Boxe : Mayweather balaye l’idée d’accorder une revanche à Pacquiao

D’après Mayweather, la revanche du “combat du siècle” contre son éternel rival Pacquiao ne se fera pas.

L’Américain Floyd Mayweather n’a laissé aucun espoir au Philippin Manny Pacquiao, qui espérait une revanche de leur “combat du siècle” de mai 2015 : “Je n’ai pas besoin de boxer”, a-t-il déclaré à la presse américaine.

Mayweather est “heureux” de ce qu’il a fait. “Beaucoup de boxeurs prennent leur retraite, puis reviennent, car ils en ont besoin”, a expliqué Mayweather au quotidien USA Today. “Je me suis fait 300 millions de dollars en affrontant Pacquiao. Comme je l’ai déjà dit par le passé, je suis heureux d’être dans cette position”, a ajouté celui qui est surnommé “Money” (“argent”) et qui a longtemps été le sportif le mieux payé de la planète.

“Encore une fois, l’argent ne me fait pas, c’est moi qui fait l’argent, je suis bien, j’ai pris de bonnes décisions. Je suis heureux de ce que j’ai fait dans ma carrière”, a-t-il ajouté. Âgé de 39 ans, Mayweather a mis un terme à sa carrière en septembre 2015 après sa 49e victoire en autant de combats.

Pacquaio était ouvert à une revanche. Pacquiao, 37 ans, a fait son retour le 5 novembre sur les rings sept mois après avoir pris sa retraite : il a dominé l’Américain d’origine mexicaine Jesse Vargas et s’est emparé du titre WBO des welters. “Pac-Man”, élu sénateur des Philippines en mai, avait déclaré qu’il était ouvert à l’idée d’une revanche du “combat du siècle” remporté aux points par Mayweather : “On peut en discuter aisément, ce n’est pas un problème”, avait-il expliqué.

La présence de Mayweather parmi les spectateurs du combat entre Pacquiao et Vargas avait attisé la curiosité des observateurs et relancé les spéculations. “J’ai accepté l’invitation à la dernière minute, juste pour faire quelque chose de différent”, a précisé Mayweather.

-Atlético-Real : pour Zidane, le mois de tous les dangers
Les “Merengue”, en déplacement sur la pelouse de leur voisin et rival samedi soir, ont un calendrier corsé jusqu’au mois de décembre.

Leader de Liga avec 27 points, toujours invaincu depuis le début de la saison toutes compétitions confondues : le Real Madrid réalise un début de saison parfait sur le plan statistique, alors que se profile samedi un derby explosif sur la pelouse de l’Atlético. Dans le jeu, en revanche, l’équipe de Zinédine Zidane est loin de faire l’unanimité. Les médias espagnols, souvent critiques envers le coach français, attendent “Zizou” au tournant à l’aube d’un mois compliqué pour le Real, avec un enchaînement de matches à hauts risques.

1ère étape : Atlético-Real, samedi 19 novembre

L’an dernier, Zidane avait perdu son premier derby en tant que coach, chez lui, à Santiago Bernabeu (1-0), sur un but d’Antoine Griezmann. La tâche s’annonce toutefois très compliquée contre l’Atlético, invaincu contre le Real en Liga depuis 2013. “C’est très nouveau, l’Atlético a les faveurs des bookmakers (2,40 pour une victoire contre 2,99 pour le Real, selon le quotidien sportif As, ndlr). La couverture médiatique a également changé. Il y a quelques années, la presse madrilène aurait titré sur le Real. Là, c’est du 50-50”, note notre correspondant en Espagne Henry de Laguérie.

Reste que c’est bien l’Atlético, seulement 4e de Liga (21 pts) avec déjà du retard sur le Real (1er avec 27 pts), qui a le plus à perdre. En cas de victoire, Zizou pourrait donc frapper un très grand coup, et prendre déjà une énorme avance sur un rival pour le titre.

2e étape : Sporting Portugal-Real, mardi 22 novembre :

Le nul contre le Legia Varsovie (3-3) lors de la dernière journée de Ligue des champions a mis le Real en danger. “Zidane a été très critiqué après ce match, pas tant pour le résultat que pour ses choix. On lui a reproché de ne pas prendre de choix forts en ne tranchant pas entre Benzema et Morata (les deux attaquants)”, souligne Henry de Laguérie.

Après quatre journées de phase de poules, les Madrilènes sont en effet deuxièmes (8 pts), derrière le Borussia Dortmund. Zidane et ses hommes doivent donc impérativement gagner sur la pelouse du Sporting Portugal pour s’offrir le droit de disputer une “finale” pour la première place du groupe, lors de l’ultime journée contre Dortmund.

Importance du match (sur 5) : 3

3e étape : FC Barcelone-Real, samedi 3 décembre

Le clasico est évidemment LE rendez-vous de l’année pour le Real et le Barça. “Le clasico restera toujours au-dessus. La vie du pays est vertébrée autour de ce match. Tout le monde en parle toute l’année”, constate notre correspondant en Espagne. La saison dernière, Zidane avait frappé son premier gros coup sur le banc du Real en s’imposant au Camp Nou (2-1). S’il refait le coup, pas de doute : il gagnera énormément de crédit.

