Football : Menace de grève de l’équipe féminine américaine, pour l’égalité avec les hommes

Plusieurs joueuses de l’équipe de foot américaine s’indignent des inégalités de salaire et de traitement avec leurs homologues masculins alors que leurs performances sont bien meilleures.

Les joueuses de l’équipe des États-Unis de football ont relancé dimanche le scénario d’une grève si elles n’obtenaient pas les mêmes conditions, notamment financières, que leurs homologues de l’équipe masculine. “Nous sommes prêtes à faire tout ce qu’il faut pour obtenir ce que nous voulons”, a indiqué la buteuse-vedette de “Team USA”, Carli Lloyd, dans un entretien à la chaîne de télévision CBS.

Un enjeu de société. Lloyd et ses coéquipières Becky Sauerbrunn, Morgan Brian et Christen Press ont rappelé que leur indemnisation journalière était moins importante que celle des joueurs de l’équipe masculine des États-Unis et notamment qu’elles voyageaient en classe économie, alors que l’équipe masculine se déplace en classe business. “Ce que nous faisons a une dimension historique, cela ne concerne pas seulement cette équipe, mais aussi les générations à venir et la société en général”, a expliqué Lloyd, qui avait marqué trois buts lors de la finale de la dernière Coupe du monde (5-2 face au Japon), au Canada.

Une équipe de référence. “Nous sommes les meilleures au monde, nous devons être traitées comme les messieurs”, a souligné Morgan Brian, l’une des internationales, qui a lancé, courant 2016, une procédure en justice contre sa fédération pour inégalités salariales. En effet, les États-Unis sont l’une des équipes de référence du football féminin avec trois titres de championnes du monde, dont le dernier, quatre sacres olympiques et sept Gold Cup (championnat d’Amérique du Nord). A l’inverse, l’équipe masculine américaine peine à s’imposer sur la scène internationale avec “seulement” cinq titres continentaux.

Les femmes rapportent de l’argent. “On veut aller de l’avant et nous savons, les propres projections de la Fédération le montrent, que nous leur rapportons de l’argent. C’est donc injuste d’être payées moins”, a regretté la capitaine Becky Sauerbrunn. Selon les joueuses, les recettes de billetterie des matches de l’équipe féminine se sont élevées à cinq millions de dollars en 2016, alors que la fédération américaine a enregistré un manque à gagner d’un million pour les matches de l’équipe masculine.

-Football : un “tifo” spectaculaire en hommage à Silvio
Berlusconi avant le derby de Milan
Pour son dernier derby en tant que président de l’AC Milan, Silvio Berlusconi a été honoré d’un splendide tifo pour le remercier.

Les supporteurs de l’AC Milan ont déployé dimanche un immense tifo en hommage à Silvio Berlusconi avant le derby face à l’Inter, qui devrait être le dernier en tant que président du club pour l’ancien chef du gouvernement italien. Ce tifo, qui couvrait tout le virage où étaient réunis les supporteurs rossoneri, représentait Berlusconi, en costume-cravate, entouré de tous les trophées gagnés par le Milan AC depuis 1986 et l’arrivée de Berlusconi à la présidence.

Vente à des investisseurs chinois. Sous l’ère Berlusconi, le grand club lombard a gagné 18 trophées en tout, dont huit titres de champion d’Italie et cinq Ligues des Champions. Le processus de vente du club à des investisseurs chinois est en cours depuis plusieurs mois. La vente doit être définitivement actée le 13 décembre.

-Tennis : les dix questions qu’on se pose sur la saison 2017

Le Masters derrière nous et Murray au sommet, l’ancien DTN Patrice Hagelauer parcourt avec nous les questions qui se posent pour la saison 2017.

