Une étude estime à 95{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} les chances de victoire d’Hillary Clinton

L’étude State of the Nation estime à 95{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} les probabilités de victoire de la candidate démocrate lors de l’élection présidentielle américaine, le 8 novembre.

La probabilité de victoire d’Hillary Clinton à l’élection présidentielle du 8 novembre prochain aux États-Unis est de 95{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9}, selon la dernière livraison de l’étude State of the Nation réalisée par Reuters/Ipsos et publiée samedi.

310 grands électeurs pour Clinton. La candidate démocrate remporterait les voix d’au moins 310 grands électeurs, quand 270 suffisent à assurer sa victoire. Le républicain en aurait au moins 176 (en 2008, Barack Obama avait obtenu 365 grands électeurs contre 173 pour le républicain John McCain ; en 2012, lors de sa réélection, il en avait obtenu 332 contre 206 au républicain Mitt Romney).

Le président des États-Unis n’est pas élu au suffrage universel direct, mais par un Collège électoral de 538 grands électeurs élus État par État, en fonction notamment de leur démographie (de 55 en Californie, l’État le plus peuplé du pays, à trois dans les États les moins peuplés que sont l’Alaska, les deux Dakota, le Delaware, le Montana, le district de Columbia, le Vermont et le Wyoming).

Une quasi-certitude. L’étude State of the Nation est basée sur un sondage hebdomadaire mené auprès de 15.000 personnes sur lequel sont testées des millions de simulations. Des projections du même type réalisées par d’autres instituts aboutissent à des estimations similaires, la victoire de Clinton étant jugée probable à 90{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} environ. Du fait du mode de scrutin indirect, et parce que certains États sont clairement à majorité républicaine ou démocrate, c’est dans les États où l’équilibre entre électeurs démocrates et républicains varie d’un scrutin à l’autre que se joue l’élection.

Des États où le doute est permis. La Floride, qui désigne 29 grands électeurs, est l’un des “Swing States” les plus importants. D’après la dernière livraison du State of the Nation, Clinton y est donnée largement en tête avec six points d’avance. La course s’est en revanche resserrée dans l’Ohio (18 grands électeurs) et dans le Nevada (6). Clinton progresse en revanche en Caroline du Nord (15) et dans le Colorado (9). L’étude montre en outre que Trump est largement devancé auprès de l’électorat féminin et dans tous les groupes minoritaires (Clinton le devance de près de 70 points de pourcentage auprès de l’électorat noir).

– Pour le candidat républicain, Hillary Clinton aurait recours à des produits dopants

Dans une surprenante attaque, Donald Trump a laissé entendre que sa rivale Hillary Clinton avait recours à des produits dopants, proposant des contrôles avant le prochain débat et accusant les “médias corrompus” de vouloir truquer le scrutin présidentiel américain.

“Nous sommes comme des athlètes”. A la traîne dans les sondages à l’approche de l’échéance du 8 novembre, le candidat républicain à la Maison Blanche met régulièrement en doute la validité du processus électoral en cours. Mais la violente diatribe prononcée samedi et les propos étranges sur l’attitude de sa rivale démocrate marquent une étape supplémentaire dans ce qui ressemble à une fuite en avant à l’issue incertaine.

“Nous sommes comme des athlètes (…) Les athlètes doivent passer un contrôle antidopage, je pense que nous devrions faire de même avant le débat”, a lancé l’homme d’affaires septuagénaire à Portsmouth, dans le New Hampshire (nord-est).

“A la fin, elle pouvait à peine retourner à sa voiture”. A quatre jours du troisième et dernier débat présidentiel au cours duquel il tentera de se replacer dans la course à la Maison-Blanche, le milliardaire a laissé entendre que l’ancienne chef de la diplomatie américaine n’était pas dans son état normal lors de leur dernier face-à-face. “Je ne sais pas ce qui se passe avec elle : au début de son dernier débat, elle était gonflée à bloc.

A la fin, elle pouvait à peine retourner à sa voiture”, a ajouté le candidat républicain, qui s’est ouvertement interrogé à plusieurs reprises sur l’état de santé de l’ancienne Première dame, son camp alimentant les rumeurs les plus folles.

“L’élection est truquée par des médias corrompus qui mettent en avant des allégations complètement fausses et des mensonges éhontés afin de la faire élire”, a-t-il encore lancé. “Nous ne laisserons pas cela se passer”.

