Canada: La ville de Fort McMurray évacuée en raison d’incendies

L’Etat de l’Alberta, dans l’ouest du Canada, est victime d’incendies qui ont obligé les autorités à donner un ordre d’évacuation aux 100 000 habitants de la ville de Fort McMurray le 3 mai dans la soirée. L’Alberta fournit 70% de pétrole et du gaz exploités au Canada et l’exploitation des sables bitumineux du nord-est de l’Etat suscite un important débat public.

A Fort McMurray, dans la province canadienne de l’Alberta, les habitants ont reçu l’ordre d’évacuer le 3 mai au soir en raison des incendies qui ravagent certains quartiers et provoquent des dégagements de fumée.

D’abord limitée à une dizaine de quartiers, la situation s’est aggravée avec des foyers d’incendies dans plusieurs endroits. Contenu jusqu’au 2 mai au sud de la ville, l’incendie a été poussé par des vents de nord-est de 50 km/h. Il a gagné rapidement les premiers quartiers de la ville en raison de la sécheresse qui affecte la province où les records de température étaient battus avec près de 30 degrés au thermomètre.

«La plus importante évacuation jamais observée»

Au total, neuf avions bombardiers d’eau, une douzaine d’hélicoptères et une centaine de pompiers combattent les flammes et d’autres sont appelés en renfort. La Première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a indiqué que 160 policiers avaient été mobilisés pour organiser l’évacuation de la ville peuplée au total d’environ 100.000 habitants. « En terme d’importance d’évacuation, c’est j’imagine la plus importante jamais observée pour la province », a estimé la Première ministre.

Toutes les compagnies pétrolières, cœur de l’économie de la région, ont organisé l’hébergement d’urgence dans leurs immenses villages de bungalows pour travailleurs venant de tout le Canada mais aussi de l’étranger. Ces camps sont partiellement désertés depuis l’effondrement des cours du pétrole il y a deux ans et les milliers de licenciements qui s’en sont suivis.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a proposé à Rachel Notley l’aide du gouvernement fédéral et a adressé ses encouragements « aux personnes touchées par l’incendie » en leur recommandant la prudence et en leur demandant de respecter les ordres d’évacuation.

-RDC: Papa Wemba inhumé devant une foule immense

C’était le point final de plusieurs jours de célébrations. Après une messe, ce matin, dans la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa, Papa Wemba a rejoint ce mercredi sa dernière demeure.

Son enterrement a eu lieu dans la périphérie de la capitale congolaise. Une foule immense a assisté à son inhumation.

Dès la sortie de la cathédrale Notre-Dame du Congo, la foule a tenté d’approcher la dépouille mortelle de Papa Wemba. Une fois le convoi parti, la population s’est massée tout le long du célèbre boulevard Lumumba. Une ambiance complètement folle dans les quartiers populaires : Lingala, Kasavube, Matongé, le fief de Papa Wemba, même chose à Limete et Matété…

Des groupes de jeunes surexcités, certains profitant de l’immense pagaille pour voler les bagages des taxis moto devant des forces de l’ordre impuissantes tant il y a du monde.

Il y a aussi des doyennes et des doyens beaucoup plus calmes, des familles sur les toits des maisons qui chantent et applaudissent, l’objectif absolu étant d’apercevoir le cercueil blanc et or, recouvert du drapeau national du roi de la rumba. Papa Wemba pour son dernier voyage a les honneurs de la rue, de la population de la capitale.

-Syrie: accord entre les Etats-Unis et la Russie pour une trêve à Alep

Le département d’Etat américain a confirmé mercredi soir un accord entre Washington et Moscou portant sur l’extension à la ville d’Alep de la cessation des hostilités. Damas s’engage à respecter une trêve de 48 heures à Alep à partir de jeudi matin.

C’est par un bref communiqué que le département d’Etat américain a confirmé l’accord. Cette trêve « est entrée en vigueur aujourd’hui à 00H01 », heure locale, « dans la province d’Alep, y compris dans la ville d’Alep », précise le communiqué. « Nous avons constaté une réduction générale de la violence dans ces zones, même s’il y a des informations faisant état de la poursuite de combats à certains endroits », ajoute le département d’Etat américain, dans ce communiqué.

Moscou devra redoubler d’efforts pour convaincre le président syrien Bachar el-Assad, de se conformer à cet accord. Pour le moment, ce dernier s’est engagé à appliquer une trêve de 48 heures, jusqu’au vendredi 6 mai, à minuit. Washington, de son côté, fera de même auprès de l’opposition. Cette répartition des tâches entre les deux pays avait déjà permis la conclusion de trêves locales dans la région de Lattaquié et de Damas, c’est ce schéma qui devrait donc être reconduit pour réduire l’intensité des combats et des bombardements à Alep.

