberté “de nous exprimer de la façon que nous choisissons” était protégée par la Constitution des États-Unis.

Soulignant qu’il existait un “fort consensus politique” à travers les États-Unis sur la nécessité de protéger ce droit, le porte-parole a souligné qu’il s’appliquait aussi au droit de “dire ce que vous voulez sur Twitter”, relevant dans un sourire l’ironie de la situation. Saisie de ce dossier, la Cour suprême des États-Unis a estimé en 1989 que brûler un drapeau américain était permis au nom de la liberté d’expression.

Dans un entretien accordé à CNN en 2012, Antonin Scalia, très conservateur juge de cette Cour, décédé depuis, avait expliqué combien il importait de faire la différence entre opinions personnelles et respect du droit sur un tel dossier. “Brûler un drapeau est un symbole qui exprime une idée”, avait-il insisté.

Défendu corps et âme. Quel que soit le projet exact de Donald Trump, la réaction fut sans équivoque chez ses alliés républicains du Congrès, bien que polie, dans un désir clair de couper court à toute polémique.

“Cette activité est protégée par le Premier amendement, c’est une forme de discours désagréable, mais dans ce pays nous avons une longue tradition de protection des discours désagréables”, a dit le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell. “Je n’aime pas l’idée que des gens brûlent le drapeau américain, mais je suis en faveur du Premier amendement”, a aussi dit le chef des républicains de la chambre basse du Congrès, Kevin McCarthy.

– Le Conseil de sécurité de l’ONU renforce les sanctions contre la Corée du Nord
Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont adopté à l’unanimité une résolution en réponse aux essais de missiles nucléaires menés par la Corée du Nord.

L’ONU a resserré encore mercredi l’étau des sanctions internationales autour de la Corée du Nord à la suite de son dernier essai nucléaire, en plafonnant les exportations nord-coréennes de charbon vers la Chine. Une résolution en ce sens, mise au point par les États-Unis à l’issue de trois mois de difficiles négociations avec Pékin, a été adoptée à l’unanimité de ses quinze pays membres.

Sixième série de sanctions en 10 ans. Selon la délégation française, ces sanctions priveront le régime de Kim Jong-Un d’un quart de ses revenus extérieurs. Ces sanctions “sont les plus sévères et les plus complètes jamais imposées par le Conseil de sécurité” et elles envoient “un message sans équivoque”, a souligné à l’ouverture de la séance le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Il s’agit de la sixième série de sanctions décrétées contre le régime communiste depuis 2006. Elle répond au dernier essai nucléaire du 9 septembre, le cinquième et plus puissant jamais effectué par la Corée du Nord.

– Afghanistan : nombre record d’un demi-million de déplacés dus aux combats
Plus d’1,3 million d’Afghans sont désormais déplacés dans le pays.

Le constat est alarmant. L’Afghanistan enregistre au 30 novembre un nouveau record de plus d’un demi-million de civils déplacés depuis le début de l’année fuyant la violence et les combats, plus du double comparé à 2014, souligne l’ONU mercredi.

Selon le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) à Kaboul, avec ces 516.000 déplacés récents, ce sont plus d’1,3 million d’Afghans qui sont désormais déplacés dans le pays et subsistent le plus souvent dans des conditions précaires et sans assistance.

Augmentation d’une année sur l’autre. Le plus “préoccupant” pour l’ONU est l’augmentation constante d’une année sur l’autre de ces déracinés qui quittent leur foyer mais aussi leurs champs et leur gagne-pain pour se mettre à l’abri, puisque leur nombre “a quadruplé depuis 2013 et doublé depuis 2014”.

Quinze ans après la fin du régime taliban chassé par une intervention américaine, de plus en plus de districts sont touchés par les combats qui opposent insurgés, talibans mais aussi combattants du groupe État islamique dans l’est, aux forces régulières.

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