– Irak : à Mossoul, l’offensive est imminente

L’offensive au sol de la coalition internationale pour reprendre la ville de Mossoul aux djihadistes de l’État islamique pourrait commencer dans la nuit de dimanche à lundi.

En Irak, le fief djihadiste de Mossoul va-t-il tomber ? Depuis plusieurs jours, la coalition internationale se prépare et l’offensive semble plus que jamais imminente.

Frappes aériennes, véhicules blindés et soldats au sol. Tout le long des routes qui mènent à la ligne de front, d’immenses convois de véhicules blindés s’activent et des milliers de soldats se dirigent vers les abords de la ville aux mains de l’État islamique. Ici, dans la nuit de samedi à dimanche, les avions de la coalition ont frappé sans relâche.

Objectif : éliminer les défenses des djihadistes avant que l’offensive terrestre ne soit lancée. Il s’agira alors pour l’armée irakienne et les Peshmergas kurdes de s’emparer des villages situés entre les bases arrière et Mossoul, à une vingtaine de kilomètres de là.

3.000 djihadistes prêts au combat. De leur côté, les djihadistes de l’État islamique, eux aussi, se préparent. Samedi, ils ont enflammé des tranchées pleines de pétrole aux entrées de Mossoul, laissant dégager une impressionnante forteresse de fumée.

Des sources à l’intérieur de la ville racontent que les djihadistes perquisitionnent les maisons pour confisquer les moyens de communication, satellites ou téléphones portables. Selon le commandant des opérations, environ 3.000 combattants de l’État islamique sont prêts à se battre contre les forces sur le point d’attaquer dans la ville.

Dimanche matin, une autre ville aux mains du groupe EI est tombée, mais cette fois, du côté syrien. Après deux jours de violents combats, la ville de Dabiq a été reprise par des rebelles syriens soutenus par la Turquie.

– Royaume-Uni : quand Boris Johnson s’opposait au Brexit dans une tribune
L’actuel ministre des Affaires étrangères britannique a rejoint le camp du Brexit au cours de la campagne.

Un maintien dans l’Union européenne (UE) serait “une aubaine pour l’Europe et le monde”. Ces mots sont signés Boris Johnson. Oui, celui-là même qui a été l’un des portes-voix du Brexit, de la sortie de l’UE, et qui occupe aujourd’hui le poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Theresa May. Cette phrase est issue d’un plaidoyer pro-UE rédigé par l’ancien maire de Londres, auquel le journal britannique The Sunday Times a eu accès.

“Voulez-vous vraiment que le Royaume-Uni quitte l’UE ?” Dans ce texte, écrit deux jours avant de rallier le camp du Brexit (!), Boris Johnson prévient qu’ue sortie de l’UE risquerait de provoquer un “choc économique” et de conduire à “l’éclatement” du Royaume-Uni. La contribution britannique au budget de l’UE “semble assez modeste” si on considère l’avantage que procure l’accès illimité à un marché unique se trouvant “sur le pas de notre porte”, estime encore Boris Johnson, avant de s’interroger : “Pourquoi sommes-nous si déterminés à y tourner le dos (…) Posez-vous la question : malgré tous ses défauts et déceptions, voulez-vous vraiment que le Royaume-Uni quitte l’UE ?” On tombe des nues, tant Boris Johnson s’est justement acharné pendant la campagne, et même encore maintenant, à démonter ces arguments.

Un simple exercice d’argumentaires ? Comment dès lors expliquer l’existence de cette tribune, authentifiée par les proches mêmes de Boris Johnson ? Celles-ci indiquent dimanche que “BoJo” avait rédigé son plaidoyer pro-UE uniquement pour articuler sa pensée et qu’il s’était tout de suite rendu compte que les arguments en faveur d’un maintien dans l’UE étaient insuffisants. Il aurait rédigé ce texte exhumé par The Sunday Times en même temps qu’un autre texte, articulé lui autour d’arguments inverses, allant dans le sens d’un Brexit…

Boris Johnson, que l’ancien Premier ministre, David Cameron, promoteur du référendum, espérait convaincre de s’engager en faveur du “Bremain”, soit le maintien dans l’UE, a rallié en février le camp du Brexit. Un sondage réalisé alors pour le Mail on Sunday donnait aux partisans du maintien du Royaume-Uni dans l’Union une avance de 15 points. Le 23 juin, les Britanniques se sont prononcés à 52{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} en faveur du Brexit.

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