Importance du match (sur 5) : 5+

4e étape : Real-Borussia Dortmund, mercredi 7 décembre

Le match contre le Borussia Dortmund, lors de la 6e et dernière journée de la phase de poules de Ligue des champions, devrait être la “finale” du groupe. L’enjeu : la première place, cruciale pour le tirage au sort des huitièmes de finale. Tout ça à condition, bien entendu, que le Real gagne sur la pelouse du Sporting Portugal lors de la 5e journée.

Importance du match (sur 5) : 3

5e étape : Mondial des clubs, 15 décembre

On ne va pas se mentir : le Mondial des clubs est une compétition anecdotique par rapport à la Liga ou à la Ligue des champions. N’empêche que pour le Real, perdre face à un club d’un autre continent ferait vraiment mauvais genre. Puis, remporter le Mondial des clubs serait l’occasion de succéder à un certain FC Barcelone. Raison de plus pour le Real et pour Zidane de garnir un peu plus l’armoire à trophées.

-Athlétisme: nouveaux soupçons de corruption pour l’attribution des Mondiaux
L’athlétisme continue d’être empêtré par des soupçons de corruption. Ce vendredi 18 novembre, le quotidien français Le Monde révèle qu’il y aurait eu des mouvements financiers avant l’attribution des Mondiaux. Des sommes auraient été versées par Oryx Qatar Sports Investments (QSI) à la société Pamodzi Sports Consulting (PMD), appartenant à Papa Massata Diack, fils de Lamine Diack, ancien président de l’IAAF durant 16 années.

Le Monde affirme que QSI a réalisé deux importants transferts d’argent vers la société détenue par Papa Massata Diack, pour un total de 3 499 950 dollars, un peu plus de 2,5 millions d’euros à l’époque des faits en 2011.

Le Qatar a-t-il payé pour avoir l’organisation des Mondiaux ?

Est-ce que cet argent a servi à monnayer l’attribution des Mondiaux d’athlétisme ? Le Monde, qui révèle l’existence de ces virements, n’a toutefois pas la réponse. Il y a des coïncidences entre les dates, mais rien de concret.

Ce que l’on sait : Oryx QSI, un fonds d’investissement de l’Etat qatari, aurait versé le 13 octobre et le 7 novembre 2011 de l’argent à la société Pamodzi Sports Consulting. En effet, le Qatar voulait organiser les Mondiaux de 2017, dont la décision a été prise fin 2011. Les Qataris n’ont toutefois pas remporté l’organisation. Ils finissent par obtenir ceux de 2019. A l’époque Papa Massata Diack était le consultant marketing, jusqu’en 2014, de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), dirigée par Lamine Diack. Pour l’instant les principaux intéressés ne se sont pas exprimés.

Les Diack toujours au centre de l’affaire

Le nom de Papa Massata Diack n’est pas inconnu, en effet lors du scandale contre son père, son nom est revenu avec insistance. Un mandat d’arrêt international a d’ailleurs été émis, mais la demande d’extradition a été rejetée par la justice sénégalaise car « le Sénégal ne livre pas ses enfants », affirmait le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne à l’Assemblée nationale.

Lamine Diack devrait être convoqué chez le juge lundi prochain 21 novembre à Paris et pourrait être libéré s’il paye sa caution. Il a été mis en examen il y a un an, après le scandale de corruption dont il a été l’objet. Il aurait reçu 1,5 million d’euros. En échange, Lamine Diack se serait engagé à couvrir les pratiques de dopage de la Russie et retarder des suspensions d’athlètes russes.

L’année dernière, le nom de Papa Massata Diack était déjà présent dans l’affaire avec les autorités russes, mais il n’a pas souhaité répondre aux questions de la justice française. Il est actuellement au Sénégal et refuse de quitter son pays. Il a affirmé à plusieurs reprises, aux médias et à la police sénégalaise, que les sommes reçues par la Russie étaient en relation avec des accords commerciaux et n’avaient rien à voir avec de la corruption.

Soupçons sur les deux dernières attributions ?

Des soupçons de corruption sur les deux dernières attributions des Mondiaux. Doha, de par ces présumés versements, ainsi que d’une promesse de 37 millions de dollars en sponsoring et en droits télévisés pour la compétition, avec sa chaîne BeIN Sports, récolte beaucoup de suspicions, sans compter les soupçons autour de l’obtention de la Coupe du monde 2022 de football sous l’ère du Suisse Sepp Blatter. Mais le Qatar n’est pas le seul mis en cause. La ville américaine d’Eugene a également été soupçonnée autour de l’obtention des Mondiaux 2021.

Sans aucun appel d’offres, l’IAAF a décidé de lui octroyer l’organisation de la compétition. Les suspicions viennent essentiellement des liens de la ville avec la marque Nike, où se trouve le siège, et de l’équipementier avec Sebastian Coe, actuel président de la Fédération internationale. Toutefois à l’époque de l’attribution, le Britannique était vice-président de l’IAAF, et était l’ambassadeur de la marque américaine, étant rémunéré à hauteur de 142 000 euros par an selon Le Monde. Poste qu’il a évidemment quitté, après 38 ans, depuis sa nomination à la tête de l’organisation qui gère l’athlétisme mondial.

Les enquêtes menées par l’IAAF n’ont pour l’instant rien donné. Celle sur le Qatar a été clôturée le 24 octobre 2016, sauf si de nouveaux éléments intervenaient. Quant à Eugene, une enquête préliminaire a été ouverte en France le 1er décembre 2015 sans plus d’avancées. La Fédération internationale d’athlétisme reste, en tout cas, sous les feux des projecteurs quant à des soupçons de corruptions.

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