Facebook veut connecter le monde du travail avec Workplace

Le nom du projet est Workplace (« lieu de travail »). Utilisée en interne par le groupe américain depuis des années, cette plateforme sociale uniquement destinée à un usage professionnel faisait l’objet d’une version bêta privée depuis janvier 2015 auprès de grandes entreprises. Le lancement officiel de ce Workplace vient d’avoir lieu ce 10 octobre 2016 au Royaume-Uni à Londres.

Comme les 1,7 milliard d’utilisateurs de par le monde, nous allons enfin pouvoir surfer au boulot tranquillement sur notre réseau social préféré sans fâcher notre patron. Des chefs d’entreprises qui apprécieront assurément que leurs salariés naviguent enfin sur une version Facebook dédiée au travail et non plus en mode détente pour leurs loisirs.

Des collaborateurs heureux car connectés en permanence qui seront 31{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} plus productif et 55{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} plus créatif que des employés privés de réseau social, selon certains capitaines d’industries qui ont testé la plateforme dans leur société. Mais la firme américaine espère bien convertir à Facebook, les 3 milliards de personnes travaillant en entreprise actuellement dans le monde, explique Julien Lesaicherre, l’un des responsables deWorkplacede la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique.

Mais qu’offre exactement Workplace aux entreprises ?

Workplace offre un fil d’actualités propre aux sociétés utilisatrices, la possibilité de créer des groupes de discussion, des événements, une application de messagerie complétée par des outils collaboratifs et de communication audio et vidéo en haute définition sur leweb ou par smartphone. L’outil est extrêmement facile à prendre en main, sans aucune formation préalable des salariés, puisqu’il ressemble comme deux gouttes d’eau au Facebook originel. Mais attention, aucune passerelle avec les comptes publics n’est possible, pour des raisons évidentes de sécurité. Le coût par mois serait de 3 dollars par utilisateur actif à partir du 1er janvier 2017 et l’application, bien qu’officiellement lancée hier, reste gratuite jusqu’au 31 décembre 2016.

-Colombie: vers des pourparlers de paix entre la guérilla de l’ELN et le pouvoir

C’est peut-être la fin de plus d’un demi-siècle de conflit armé en Colombie qui pourrait s’achever prochainement : l’ELN, l’Armée de libération nationale, et l’Etat Colombien ont annoncé avoir trouvé un accord ce lundi au Venezuela.

Après avoir remporté le prix Nobel de la paix vendredi dernier pour ses efforts en faveur du processus de paix avec les FARC, et ce, malgré le vote de refus de la population colombienne, cette annonce est un coup de pouce pour le président Juan Manuel Santos.

L’ELN et les autorités colombiennes ont affirmé qu’elles entameront publiquement des négociations de paix le 27 octobre prochain à Quito, en Equateur.

Premier point d’accord entre les deux camps qui sera abordé lors de la réunion à Quito à la fin du mois : la participation de la société colombienne dans le processus de paix avec le deuxième groupe rebelle du pays.

C’est une annonce qui tombe en tout cas à pic pour Juan Manuel Santos. Huit jours aprèsson camouflet et le rejet par référendum des accords de paix avec les FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie, cette décision a de quoi réjouir le président colombien.

Un paix « complète »

Juan Manuel Santos a d’ailleurs aussitôt réagi depuis Bogota, évoquant l’espoir d’une « paix complète » avec l’ELN. Complète, car l’ELN est avec les FARC la principale guérilla du pays : fondée dans les années 60, l’Armée de libération nationale compte actuellement 1 500 combattants.

Point fondamental de toutes négociations à venir : dans le texte lu ce lundi à Caracas, l’ELN s’engage à « débuter le processus de libération des otages avant le 27 octobre » ; l’un d’entre eux a d’ailleurs été remis plus tôt dans la journée au Comité international de la Croix-Rouge, à la frontière du Venezuela. D’après les estimations officielles, ce serait le troisième otage que l’ELN relâche en deux semaines et il n’en resterait plus qu’un en captivité.

