Ceta : Échec des négociations entre le Canada et les Wallons

La ministre canadienne du Commerce international estime que l’Union européenne n’est pas capable actuellement de signer un traité de libre-échange.

Les négociations de dernière chance entre le gouvernement Wallon et la ministre canadienne du Commerce ont échoué, les francophones de Belgique refusant de ratifier l’accord de libre-échange UE-Canada (Ceta), approuvé par le reste de l’Union européenne, a indiqué son cabinet.

Échec des négociations. Chrystia Freeland “a quitté les négociations avec les Wallons et revient au Canada”, a déclaré son porte-parole, soulignant que les discussions de dernières minutes qui visaient à sauver le Ceta, dont la signature était initialement prévue à Bruxelles jeudi prochain, n’ont “pas connu de succès”.

Retour au Canada. Visiblement très émue, Chrystia Freeland s’est elle-même brièvement exprimée à sa sortie du siège du gouvernement wallon à Namur, où elle avait mené ces dernières heures des négociations marathon avec le chef du gouvernement wallon, Paul Magnette. “Il semble évident pour moi, pour le Canada, que l’Union européenne n’est pas capable maintenant d’avoir un accord international, même avec un pays qui a des valeurs aussi européennes que le Canada”, a regretté, la voix tremblante, la ministre canadienne. “Nous avons décidé de retourner chez nous”, a-t-elle ajouté.

Déception et tristesse. “Le Canada est déçu, moi personnellement je suis très déçue. J’ai travaillé très fort, mais je pense que c’est impossible. Nous avons décidé de retourner chez nous et je suis très triste”, a également déclaré la ministre, qui s’exprimait en français.

La signature du traité, théoriquement prévue pour le 27 octobre, reste suspendue au feu vert de la région belge de Wallonie, qui refuse de donner les pleins pouvoirs à Bruxelles pour parapher l’accord en raison d’une série de problèmes qu’elle pointe dans le texte.

– Colombie : saisie record de cocaïne pour l’année 2016
Les autorités ont déjà saisi 300 tonnes de cocaïne, contre 219 pour toute l’année 2015. C’est le record absolu en matière de saisie dans le pays.

La Colombie a saisi 300 tonnes de cocaïne depuis le début de l’année, un chiffre record dans l’histoire du pays, qui est le premier producteur mondial de cette drogue, a annoncé vendredi le ministre de la Défense. Jusqu’au 20 octobre, 300 tonnes de cocaïne ont été saisies contre 219 pour toute l’année 2015, 133 en 2010 et 92 en 2003, précédents records. “C’est le chiffre de saisie le plus élevé de notre histoire”, a déclaré le ministre Luis Carlos Villegas lors d’une conférence de presse.

Neuf milliards de dollars. La valeur totale de la drogue saisie cette année est estimée à environ neuf milliards de dollars dans les rues de New York, a-t-il précisé, ajoutant que “c’est l’équivalent du budget du ministère de la Défense pour 2017”.

Carlos Villegas a souligné que cela démontre que le plan anti-drogue du gouvernement – basé en priorité sur l’interdiction, la destruction de laboratoires de fabrication de stupéfiants et la lutte contre le blanchiment d’argent – “fonctionne bien”.

Premier producteur mondial. La Colombie est le premier producteur mondial de feuille de coca, plante sacrée des indigènes et composant de base de la cocaïne, avec 96.000 hectares de plantations, et elle est aussi le premier producteur de cette drogue avec 646 tonnes en 2015, selon les derniers chiffres de l’ONU.

– 55 morts dans le déraillement d’un train au Cameroun
D’après la télévision camerounaise, le train, qui reliait Yaoundé et Douala, était bondé.

Cinquante-cinq personnes ont péri et près de 600 ont été blessées vendredi auCameroun dans le déraillement d’un train de voyageurs entre Yaoundé et Douala, particulièrement bondé car la route entre la capitale et la métropole portuaire était coupée.