Dimanche, Andy Murray a mis un point final à la saison 2016 (en individuel, car il reste encore la finale de la Coupe Davis, le week-end prochain), en remportant la finale du Masters aux dépens de Novak Djokovic. Désormais, tous les regards sont tournés vers la saison prochaine. Et les questions qui se posent sont nombreuses. Murray peut-il s’installer durablement à la place de n°1 mondial ? Federer et Nadal ont-ils encore leur mot à dire ? Quel joueur pour faire briller la France en Grand Chelem ? Europe 1.fr s’est posé dix questions et les a soumises à Patrice Hagelauer, ancien directeur technique national (DTN) et fin observateur du tennis mondial.

1. Le règne de Murray est-il amené à durer ?

N°1 mondial depuis le tournoi de Paris-Bercy, Andy Murray a résisté lors du Masters aux assauts de Novak Djokovic pour s’assurer de rester n°1 jusqu’en 2017. Mais jusqu’où en 2017 ? “Ça fait deux ans qu’on le voit progresser à la vitesse grand V”, relève Patrice Hagelauer. “On le voit gagner en confiance. On sent que, dès qu’il est en difficulté, il est capable de passer la vitesse supérieure. Il est solide partout.

Je dirais qu’il est au maxmimum de son épanouissement. La baisse de forme de Djokovic, le fait que Nadal et Federer ne soient plus là, cela lui a permis d’avoir une ouverture, ce petit coup de chance dont on a besoin à certains moments pour gagner les grands tournois qui font que le confiance s’installe. Sur les six derniers mois, on a eu le sentiment qu’il y avait Murray et les autres. Est-ce que maintenant ces autres, les Djokovic, Raonic et même Federer ou Nadal vont être assez forts pour venir le titiller…?” Encore une question.

2. Djokovic, une simple mauvaise passe ?

Ultra-dominateur lors de la première partie de saison, Novak Djokovic est redevenu presque un joueur normal ensuite. Preuve en est sa finale totalement ratée au Masters. “Sur les premiers matches à Londres, il paraissait très motivé et puis, sur cette finale, il a été inexistant. Ce n’était pas lui, c’était quelqu’un d’autre. Quel visage va-t-on voir de Djokovic en 2017 ? C’est un peu l’inconnu. On se dit qu’il a besoin de vacances, de faire un point avec lui-même. Où sont ses problèmes ? Sont-ils personnels ? Sont-ils physiques ? Personne ne le sait réellement. Il faudrait être dans son cercle intime.

On a l’impression qu’il est résigné, qu’il n’est pas dans son tennis.” L’ancien DTN espère retrouver un “Djoker” au top en 2017. “S’il retrouve son niveau, l’année prochaine sera très intéressante, avec des combats Murray-Djokovic qui pourraient amener le tennis vers des sommets comparables à ceux que l’on a connus avec les années Federer-Nadal.”

3. Raonic peut-il aller encore plus haut ?

Battu sans combattre à Bercy, où il avait dû déclarer forfait en demi-finales, le Canadien Milos Raonic, qui finit l’année au troisième rang mondial, a cette fois mené la vie dure samedi à Murray lors du Masters. “C’est un des joueurs qui a le plus progressé cette année. Il faut tirer un coup de chapeau à toute cette équipe et à son entraîneur Riccardo Piatti. Raonic avait au départ un énorme service, qui était son atout maître.

Aujourd’hui, il n’a pas que le service, il se déplace beaucoup mieux, il est toujours très bon en coup droit et son revers est beaucoup plus régulier, plus constant. C’est quelqu’un qui n’hésite plus à venir à la volée. C’est un joueur avec lequel il va falloir compter la saison prochaine, peut-être pas sur terre battue, mais sur surface rapide.” Cette saison, le Canadien, âgé de 25 ans, a atteint sa première finale en Grand Chelem, à Wimbledon. En attendant mieux la saison prochaine ?

4. Monfils a-t-il atteint ses limites ?

Demi-finaliste de l’US Open, qualifié pour le Masters, n°7 mondial : Gaël Monfils a réussi sa meilleure saison en 2016. Mais celle-ci a également été marquée par des blessures et des forfaits spectaculaires, à Roland-Garros, en Coupe Davis, à Bercy… Alors, que retenir de son année ? “Il a fait un début de saison remarquable, il a gagné des matches, des tournois, il était très concentré, mieux que ce qu’il faisait auparavant, grâce au travail effectué avec son entraîneur Mikael Tillström.

