Au moins 232 personnes massacrées par l’EI près de Mossoul la semaine dernière, annonce l’ONU

Ces personnes auraient été exécutées alors qu’approchaient les forces irakiennes engagées dans la bataille pour libérer cette ville du nord de l’Irak.

Au moins 232 personnes ont été massacrées par l’organisation État Islamique la semaine dernière, près de Mossoul en Irak, alors que les troupes irakienness’approchaient de cette ville, a déclaré vendredi à Genève un porte-parole de l’ONU.

Tués par balles. Des informations ont fait état d'”exécution par balles mercredi dernier” de 232 personnes, a indiqué la porte-parole du Haut-commissariat pour les Droits de l’homme, Ravina Shamdasani. Parmi les victimes, a-t-elle ajouté, “figurent 190 anciens officiers de sécurité irakiens”, mais aussi des civils. Ces informations “ont été corroborées dans la mesure du possible”, a-t-elle ajouté, soulignant que le nombre total de personnes tuées pourrait être supérieur.

Volonté de créer des “boucliers humains”. La porte-parole a indiqué que les tueries sous forme d’exécutions ont eu lieu alors que l’EI met en place sa stratégie consistant à forcer les habitants des régions proches de Mossoul, à se regrouper dans la ville, dernier bastion de l’EI en Irak. Le Haut-commissariat pour les Droits de l’homme a ajouté que les djihadistes voulaient utiliser ces personnes comme des “boucliers humains” dans la bataille de Mossoul contre les troupes d’élite irakiennes soutenues par les États-Unis.

Le groupe État islamique “a forcé des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers dans certains districts autour de Mossoul”, a déclaré la porte-parole. Parmi leurs victimes figurent des civils qui ont refusé de quitter leurs foyers et des personnes ayant travaillé pour les forces de sécurité du gouvernement irakien.

-CETA : le Parlement de Wallonie donne son feu vert à la signature du traité UE-Canada
Le Parlement de Wallonie, en Belgique, a donné son feu vert à la signature du traité UE-Canada vendredi.

Le CETA sera bien signé. Le Parlement de la région belge de Wallonie, d’où est partie il y a deux semaines la fronde anti-CETA, a donné vendredi son feu vert à la signature par la Belgique de ce traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, mettant ainsi fin à son opposition qui menaçait de faire capoter l’ensemble de l’opération.

58 voix “pour”. Une motion du parlement demandant au chef du gouvernement wallon, Paul Magnette, de “donner délégation” au gouvernement fédéral pour qu’il appose la signature de la Belgique au CETA a été approuvée par 58 voix “pour” et 5 “contre”, lors d’une séance plénière extraordinaire dans la capitale de la région francophone du sud de la Belgique. Le ministre-président de Wallonie, le socialiste Paul Magnette, a déclaré que les négociations entre Belges avaient débouché sur un accord qu’il pouvait approuver. “Le CETA amendé et corrigé est davantage que le seul ancien CETA. Il offre plus de garanties et c’est ce que je défendrai”, a déclaré Paul Magnette pendant le débat qui a précédé le vote.

L’UE favorable au CETA. La totalité des 28 gouvernements de l’UE soutiennent le CETA, mais la Belgique ne pouvait jusqu’ici donner formellement son accord en l’absence du soutien de la totalité des diverses entités qui la composent. Le Parlement de Bruxelles et de la Communauté francophone devaient elles aussi voter dans la journée; un vote positif est attendu.

L’opposition au CETA fait partie d’un mécontentement de plus en plus perceptible contre la mondialisation dans les pays occidentaux. Les opposants au TAFTA et au CETA craignent qu’ils ne renforce les multinationales et ne tire vers le bas les normes en matière d’alimentation, d’environnement ou de contrat de travail.

-Manuel Valls en “colère” après le livre-confidences de François Hollande
Le Premier ministre s’est dit en “colère” après la publication de l’ouvrage ‘Un président ne devrait pas dire ça…’, et évoque la “honte” des militants socialistes.

Le Premier ministre Manuel Valls a évoqué jeudi sa “colère” personnelle et une “honte” ressentie selon lui par les militants socialistes à la lecture du livre-confessions de François Hollande ‘Un président ne devrait pas dire ça…’. Le chef du gouvernement l’a confié dans l’avion qui l’a emmené jeudi à Bordeaux, selon des propos rapportés par Le Monde.

“Les 672 pages du livre ont provoqué la ‘colère’ du Premier ministre – il le reconnaît – et une forme de ‘honte’, selon lui, chez les militants et les élus socialistes”, écrit le quotidien dans son édition datée de samedi. “C’est ce que je ressens, il ne faut pas se taire et toujours nommer les choses”, a-t-il ajouté.