Cela faisait plusieurs jours, près d’une semaine, que les Russes et les Américains étaient en contact direct pour parvenir à une cessation des hostilités et plus précisément, sur une extension des accords de retour au calme conclu il y a une dizaine de jours pour la région de Damas et pour celle de Lattaquié. Avec un point de blocage qui avait été mentionné à plusieurs reprises : les liens entre les groupes rebelles se battant à Alep, et le Front al-Nosra, filiale syrienne d’al-Qaïda, Moscou et Damas justifiant la reprise des hostilités à Alep par la présence du Front al-Nosra dans les rangs de la rébellion.

Cet accord sera-t-il respecté sur le terrain ? On peut l’espérer, car les Etats-Unis et la Russie sont certainement aujourd’hui les deux seuls pays en mesure d’imposer à un accord de cessez-le-feu aux belligérants. Washington se chargeant de faire pression sur les groupes rebelles et Moscou sur le régime de Bachar el-Assad. Les Etats-Unis et la Russie en sont capables, ils l’ont prouvé en février dernier, puisque c’est eux qui avaient réussi à imposer le premier accord de cessation des hostilités depuis le début de la guerre civile en Syrie.

En tout cas, mercredi soir, l’armée syrienne s’est engagée à appliquer un « régime de calme » pendant 48 heures à Alep à partir de jeudi matin, a annoncé la télévision publique syrienne.

-John Kasich jette l’éponge, le duel Trump-Clinton se précise

John Kasich, a officiellement annoncé, mercredi, son retrait de la course à l’investiture. Son abandon suit de moins de 24 heures celui du sénateur du Texas Ted Cruz, après la large victoire de Donald Trump à la primaire de l’Indiana mardi soir.

Donald Trump est donc désormais le seul candidat conservateur, et quasiment sûr d’être investi candidat du parti. Le milliardaire, qui n’a jamais brigué de mandat électif avant cette présidentielle, se projette dans son duel avec Hillary Clinton. Les deux candidats se disent prêts pour cette campagne.

« Au moment où je suspends ma campagne, je crois profondément que le seigneur me montrera le chemin pour accomplir mon destin... ». John Kasich suspend sa campagne, alors que le candidat républicain modéré n’avait en réalité jamais réussi à inquiéter ses adversaires.

Donald Trump salue la décision du gouverneur de l’Ohio, et prépare sa campagne contre Hillary Clinton, qui sera sans doute la candidate démocrate.

Le milliardaire a multiplié les interventions dans les médias pour affirmer sa position de «candidat évident » du parti républicain. Il a déjà annoncé que sa première décision à la Maison Blanche serait le retrait des décrets de Barack Obama sur des sujets tels que l’immigration. Il promet que la construction du mur à la frontière Sud des Etats-Unis sera prête à démarrer dans les trois mois après son élection.

Alors que le candidat affirme réfléchir au choix de son futur vice-président, il est loin de faire l’unanimité au sein de son propre parti, et pour l’instant Hillary Clinton domine dans tous les sondages nationaux. Mais le parcours étonnant de Donald Trump, qui a éliminé, contre toute attente, 16 adversaires républicains en moins d’un an, promet une élection très disputée.

Le candidat Trump n’a reculé devant aucune insulte contre les adversaires de son propre camp, tous les coups devraient donc être permis face à la candidate démocrate Hillary Clinton. Une perspective qui n’effraie pas l’ex-secrétaire d’État : « S’il veut faire comme tous ceux qui ont essayé de me mettre KO pour me sortir de la politique, eh bien, je l’attends sur ce terrain. Pour moi, c’est une situation très classique. »

Hillary Clinton se dit prête à affronter Donald Trump, mais elle n’est pas encore « débarrassée » de Bernie Sanders, qui a l’intention d’aller jusqu’à la primaire de Californie, pour imposer ses idées. Une situation qui fait dire à Donald Trump que la candidate est affaiblie. « Je pensais avoir une campagne longue, alors qu’elle aurait une campagne plus courte, mais elle n’a pas réglé le problème, a déclaré le candidat républicain. C’est comme au foot, elle ne réussit pas à le mettre en touche. Moi j’ai réglé le problème. »

Pour l’instant, les sondages nationaux sont favorables à Hillary Clinton en cas de duel contre Donald Trump, mais le deuxième round de cette campagne ne fait que commencer.