Malheureusement, il a été victime de sa fragilité. Il a dû mal à jouer deux-trois mois d’affilée. Va-t-il pouvoir jouer en 2017 sans ennui physique ? Voilà la question essentielle pour lui.”

5. Federer vainqueur d’un Grand Chelem, mission impossible ?

Invité d’Europe 1 le 3 novembre dernier, Roger Federer, absent des courts depuis le mois de juillet pour soigner son dos, l’a dit haut et fort : “J’espère que ce sera un vrai, grand retour”. Est-ce possible ? “J’aimerais y croire, comme tout le monde”, insiste Patrice Hagelaeur. “Toute le monde adore son jeu, son style, sa façon de jouer. C’est vrai qu’il est rattrapé par des pépins qu’il n’a jamais eus. Il a pris six mois de repos.

Comment va-t-il être à son retour ? On va être fixé assez rapidement parce que l’Open d’Australie arrive vite. Et c’est un tournoi dur, la météo y est exigeante. On va voir si tout est réglé. Mais avec les années qui passent (Federer aura 36 ans en août 2017, ndlr), on peut être inquiet, avec cette concurrence incroyable et ce calendrier démentiel…”

6. Nadal peut-il redevenir Nadal ?

Comme Federer, Rafael Nadal a mis prématurément un terme à sa saison. Et comme Federer, tout le monde s’interroge sur sa capacité à revenir au sommet, lui qui n’a plus atteint une finale de Grand Chelem depuis Roland-Garros 2014. “S’il règle ses soucis de santé, Nadal, comme Murray, est un champion extraordinaire avec comme qualité première une combativité sans égale. Ils sont à fond tout le temps, sur chaque coup de raquette. Le problème est le même que pour Federer : va-t-il être épargné par les pépins physiques ?” Pourtant plus jeune que Federer de cinq ans, Nadal a un jeu tellement exigeant physiquement que les années commencent à peser pour lui aussi.

7. Pouille va-t-il confirmer sa saison 2016 ?

Vainqueur de Nadal en quarts de finale de l’US Open, Lucas Pouille a sans doute livré l’un des matches les plus exictants de la saison côté français. Peut-il faire un peu mieux encore en 2017 ? “C’est quelqu’un de remarquable, de très bien épaulé par Emmanuel Planque, un entraîneur formidable. C’est un duo qui fonctionne à merveille. Lucas est un joueur qui a beaucoup de qualités. Il a encore des progrès à faire sur le plan physique. Il peut être plus rapide, plus fin sur le plan tactique, gagner encore en confiance. Mais il est disposé à faire les efforts nécessaires et je pense qu’on va en entendre parler dans les mois et années à venir.”

8. Kyrgios va-t-il (enfin) se calmer ?

Nick Kyrgios et, dans une moindre mesure, Benoît Paire, ont une nouvelle fois fait parler d’eux cette année. L’Australien a même été contraint de suivre une thérapie suite à ses débordements sur le court (non combativité, insultes, etc.) “Pour être tout en haut, il faut un équilibre mental, nerveux, émotionnel”, confie Patrice Hagelauer. “Est-ce qu’il en est capable ? C’est quelqu’un qui a du talent, une puissance invraisemblable.

Mais il est aussi capable d’exploser à n’importe quel moment, pour une faute d’arbitrage, un spectateur trop bruyant. Est-ce que ce genre de joueur est capable de se calmer pour aller plus haut ? Il a en tout cas besoin d’être aidé, de travailler avec des gens qui l’aident à trouver son équilibre. Mais c’est quelqu’un qui peut gagner un Grand Chelem, bien sûr.”