Le livre a agi comme un révélateur
“Un choc”. La publication de l’ouvrage ‘Un président ne devrait pas dire ça…’, fruit d’une soixantaine de rencontres entre deux journalistes et le président, qui s’y livre sans filet, n’en finit pas de faire des dégâts au sein de la majorité. “Le livre a provoqué un choc, un abattement chez les parlementaires, il a agi comme un révélateur”, a commenté Manuel Valls, selon Le Monde. Des propos d’un calibre inédit chez le Premier ministre, qui s’était jusqu’ici toujours montré loyal à l’égard d’un président dont la capacité à se présenter pour un second mandat semble sérieusement compromise.

Reprenant des propos critiques à l’égard de François Hollande déjà tenus mardi par le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, le Premier ministre a estimé que “le pays a besoin d’incarnation”. Les cinq prochaines semaines, dans l’attente de la décision de François Hollande de se présenter ou non à sa succession, seront “décisives pour la gauche de gouvernement”, a ajouté Manuel Valls.

Le pays a besoin d’incarnation
2017 dans le viseur ? Chef d’une majorité déboussolée, Manuel Valls se pose en recours d’une gauche où de nombreuses personnalités ont déjà exprimé leurs ambitions en vue de 2017 – les ex-ministres Arnaud Montebourg et Emmanuel Macron, notamment.

“A cause de la situation politique actuelle, j’ai le sentiment d’avoir une véritable responsabilité afin qu’on sorte le mieux possible de cette période périlleuse”, a confié jeudi Manuel Valls, selon Le Monde. La veille sur France Inter, le Premier ministre avait défendu le bilan du quinquennat, se posant en garant de “l’espoir” et de la “fierté” de la gauche.

-Séisme en Italie : 100 répliques dans la nuit, des sinistrés logés sur la côte
Plus d’une centaine de répliques ont été enregistrées en Italie dans la nuit de jeudi à vendredi où des centaines de sinistrés ont trouvé refuge sur la côte.

La terre a continué à trembler dans le centre de l’Italie où plus d’une centaine de répliques ont été enregistrées dans la nuit de jeudi à vendredi et où des centaines de sinistrés se sont résolus à aller dormir sur la côte adriatique.

Ces répliques pourraient durer des semaines. Après les deux puissants séisme de mercredi soir, suivis par des centaines de répliques, dans la seule nuit de jeudi à vendredi, l’Institut national de géophysique et vulcanologie (INGV) a enregistré plus d’une centaine de nouvelles répliques, dont 11 d’une magnitude comprise entre 3 et 3,5. Selon les experts, ces répliques pourraient durer des semaines, voire des mois.

Pour les habitants dont les maisons sont écroulées, abimées ou simplement interdites d’accès car situées dans des zones dangereuses, la protection civile a proposé plusieurs solutions: un soutien financier pour se reloger seul, un hébergement dans des structures collectives sur place ou dans des hôtels sur la côte, à environ 80 km.

“Plus de 500 personnes (…) ont choisi cette dernière option en utilisant leur propre véhicule ou les bus mis à leur disposition par la protection civile”, assure un communiqué diffusé dans la nuit. A Ussita, l’une des communes les plus touchées par ce séisme qui n’a pas fait de victimes mais a causé d’importants dégâts, environ 260 personnes ont trouvé refuge dans le camping local, équipé de bungalows en bois en forme de petits chalets, a constaté l’AFP. Certains habitants disposaient déjà de leur propre bungalows, les autres sont hébergés dans des bungalows mis gracieusement à disposition par leurs propriétaires.

“L’Italie n’abandonne pas ses citoyens”. Lara Manzoni, la trentaine, qui travaillait dans une entreprise produisant des pizzas surgelées actuellement fermée parce que les installations ont été endommagées, est venue aider au bar du camping.

“J’ai envoyé mes enfants chez ma mère à Bergame (nord) pour des raisons de sécurité, mais moi je ne me voyais pas rentrer en laissant tous ces gens en difficulté”, a-t-elle expliqué, précisant que certains habitants avaient opté pour l’achat d’un camping-car afin d’aller voir leurs proches pendant les vacances… et de pouvoir partir facilement en cas de séisme.

Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, s’est rendu jeudi dans les zones touchées par le tremblement de terre pour assurer les sinistrés du soutien de l’ensemble du pays. “L’Italie n’abandonne pas ses citoyens. Le séisme nous met à rude épreuve, mais nous sommes plus forts”, a-t-il insisté, annonçant le déblocage de 40 millions d’euros pour faire face à l’urgence.

“Cela ne suffira pas, mais c’est un premier signal”. Mais dans l’immédiat, “on ne peut pas imaginer de passer l’hiver dans une tente, il ne faut même pas monter les camps”, a-t-il expliqué.

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