-Aéroport de Bruxelles: sécurité allégée pour fluidifier le trafic des passagers

Dès sa réouverture, le hall des départs de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, terrain des attentats du 22 mars dernier, a vu des milliers de passagers affluer. Avec les mesures de sécurité renforcées avant de pouvoir entrer dans le bâtiment, de nombreux voyageurs ont raté leur vol ces derniers jours. Résultat : des passagers mécontents, une mauvaise image pour l’aéroport et les mesures de sécurité ont finalement été allégées.

A l’aéroport, de nombreux employés en gilet jaune aident les passagers à se repérer : entre le hall provisoire, le nouveau hall des départs et les tentes pour le contrôle de sécurité avant d’entrer dans le bâtiment, il y a de quoi se perdre.

Conséquence : les voyageurs sont un peu stressés avant le départ : « Les panneaux ne sont pas toujours très clairs parce qu’il y a les départs 1 et 2 et ils ne remettent pas les noms des compagnies partout. »

« Mon vol est à 20 heures 45. Mais on m’a prévenu qu’il y avait peut-être quatre heures d’attente. Je suis parti du boulot à 14 heures. C’est juste le stress d’être en retard. C’est tout. La sécurité, il n’y a pas de souci », déclare un autre passager. « Trois heures et demie à l’avance. Non, je n’ai pas peur de voyager ou de l’insécurité. Je suis tranquille », explique une jeune femme.

Les mesures de sécurité ont finalement été allégées. Plus question de contrôler chaque personne ou chaque bagage, les contrôles sont maintenant aléatoires. Les policiers repèrent par exemple les personnes qui semblent nerveuses.

« On doit faire face à un mécontentement général. Les passagers ne sont certainement pas habitués à ça ici à Brussels Airport. Ils sont plutôt l’habitude d’avoir un aéroport confortable et convivial. Ce n’était pas une situation idéale, c’est la raison pour laquelle nous sommes relativement satisfaits d’avoir pu la changer », Florence Muls, porte-parole de Brussels Airport.

Avec ce nouveau système, la longueur des files s’est considérablement réduite. Les passagers peuvent désormais arriver seulement deux heures avant leur vol.

– Tensions avec Israël, les Gazaouis craignent un nouveau conflit

Israël a riposté à des tirs d’obus venus de la bande de Gaza mercredi 4 mai, selon l’armée. Il n’y a pas eu de victimes d’un côté comme de l’autre, mais la tension monte. Les incidents se sont multipliés ces derniers jours. Le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, a mis en garde Israël contre toute escalade. A Gaza, la population qui peine à se remettre de la dernière guerre en 2014, craint un nouveau conflit.

A Beit Hanoun, à l’est de la bande de Gaza, les enfants jouent aux pieds d’immeubles dévastés qui gardent les stigmates de la dernière guerre. C’est une zone frontalière avec Israël et les incidents sont nombreux, selon Khaled Abdel Karim, 70 ans, un habitant de la ville : « On entend régulièrement des tirs des Israéliens sur la bande de Gaza, surtout dans les zones frontalières comme Beit Hanoun ». Le vieil homme, comme beaucoup d’habitants de Gaza, craint un nouveau conflit avec Israël. « On a peur que la situation dégénère, car durant la dernière guerre, il y a eu beaucoup de victimes et de maisons détruites ici », assure-t-il.

Mohammed Abou Gamar, 40 ans, dit attendre la prochaine guerre comme une fatalité: «C’est écrit dans notre religion, la guerre avec les Israéliens, jusqu’à la mort ». Des affiches de propagandes sont visibles dans toutes les villes de Gaza. On y voit des combattants des groupes armés fusils à la main, des photos à la gloire des martyrs, les Palestiniens tués par les soldats israéliens.

« Ni le Hamas ni Israël n’ont intérêt à une nouvelle guerre »

La bande de Gaza se prépare-t-elle à une prochaine guerre ? « Ni le Hamas, ni Israël n’y ont intérêt, estime Mkhaimar Abusada, politologue à l’Université Al Azhar de Gaza, mais ils subissent des pressions internes. Les Israéliens qui vivent près de Gaza ne veulent pas voir de tunnels à leurs pieds. Et à Gaza, certains groupes, comme les salafistes, font tout pour briser le cessez-le-feu en tirant des roquettes, car ils estiment que la situation à Gaza ne s’est pas améliorée ».

Près de deux ans après la dernière guerre, le sort des Gazaouis est désespérant. La reconstruction n’avance pas, Israël a bloqué les livraisons de ciment au secteur privé il y a un mois, le taux de chômage dépasse les 45%, il n’y a que 6 heures d’électricité par jour et les déplacements vers l’extérieur sont toujours aussi difficiles, en raison du double blocus imposé par Israël et par l’Egypte. « Je préfère encore une nouvelle guerre à la situation économique que nous vivons », lâche Mohammed Abou Gamar.

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