9. Del Potro peut-il jouer les trouble-fête ?

Auteur de deux matches mémorables cette année aux Jeux olympiques, face à Djokovic puis Murray, l’Argentin Juan Martin Del Potro, qui doit disputer la finale de la Coupe Davis le week-end prochain, a été l’un des hommes de l’année. “C’est une résurrection. C’est incroyable de le voir revenir aussi vite à ce niveau-là après ses soucis de poignet et ses deux ans loin des courts. Quand il joue bien, il a vraiment une qualité de frappe qui laisse ses adversaires sur place. Il a aussi une force : il croit énormément en ses possibilités. Quand on a ça, c’est un point fort. Il faut avoir cette croyance, se dire qu’on peut gagner tout le temps. C’est un gagneur. Et si son physique le laisse tranquille…”

10. Quel joueur va se révéler au grand public ?

Alors que le “Big Four” se recompose (à défaut, pour le moment, de se décomposer), les jeunes ont une occasion en or de bousculer la hiérarchie. Lequel d’entre eux parviendra à percer au grand jour en 2017 ? L’Autrichien Dominic Thiem, 23 ans, qui s’est qualifié pour le Masters ? “Personnellement, celui que je préfère, c’est Alexander Zverev (19 ans, vainqueur cette année à Saint-Pétersbourg, ndlr). Il mesure 1,98 m mais il est fin, rapide, souple.

Il défend bien, il a des coups qui avancent à une vitesse prodigieuse, un très bon service, beaucoup de fluidité dans ces mouvements. C’est sans doute le plus talentueux. Il va falloir qu’il tienne lui aussi physiquement car il a tiré sur la corde très tôt. Quand je le vois jouer, j’ai vraiment le sentiment qu’on le retrouvera en haut de la pyramide dans quelques années.”

-Basket/NBA : Oklahoma City rechute, les Lakers craquent encore

Le demi-finaliste du championnat 2016 a perdu dimanche face à Indiana, 115 à 111. Il s’agit de sa sixième défaite depuis le début de la saison contre 8 victoires.

Malgré les 31 points de Russell Westbrook, Oklahoma City a chuté à domicile face à Indiana (115-111) dimanche dans le championnat NBA, tandis que les Lakers ont craqué à nouveau dans le final (118-110), face à Chicago et l’impressionnant Jimmy Butler.

Westbrook trop seul. Westbrook s’est offert son cinquième “triple double” (trois catégories de statistiques à 10 unités et plus) de la saison avec ses 31 points, 15 passes et 11 rebonds. Mais le n°0 du Thunder tient la baraque à lui tout seul, ou presque, depuis le départ de Kevin Durant à Golden State. La différence avec Indiana est frappante : malgré l’absence de Paul George, touché à une cheville, tous les joueurs du cinq de départ des Pacers ont marqué au moins 12 points, Jeff Teague atteignant les 30 points.

Résultat, OKC, qui avait atteint la saison dernière la finale de la conférence Ouest, s’éloigne des cadors avec cette cinquième défaite lors de ses sept derniers matches, synonyme de 6e place (8 v-6 d).

Les Lakers, des lendemains qui chantent ? Les Lakers, eux, affichent de belles promesses après leurs deux précédentes saisons catastrophiques, mais les jeunes Julius Randle et D’Angelo Russell manquent encore cruellement d’expérience. Après avoir bousculé jusqu’au bout San Antonio vendredi (116-107), ils se sont à nouveau inclinés au Staples Center face à Chicago, pourtant privés de Dwyane Wade, laissé au repos.

Butler a fini la rencontre avec 40 points et replacé les Bulls à la 4e place (9 v-5 d). “On fait encore trop d’erreurs individuelles en défense, cela va prendre du temps pour qu’on réduise ces erreurs”, a admis Luke Walton, l’entraîneur des Lakers, 8e de la conférence Ouest.

Les résultats des matches de dimanche :

Denver – Utah 105 – 91
LA Lakers – Chicago 110 – 118
Sacramento – Toronto 102 – 99
Oklahoma City – Indiana 111 – 115 a.p.
Brooklyn – Portland 109 – 129
New York – Atlanta 104 – 94

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