De leur côté, les FARC ont également réagi : un peu plus tôt dans la journée, le chef négociateur des Forces armées révolutionnaires de Colombie a salué une « très bonne nouvelle pour le pays ».

– Présidentielle américaine: Trump et Clinton font le service après-vente du débat

Deux jours après le débat de dimanche, l’onde de choc continue de se propager. Donald Trump et Hillary Clinton étaient en meeting dès lundi 10 octobre, chacun assurant le service après-vente du face à face agressif de St Louis.
Donald Trump a des comptes à régler, pas avec les démocrates mais avec son propre parti. Ayant appris les consignes données aux élus par le président de la chambre qui ne fera plus campagne pour lui, le candidat a exprimé sa colère sur internet.

Fustigeant « les traitres qui seront punis », Donald Trump a conseillé à Paul Ryan de « s’occuper du budget ou de l’immigration, au lieu de tirer sur le candidat investi. » Le milliardaire en meeting a ensuite repris ses attaques préférées contre Hillary Clinton : « Comme je l’ai dit l’autre soir, elle a le cœur plein de haine. Elle veut diviser l’Amérique ! La seule chose qui marche pour elle ce sont les médias. Si elle n’avait pas les médias, elle n’aurait aucune chance… »

Les soutiens affluent pour Clinton

Hillary Clinton, stoïque dimanche sous le feu des attaques, engrange les soutiens. Menacée de prison par Donald Trump lors du débat, la candidate n’a pas eu besoin de s’offusquer. D’autres, démocrates et républicains l’ont fait à sa place, rappelant à Donald Trump qu’il est candidat dans une démocratie, et pas dans un pays ou le perdant fini les menottes aux poignets. Hillary Clinton a consacré son meeting dans le Michigan à courtiser les républicains, de plus en plus nombreux, qui sont tentés de franchir le pas et de voter démocrate.

Hillary Clinton capitalise sur son calme et le soutien reçu de républicains de plus en plus nombreux : « Est-ce que vous avez tous vu le débat l’autre soir ? Je pense que vous n’avez jamais assisté à un débat comme ça auparavant… Les différences entre mon adversaire et moi sont extrêmement claires. Et pour paraphraser mon amie Michelle Obama, l’un d’entre nous est descendu bien bas, et l’autre est monté très haut ! »

– La Syrie refroidit les relations diplomatiques entre Moscou et Paris

Les tensions diplomatiques entre Paris et Moscou liées à la guerre en Syrie ont culminé ce mardi 11 octobre. Le président russe Vladimir Poutine a annulé sa visite à Paris prévue le 19 octobre. Paris avait publiquement affiché son embarras en raison des « crimes de guerre » commis par le régime de Bachar el-Assad à Alep avec le soutien de l’aviation russe.

L’information est venue de Paris avant d’être confirmée par le Kremlin. L’Elysée avait donc proposé au président russe une réunion de travail avec pour thème unique : la situation en Syrie. Manifestement, cet ordre du jour ne convenait pas à Vladimir Poutine qui a souhaité reporter la visite, ajoutant qu’il rencontrera François Hollande quand celui-ci sera prêt.

Cette visite en France du président russe était prévue de longue date puisqu’il devait inaugurer à Paris le nouveau centre spirituel et culturel russe. Mais entre-temps, la guerre en Syrie a considérablement tendu les relations entre Paris et Moscou. D’après certaines sources moscovites, la visite pourrait être reportée au printemps 2017.

La Syrie, le dossier de la discorde

« Je concevais cette visite uniquement si elle permettait de parler de la Syrie et uniquement de la Syrie », a réagi François Hollande en marge de sa visite au Conseil de l’Europe. Une visite exceptionnelle puisque la dernière visite d’un chef de l’Etat remonte à celle de Jacques Chirac en 1997.

Et d’ajouter : « Il a préféré reporter cette visite, ce qui n’empêchera pas d’autres occasions de discussions, mais il ne viendra pas à Paris. Dès lors qu’il sera possible, et je le souhaite, que la Russie puisse être véritablement décidée de faire cesser les bombardements auxquels elle participe en soutenant le régime syrien, je suis prêt à tout instant à prendre le chemin du dialogue. »

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