Canada: Un gigantesque incendie fait des ravages en Alberta

Le feu qui ravage Fort McMurray, au nord de l’Alberta au Canada, continue à prendre de l’ampleur. En 24 heures, sa superficie a été multipliée par dix, forçant des citoyens qui avaient déjà fui leur ville, à reprendre la route.

Environ 90 000 personnes ont quitté la région, pour s’établir temporairement dans des camps d’hébergement d’urgence notamment à Edmonton, à 400 km au sud de cette ville qui se consacre à l’exploitation pétrolière.

Ils pensaient être en sécurité au nord de la ville, mais voilà que des milliers de réfugiés de Fort McMurray doivent à nouveau être évacués. L’armée et les compagnies pétrolières installées dans la région ont mis en place un pont aérien pour transporter 8 000 personnes par jour vers le Sud. Le feu ne cesse de grossir, sa superficie atteint 850 km², soit huit fois la taille de la ville de Paris.

Pour la Première ministre de l’Alberta, les habitants de Fort McMurray doivent s’armer de patience. « Ce n’est tout simplement pas possible, ni responsable de prédire quand les citoyens pourront rentrer chez eux. Malheureusement, nous savons que ce n’est pas une simple question de jours », a déploré Rachel Notley.

Les pompiers attendent la pluie

Un des experts en feu de forêt a clairement indiqué qu’il faudrait que la pluie vienne en aide aux pompiers pour que le feu cesse sa progression.

Cet habitant de Fort McMurray, interrogé par une station de télévision canadienne, a eu très chaud quand il a quitté la ville. « Heureusement, le feu ne menaçait pas directement ma maison quand je suis parti. Par contre, quand je roulais, les flammes étaient à seulement dix mètres de la route. La fumée était intense. Même si j’avais fermé mes fenêtres, mes yeux me brûlaient. C’était vraiment surréaliste », raconte-t-il.

Des dizaines de milliers de personnes attendent maintenant de savoir s’ils pourront retrouver un jour leur habitation.

-Syrie: la Russie fait vibrer les violons dans l’amphithéâtre de Palmyre

Le célèbre chef d’orchestre russe Valéri Guerguiev a dirigé jeudi 5 mai un concert avec l’orchestre symphonique du théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, dans l’amphithéâtre de la cité antique syrienne de Palmyre, où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avait exécuté des dizaines de personnes avant d’en être chassé en mars par l’armée syrienne avec le soutien de la Russie.

Loin des grandes salles internationales, Valéri Guerguiev dirige en chemise noire et casquette blanche. Le célèbre chef d’orchestre se produit sur le site antique de Palmyre. Le concert est symbolique.

Après avoir subi d’importants dommages, la cité a été arrachée aux jihadistes. « C’est un appel à la paix et à l’unité, un appel à tous les peuples à unir leurs efforts dans la lutte contre ce mal qu’est le terrorisme », annonce Valéri Guerguiev.

Avant le début du concert, le chef d’orchestre passe la parole à Vladimir Poutine, dont il est proche. Le président russe apparaît sur un écran en direct de Sotchi. Dans la reprise de Palmyre, les forces russes avaient joué un rôle capital : «Merci à tous pour cette magnifique initiative humaniste, pour ce concert à Palmyre libérée des terroristes. Je le vois comme un geste de reconnaissance à l’égard de tous ceux qui luttent contre le terrorisme au péril de leur vie ».

Ces derniers mois, la Russie s’impose comme un acteur clé dans le conflit syrien. Avec ces notes de Bach et de Prokofiev, ces images aériennes sur les colonnes ensoleillées de Palmyre, Moscou réussit un habile coup de communication.

-Irak: Moqtada al-Sadr appelle ses militants à ne pas descendre dans la rue….

Le mouvement sadriste a appelé ses militants à ne pas manifester ce vendredi pour marquer une pause dans le bras de fer qui l’oppose au Parlement et au gouvernement irakien. Seule une petite centaine de manifestants avait fait le déplacement sur la place Tahrir de Bagdad. Depuis un an les Irakiens demandent des réformes et une vraie lutte contre la corruption.

Les militants refusent de critiquer leur chef Moqtada al-Sadr même si on sent une pointe d’incompréhension. Ali Jabbar, 24 ans, était dans la « zone verte » le week-end du 1er mai. Il a dormi trois semaines sur la place Tahrir à Bagdad. Il pensait rester dans cette « zone verte » aujourd’hui, il est déçu d’être rentré chez lui, mais il dit avoir confiance en Moqtada al-Sadr, des réformes vont avoir lieu. Il le faut :

« Ces treize dernières années, il n y a rien eu, pas de créations d’emplois, pas de changement, pas d’amélioration des services ; on ne peut pas continuer comme ça, on doit faire changer les choses. En plus, maintenant comme il n y a pas d’argent, le gouvernement coupe dans les salaires des employés, tout le monde a vu son salaire baisser. Même chose pour les retraités. »

L’Irak est en effet en quasi-faillite. Le baril de pétrole ne se vend plus qu’à 45 dollars et le pétrole est la principale ressource du pays.