Les causes de l’accident “pas encore élucidées”. Le train avait quitté la gare de la capitale aux environs de 13h heure française. Il a déraillé aux abords de la ville d’Eseka (200 km à l’est de Yaoundé), selon le ministre camerounais des Transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o.

Le déraillement a fait 55 morts et 575 blessés, a fait savoir dans la soirée le ministre des Transports via la radio-télévision d’Etat (CRTV). Plusieurs wagons ont basculé sur le bas-côté de la voie. “Le pronostic vital de certains blessés est très engagé (…) Les causes de l’accident ne sont pas encore élucidées”, selon la CRTV.

De nombreux secours dépêchés. “Les équipes d’intervention et de sécurité sont mobilisées”, a assuré de son côté la société chargée du transport ferroviaire, Camrail. La société appartient au groupe français diversifié Bolloré, actionnaire à 77,40{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9}, selon son site internet. “Les équipes de secours sont parties de Douala pour renforcer celles parties de la région du centre. Les sapeurs-pompiers sont en direction d’Eseka aujourd’hui”, a déclaré à la presse le gouverneur de la région du Littoral, Dieudonné Ivaha Diboua.

Le trafic routier coupé. Le train était bondé suite à la coupure de la route Yaoundé-Douala après l’effondrement d’un pont sous l’effet de la pluie, ce qui a encore compliqué l’intervention des secours. La route a été coupée dans les deux sens au niveau de Matomb, à 68 km de la capitale à la suite de l'”effondrement d’une buse métallique sur la RN3 (route nationale numéro 3)”, a annoncé le ministère des Travaux publics dans un communiqué.

“On est en train d’abattre les arbres pour créer un pont piéton”, a expliqué Martial Missimikim, responsable d’une ONG de sécurité routière, Securoute, joint depuis Yaoundé. De nombreux voyageurs et automobilistes étaient bloqués de part et d’autre de la route, attendant le retour à la normale, a-t-il rapporté.

Route majeure. Face à cette situation, les voyageurs se sont rabattus en masse vendredi matin vers les gares de Douala et de Yaoundé, nombre d’entre eux n’ayant pas les moyens de prendre l’avion. “Je suis là depuis pratiquement 5h30”, a expliqué à la gare de Douala, un voyageur, Isidore Ngakam, qui ignorait encore la nouvelle de l’accident : “apparemment le trafic n’est pas fluide sur les voies ferrées au Cameroun. J’ai peut-être espoir de voyager lundi”.

La route reliant le port de Douala, capitale économique, à Yaoundé est l’une des plus importantes du pays par la densité du trafic. C’est aussi l’un des principaux axes commerciaux d’Afrique centrales. Les échanges vers le Tchad et la Centrafrique – pays enclavés – transitent aussi par cette route.

– L’aéroport de Londres City évacué suite à un incident chimique
L’aéroport de Londres City a été évacué vendredi et tous ses vols ont été suspendus. Plusieurs personnes sont traitées pour des difficultés respiratoires et deux personnes ont été hospitalisées.

L’aéroport de Londres City a été évacué vendredi suite à des informations faisant état d’un “incident chimique”, ont annoncé les pompiers londoniens.

Deux personnes transportées à l’hôpital. “Quelque 500 usagers et membres du personnel ont été évacués et des informations font état de passagers ne se sentant pas bien”, indiquent les pompiers de Londres sur leur site internet. “Nous traitons 26 personnes sur place pour des difficultés respiratoires, et deux patients ont été transportés à l’hôpital”, a détaillé le Service des ambulances de Londres dans un communiqué. Trois camions de pompiers et quatre ambulances ont été dépêchées sur place, selon les secours.

Tous les vols suspendus. L’aéroport, très apprécié des hommes d’affaires pour sa proximité du centre financier de la capitale britannique, a suspendu tous ses vols. Plusieurs vols en provenance notamment de Francfort, Paris et Amsterdam, ont été déroutés vers d’autres aéroports. Desservant essentiellement l’Europe mais aussi New York, il a accueilli l’an dernier un record de 4,3 millions de passagers.

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