Des dessins “inédits” de Van Gogh, présentés à Paris, contestés à Amsterdam

Plusieurs éditeurs ont présenté mardi comme une oeuvre inédite un carnet contenant 65 dessins de Van Gogh, mais son authenticité a été vivement contestée par le musée Van Gogh d’Amsterdam.

Un carnet de dessins inédits du peintre Vincent Van Gogh a été présenté mardi à Paris, deux jours avant sa publication simultanée en France et dans plusieurs pays dont les États-Unis et le Japon. Son titre : Vincent Van Gogh, le brouillard d’Arles, le carnet retrouvé. Sur la couverture, on découvre un portrait au chapeau de paille jusqu’ici inconnu.

65 inédits. Le livre contient 65 dessins présentés comme réalisés à l’encre sur le livre de comptabilité d’un hôtel d’Arles, où séjournait le peintre néerlandais. La plupart d’entre eux représentent des paysages de la région d’Arles. On trouve également des portraits (Gauguin), des fleurs (iris, arum), des arbres (cyprès). Ces dessins couvrent la période où Van Gogh se trouvait en Provence, de son arrivée en Arles en février 1888, jusqu’à son départ de la maison de santé de Saint-Rémy pour Paris, en mai 1890.

Son authenticité en question. Le carnet original est détenu par un propriétaire privé. “Ces dessins forment un ensemble très impressionnant, leur authenticité est bien établie par un faisceau d’indices et de recoupements : on ne s’est pas engagé à la légère dans ce projet”, a souligné l’éditeur. Mais mardi, le musée Van Gogh d’Amsterdam a affirmé qu’il ne s’agit que d'”imitations”.

Les experts du musée, “sur la base d’années de recherches sur les dessins de Van Gogh dans la collection du musée et à d’autre endroits, ont conclu que ces dessins sont des imitations des dessins de Van Gogh”, a indiqué le musée, pointant notamment du doigt la qualité de l’encre utilisée, le style des dessins et des erreurs topographiques.

-«Le mythe Beethoven», des mèches de cheveux aux robots japonais
« Ainsi le destin frappe à la porte ». Voilà ce qu’aurait dit le célèbre compositeur allemand Ludwig van Beethoven sur les quatre premières notes de sa Cinquième Symphonie, devenue l’un des tubes les plus universels de l’histoire de la musique. Après David Bowie, Pierre Boulez et Marc Chagall, la Philharmonie de Paris rend honneur à un monument de la musique classique qui n’a jamais arrêté d’inspirer l’humanité. 250 œuvres visuelles et plus de 70 pistes sonores illustrent l’exposition « Ludwig van : Le mythe Beethoven ».

Pourquoi le mythe et non la réalité de Beethoven ? Tout simplement parce qu’aujourd’hui, près de 200 ans après sa mort, Beethoven a dépassé quasiment toutes les frontières culturelles, géographiques et générationnelles. Sa musique est partout : même dans les publicités de perceuses Bosch ou de Cheeseburger, ou dans un spot télévisé de 1968 pour un chocolat pour lequel l’illustre surréaliste espagnol Salvador Dali avait prêté sa voix avec délice.

Beethoven, du remix électro jusqu’au chœur de robots japonais

Au cours de sa postérité, Beethoven a été littéralement mis à toutes les sauces et dans tous les registres possibles : en remix électro, en disco, sur des sceaux en plastique géants actionnés par des tuyaux. Le troisième mouvement de sa sonate pour piano, Au clair de lune, a été décliné à la guitare électrique, sa Lettre à Elise au rythme colombien… sans parler de la version du chanteur français Johnny Halliday qui a hurlé une sorte de poème sur la Septième Symphonie ou encore un chœur de robots japonais avec L’Hymne à la joie.

Tout ce kaléidoscope de références et d’hommages témoigne d’une fécondité créatrice vertigineuse que Beethoven a suscitée depuis sa mort en 1827 auprès des musiciens. Mais ça va bien au-delà de la musique. Beethoven a inspiré les artistes de tous bords : son visage au regard farouche, cheveux ébouriffés, cette « gueule », comme disait l’un des commissaires de l’exposition, a été sculptée par Auguste Rodin, par Antoine Bourdelle, autre artiste français qui lui a même consacré plus de 80 sculptures.

Il a été idolâtré par les plus grands écrivains, Victor Hugo, Baudelaire, André Gide…, mais aussi très récemment par Eric-Emmanuel Schmitt avec son essai Quand je pense que Beethoven est mort, alors que tant de crétins vivent…

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