Belgique: une opération de police franco-belge prise sous le feu

Des policiers ont été pris sous le feu de kalachnikov, cet après-midi, dans la commune de Forest, près de Bruxelles lors d’une opération franco-belge menée dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, mais qui ne visait pas Salah Abdeslam. La zone a été bouclée, et des effectifs de police importants, déployés. Un suspect a été tué et quatre policiers blessés.

Un échange nourri de coups de feu a éclaté en début d’après-midi, peu après 14h30, au moment où des policiers entraient dans une maison à trois étages de la rue du Dries, dans le bas de la commune bruxelloise de Forest. Ils tentaient d’y effectuer une perquisition, dans le cadre du volet belge de l’enquête sur les attentats de Paris, et cela avec la participation de plusieurs policiers français.

Des moyens importants déployés

Quatre policiers belges ont été blessés légèrement par deux rafales successives de pistolet mitrailleur tirées à travers la porte de la maison. Deux hommes ont pris la fuite par les toits des immeubles voisins et tout le quartier a été bouclé par des moyens considérables. Plus d’une vingtaine de véhicules de police dont deux blindés et une cinquantaine de policiers sont sur place, le tout coordonné par un hélicoptère.

Le scénario rappelle les faits qui s’étaient produits à Verviers, le 15 janvier dernier, où deux jihadistes présumés avaient été abattus lors d’une perquistion.

Un suspect tué par la police

Un suspect clé lié aux attentats de Paris, Salah Abdeslam, est toujours en fuite. Selon une source policière française, ce n’est toutefois pas lui qui était visé dans l’opération mais « l’entourage d’un ou plusieurs des onze inculpés belges ». Ce n’est pas non plus Mohamed Abrini, un homme aperçu au côté de Salah Abdeslam deux jours avant les attaques – et qui aurait pu être l’artificier du commando – qui était visé.

Un homme soupçonné d’être lié à la mouvance jihadiste a été tué, ont rapporté les médias belges citant le parquet fédéral. « Le parquet fédéral confirme qu’un tireur a été abattu », a tweeté la chaîne flamande privée VTM, tandis que plusieurs autres médias belges rapportaient la même information.

Les onze suspects seraient liés aux membres du commando du 13 novembre ou à la cousine de l’instigateur présumé de ces attaques, Hasna Aït Boulhacen, tuée cinq jours plus tard dans un assaut de la police à Saint-Denis.

Il y a les deux hommes venus chercher Salah Abdeslam à Paris après les attentats, des personnes dont les empreintes ADN ont été retrouvés dans les planques utilisées par les terroristes ou qui ont été en contact avec eux. Mais aucune information n’a été donnée quant à l’identité des nouveaux suspects.

Un numéro vert pour les parents-d’élèves

Les riverains sont restés confinés chez eux, avec pour consigne de se tenir éloignés des fenêtres. Les enfants sont retenus dans l’école et la crèche voisine alors que leurs parents les attendent anxieusement à l’extérieur de la zone de sécurité, à l’hôtel de ville de la commune.

Un numéro de téléphone vert a été mis à disposition de ces parents-d’élèves. Les lignes de tramway 82 et 97 ont été interrompues de part et d’autre de celles-ci.

-Qui est intervenu à Grand-Bassam? Le récit de l’assaut

Deux jours après l’attaque terroriste de la station balnéaire de Grand-Bassam qui a fait dix-huit morts, la Côte d’Ivoire reste sous le choc. RFI a pu reconstituer l’intervention donnée par les Forces spéciales ivoiriennes (FSI) contre le commando terroriste, intervenues sans l’aide extérieure, comme cela avait pu être le cas à Ouagadougou et Bamako.

Les Forces spéciales ivoiriennes « ont fait preuve d’un grand courage, et d’une grande détermination, intervenant au péril de leur vie », confie une source militaire à Abidjan.

Entre 800 et un millier d’hommes des FSI, qui ont vu le jour en 2012 avec l’arrivée du président Alassane Ouattara, sont répartis sur plusieurs bases dans le pays. Tous ses éléments ne sont pas formés à la lutte contre le terrorisme et la libération d’otage (CTLO).

Le jour de l’assaut, le délai d’intervention a été très court : 45 minutes. La présence du président de la République dans sa résidence à Assanie, à 40 km de Bassam, n’y est peut-être pas étrangère, car ces forces peuvent en effet être amenées à sécuriser les déplacements du président, même si sa protection revient à une unité spécialisée, le groupement de la sécurité présidentielle (GSPR).

Dimanche, les FSI sont les premières à arriver sur la plage. Elles tombent nez à nez avec le commando d’Aqmi, installent leur bouclier et ouvrent immédiatement le feu. Les jihadistes répliquent à la grenade et à la kalachnikov. Les trois membres d’Aqmi sont rapidement éliminés, mais trois membres des forces spéciales sont tués. L’un d’entre eux reçoit une balle en pleine tête, son casque ne résiste pas aux projectiles de l’AK-47.

