Trump dépasse Clinton, plombée par l’affaire des e-mails, dans un sondage

À une semaine de l’élection présidentielle, Donald Trump a rattrapé Hillary Clinton dans un sondage, regonflant d’espoir les supporters du milliardaire.

Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump dépasse d’un point Hillary Clinton dans un nouveau sondage publié mardi, la démocrate ayant vu l’enthousiasme de ses supporters s’effriter depuis l’annonce choc de la relance de l’affaire de ses e-mails.

Une première depuis mai. C’est la première fois depuis mai que le milliardaire passe devant sa rivale dans cette enquête réalisée régulièrement par ABC News/Washington Post. Il mène 46{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} à 45{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} dans un sondage incluant les quatre principaux candidats, son avance restant cependant dans la marge d’erreur (3 points). “Toutefois, le +1 point de Trump est un résultat notable”, soulignent les auteurs de l’enquête, de Langer Research Associates, menée du 27 au 30 octobre. “Il n’est passé devant Clinton en pourcentage qu’une fois auparavant”, mi-mai. L’homme d’affaires avait alors deux points d’avance, dans un sondage qui n’incluait que les deux principaux candidats.

Trajectoires contraires. L’enthousiasme pour la démocrate s’est particulièrement effrité depuis le choc vendredi de la réouverture de l’affaire de ses e-mails passés par un serveur privé lorsqu’elle était secrétaire d’État (2009-2013), avec la découverte de nouveaux messages annoncée par le FBI, souligne le communiqué. La part de ses supporters “très enthousiastes” est passée de 52{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} le 22 octobre à 45{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} dimanche. Plus de la moitié des supporters de Donald Trump (53{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9}) se disent “très enthousiastes”, en hausse sur la même période (49{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} le 22 octobre). Le milliardaire s’est félicité de ce résultat sur Twitter, assurant que sa remontée dans les sondages datait même d’avant la réouverture du dossier des e-mails.

– Venezuela : le Parlement suspend la procédure contre le président Nicolas Maduro

Le Parlement vénézuélien a suspendu mardi la procédure qu’elle devait lancer contre le président Nicolas Maduro, qu’elle accuse d’être responsable de la crise qui frappe le pays.

Marche arrière à Caracas. Le Parlement vénézuélien contrôlé par l’opposition a suspendu la procédure qu’il devait lancer mardi contre le président socialiste Nicolas Maduro, accusé d’être responsable de la crise qui frappe le pays, alors que débute un fragile dialogue entre gouvernement et certains opposants. Cette décision n’est pas une “capitulation” mais vise à trouver une solution, a souligné le président de l’Assemblée nationale Henry Ramos Allup.

Une marche annulée. L’opposition a par ailleurs indiqué qu’elle suspendait la marche prévue jeudi vers le palais présidentiel. Cette décision est intervenue à la demande du Vatican qui joue le rôle de médiateur dans le fragile dialogue entamé dimanche entre le gouvernement et une partie de l’opposition, a ajouté Henry Ramos Allup.

– Les forces irakiennes sont entrées dans Mossoul, bastion de l’organisation État islamique

Selon des informations de l’armée, les forces irakiennes sont entrées à Mossoul, bastion de l’organisation État islamique, pour lancer “la véritable” bataille qui va libérer la ville de Daech.

C’est une information hautement symbolique. Les soldats irakiens sont entrés mardi dans Mossoul, lançant ainsi la “véritable” bataille pour reprendre la plus grande ville conquise par les djihadistes du groupe État islamique (EI). “C’est à présent le début de la véritable libération pour la ville de Mossoul”, a annoncé le général Taleb Cheghati al-Kenani, commandant du service du contre-terrorisme irakien (CTS). “Notre objectif final est la libération” totale de Mossoul, a ajouté l’officier irakien qui s’exprimait depuis la localité de Gogjali, collée à Mossoul et également reprise par les forces irakiennes mardi.

Les autorités optimistes. Quelques heures plus tôt, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi avait également affiché son optimisme, deux semaines après le début, le 17 octobre, de la vaste offensive sur Mossoul. “Nous allons refermer notre étau sur l’EI de tous les côtés”, a-t-il lancé dans une allocution à la télévision publique. Les djihadistes “n’ont pas d’échappatoire, ils peuvent soit mourir, soit se rendre”.

Les experts s’attendent à ce que les combattants de l’EI, qui seraient entre 3.000 à 5.000 dans la ville, selon des estimations américaines, défendent jusqu’au bout leur fief, où leur chef Abou Bakr al-Baghdadi avait proclamé un “califat” sur les territoires conquis en Irak et en Syrie en 2014.

Des forces convergentes. En entrant dans Mossoul, les forces du contre-terrorisme sont en avance sur les dizaines de milliers d’autres combattants convergeant à partir du nord et du sud avec le soutien des frappes aériennes de la coalition internationale anti-djihadistes. À l’est et au nord de la ville, les combattants kurdes ont consolidé leurs positions dans les villages récemment repris à l’EI. Au sud, les forces du gouvernement fédéral continuent à progresser.

Enfin, à l’ouest, une coalition dominée par des milices chiites soutenues par l’Iran tente de couper les lignes de ravitaillement de l’EI. Par ailleurs, la Turquie, qui souhaite s’impliquer dans la bataille pour Mossoul bien que Bagdad s’y oppose, a envoyé des chars et des canons vers une zone proche de la frontière avec l’Irak.

– Génocide : une commission rwandaise accuse 22 officiers supérieurs français

“Des hauts-gradés français et des personnalités politiques ont commis au Rwanda des crimes très graves”, accuse la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG).

Une commission rwandaise a publié une liste de 22 officiers supérieurs français qu’elle accuse d’implication dans le génocide de 1994, en réponse à la décision de deux juges français de relancer l’enquête sur l’attentat contre l’ex-président Juvénal Habyarimana.

Des personnalités politiques et des hauts-gradés. “Des hauts-gradés français et des personnalités politiques ont commis au Rwanda des crimes très graves”, accuse la Commission nationale de lutte contre le génocide (CNLG) dans un rapport transmis mardi à l’AFP et intitulé “La manipulation du dossier de l’avion d’Habyarimana, une occultation des responsabilités françaises dans le génocide”.

Le Rwanda accuse depuis des années la France de participation au génocide, qui a fait environ 800.000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi. L’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion présidentiel, au cours duquel fut tué le président hutu Juvénal Habyarimana, est considéré comme l’événement déclencheur de ce génocide.

“Auteurs et complices”. Mais la relation houleuse entre les deux pays a pris un nouveau tournant depuis que la justice française a rouvert une enquête afin d’entendre le témoignage d’un ancien chef d’Etat-major rwandais, qui accuse l’actuel président Paul Kagame d’avoir été l’instigateur de l’attentat contre Juvénal Habyarimana. Selon la CNLG, la récente décision française de relancer l’enquête sur l’attentat contre l’avion de Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 “vise à camoufler” la responsabilité française dans le génocide.

Cette commission a dressé une liste de 22 officiers supérieurs français qu’elle accuse de complicité mais aussi de participation aux massacres. “Des acteurs français ont été impliqués dans le génocide en tant qu’auteurs et complices”, affirme la CNLG. Parmi eux, le général Jacques Lanxade, ancien chef d’Etat-major de l’armée française, et le général Jean-Claude Lafourcade, qui commandait la force Turquoise déployée le 22 juin 1994 au Rwanda sous mandat de l’ONU.

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