-Afghanistan: le nombre des victimes du conflit à nouveau à la hausse…

Environ 15 000 personnes ont été tuées en Afghanistan en 2015, soit deux fois plus que l’année précédente. C’est la plus forte augmentation de victimes enregistrée dans un conflit armé dans le monde en 2015, selon le tout dernier rapport de l’Institut international pour les études stratégiques (IISS), publié jeudi 5 mai à Londres.

Le constat de l’IISS est sans appel. « Le conflit en Afghanistan a enregistré la plus forte augmentation de victimes, à 15 000 », contre 7 500 en 2014, a déclaré John Chipman, le directeur de l’IISS, en présentant le rapport sur les conflits armés dans le monde, jeudi à Londres. « Il y a deux ans, ce chiffre était de 3 500, ce qui montre la détérioration de la sécurité depuis que l’Isaf (la Force internationale de l’Otan dans le pays, ndlr) a sérieusement commencé son retrait », a-t-il souligné.

« Cette augmentation alarmante du nombre de morts en Afghanistan est en grande partie due au retrait des forces occidentales », a ajouté Jens Wardenaer, analyste à IISS, se disant peu optimiste quant à l’évolution de la situation cette année.

De son côté, le brigadier Ben Barry, retraité et désormais chercheur à l’IISS, distingue un deuxième facteur, en sus du retrait occidental : « Depuis que l’armée américaine a diminué son soutien aérien, l’armée afghane opère selon des règles d’engagement plus souples. Elle utilise sa puissance de feu avec beaucoup moins de retenue. »

L’Isaf a mis fin à sa mission de combat en Afghanistan en décembre 2014. Depuis, les 12 500 soldats étrangers qui la composent, Américains pour la plupart, ont pour mission de former et conseiller leurs homologues afghans, désormais seuls en première ligne face aux insurgés talibans.

Dernier point souligné par Ben Barry : « La présence de l’organisation Etat islamique dans ce conflit. Ils ont pris position dans la province de Nangarhar dans l’est du pays. Or la combinaison des attaques des talibans, des forces gouvernementales afghanes et des attaques de l’aviation et des drones américains, a finalement contribué à freiner l’expansion de l’Etat islamique qui compterait entre 1 000 et 3 000 combattants sur le sol afghan. »

-Philippines: les ambitions politiques des descendants du dictateur Marcos…

Le fils du dictateur Marcos, Ferdinand « Bongbong » Marcos, est au coude-à-coude pour être élu vice-président lundi prochain. Dans la province natale de son père, au nord de l’archipel, trois autres membres de la même famille se présentent aux élections : à 86 ans, l’ex-Première dame Imelda Marcos, comme députée, sa fille comme gouverneure, et le petit-fils à un poste local.

La veuve, la fille aînée et le petit-fils. Dans l’Ilocos Nord, la province d’origine du dictateur Ferdinand Marcos, ils sont trois membres de la famille ultra-favoris pour les élections de lundi. Comme constaté à Batac. C’est là qu’est exposée, dans un musée, la dépouille du dictateur depuis sa mort.

L’endroit attire les nostalgiques de l’ancien régime mais aussi la jeune génération. Abby Adriano, 21 ans, arrive de Manille. « C’est merveilleux, dit-il, car je peux admirer tous ces objets que Ferdinand Marcos a touchés de ses propres mains. »

« Les problèmes des années 70 sont très différents de ceux de notre époque »

Professeur des collèges, Abby, comme de nombreux autres, fait partie des moins de 30 ans qui n’ont pas connu la loi martiale et qui se dite prête à voter pour « Bongbong » Marcos, le fils du dictateur, déjà sénateur et parmi les favoris pour la vice-présidence.

Hier, le sénateur tenait son dernier meeting à Manille. Comme une bonne partie de la famille, son fils de 22 ans, Sandro Marcos, était présent. Lui ne se présente pas aux élections, mais sa réponse aux accusations de risques d’une nouvelle dictature est déjà rodée. « Comment mon père [Bongbong] pourrait faire la même chose s’il est seulement vice-président ?

 Les problèmes des années 70 sont très différents de ceux de notre époque. C’est pourquoi je pense que le message de mon père parle tellement aux gens : il veut regarder l’avenir. Et c’est aussi ce que désirent les Philippins. »

-Le Labour revendique la victoire de Sadiq Khan à la mairie de Londres

Le travailliste Sadiq Khan vient de remporter la mairie de Londres, et devient, au passage, le premier édile musulman d’une grande capitale occidentale. Et ce en dépit d’une campagne âpre, voire calomnieuse, menée par le parti conservateur et qui a fini par se retourner contre le candidat tory, Zac Goldsmith.

Les Londoniens ont donc préféré le fils de chauffeur de bus au fils de milliardaire. Un choix clair qui montre que les habitants de cette capitale cosmopolite souvent surnommée la ville-monde ont résolument rejeté les attaques du candidat conservateur Zac Goldsmith mettant en cause la religion de Sadiq Khan et l’accusant d’affinités avec des prêcheurs musulmans radicaux.