Des exercices avec les Forces spéciales françaises

Juste au moment où cessent les tirs, les membres de l’unité d’intervention de la gendarmerie nationale (UIGN), arrivent à Grand-Bassam, suivis des membres de la Force de recherche et d’assaut de la police (FRAP).

Depuis les attentats du 20 novembre, les FSI avaient bénéficié d’une partie des enseignements tirés par les Forces spéciales françaises (1er RPIMA) qui étaient intervenues à Bamako et plusieurs exercices avaient été menés et planifiés, sous l’impulsion de l’ambassade de France, afin de faire travailler ensemble les différentes unités ivoiriennes.

Regroupées, elles peuvent représenter une force d’intervention de 250 à 300 hommes. Depuis 2012, la France participe activement à la remontée en puissance de l’armée ivoirienne. Chaque année, 3,5 millions d’euros sont consacrés à la coopération structurelle en RCI via la Direction de la coopération de sécurité et défense (DCSD) auxquels s’ajoutent les nombreux stages opérationnels dispensés au profit de l’armée ivoirienne par les forces françaises en Côte d’Ivoire et les Eléments français du Sénégal, ainsi que le Commandement des opérations spéciales.

-La Chine passe à la vitesse supérieure en Europe

Après les Etats-Unis, les Chinois investissent de plus en plus en Europe, jusqu’à 23 milliards de dollars (20,7 milliards d’euros) en 2015, afin de diversifier leurs capitaux, révèle une étude de Baker and MacKenzie, un cabinet d’avocats d’affaires international.

L’année dernière, les grands groupes chinois ont investi jusqu’à 20,7 milliards d’euros enEurope, contre environ 16,8 milliards d’euros l’année précédente. C’est une réelle progression.

Au total, 78{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} de ces investissements se concentrent dans les cinq premiers pays européens, Italie en tête, dans l’industrie automobile principalement, à hauteur de quelque 7 milliards d’euros, dans l’immobilier et l’hôtellerie, 5,70 milliards d’euros, et plus modérément dans les technologies de l’information et de la communication, un peu plus de 2 milliards.

7 milliards investis en Italie

Ces chiffres sont liés à des opérations coup de poing, comme la reprise, par Chem China, le géant de la chimie asiatique, de Pirelli, le fabricant milanais de pneus. Avec ce rachat, l’Italie totalise à elle toute seule plus de 7 milliards d’euros d’investissements chinois, détrônant le Royaume-Uni, selon le journal Les Echos.

Chose rare, la France, devance l’Allemagne grâce au tourisme ! Le plus grand conglomérat privé de la Chine, Fosun, a lancé une OPA sur le Club Med pour plus de 900 millions d’euros. Il y a eu aussi le rachat de Louvre Hôtel groupe par l’entreprise Jin Jiang International Holdings pour plus d’un milliard d’euros l’année dernière. Jin Jiang s’apprête aussi à monter au capital du groupe AccordHotel, à hauteur de 11,7{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9}.

Une réserve de 3 000 milliards d’euros

Les Chinois peuvent se permettre de débourser de telles sommes puisqu’ils s’appuient sur une réserve colossale, qui avoisine les 3 000 milliards d’euros. Le premier fonds national a d’ailleurs atteint les 300 milliards d’euros et les grandes compagnies privées bénéficient de trésoreries de plusieurs dizaines de milliards. En plus, la baisse de l’euro par rapport au yuan leur permet d’acheter en Europe à des prix moindres.

Les Chinois misent aussi sur le vin et l’agroalimentaire, notamment les usines de production de lait. Après de nombreux scandales alimentaires, ils veulent se doter des labels de qualité européens – ainsi qu’américains – dont les normes de sécurité, plus sévères que les leurs, doivent aider à restaurer la confiance de leurs consommateurs.

-Israël: une loi pour sanctionner les employeurs de Palestiniens sans permis

Le Parlement israélien vient de voter une loi durcissant les peines contre les personnes employant des travailleurs sans permis. Ce texte fait partie d’un ensemble de mesures prises par les autorités israéliennes pour tenter de juguler la vague de violences. L’idée est de limiter l’accès des Palestiniens à Israël pour empêcher de nouvelles attaques.

Désormais, les employeurs israéliens qui feront travailler des personnes illégalement seront lourdement sanctionnés. Ils encourent jusqu’à quatre ans de prison et 50 000 euros d’amende. La police sera aussi habilitée à fermer les entreprises, comme les chantiers ou les restaurants, qui les emploient. L’objectif de cette nouvelle loi est de limiter l’accès des Palestiniens au territoire israélien. 44{4dc923cd63e751b42aa703ccc2cfc295a40edc50c57eadfcd3f2310cf389fcf9} des attaques commises ces six derniers mois l’auraient été par des Palestiniens entrés sans permis en Israël.

