La police du Québec retraite avant les audiences sur l’inconduite sexuelle présumée en Haïti

Deux officiers de police provinciale du Québec accusés d’infractions liées au sexe tout en travaillant comme gardiens de la paix des Nations Unies en Haïti ont pris leur retraite avant d’affronter toute mesure disciplinaire, CBC Nouvelles a appris.

La Sûreté du Québec a eu une audience interne prévue pour le 12 Juillet pour un sergent sous enquête, mais il a quitté la force au début du mois, a déclaré le Capt SQ. Guy Lapointe.

Un autre sergent SQ qui aurait sollicité des rapports sexuels d’une prostituée haïtienne à la retraite l’année dernière avant que la force de police avait prévu son audience disciplinaire.

Sur une période de deux ans débutant en Avril 2013, le second officier a été placé en service administratif et une suspension versée jusqu’à sa retraite en Avril 2015, Lapointe a dit à CBC.

Les deux hommes vont percevoir une pension complète et ni l’un seront confrontés à des sanctions maintenant qu’ils ont pris leur retraite, dit-il.

Une audience disciplinaire aurait pu conduire à une suspension, une rétrogradation au grade ou le tir.

«Vous devez comprendre que si quelqu’un se retire, on perd la compétence», a déclaré Lapointe.

Les deux officiers ont pas été identifiés publiquement.

‘Inacceptable’

La GRC, qui supervise la Mission de stabilisation des Nations Unies du Canada en Haïti (MINUSTAH), interdit strictement les relations intimes ou sexuelles avec des membres de la population locale, en raison de “la différence de puissance et de l’autorité réelle ou perçue.”

Les révélations soulèvent de nouvelles questions sur la capacité du Canada de tenir sa Casques bleus responsables.

Ils font suite à un rapport plus tôt cette année par le service de langue française de Radio-Canada, au moins deux officiers avec la police de Montréal a engendré des enfants tout en travaillant comme gardiens de la paix en Haïti.

Jean Ernest Pierre, un avocat de Montréal et le directeur de la CPAM, une station de radio de la communauté haïtienne dans la ville, a qualifié la situation «inacceptable».

Pierre dit que le Canada doit faire en sorte “les règles sont respectées” par les gardiens de la paix du pays en poste à l’étranger.

“J’imagine si cela est arrivé au Canada ou aux États-Unis, dans un pays riche … nous aurions certainement voir les règles appliquées.”

Age de la retraite pour éviter des audiences

Lapointe ne pouvait pas fournir un numéro pour combien de fois les agents de police à la retraite avant des audiences disciplinaires, qui sont publiques.

“Généralement, vous verrez ceci dans les cas où les agents ne veulent pas nécessairement les cas ou les faits des affaires à être connus, je dois dire. Mais je ne peux pas vous donner un chiffre,” at-il dit.

Le premier officier est accusé d’avoir eu des relations sexuelles avec des femmes haïtiennes entre Septembre 2014 et Janvier à 2015.

L’agent a été ramené au Canada en Février 2015 et affecté à un poste administratif jusqu’à sa retraite de la SQ en Juillet ici 2016.

L’autre policier aurait assisté à un bar qui était interdit aux membres du service en Haïti, où il a essayé d’obtenir les services d’une prostituée en Janvier 2013, Lapointe a dit.

Selon une source proche de l’enquête, la femme a allégué que le policier lui a menacé la suite d’un litige relatif au paiement. L’agent a ensuite AWOL et est retourné au Canada lui-même.

Une enquête criminelle a été lancée, mais aucune accusation n’a été portée, a dit la source. Les allégations n’a pas été prouvé.

ONU “en détresse” par des cas d’exploitation sexuelle

L’Organisation des Nations Unies a publié un rapport plus tôt cette année détaillant le problème de l’exploitation et les abus sexuels par son personnel en Haïti et ailleurs.

Le rapport a déclaré le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon “reste en détresse en continuant les cas d’exploitation et d’abus sexuels.”

François Lasalle, un porte-parole du ministère des Affaires internationales du Canada, a déclaré par courrier électronique que dans les cas où un agent de police est rapatrié, “des mesures disciplinaires pour faute est de la responsabilité du service à la maison de la police de l’agent.”

Il a ajouté que le gouvernement fédéral est déterminé à améliorer la reddition de comptes et «continue à coopérer avec l’ONU pour soutenir les initiatives qui visent à prévenir et à combattre toutes les formes d’inconduite sexuelle par le personnel de maintien de la paix.”

Dans un communiqué, la GRC dit que les agents de police canadiens en violation de son code ne seront pas considérées pour les déploiements futurs aux opérations de paix.

La GRC a dit qu’il ne fera aucun commentaire sur les cas impliquant des agents de police d’autres services de police.

Michael Fagan, un porte-parole pour les opérations de maintien de la paix des Nations Unies, a déclaré par courriel que le gouvernement fédéral a gardé l’ONU à jour sur les deux cas.

Il a ajouté que que l’ONU n’a «aucune autorité pour sanctionner pénalement ou poursuivre les personnes relevant de la compétence exclusive des Etats membres.”

Lapointe a dit qu’il veut que le public de se rappeler le bon travail accompli en Haïti, en dépit de la controverse.

“Plus de 100 officiers sont allés à Haïti de la Sûreté du Québec», dit-il.

«De toute évidence, nous ne voulons pas l’un de ces cas, mais il ne faut pas oublier toutes les choses étonnantes que nous avons fait là-bas. Je pense que cela est important.”

– Vous avez une astuce sur cette histoire? Envoyer un mail à benjamin.shingler@cbc.ca

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