Le député travailliste, aux origines modestes et ancien avocat spécialisé dans la défense des droits de l’homme, a également résisté à la controverse qui a secoué son parti ces derniers jours après la suspension de plusieurs membres accusés de propos antisémites.

Sadiq Khan avait d’ailleurs pris rapidement ses distances avec l’équipe dirigeante de Jeremy Corbyn. Ce qui n’empêche pas le Labour de se féliciter d’une victoire qui atténue des résultats médiocres du parti au niveau national.

Au-delà, Sadiq Khan devient le troisième maire de Londres après Ken Livingstone et Boris Johnson mais le premier d’origine pakistanaise et de confession musulmane, ce qui en dit long sur le chemin parcouru au Royaume-Uni en terme d’intégration.

Sadiq Khan aura désormais autorité sur le transport, le maintien de l’ordre, les logements et l’environnement, avec à sa disposition un budget de plus de 20 milliards d’euros, ce qui en fait l’une des figures politiques les plus puissantes du pays.

-Le pape François récompensé pour son action en faveur d’une Europe plus humaine…

Au Vatican, le pape François a reçu vendredi 6 mai le prix Charlemagne 2016 qui récompense chaque année une contribution exceptionnelle à l’unification européenne. L’occasion pour le chef de l’Eglise catholique d’interpeller le Vieux continent, devant un parterre des principaux dirigeants des pays membres de l’UE, et de l’inviter à ne pas fermer ses portes face à l’afflux des migrants.

Dans le cadre majestueux de la Salle royale, somptueuse antichambre de la chapelle Sixtine, le pape François a reçu le prix Charlemagne en présence des plus hauts représentants des institutions européennes, mais aussi de la chancelière allemande Angela Merkel et de la ministre française de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem. C’est un vibrant plaidoyer pour un nouvel humanisme européen qu’a lancé le premier pape non européen de l’histoire moderne de l’Eglise.

« Que t’est-il arrivée, Europe humaniste, paladin des droits de l’homme, de la démocratie et de la liberté ? (…) Que t’est-il arrivée, Europe mère de peuples et de nations ? »

Le pape a vivement interpellé le Vieux continent, résigné et fatigué, déplorant qu’il se ferme à l’autre, à l’étranger, créant des enclos particuliers. « Les projets des Pères fondateurs, hérauts de la paix et prophètes de l’avenir, ne sont pas dépassés : ils inspirent, aujourd’hui plus que jamais, à construire des ponts et à abattre des murs », a exhorté le souverain pontife.

Le pape argentin a souhaité un élan nouveau et courageux pour le continent, rêvant d’une Europe jeune, capable d’intégrer et non d’exclure, d’armer ses enfants des armes du dialogue et de générer, en privilégiant l’attention aux jeunes. Tel Martin Luther King, le pape François a conclu son discours en faisant part de son rêve d’une Europe jeune, qui respecte la vie, les malades et les familles, la dignité des migrants

« je rêve d’une Europe où être migrant ne soit pas un délit »… Une Europe où l’on respire l’air pur de l’honnêteté, où soient promus et défendus les droits de chacun, sans oublier les devoirs envers tous, et capable d’« oser » un changement radical.

-Cologne: les charges pour agression sexuelle contre un Algérien abandonnées…….

Le premier procès pour des agressions sexuelles commises à Cologne durant la nuit de la Saint-Sylvestre témoigne des difficultés de la justice à identifier les responsables et à parvenir lors d’un procès à prouver avec certitude leur culpabilité. Cela n’a pas été possible lors du procès et l’accusé, un jeune Algérien de 26 ans, a été condamné pour d’autres faits à une peine avec sursis.

La victime avait déclaré durant l’enquête reconnaître à 70% son agresseur sur une photo. La quinquagénaire faisait partie de ces 500 femmes qui durant la nuit de la Saint-Sylvestre ont été victimes d’agressions sexuelles à la gare de Cologne. Durant deux à trois minutes, une dizaine d’hommes avait encerclé cette femme en se livrant à des attouchements. Son téléphone portable lui a été dérobé.

Durant l’audience, ce vendredi, la victime n’a pas pu identifier avec une absolue certitude un jeune Algérien de 26 ans accusé. Les poursuites par agression sexuelle ont donc été abandonnées.

L’homme a été condamné à six mois de prison avec sursis pour une tentative de vol en décembre sans lien avec les événements du 31 décembre et pour recel de téléphone. Il a déclaré avoir racheté le portable de la victime à un ami. Son frère a été condamné à la même peine. Les deux hommes arrivés en novembre en Allemagne doivent être expulsés.

Ce premier procès pour agression sexuelle souligne les difficultés de la justice. Cent vingt suspects ont été identifiés. Mais pour aboutir à une condamnation, une preuve certaine de leur culpabilité est nécessaire.

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