Plusieurs députés arabes israéliens ont dénoncé une « loi raciste » et inefficace. « Seule la fin de l’occupation israélienne et de la répression » mettra fin aux attaques, a déclaré l’un d’entre eux. Cette loi fait partie d’un arsenal de mesures prises par les autorités israéliennes pour tenter de juguler la vague de violences qui embrasent Jérusalem, Israël et la Cisjordanie. Des mesures surtout punitives envers les familles d’auteurs d’attaques mais qui se sont révélées pour l’instant infructueuses.

Depuis le 1er octobre dernier, la vague de violences a fait plus de 200 morts, en majorité des Palestiniens soupçonnés d’avoir commis des attaques. Vingt-huit Israéliens ont été tués.

-Russie: 50 ans après son père, Mohammed VI est en visite à Moscou

Le roi du Maroc Mohamed VI est en visite à Moscou, 50 ans après la première visite de son père, Hassan II. Il est accompagné d’une importante délégation de neuf ministres, notamment ceux de l’Energie et de l’Agriculture. Aujourd’hui, Mohamed VI s’est entretenu avec le président russe. Leur entretien a porté sur la situation au Proche-Orient et en Afrique du Nord, et sur les échanges économiques.

Les Russes vendent du pétrole au Maroc et lui achètent des fruits et des légumes. La Russie est un client important pour le royaume chérifien. Il s’agit du premier importateur d’agrumes et du deuxième importateur de tomates. Les Marocains espéraient bien bénéficier de l’embargo russe sur la production européenne, mais ce n’est pas le cas, comme l’a fait remarquer le président Poutine :

« Ce qui est étrange, c’est que nous constatons une certaine baisse des échanges commerciaux, notamment sur les produits exportés traditionnellement par le Maroc. Je ne comprends pas la baisse des livraisons des fruits marocains, des oranges, des tomates, d’autant que nous avons des restrictions pour les importations de ce type de produits en provenance de l’Union européenne », a-t-il notamment déclaré.

La question du Sahara occidental évitée

Mais pour le roi, cette visite n’est pas seulement l’occasion de relancer les échanges économiques. Mohamed VI cherche des soutiens pour affirmer la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Or la Russie est l’allié traditionnel de l’Algérie, favorable à l’indépendance du Sahara occidental.

Mais cette fois, Moscou, désireuse de rééquilibrer ces relations – et peut-être même de vendre des armes au Maroc – a exprimé une position de neutralité. « La Russie et le Maroc ne soutiennent aucune tentative d’accélérer la poursuite du processus politique », est-il écrit dans la déclaration finale. Une formulation à même de satisfaire Rabat.

-Au Venezuela, les corps de mineurs disparus retrouvés dans une fosse

Au Venezuela, les autorités ont localisé les restes de 18 mineurs assassinés à Tumeremo dans le sud-est du pays. Selon les familles, 28 mineurs étaient portés disparus depuis dix jours, or les autorités confirment la disparition de 21 d’entre eux. Les restes des corps ont été retrouvés dans une fosse de la mine de Nuevo Callao, proche de la frontière avec le Brésil.

Interrogée sur la chaîne de télévision Globovision, la procureure Luisa Ortega a confirmé que les restes de 21 personnes avaient été retrouvés et que l’identité complète de 18 d’entre eux avait été établie. L’enquête se poursuit, ajoute la procureure.

« Nous avons localisé l’endroit où se trouvent les restes, explique Luisa Ortega. Actuellement, une équipe du ministère public avec des experts également du ministère public, des anthropologues et des odontologues, est sur place en train d’exhumer les restes qu’ils ont trouvés. Nous avons identifié trois personnes qui pourraient être les responsables et nous en avons arrêté une ».

La personne arrêtée est Rosa Gil Salazar. Elle serait liée aux assassinats avec trois autres personnes dont Jamilton Ulloa Suarez, alias « El Topo », un Equatorien présenté par les autorités vénézuéliennes comme un paramilitaire. La procureure a déclaré que les motifs de ce massacre étaient pour l’instant inconnus.

Les habitants de la de la ville de Tumeremo, dans l’Etat de Bolivar (sud-est), dénonçaient depuis le 4 mars dernier la disparition de 28 mineurs qui se trouvaient dans une mine d’or récemment ouverte et exploitée par des mineurs indépendants. Une enquête avait été officiellement ouverte le 6 mars, après que la population ait manifesté son inquiétude pour le sort des mineurs disparus.

 

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